Les stratégistes sont en majorité sceptiques quant à l’efficacité du Fonds européen de stabilité financière (FESF), selon le sondage trimestriel du Financial Times Deutschland auprès des principales sociétés de gestion. Par exemple, Kurt Schappelwein (Raiffeisen Capital Management) estime que le FESF ne résout aucun des problèmes fondamentaux, tandis que Stefan Rondorf (Allianz GI) pense qu’il lui manque la capacité de dissuasion pour pouvoir intervenir dans les proportions nécessaires sur les marchés obligataires italien ou espagnol par exemple.Pour le quatrième trimestre, les stratégistes préconisent un positionnement sur les valeurs défensives comme les actions des secteurs de la santé et de l’alimentation. En revanche, les titres des bancaires qui seraient directement touchés par la crise de la dette des pays périphériques figurent en queue de la liste des recommandations.
Dans une interview à Die Welt, Christian Stadermann, qui dirige le multi-family office HQ Trust de la famille Quandt, indique qu’il dirige une équipe de 35 personnes à Bad Homburg (près de Francfort), dont 21 conseillers et analystes qui viennent d’arriver de chez UBS. Les 220 personnes des prestataires de services financiers de la famille Quandt gèrent 16 milliards d’euros. Les portefeuilles (d’au moins 50 millions d’euros) sont gérés avec un horizon de cinq ans ou plus, avec seulement deux à quatre modifications par an. L’objectif de performance de 7-8 % par an repose pour une bonne moitié sur l’allocation d’actifs, pour 1-1,5 point sur la sélection des produits et encore pour 1-1,5 point sur le pilotage tactique.La répartition d’un portefeuille-type chez HQ Trust comporte 30 % de private equity, 20 % d’immobilier/matières premières, 20 % d’obligations, 15 % de hedge funds, 10 % d’actions et 5 % de cash.
A l’horizon de dix ans, les investisseurs institutionnels asiatiques voient leurs portefeuilles plus «mondiaux», tant en actions qu’en obligations, avec une plus forte pondération pour l’obligataire et l’alternatif. Mais, pour les deux ans qui viennent, ils prévoient d’abord de réduire leurs investissements dans les pays développés pour favoriser les placements «régionaux», tant sous forme d’actions et d’obligations asiatiques que d’actions émergentes, notamment. Un sondage effectué par Pyramis Global Advisors (groupe Fidelity Investments) auprès de 95 investisseurs institutionnels au Japon, en Corée du Sud, à Tawian, à Hong-Kong, à Singapour et en Chine (1.100 milliards de dollars d’encours au total) montre ainsi que ces agents sont principalement préoccupés par une volatilité des marchés supérieure à la moyenne et par la recherche de solutions mieux adaptées pour augmenter la performance de leurs placements. Aussi comptent-ils privilégier dans leur gestion du risque des classes d’actifs décorrélées et moins volatiles, Les investisseurs asiatiques hors Japon s’intéressent dans ce contexte aux investissements alternatifs liquides (long/short equity, global macro), le haut rendement, les actions émergentes et les techniques de couverture du change tandis que les spécialistes japonais préfèrent augmenter leurs investissements obligataires et adopter une approche sous contrainte de passif tout en réduisant la part de leurs investissements «domestiques».On notera aussi que 47 % des investisseurs asiatiques hors Japon, 35 % des nippons et 36 % des européens considèrent que le plus grand défi qu’ils ont à relever consiste à raccourcir les délais de prise de décision en matière d’allocation d’actifs. L'étude peut être consultée à l’adresse : http://www.fidelity.com/inside-fidelity/institutional-investment-management/pyramis-app
Outre-Manche, les capitaux investis dans des fonds verts ou éthiques ouverts au public ont atteint le niveau record de 11,3 milliards de livres repartis entre 750.000 investisseurs, selon des chiffres communiqués par le cabinet de recherche sur l’investissement responsable Eiris.En 2001, les montants investis s'élevaient à 4 milliards de livres pour 250.000 investisseurs. Le dernier sondage Ipsos Mori réalisé pour le compte d’Eiris montre que 38% des Britanniques disposant de produits financiers sont intéressés par une offre éthique ou verte, les femmes y étant plus sensibles que les hommes (41% contre 34%).
