Pour la campagne IR 2011, Midi Capital vient de présenter sa gamme de produits éligibles à la réduction d’IR pour 2011. La société de gestion spécialisée dans les fonds défiscalisants investis dans les PME propose :- le FIP Mezzano III investi principalement en obligations convertibles (OC) sur la base d’une sélection de sociétés matures, évoluant dans des secteurs résilients, - le FCPI Small Cap Value, un fonds multisectoriel orienté vers les small caps cotées et non cotées, - le FIP Avantage PME IV, dédié la recherche de plus-values liées à l’investissement en actions dans de nouveaux territoires d’investissement : Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon et Provence-Alpes-Côte d’Azur, A cela s’ajoute un mandat de gestion «Club Deal» qui propose une sélection d’entreprises en développement, matures et rentables. Caractéristiques : le FIP Mezzano III Code ISIN : FR 0011 109057FCPI Small Cap Value Code ISIN : FR 0011 109065FIP Avantage PME IV Code ISIN : FR 0011 109040
Les investisseurs en obligations ont actuellement du mal à dormir tranquilles, car la tendance peut changer d’un jour sur l’autre. Les fonds long/short peuvent être la réponse parce qu’ils sont justement conçus pour ce genre de situation, estime Egbert Sauer, spécialiste de l’obligataire chez Lupus alpha, cité par le Financial Times Deutschland. Ces fonds dispensent en principe les investisseurs de se faire une opinion sur l'évolution ultérieure des taux. Mais le problème, avec les stratégies long/short, c’est que, dans la pratique, elles ne fonctionnent pas à tous les coups, et c’est surtout la partie short qui est difficile à maîtriser. Jusqu'à présent, aucun gérant de fonds n’est parvenu à saisir le bon timing en permanence.Beaucoup de fonds obligataires long/short sont suiveurs de tendance, pour contourner ce problème de timing, mais il y a peu de fonds de ce type sur le marché. De plus, les particuliers ont difficilement les moyens de juger ce genre de produits, qui sont de conception trop complexe. Enfin, les prospectus accordent trop de liberté aux gérants, avec une marge très large pour le pilotage de la duration, souligne Andreas Köchling, analyste de l’agence de notation Feri.
Les 25 principaux pays émergents vont bénéficier, selon Ernst & Young, d’une croissance supérieure de 3,5 points à celle des pays occidentaux dans la décennie à venir, rapporte Les Echos. Ils devraient représenter 52% de la demande mondiale d’automobiles et 38% de celle de produits de consommation.
Selon une étude d’Edhec-Risk Institute portant sur la période 1992-2011, la faiblesse des corrélations entre les portefeuilles de matières premières long-only et long/short avec les actions et les obligations confirment que ces investissements peuvent jouer un rôle stratégique de diversification par rapport à ces classes d’actifs traditionnelles.Toutefois, la corrélation entre les portefeuilles long-only de matières premières s’est nettement accrue depuis la chute de Lehman Brothers, alors que les portefeuilles long/short continuent d’offrir une excellente diversification.D’une manière générale, précise l’Edhec-Risk Institute, le long/short continue d'être le meilleur moyen de diversification face à un risque actions, tandis que le long-only est meilleur pour diversifier un risque obligataire.Cela posé, poursuit l’institut, les caractéristiques diversifiantes des portefeuilles matières premières long-only sont indiscutablement réduites en période de tensions financières (les corrélations avec les actions et les obligations augmentent) alors que les portefeuilles long/short de matières premières offrent une couverture partielle contre les risques extrêmes sur les marchés d’actions (les corrélations diminuent lorsque la volatilité des actions augmente) et résistent mieux aux turbulences sur les marchés obligataires.Par ailleurs, l'étude confirme que les marchés de matières premières se sont financiarisés, mais les tests effectués n’ont fourni aucune preuve ou très peu de preuves que l’activité des investisseurs long/short ait eu un effet destabilisant.
En septembre, les performances des hedge funds n’ont jamais été aussi divergentes, estime le patron du pôle multigestion de Man Group, Luke Ellis, cité par Investment Week. Selon Luke Ellis, environ un tiers des gérants les plus en vue ont réalisé des performances de plus de 5% ou de moins de 5%.Une analyse de FundWizard suggère que les écarts sont même plus importants sur douze mois. Sur un échantillon de 1.640 gérants long/short, les performances sur douze mois à fin septembre affichent une dispersion 78 points de pourcentage entre les meilleures et les plus mauvaises performances.
