Les fonds axés sur le climat ont enregistré un doublement de leurs actifs en 2021, pour atteindre 408 milliards de dollars, estime Morningstar dans la troisième édition de son étude «Investing in Times of Climate Change». En 2017 et 2018, les actifs de ces fonds étaient inférieurs à 50 milliards de dollars. Cette croissance s’explique par une hausse de la collecte et par l’accélération du rythme de développement de ces produits, dans un contexte d’inquiétude grandissante pour ce sujet. Morningstar a recensé 860 fonds et ETF avec un engagement orienté sur le climat fin 2021. Dans cet univers, l’agence distingue cinq catégories différentes: bas carbone, conscient du climat, obligations vertes, solutions climat et énergie et technologie propre. Un nuancier de stratégies Ces catégories ont des stratégies divergentes. Ainsi, les fonds «solutions climat» cherchent à investir dans les sociétés qui contribuent à la transition vers une économie bas carbone, alors que les fonds «conscients du climat» favorisent celles qui prennent en compte le changement climatique dans leur stratégie. Les fonds obligations vertes sont spécialisés sur cette classe d’actifs, les fonds bas carbone privilégient les entreprises ayant une faible intensité carbone et les fonds énergies et technologies propres cherchent des sociétés contribuent ou facilitant la transition vers des énergies propres. En conséquence, les fonds ont des impacts et des portefeuilles différents. Les fonds «bas carbone» fournissent la plus forte protection contre le risque carbone, mais ne proposent que peu d’exposition aux solutions climat. Dans le même temps, les fonds «solutions climat» et «énergie et technologies propres» sont fortement exposés aux solutions climat, mais affichent un risque carbone élevé, observe Morningstar. L’Europe en tête Logiquement, l’Europe domine le marché des fonds climat, accueillant près de 80 % des actifs mondiaux et 563 des 860 fonds identifiés par Morningstar. Pour la première fois, la Chine est devenue le deuxième marché mondial, doublant ses actifs sur un an à environ 47 milliards de dollars. Elle passe ainsi devant les Etats-Unis, dont les actifs représentent 31 milliards de dollars. En Europe, la croissance s’est accélérée ces dernières années, sous le double effet de la hausse de la demande et de la réglementation. Les actifs des fonds climat en Europe ont été multipliés par cinq en deux ans. Sur 2021 seulement, ils ont doublé à 325 milliards de dollars. La collecte sur ces fonds en Europe a été de 108 milliards de dollars en 2021. Parallèlement, l’univers des fonds climat s’est enrichi de 151 nouveaux fonds. Le plus gros fonds climat dans la région est celui de Nordea, le Global Climate and Environment Fund, qui affiche un encours de près de 13 milliards de dollars. Le fonds Pictet -Global Environment Opporunities le talonne avec près de 12 milliards de dollars. Ces deux fonds sont classés fonds «solutions climat» par Morningstar. Les trois suivants sont des fonds de BlackRock. Pour finir, Morningstar estime que l’offre de fonds climat devrait continuer à s’élargir, grâce à des lancements de fonds, mais aussi des conversions de fonds. L’avenir s’annonce radieux pour les fonds climat.
Le géant américain du capital-investissement KKR prépare une offre d’achat de 20 milliards de dollars australiens (13,6 milliards d’euros environ) sur l’opérateur privé d’hôpitaux et de cliniques Ramsay Health Care, a appris Reuters de deux sources proches du dossier. L’offre pourrait être annoncée dès mercredi, ont précisé les deux sources, qui ont requis l’anonymat. KKR a soumis une offre indicative qui a conduit Ramsay à lui ouvrir ses comptes ces deux dernières semaines, ont-elles expliqué. Ramsay Health Care, qui exploite un réseau de quelque 532 établissements de santé dans dix pays, dont 132 en France, selon son site internet, est valorisé 14,8 milliards de dollars australiens au cours de clôture de mardi en Bourse de Sydney. Le quotidien économique australien Financial Review avait le premier fait état de l’intérêt de KKR mardi.
KKR vient d’acquérir Twenty Anson, son premier immeuble de bureau à Singapour, situé dans un quartier commercial au cœur du quartier Tanjong Pagar. Cet actif disposera des certifications de bâtiment vert LEED (Leader in Energy and Environmental Design) Certified Gold duUS Green Building Council et BCA Green Mark Certification, un système de notation par le gouvernement singapourien pour évaluer l’impact environnemental d’un immeuble.