Dans un contexte de faible croissance et de visibilité minimale, Edmond de Rothschild Asset Management (EdRAM) privilégie trois grandes thématiques, les valeurs à dividende, les fusions-acquisitions et la croissance émergente.A côté des bénéfices et des multiples de valorisation, «la composante dividendes sera plus forte», a souligné le 13 octobre Philippe Lecoq, directeur adjoint d’EdRAM, co-responsable de la gestion actions européennes, à l’occasion d’un point de presse. Les secteurs prioritaires sont notamment la santé, les télécoms et les pétrolières. Selon EdRAM, les versements élevés ainsi que les niveaux de cours permettent d’afficher des rendements du dividende de plus de 7% en moyenne, et même de près de 9% pour les télécoms. Le cycle actuel des fusions-acquisitions, qui a débuté en juin 2010, connaît actuellement une période de répit en raison du manque de visibilité à court terme. Alors qu’il affichait un bond de 100% sur six mois, il ne marque plus qu’une progression de 39% en valeur sur les neuf premiers mois de 2010. «Nous sommes toutefois très confiants sur cette thématique des fusions-acquisitions», a souligné Olivier Huet, gérant actions européennes chez EdRAM car tous les facteurs en faveur d’une reprise du cycle demeurent bien présents. Concernant la troisième thématique, la croissance émergente constitue un réel levier pour les entreprises européennes. Les pays émergents représentent un poids de plus en plus important dans l’activité des entreprises européennes, soit 28% des ventes, 27% des résultats opérationnels, 50% de la croissance du chiffre d’affaires et 32% de la valeur des actifs, selon des estimations de la Société Générale. Par ailleurs, souligne Olivier Huet, l’exposition aux pays émergents par le biais d’entreprises européennes permet de combiner «une gouvernance de qualité avec une croissance dynamique».
En marge d’une conférence de presse portant sur la gestion de conviction de Petercam AM le 13 octobre à Paris, Ives Hup, sales director, et Didier Van de Veire, gérant de portefeuilles «core Europe» sont revenus sur les changements apportés par leur maison en matière de gestion ISR. Désormais, pour chaque secteur, Petercam détermine quels sont les facteurs ISR les plus importants. Il en résulte une sorte de matrice qui attribue les pondérations en fonction des secteurs et des indicateurs, le tout avec une approche «best-in-class». Les gérants n’ont pas le droit en principe de sortir dans chaque catégorie des 40 % de «meilleurs élèves» de la catégorie considérée.L’ISR étant destiné à prendre une large place dans la gestion de Petercam, la maison belge s’est donc résolue à internaliser sa sélection de valeurs ISR et ESG (environnementales/sociales et de gouvernance) en intégrant davantage dans son processus les données fournies par Vigeo (lire notre article du 3 octobre). Le processus est également soumis au contrôle d’un comité d’experts ISR internes et externes, qui se réunissent mensuellement. Désormais, si l’on compte que l’univers de Vigeo représente environ 660 valeurs, les gérants de Petercam ont à leur disposition environ 250 noms pour construire leurs portefeuilles.
Les investisseurs français restent embourbés dans le pessimisme. C’est ce qui ressort de la troisième édition de l’Observatoire UFF - IFOP de la clientèle patrimoniale. Ainsi, 79% des sondés sont pessimistes quant à l'évolution des marchés et plus de deux tiers se disent affectés par l’endettement des pays européens. La perception d’un environnement difficile a d’ailleurs fortement influencé leur comportement d’investissement. 51% des Français patrimoniaux déclarent ainsi avoir modifié leurs comportements d’investissement en 2011, soit 6 points de plus qu’en 2009 et 2010. Dans cet environnement jugé compliqué, les investisseurs français font la part belle a la simplicité de leurs placements. Si la disponibilité des fonds reste pour le critère principal dans le choix d’un investissement, ils accordent, selon l’UFF, plus d’importance au rendement et à la simplicité des produits. L’enquête révèle par ailleurs le rôle clé du conseiller lors de la souscription des produits financiers, «et ce malgré une implication croissante des «patrimoniaux» dans leurs décisions d’investissement», souligne l’UFF.
L’activisme actionnarial prospère en ce moment aux Etats-Unis à la faveur de la chute des cours et d’un regain d’intérêt pour les restructurations. Sur les neuf premiers mois de l’année, on constate une hausse de 90 % du nombre de sociétés, représentant plus de 1 milliard de dollars, ciblées par des actionnaires activistes, selon la banque d’investissement de JPMorgan citée par le Financial Times.