Le portefeuille des investisseurs institutionnels allemands se compose à 84 % d’obligations ou de titres monétaires, à 9 % d’actions, à 5 % d’immobilier et à 1 % de «private equity», constate Union Investment dans son étude annuelle sur le comportement de cette catégorie d’acteurs.L'édition 2011 du sondage réalisé par le gestionnaire d’actifs central des banques populaires allemandes montre aussi que le rendement est devenu le critère déterminant pour 12 % du panel contre seulement 7 % en 2010. Malgré cette augmentation, les deux critères décisifs restent la sécurité du placement (pour plus des deux tiers des 42 investisseurs interrogés) et la liquidité de ces investissements (19 %).Sur le plan géographique, les investisseurs institutionnels allemands demeurent très focalisés sur l’Europe, avec 81 % des placements actions et 93 % des investissements obligataires effectués en Europe
Le gestionnaire d’actifs du groupe Munich Re, MEAG Munich Ergo, a annoncé le 25 octobre l’acquisition d’une parc de panneaux solaires aux Canaries, un actif qui figurait dans le portefeuille énergies renouvelables du Banco Santander.Bien que le montant de la transaction n’ait pas été divulgué, MEAG précise que cet investissement s’inscrit dans le cadre du programme RENT (Renexable Energy & New Technologies) de Munich Re, qui bénéficie d’une enveloppe de 2,5 milliards d’euros et qui a été lancé en 2010. Au 30 juin, MEAG avait déjà investi 500 millions d’euros sur ce total pour le compte de son actionnaire. Le gestionnaire a acheté un parc d'éoliennes en début d’année, puis des parcs de panneaux solaires en Espagne et en Italie.MEAG gère au total 203 milliards d’euros, dont l’essentiel pour le compte de Munich Re.
Dans un entretien aux Echos, Joseph Stiglitz, professeur à l’université Columbia et prix Nobel d’économie, estime que «l'émergence des fonds souverains change tout» alors que «toutes nos ressources sont monopolisées pour traiter des sujets de court terme liés à la crise financière». «L'émergence des fonds souverains, ce n’est pas seulement l’arrivée de nouveaux acteurs aux poches très profondes. C’est un changement dans le capitalisme. Ils disposent de moyens très importants, se préoccupent du long terme et ont une responsabilité sociale car ils sont contrôlés par des peuples», affirme Joseph Stiglitz.
Les trois dernières années ont été des bonnes années en termes de collecte», a déclaré à Newsmanagers Tom Perkins, qui gère plusieurs fonds de Perkins Investment Management LLC, détenue à 78 % par Janus Capital. La société qui disposait de 21 milliards de dollars d’actifs sous gestion fin juin est très orientée sur la clientèle retail, surtout aux Etats-Unis, moins volatil par nature. Pour autant, elle s’intéresse aux institutionnels et aux professionnels en Europe en distribuant des fonds de droit irlandais en France, en Allemagne, en Suisse en Belgique et en Italie. «A ce titre, nous avons enregistré des rentrées nettes cette année chez les institutionnels et les sélectionneurs de fonds qui constituent l’essentiel de notre clientèle sur le vieux Continent ; aux Etats-Unis, il y a eu des remboursements nets sur les mutual funds, mais surtout de la part de notre clientèle retail.Pour séduire, en matière de gestion, le gestionnaire américain explique qu’il pratique une sélection conservatrice et rigoureuse des titres en portefeuille : «Nous nous fixons des objectifs/critères très stricts en matière de ratios rendement/risque. Dans cette optique, nous n’achetons aucun titre pour lequel ce ratio serait inférieur à 1,5 pour 1 sur un horizon de 12 à 24 mois, sachant que nous ne prenons aucune action dont le potentiel de baisse maximal serait supérieur à 25 % en ayant des projections très conservatrices. Il faut d’abord que les entreprises en question affichent des bilans sains et qu’elles génèrent des flux de trésorerie. Ensuite, elles doivent être sous-valorisées par le marché. Et nous cessons d’investir si l’entreprise commence à s’endetter trop», explique Tom Perkins.Dans ce cadre, le fonds coordonné de droit irlandais Perkins US Strategic Value Fund qu’il gère est un fonds toutes capitalisations d’environ 150 lignes dont l’indice de référence est le Russell 3000. Ce portefeuille qui affichait fin juin un encours de 1,5 milliard de dollars comporte à présent plus de 50 % de grandes capitalisations (plus de 10 milliards de dollars). «Le poids de chaque secteur est plafonné à 20 %, sauf pour les financières, où la limite est fixée à 35 %. En revanche, la poche de cash se situe entre 8 et 9 %. Mais vu les circonstances, il faudra peut être l’augmenter comme nous avions fait en 2008 où nous étions allés jusqu’à 13%», conclut le gérant.