C’est officiel. Dans un communiqué commun publié lundi, la plate-forme de streaming Deezer et le Spac I2PO(une société «chèque en blanc») de Matthieu Pigasse et de François-Henri Pinault ont annoncé un accord définitif concernant leur fusion. La nouvelle entité conservera le nom de Deezer et son objectif est de coter la plate-forme à la Bourse de Paris en juillet 2022. L’annonce confirme les informations qui avaient été publiées la semaine dernière par le Wall Street Journal. Cette transaction valorise Deezer à une valeur d’entreprise d’environ 1,07 milliard d’euros. La société combinée bénéficiera, à la date de réalisation de la fusion, de la trésorerie détenue par I2PO et de la trésorerie levée via un placement privé (le Pipe, pour private investment in public equity) pour un montant total sécurisé à ce jour de 135 millions d’euros. I2PO et Deezer ont précisé que le Pipe serait souscrit par la plupart des actionnaires existants de Deezer dont Access Industries, UMG, Warner Music, Orange, Kingdom Holdings, Eurazeo et Xavier Niel, ainsi qu’un groupe sélectionné d’investisseurs long terme français et internationaux dont Artémis, Bpifrance et Media Participations. Dans le document publié par les deux sociétés, Deezer revendique 9,6 millions d’abonnés, dont 4,2 millions en France (soit 29% des parts de marché) et 2,7 millions au Brésil (17% dumarché). La société affiche 400 millions d’euros de chiffre d’affaires pour l’exercice 2021. Elle estime qu’avec cette fusion et la cotation qui en découle, elle «gagnera une visibilité significative en Europe et dans le monde, renforçant encore sa capacité à continuer à exécuter sa stratégie hybride B2B et B2C dans de nouvelles régions pour gagner plus de clients». En 2015, Deezer avait projeté d’entrer en Bourse mais avait finalement abandonné, estimant que les conditionsn’étaient pas favorables. A l’époque, sa valorisation avait été estimée à 1milliard d’euros, soit le même montant que celui présenté aujourd’hui. Entre temps, même si le marché du streaming musical reste en forte croissance, Apple ou encore Alphabet s’y sont installés, ce qui n’était pas encore le cas en 2015. Par ailleurs, Spotify, le leader du secteur, comptait fin 2021 plus de 170 millions d’abonnés, pour 400 millions d’utilisateurs actifs. Deezer et I2PO ont du chemin à faire avant de rattraper leur retard.
Invescorp, ungestionnaire qui compte parmi ses actionnaires le fonds souverain d’Abu Dhabi Mubadala Investment est en pourparlers avec Elliott pour lui racheter le club du Milan AC pour une valeur d’entreprise de 1 milliard d’euros, selon des personnes proches du dossier citées par Bloomberg. Elliott Management avait pris le contrôle du club en 2018 après que l’ancien propriétaire chinois Li Yonghong a fait défaut. Les autres investissements d’Investcorp en Italie ont inclus Gucci, Riva et Dainese. Les clubs de football européens sont aujourd’hui dans la ligne de mire des entreprises d’investissement. Pour sa part, l’homme d’affaires russe Roman Abramovitch a annoncé au début du mois de mars avoir pris la décision de vendre le club de football anglais de Chelsea dans un lot comprenant le club, son stade et des biens immobiliers pour 3 milliards de livres
Après la présentation d’une résolution climat des investisseurs néerlandais menés par NM pour la prochaine assemblée générale de TotalEnergies le 25 mai, un deuxième groupe d’actionnaires français dépose sa résolution, portée par Meeschaert AM. Ce dernier avait été à l’origine de la première résolution externe en 2020 avec dix autres investisseurs. Cette année, Meeschaert AM est accompagné onze autres investisseurs, représentant 0,8% du capital, dont l’Erafp, Candriam, Egamo, La Financière de l’Echiquier, Mandarine Gestion, Messieurs Hottinguer & Cie Gestion Privée, OFI AM, Sanso IS,Sycomore AM. La résolution que nous avons pu consulter demande un changement de statut de l’entreprise pour que les actionnaires puissent se prononcer chaque année sur un rapport climat présentant «la stratégie de transition énergétique de la société et son application », comme ils le font pour les comptes financiers. Les investisseurs français réclament la présentation des données et des scénarios dont disposent TotalEnergies afin qu’ils puissent eux-mêmes apprécier «l’alignement au regard d’un scénario visant à limiter le réchauffement à 1,5°C, avec un dépassement nul ou faible et un volume limité d’émissions négatives». Les investisseurs ont besoin de disposer d’une information exhaustive de la part de TotalEnergies étant soumis eux-mêmes à des exigences de reporting dans le cadre de l’Article 29de la loi Energie Climat française et de son décret d’application ou encore à travers leurs engagements de neutralité carbone. «Ce projet fait aussi écho à la tribune diffusée par le Forum pour l’Investissement Responsable (FIR) le 24 mars 2022 et signée par plus de 40 investisseurs qui souhaitent faire