Bill Gross a procédé à un revirement à 180 degrés dans la stratégie de son fonds de 242 milliards de dollars après avoir sous-performé, rapporte le Financial Times. Alors qu’il était sorti des bons du Trésor américains en février, par crainte d’inflation, le gérant de Pimco a fait machine arrière pendant l’été. Plus récemment, il a placé un gros pari sur les taux d’intérêt à long terme qui modifie radicalement la composition de son fonds.
Le gestionnaire helvétique Pictet commercialise désormais activement son fonds luxembourgeois Pictet-High Dividend Selection dont l’objectif est d’assurer un rendement régulier. L’OPCVM se focalise actuellement, à l'échelon mondial, sur les exploitants d’infrastructures ainsi que sur certaines valeurs des télécoms. Il s’intéresse également aux secteurs des traitements des déchets, des transports (et péages), avec des concessions de longue durée et des flux de trésorerie offrant une bonne visibilité quelles que soient les phases de marchés et la conjoncture. Il faut aussi que la dette de l’entreprise n’excède pas le double de l’ebitda et que la société ne distribue pas plus de 70-80 % de son bénéfice (pour pouvoir faire face à des surprises).Le fonds lancé officiellement le 14 mai 2010 pèse actuellement 400 millions d’euros contre 143 millions au début de cette année, avec un portefeuille de 70 valeurs sur un univers de 350 sociétés. A charge pour elles de servir un dividende d’au moins 3 % sur longue période. Par ailleurs, le taux de rotation du portefeuille est de 30 % seulement. Co-gérant du fonds, Bruno Lippens a expliqué le 12 octobre à Paris que la stratégie qu’il suit a été lancée au Japon en 2005 et représente 11 milliards de dollars. Avec, pour les produits concernés, un rendement de 5,9 %, contre 4,7 % pour le MSCI World Utilities et 1,7 % pour le MSCI World, avec une volatilité de 13,8 % contre respectivement 13,12 % et 15,3 %. A partir d’une pondération «normale de 40 % Etats-Unis, 40 % Europe et 20 % «reste du monde», la gestion surpondère actuellement les Etats-Unis, avec plus de 50 % du total, et sous-pondère l’Europe, avec un peu plus d’un tiers de l’ensemble. Pour le «reste du monde», la poche « marchés émergents » est passée de 0 % à 10 % en deux ans seulement. En détail, elle représente 15 lignes de titres sur un potentiel de 100 valeurs éligibles. Le fonds en part P euro (LU0503634221) est chargé à 1,60 %, tout comme la part P USD (LU0503635202).
Selon une étude de l’association allemande BVR des banques populaires, le taux d'épargne des ménages allemands s’est accru en 2010 de 0,2 point à 11,3 % du revenu disponible.Depuis 2006, l’allocation des ménages aux fonds d’investissement avait diminué chaque année. En 2010, la tendance s’est inversée, et les placements nets en parts de fonds ont atteint 10 milliards d’euros, contre 18,9 milliards pour les actions et des retraits nets de 11,2 milliards sur les obligations.
Si l’on se fonde sur l’indice de confiance calculé par JPMorgan Asset Management, qui est ressorti encore à - 2,17 pour le troisième trimestre 2011, les investisseurs espagnols ont été pessimistes en juillet-septembre pour le neuvième trimestre d’affilée. Le - 2,17 (contre - 1,18 en avril-juin) est la plus mauvaise valeur depuis mars 2009, rapporte Funds People.Cette attitude négative est surtout motivée par la situation économique, au point que 92 % des investisseurs estiment que la crise ne prendra fin au plus tôt que dans deux ans. Et la détérioration de l’indice vient en grande partie de la hausse du nombre des personnes qui prévoient une baisse des marchés boursiers durant les six prochains mois, alors que celui des investisseurs tablant sur une hausse de la Bourse tombait à son plus bas historique.
Durant la semaine au 5 octobre, les fonds d’actions ont subi une décollecte nette de 11,57 milliards de dollars, l’un des plus mauvais résultats depuis le début de l’année, selon les statistiques communiquées par EPFR Global. Les fonds obligataires ont terminé la semaine sur une décollecte de 2,65 milliards de dollars alors que les fonds monétaires accusent des rachats pour un montant de 5,84 milliards de dollars.Exception notable et inattendue, les fonds d’actions européennes ont mis fin à quatre semaines de décollecte en enregistrant des souscriptions pour un montant non précisé, il est vrai grâce pour l’essentiel aux souscriptions dans des ETF. Les fonds diversifiés, considérés comme une option défensive, ont subi des rachats pour la sixième semaine consécutive. La collecte nette de ces fonds depuis le début de l’année, qui avait culminé à 11 milliards de dollars fin juillet, s’inscrit désormais à moins de 7,5 milliards de dollars.