Responsable de la gestion diversifiée de CPR AM, Malik Haddouk explique dans un entretien à L’Agefi qu’il attend un signal fort à travers des solutions politiques concrètes à la crise souveraine. Et une fois les incertitudes levées, les investisseurs devraient revenir sur les marchés actions en raison des niveaux attractifs des valorisations. «A ce moment, nous pourrions envisager un retour sur les actifs plus risqués comme les petites et moyennes capitalisations, voire les actions émergentes, classes d’actifs sur lesquelles nous ne sommes plus du tout présents depuis maintenant plusieurs mois», note le responsable.
Selon Stefan Isaacs, gérant obligataire senior chez M&G Investments interrogé par L’Agefi, les marchés du crédit ont assisté à une réévaluation significative du risque, entraînant une chute de la valorisation des crédits dits «investment grade» et «high yield». Mais en dépit d’une volatilité qui va rester forte, la société de gestion achète encore des titres non financiers «investment grade». «Les valorisations sont historiquement basses, la demande est aussi historiquement faible et les bilans des entreprises se sont significativement améliorés», relève Stefan Isaacs.
Fredéric Leroux, gérant global de Carmignac Gestion, n’en a pas démordu lors de la dernière conférence trimestrielle de la société de gestion : seule la création d’inflation permettra de sauver la zone euro. Un «tour de vice» nécessaire alors que la «vertu» qui serait de combattre ce phénomène ne ferait qu’empirer la situation. Dans ce cadre, le stratège prône des taux à zéro. «Et lorsque l’euro aura baissé, l’Europe se souviendra qu’elle a de belles sociétés exportatrices», a-t-il ajouté, alors que la situation s’aggrave par la force de la monnaie commune. Bien évidemment, pour le gérant, le retour de l’inflation devra aussi s’accompagner d’une indexation salaires-prix pour avoir un effet bénéfique sur les ménages… En attendant donc, la rigueur budgétaire «auto-imposée» tue la croissance et sans croissance, le remboursement de la dette est impossible, martèle-t-on chez Carmignac Gestion. Reste un problème de taille, dont a convenu Frédéric Leroux : convaincre les gouvernants allemands d’accepter une inflation qu’ils considèrent historiquement comme un fléau. La vision outre-Rhin pourra néanmoins se modifier dès lors qu’eux-mêmes constateront des signes de faiblesses en termes de croissance. «Plus vite cette prise de conscience aura lieu, et mieux ce sera», prédit Frédéric Leroux pour qui les mesures décidées jusqu'à présent renforcent les pressions déflationnistes. Le ralentissement économique va néanmoins forcer la prise des bonnes décisions : outre des taux à zéro et une monétisation de la dette publique, il s’agit de recapitaliser des banques et d’accepter des défauts partiels. «Ces décisions rendront alors possible l’intégration fiscale qui doit devenir un objectif politique de plus en plus affirmé», conclut l'équipe de gestion.
Les actifs des fonds d’investissement dans le monde sont demeurés stables au deuxième trimestre pour s'établir à 19.490 milliards d’euros, selon les statistiques communiquées par l’Association européenne de la gestion financière (Efama). En dollars, les actifs se sont accrus de 1,7% à 28.170 milliards de dollars.La collecte nette s’est élevée à 147 milliards d’euros au deuxième trimestre après 102 milliards d’euros au premier trimestre. La collecte des fonds de long terme (c’est-à-dire sans tenir compte des fonds monétaires) s’est établie à 206 milliards d’euros contre 176 milliards au premier trimestre. La collecte a progressé à 48 milliards d’euros en Europe alors qu’elle demeurait stable aux Etats-Unis à 98 milliards d’euros.Les fonds d’actions ont drainé 16 milliards d’euros, contre 45 milliards d’euros au premier trimestre, les fonds obligataires 70 milliards d’euros contre 42 milliards d’euros. Les fonds monétaires ont achevé le trimestre sur une décollecte nette de 59 milliards d’euros contre 74 milliards d’euros un trimestre plus tôt. La décollecte a augmenté en Europe, passant de 9 milliards à 30 milliards au deuxième trimestre, alors qu’aux Etats-Unis, elle est revenue à 32 milliards d’euros au deuxième trimestre contre 57 milliards d’euros précédemment.