du «Say on Climate» un outil de bonne gouvernance et un standard de Place », ajoutent-ils. Si la résolution recueille deux tiers des votes, elle permettrait aux investisseurs d’évoquer annuellement, au cours de l’assemblée générale, la stratégie climat et de proposer des avancées. Objectifs, mix-énergétique, capex, scénario.. «Les actionnaires ont retenu la leçon de 2020. Cette résolution qui demande plus de transparence de la part de Total présente moins d’incertitudes juridiques que la demande d’objectifs de réduction carbone et d’alignement 1,5 degré», explique un connaisseur du dossier. La résolution, portée par les gérants et fonds de pension néerlandais, pourrait, quant à elle, être davantage soumise à une contestation de TotalEnergies, comme celle de 2020, car elle vise des objectifs stratégiques, du ressort du conseil d’administration. Les porteurs de cette résolution reconnaissent «les avancées de TotalEnergies en matière de reporting et d’ambition exposées dans le dernier rapport climat de la société ». Ils maintiennent un dialogue avec l’entreprise jusqu'à son assemblée générale pour disposer d’informations sur «les objectifs de réduction en valeur absolue et relative sur les Scopes 1, 2 et 3 à court (3 à 5 ans) et moyen (8 à 10 ans) termes, couvrant l’ensemble des activités; l’évolution du mix énergétique et des volumes de productions cibles à ces échéances; le plan d’investissements à court et moyen-terme ventilés par activité économique et par orientation entre maintenance et développement des actifs de la société; la contribution éventuelle des volumes de gaz à effet de serre compensés et capturés à l’atteinte de ces objectifs; le scénario de référence utilisé pour définir les objectifs climatiques de la société et son articulation avec les connaissances scientifiques disponibles les plus récentes».
Telecom Italia (TIM) a annoncé jeudi la cession au fonds d’investissement français Ardian d’une part de 41% dans leur holding commune Daphne 3, qui détient 30,2% de la société de tours télécoms italienne Inwit, pour un montant d’environ 1,3 milliard d’euros. Un accord en ce sens a été conclu par le groupe de télécommunications italien et un consortium emmené par Ardian, a indiqué Telecom Italia dans un communiqué. Une fois la transaction réalisée, le fonds français verra sa participation dans Daphne 3 monter à 90%, ce qui équivaut à 27,2% d’Inwit, tandis que TIM en gardera 10%, détenant ainsi indirectement 3% d’Inwit. Soucieux de réduire sa dette, TIM avait annoncé en mars avoir reçu une offre contraignante de la part d’Ardian pour acquérir «la majorité du capital» de la holding.
M&G Investments vient d’embaucher Martin Kuebler au rang de directeur du développement commercial auprès des investisseurs institutionnels, selon un post sur LinkedIn. Il sera basé à Francfort. Martin Kuebler arrive de NIBC Bank, où il était directeur de la trésorerie de la branche à Francfort depuis 2019. Il est entré chez la banque francfortoise en 2011 comme directeur adjoint des ventes institutionnelles, un poste qu’il a occupé pendant plus de dix ans. Auparavant, il a été directeur des ventes en Allemagne chez WestLB. Au début de sa carrière, il a travaillé comme responsable des produits de crédit structuré chez DZ Bank.
La guerre en Ukraine aura des conséquences sur l'Union européenne en matière d'inflation, de construction politique, de financements... L’analyse de Franck Dixmier, directeur des gestions obligataires monde, Allianz Global Investors.
KKR a annoncé la signature d’un accord définitif en vertu duquel les fonds d’investissement de KKR achèteront Barracuda Networks, un fournisseur de solutions de sécurité «cloud-first», auprès de Thoma Bravo, une société d’investissement en logiciels. Les conditions financières n’ont pas été divulguées. Fondée en 2003, Barracuda commercialise tout une gamme de solutions de cybersécurité à travers la protection des emails, la sécurité des applications, la sécurité des réseaux et la protection des données qui peuvent être déployées et gérées dans des environnements cloud et hybrides. La société se concentre sur les petites et moyennes entreprises (PME) et compte plus de 200 000 clients. Elle réalise environ 500 millions de dollars de chiffre d’affaires. Le communiqué précise que Barracuda mettra en œuvre le programme d’actionnariat salarié de KKR, qui fait de tous les employés des propriétaires de leurs entreprises respectives aux côtés de KKR. «Nous continuons à considérer la cybersécurité comme un secteur très attractif et nous sommes ravis de soutenir un leader incontesté dans ce domaine», a déclaré John Park, responsable de la division Americas Technology Private Equity de KKR. Le groupe américain de capital investissement est entré au capital de plusieurs sociétés dans le secteur de la cybersécurité au niveau mondial, comme dans Ping, Cylance, DarkTrace, ForgeRock, NetSPI et Optiv, entre autres.