La filiale gestion de fonds Theam de BNP Paribas prévoit de quadrupler ses investissements, à 200 millions d’euros, dans des hedge funds dédiés à l’Asie l’année prochaine pour tirer parti de la forte croissance de la région, a déclaré le 7 octobre à Reuters Eric Debonnet, qui dirige depuis quelques semaines la gestion alternative au sein de Theam. «S’agissant de l’Asie, il est vraiment urgent pour nous d'élargir l’offre», a-t-il estimé. Theam gère environ un milliard d’euros, placés dans 15 fonds de hedge funds, pour des compagnies d’assurance, des investisseurs institutionnels et des clients de banque privée. Eric Debonnet, basé à Paris, a précisé que Theam prévoyait de lancer un fonds de hedge funds d’ici la fin de l’année ou au début de 2012. La société espère ainsi porter ses actifs sous gestion à 3 milliards d’euros sur les trois prochaines années, dont 20% seraient investis auprès de gérants asiatiques.
Près de la moitié des Britanniques (45 %) sont incapables de dire s’ils ont choisi ou non l’option d’investissement par défaut pour leur fonds de pension, montre un sondage de Baring Asset Management. Pour ceux qui savent, plus d’un tiers a sélectionné l’option d’investissement par défaut. Et 20 % ont déterminé eux mêmes l’allocation de leur fonds de pension, ce qui représente le plus fort pourcentage depuis que Barings réalise cette étude depuis 2008. Parmi ceux qui ont choisi l’option par défaut, la majorité indique que les conseils reçus sont «bons» et 18 % « très bons ». Le sondage montre aussi que les hommes sont plus enclins que les femmes à choisir leur allocation (21 % contre 18 % respectivement). Par ailleurs, les Britanniques ont moins tendance à consulter un conseiller financier pour leurs fonds de pension par rapport aux années précédentes (40 % en 2008 contre 31 % en 2011). Ils se tournent davantage vers les amis et la famille (15 %). Et même, 5 % des adultes actifs s’adressent à leur employeur pour des conseils, contre 3 % l’an passé. Selon Marino Valensise, directeur des investissements de Barings, cette étude fait état d’une «apathie inquiétante» à l’égard des plans de retraite au Royaume-Uni. «Trop de gens ne savent pas comment leurs fonds de pension sont investis et nombreux se contentent de l’option d’investissement par défaut qui n’est pas forcément la plus adaptée à eux».
Le responsable de la stratégie immobilière chez Aviva, Chris Laxton, a indiqué à Money Marketing que le marché chinois de l’immobilier résidentiel est confronté à un phénomène de bulle qui pourrait durer cinq ans.Il a précisé que le fonds immobilier Asia Pacific d’Aviva, dont les actifs sous gestion s'élèvent à quelque 318 millions de livres, n’a pas d’exposition au marché chinois.
Les sociétés américaines de hedge funds et de private equity spécialisées dans les situations difficiles (distressed) renforcent leurs bureaux européens, ou en créent de nouveaux, afin de profiter d’une hausse des opportunités sur le Vieux Continent, constate le Financial Times. Par exemple, Centerbridge Partners et Baupost ont ouvert des bureaux à Londres.
Lors de la conférence Responsible Investor à Amsterdam, Alex van der Velden, le responsable des stratégies actions du gestionnaire néerlandais PGGM, a déclaré que le portefeuille responsable du groupe de 3 milliards d’euros avait surperformé son indice de référence de 17 % depuis son lancement il y a trois ans, rapporte IPE.com. Ce portefeuille cible des rendements financiers sur le long terme, une intégration des critères ESG et un engagement actionnarial pour un petit nombre de sociétés.