Un groupe de 285 investisseurs représentant plus de 20.000 milliards de dollars d’actifs appelle de ses vœux une action urgente sur les problématiques de changement climatique. Dans une déclaration commune, les grands investisseurs insistent sur la nécessité d’une action immédiate qui devrait stimuler les investissements du secteur privé dans des solutions pour lutter contre le changement climatique, une démarché essentielle pour assurer «la soutenabilité à long terme et la stabilité du système économique mondial».
«Nous ne croyons pas à la théorie du découplage entre marchés développés et émergents. Ainsi, les problèmes de la zone euro auront un impact sur l’Asie». C’est ce que pense Angus Tulloch, joint managing partner Asie-Pacifique/marchés émergents mondiaux de First State Investments, interrogé par Newsmanagers lors de son passage à Paris.En effet, les Européens ont investi de gros montants en Asie. Et en cas de problème, cet argent sera rapatrié. De plus, les gouvernements européens pourraient décider de favoriser les investissements de portefeuille en Europe au détriment de ceux dans les pays émergents dans le cadre des fonds de pension par exemple. Au sein de l’Asie, Angus Tulloch se dit actuellement préoccupé par la Chine. Selon lui, l’inflation, qui est de 5 % actuellement, devrait rester à ce niveau un certain temps, ce qui devrait obliger le gouvernement à augmenter les taux. Parallèlement, les hausses de salaires obtenues par les Chinois ces dernières années vont avoir pour conséquence une baisse de compétitivité du pays sur certains marchés d’exportation, comme le textile. Au total, Angus Tulloch s’attend à un ralentissement de l’économie chinoise supérieur aux anticipations, la croissance attendue étant de 7-9 %. S’agissant de l’Inde, l’autre géant asiatique, Angus Tulloch estime qu’il s’agit du marché qui offre le plus gros potentiel en termes de sociétés bien gérées. Mais le pays souffre du fait que plus personne ne prend de décision au niveau du gouvernement, suite à des affaires de corruption. Aujourd’hui, Angus Tulloch privilégie Hong-Kong, l’Australie et Singapour pour ses fonds, même si ces derniers sont gérés selon une approche bottom up et que les allocations géographiques ne sont que la résultante des choix de valeurs.
Russell Investments vient d’annoncer une extension de la couverture géographique de ses indices défensifs et dynamiques. Couvrant jusqu’ici l’univers des actions américaines, ces indices, introduits début 2011, vont désormais s’appliquer aux 10.000 actions suivies par les indices Russell dans le monde.Selon des travaux de recherche réalisés récemment par Russell, une stratégie d’investissement défensive peut surperformer d’autres styles d’investissement et le marché dans son ensemble dans les périodes de forte volatilité.
Après les Etats-Unis, qui sera le prochain pays à perdre son triple A? Pour Nick Gartside, directeur de la gestion obligataire internationale chez JP Morgan AM, la réponse ne fait pas de doute. Les deux prochains candidats sont le Royaume-Uni et la France, a estimé le 18 octobre Nick Gartside, à l’occasion d’un point de presse.Ces deux pays affichent certes un engagement fort et crédible pour traiter leurs problèmes de dette, l’une des deux grandes problématiques de l’heure pour les marchés. Mais l’autre problématique, la croissance, liée à la première, ne laisse pas d’inquiéter les marchés. Selon Nick Gartside, les perspectives sont peu reluisantes sur ce front et les pays développés pourraient encore connaître entre cinq et dix ans de croissance molle. «La feuille de route des marchés développés occidentaux nous semble présenter de plus en plus de similitudes avec celle suivie par le Japon», estime Nick Gartside. Le Japon a une avance de dix à quinze ans sur les grandes économies occidentales. Le Japon a d’ailleurs perdu son triple A en 1998. Dans les économies occidentales aujourd’hui, «il est difficile d’identifier un moteur susceptible d’alimenter une croissance significative compte tenu du moral en berne des consommateurs et de la réduction en cours des dépenses publiques». Nick Gartside juge cette situation très favorable aux actifs obligataires. Les banques centrales vont maintenir des taux très bas pendant une période nettement plus longue qu’anticipé généralement. Dans ce contexte, les investisseurs vont rechercher du rendement en se déplaçant sur la courbe des taux, notamment sur le crédit en commençant par «l’investment grade» pour ensuite se diriger vers le haut rendement (high yield). Le high yield fait actuellement partie des compartiments préférés de Nick Gartside, avec un rendement autour de 9%. Nick Gartside, qui cogère le fonds JPM Global Strategic Bond (encours de quelque 650 millions de dollars) relève que le haut rendement a été durement pénalisé en août «mais nous avons utilisé cette dislocation de marché pour porter l’allocation de 25% à 30%». Nick Gartside recommande par ailleurs les emprunts d’Etat australiens, c’est-à-dire des titres de dette d’un pays qui, lui, mérite son triple A et pourrait à l’avenir baisser ses taux compte tenu d’une croissance un peu anémique…