Warren Buffet aurait-il des fourmis dans les doigts? Deux semaines après avoir annoncé sa plus grosse acquisition depuis six ans, en proposant de racheter l’assureur Alleghany pour 11,6 milliards de dollars, le président de Berkshire Hathaway a investi plus de 4 milliards de dollars dans la société informatique HP. C’est ce que révèlent les documents publiés par la Securities and exchange commission (SEC), le gendarme de la Bourse américain. Le cours de HPa bondi de 15%lorsque cette information a été rendue publique. Même si cette opération n’est pas une acquisition, elle s’inscrit tout de même dans une nouvelle stratégie pour l’homme d’affaires. Depuis 2018, Berkshire Hathaway avait augmenté ses rachats d’actions, année après année,pour arriver à un montant record de plus de 27 milliards de dollars en 2021. «Périodiquement, lorsque les solutions alternatives deviennent peu attrayantes, les rachats ont du sens pour les propriétaires de Berkshire», déclarait Warren Buffett dans sa lettre aux investisseurs en fin d’année dernière. Une stratégie qu’il «applaudissait» aussi lorsqu’elle était appliquée par certaines entreprises dont il détient une participation, comme Apple. Malgré des rachats d’actions cumulés de plus de 50 milliards de dollars depuis 2018, Berkshire Hathaway disposait toujours, fin 2021, de plus de 144 milliards de dollars de cash à disposition. Ce qui lui a valu de nombreux reproches de la part d’investisseurs, ne comprenant pas pourquoi la société conservait autant de liquidités. A cela, l’oracle d’Omaha répondait qu’il ne trouvait pas assez d’opportunités pour investir, et que ses rachats d’actions restaient conditionnés par le cours de sa propre société,comme pour toutes ses autres opération d’achat. Mais ce premier trimestremarque d’ores et déjà le retour de Warren Buffett aux affaires. Outre le rachat d’Alleghany, il a aussi, au mois de mars, augmenté d’un milliard de dollars sa participation dans Occidental Petroleum, faisant passer son investissement total dans cette société à 11 milliards. Cette nouvelle participation dans HP pourrait augurer d’autres mouvements, si les marchés continuent de se replier dans les mois qui viennent.
Le directeur général de Newton Investment Management, Euan Munro, a déclaré à Financial News que les fonds ESG devraient pouvoir investir dans les entreprises de défense, parce que la sécurité nationale fait partie d’un «bien commun». Pour lui, il est nécessaire d’avoir des actionnaires responsables pour demander des comptes aux fabricants d’armes. Les entreprises de défense ont été placées sous les projecteurs à la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie; mais les investisseurs divergent sur leurs mérites.
Le gestionnaire d’actifs Janus Henderson a mené un investissement de 115 millions de dollars dans IntelyCare dans le cadre d’une opération valorisant à 1,1 milliard de dollars la société, dont l’application met en relation les infirmières et les postes vacants chez les prestataires de soins de santé. L’investisseur de croissance Longitude Capital et Leeds Illuminate, une société axée sur l’impact, ont rejoint Janus Henderson, dans cet investissement de série C, ainsi que d’autres bailleurs de fonds. Les produits d’IntelyCare, dont le siège est à Quincy, dans le Massachusetts, aident les hôpitaux et les autres organismes de soins de santé à pourvoir les postes d’infirmières vacants en les mettant en relation avec des infirmières à la recherche d’un emploi.
Rééquilibrage. Aucune annonce n’était attendue à l’issue du 23e sommet entre l’Union européenne (UE) et la Chine qui s’est tenu à distance le 1er avril, et cette promesse a été tenue, malgré des discussions qualifiées de « très franches, ouvertes et approfondies » par les participants.
La décarbonation de l’économie mondiale est menacée si on n’investit pas plus dans l’industrie minière, affirme LGIM. Aux niveaux actuels d’investissements, la société de gestion pense que le monde ne pourra pas répondre à la «forte hausse» des besoins en métaux industriels nécessaires pour atteindre zéro émission nette d’ici à 2050, écrit le FT. Une étude, réalisée par LGIM en collaboration avec BHP, estime que la demande cumulée pour le cuivre devra doubler sur les 30 prochaines années et quadrupler pour le nickel pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris. «Le défi est simple: sans un accroissement d’une industrie minière gérée de manière responsable, il n’y aura pas de transition énergétique, estime Nick Stansbury,, responsable des solutions climats de LGIM et co-auteur du rapport.
Une soixantaine d’investisseurs se sont mis d’accord pour accorder des actions à davantage d’employés dans les entreprises qu’ils détiennent afin de lutter contre les inégalités de salaires, a appris le Wall Street Journal. Ce groupement, appelé Ownership Works, inclut des sociétés de private equity, des banques, des fonds de pension. Il aidera les entreprises à lancer des programmes d’actionnariat salarié couvrant tous les types d’employés. Le groupement devait se lancer mardi avec l’objectif de créer au moins 20 milliards de dollars de richesse pour les employés ayant des salaires faibles ou moyens sur les dix prochaines années.