Lors d’une présentation à Paris le 6 octobre, Clinton J. Comeaux, gérant de portefeuille sénior et analyste chez Muzinich, a mis en exergue le fait que la spécialité maison, le haut rendement (BBB/BB/B), demeure en ces temps troublés sur les marchés une classe d’actifs indispensable dans toute allocation stratégique, tant pour les institutionnels que pour les particuliers. D’ailleurs, les produits duration courte continuent de collecter même dans l’environnement difficile de ces dernières semaines.Parmi les éléments encourageants, Clint Comeaux cite une activité record en matière d'émission tant aux Etats-Unis (207 milliards de dollars pour janvier-septembre) qu’en Europe, où la perspective de Bâlle III incite les banques à être sélectives, ce qui pousse les entreprises vers le marché. Une grande partie (60 % aux Etats-Unis) des nouvelles émissions est utilisée au refinancement d’obligations anciennes, au lieu d'être consacrée à prendre de l’effet de levier ou à des rachats d’actions. De plus, le marché intègre dans ses prix un taux de défaut de 8-9 % alors que Muzinich ne compte que sur 2 % à douze mois. Le marché «price» une récession, que le gestionnaire américain ne voit pas nécessairement arriver, et il surpaie donc le risque pris.Clint Comeaux note aussi que la rémunération des obligations d’une même entreprise est supérieure en Europe de 250 points de base à celles émises sur le marché américain. En outre, le gérant observe que 95 % des émetteurs d’obligations à haut rendement ont remboursé ponctuellement leur dette.» Il suffit donc de ne pas prendre de risques imprudents», souligne le gérant…Muzinich, dont 85 % des encours de 13 milliards de dollars (contre 10 milliards fin décembre) sont d’origine européenne, gère aujourd’hui environ 35 % de ses actifs dans les cinq/six compartiments ouverts d’un unit trust coordonné de droit irlandais, Muzinich Funds. Environ 15 % des encours de ce dernier sont détenus par des investisseurs français, a précisé Eric Pictet, directeur France. Israël pèse environ 100 millions d’euros, et un assureur américain a confié à la société un mandat de 600 millions de dollars. L’Amérique latine pèse entre 200 et 300 millions de dollars, grâce à des fonds de pension péruviens et chiliens. Un petit montant vient aussi d'être collecté à Dubaï.Le groupe vient d’enregistrer son premier mandat japonais. Il pourrait prochainement lancer un nouveau produit haut rendement focalisé sur les marchés émergents et devrait prendre pied dans quelque temps sur le marché des placements privés.
Le sort du marché des introductions en Bourse pour l’ensemble de l’année 2011 va se décider dans les prochaines semaines, selon PwC. L’étude trimestrielle «IPO Watch Europe– T3 2011» révèle, qu’au cours du troisième trimestre, 121 introductions en Bourse ont été réalisées en Europe, pour 9,4milliards d’euros de fonds levés. Sur ce montant, 5milliards d’euros proviennent des privatisations d’actifs détenus par les gouvernements espagnol et polonais, et 2,4 milliards d’euros de l’introduction de Dia, l’enseigne espagnole de supermarché discount très présente sur les marchés émergents.Ces dernières semaines, le marché des introductions en Bourse s’est effondré en raison des incertitudes politiques et du marché avec seulement 23 millions d’euros de fonds levés en septembre, provenant des marchés européens. La forte perturbation du marché s’est traduite par le report de l’introduction en Bourse de la loterie nationale espagnole la semaine dernière. Dans une période plus favorable, ce genre d’introduction aurait été considéré comme une valeur sûre mais elle a été retirée en raison de la fragilité du marché. Selon Philippe Kubisa, associé de l’activité marchés de capitaux de PwC, «les perspectives pour 2011 sont bien sombres avec les pires conditions d’IPO que l’on ait connues ces derniers temps, à moins d’un retournement de situation radical de l’état d’esprit des marchés. Le prochain mois constitue généralement le pic d’activité des introductions car les sociétés lèvent des fonds sur les marchés après l'été; Le récent retrait de l’introduction en Bourse de la loterie espagnole est un indicateur éloquent des conditions actuelles régnant sur le marché européen. Les semaines à venir détermineront l’issue de 2011". Il y a eu une série de reports et d’annulations d’introductions tout au long de l’année mais le programme d’introductions reste relativement stable malgré l’agitation du marché. Un certain nombre d’entreprises majeures se préparent à introduire leurs activités sur le London Stock Exchange lors du premier semestre 2012, selon PwC. Cette tendance se reflète aux États-Unis, où le nombre d’introductions a baissé de 38%, passant de 32 à 20, et où les fonds levés ont chuté de 42%, passant de 3,8 milliards d’euros à 2,2 milliards d’euros par rapport à l’année précédente. Cependant, le nombre d’entreprises ayant entamé un processus de dépôt de document d’offre a augmenté, passant de 67 l’année dernière sur la même période à 74 aujourd’hui.