Dans le sillage des propositions de BlackRock pour réformer et améliorer le marché des ETF, iShares a lancé le 17 octobre une campagne européenne de due diligence pour aider les investisseurs professionnels à évaluer et sélectionner leurs ETP (exchange traded products), dont 80% à 90% sont des ETF.Cette campagne de due diligence propose un cadre d'évaluation qui comprend notamment six critères fondamentaux à prendre en compte avant tout investissement dans un ETP : la structure, la fiscalité, la performance, le trading et la valorisation, le coût total de la propriété et le prêt de titres. Dans le cadre de son initiative, iShares propose une nouvelle classification qui comprend trois catégories d’ETP, les ETF proprement dit, les ETN et les ETC et enfin les ETI. iShares insiste sur la nécessité de bien distinguer les ETF physiques et les ETF synthétiques et de réserver l'étiquette ETC aux véhicules de matières premières adossés à des produits physiques.
«Nous avons besoin d’investisseurs de long terme, notamment de fonds souverains», a lancé le 17 octobre Augustin de Romanet, directeur général de la Caisse des dépôts, à l’occasion de la conférence annuelle «Fonds souverains et investisseurs de long terme : d’un excès d'épargne à une croissance durable» organisé par le Committee on Global Thought de l’Univeristé de Columbia et l’Initiative Fonds Souverains de Paris Dauphine , avec le soutien d’Amundi.«Dans le sillage de la deuxième guerre mondiale, nous avons vécu trente ans d’investissements intensifs, puis trente ans de stagnation des investissements. Il est temps de relancer l’investissement de long terme», a estimé Augustin de Romanet, qui est également président du club mondial des investisseurs de long terme. Il a déploré au passage les obstacles au développement de l’investissement de long terme, entre autres les freins liés à la réglementation, à l’instar du référentiel comptable IFRS.Jin Liqun, président du conseil de surveillance du fonds souverain chinois CIC (China Investment Corporation), a pour sa part souligné l’importance de la transparence, tant du côté des fonds souverains que des sociétés dans lesquelles les fonds souverains investissent. Il a notamment estimé que les banques européennes devront faire preuve de plus de transparence pour que les fonds souverains puissent envisager d’y investir. «Si les investisseurs ne savent pas si vos états financiers donnent toutes les informations, il est alors difficile pour les investisseurs étrangers d’entrer au capital», a estimé Jin Liqun, qui est également président du Forum international des fonds souverains (IFSWF), tout en reconnaissant que les fonds souverains eux-mêmes doivent améliorer leur communication.
Un sondage de l’Edhec-Risk Institute auprès de 104 investisseurs institutionnels européens montre que 68 % de ces professionnels critiquent les indices actions capi-pondérés et 53 % les indices obligataires pondérés par la dette. Cependant, malgré leurs failles, ces produits demeurent une référence pour ces investisseurs et les gestionnaires d’actifs.Interrogés sur la confusion fréquente entre indexation et gestion passive, 58 % des spécialistes estiment que les indices ne devraient pas refléter uniquement des stratégies passives, mais 75,2 % sont d’avis aussi que les indices ne devraient pas être fondés sur l’alpha.Les indices de sous-secteurs (sub-segment) sont relativement peu importants pour les investisseurs en actions mais très importants pour ceux qui utilisent des indices obligataires.Les investisseurs en actions reprochent surtout le fait que les indices capi-pondérés standard surpondèrent des titres trop chers et n’offrent pas une diversification suffisante. Pour leur part, les utilisateurs d’indices obligataires accordent une grande attention à une exposition fiable à la duration et aux questions de liquidité.Enfin, l’adoption de modèles de pondération alternatifs est mieux perçue par les investisseurs utilisant les indices d’actions (45,2 %) que dans la sphère obligataire (17,6 % du panel pour les indices de «govies» et 12,5 % pour ceux d’obligations d’entreprises).