Consentir à de généreuses garanties publiques des risques de construction pour attirer les fonds de pension sur les nouveaux projets d’infrastructures est une mauvaise solution, notamment pour le contribuable. Tel est le résultat d’une étude menée par l’Edhec-Risk Institute dans le cadre de la chaire de recherche Natixis. En effet, ces garanties s’avèrent superfétatoires pourvu que l’on applique des méthodes scientifiques de construction des portefeuilles aux investissements en infrastructures. De fait, insiste l’Edhec, ces garanties sont nocives non seulement pour le contribuable mais également du point de vue de la gestion d’actifs.Fournir ce genre de garanties avec un taux de couverture très élevé du financement par la dette crée des engagements très importants pour le contribuable et cela revient à nier que le risque de construction est principalement fonction de l’agent qui s’y trouve exposé.L’Edhec considère qu’investir dans un portefeuille d’obligations d’infrastructures qui ne comporterait pas un certain risque de construction revient à opter pour des rendements plus faibles tout en acceptant éventuellement une prise de risque plus élevée. En termes plus techniques, conclut l'étude, cela revient à investir en-deçà de la frontière d’efficience du portefeuille. Ajouter un certain risque de construction à un portefeuille de dette d’infrastructures permet d’augmenter les rendements et de réduire le risque du portefeuille grâce à la diversification.
BNY Mellon vient de lancer un nouvel outil qui permet aux gestionnaires de fonds de mieux analyser leurs portefeuilles, qu’il sagisse de la modélisation, du suivi et du reporting.Accessible par le portail WorkBench de BNY Mellon, le nouveau Interactive Analytics Report (IAR) remplace une vingtaine de documents différents jusqu’ici envoyés aux clients.
Reech AiM Group, gérant international de fonds alternatifs basé à Londres et à Luxembourg, a annoncé le 23 janvier l’acquisition d’Aurea Real Estate, une société d’investissements immobiliers présente à Paris et Madrid, par sa filiale Reech REIM LLP.Aurea Real Estate, créée en 2009, gère actuellement un portefeuille d’actifs d’environ 100 millions d’euros. Au sein de Reech REIM LLP, l’équipe proposera à ses clients des opportunités d’investissement dans des projets immobiliers à valeur ajoutée, par le biais de fonds, de comptes séparés et de « club deals». Reech REIM LLP est désormais composée du pôle «Indirect Real Estate», dont l’équipe gère le fonds Iceberg, et du pôle «Private Equity Real Estate», formé par l’équipe d’Aurea.Dans le cadre de cette acquisition, Maxime Barkatz, fondateur d’Aurea Real Estate, rejoint Reech AiM en tant qu’Associé. Avant de créer Aurea, Maxime Barkatz était managing director et associé au sein de la foncière cotée Affine, où il a créé et dirigé la filiale de promotion immobilière du groupe dans la péninsule ibérique.
Selon The Times, Invesco Perpetual a mené une révolution de palais à la tête d’investisseurs qui ont remplacé le chairman historique de la société de transports Stobart, Rodney Baker-Bates, par Avril Palmer-Baunack, ancienne directrice générale d’Autologic. Cette dernière devient chairman exécutif à temps plein, et gère maintenant la société avec le CEO Andrew Tinkler.Stobart a annoncé il y a une semaine un avertissement sur résultats ainsi que l’arrêt de son activité de distribution réfrigérée.Invesco Perpetual détient 37 % du capital de la société, dont le chairman non exécutif, David Beever, quitte également son poste.
L’encours de titres émis par les OPCVM non monétaires de la zone euro est ressorti en hausse à 6.454 milliards d’euros en novembre 2012, contre 6.372 milliards en octobre 2012, soit un gain de 82 milliards d’euros d’un mois sur l’autre, selon les statistiques communiquées par la Banque centrale européenne. Cette évolution s’explique essentiellement par une augmentation de la valeur des parts.Sur la même période, l’encours de titres émis par les OPCVM monétaires de la zone euro s’est établi à 946 milliards d’euros, sans changement par rapport au mois précédent.Les souscriptions nettes de titres d’OPCVM non monétaires de la zone euro sont ressorties à 25 milliards d’euros en novembre2012, tandis que les souscriptions nettes de titres d’OPCVM monétaires se sont établies à 2 milliards.En ce qui concerne la ventilation par stratégies de placement, le rythme de progression annuel des titres émis par les fonds «obligations» est ressorti à 11,5% en novembre2012 et les souscriptions nettes se sont élevées à 25 milliards d’euros. S’agissant des fonds «actions», le taux de variation annuel est ressorti à ‑0,9% et les rachats nets à 4 milliards d’euros, respectivement. Pour les fonds «mixtes», le taux de croissance s’est établi à 2,7% et les souscriptions nettes à 4 milliards d’euros.
Le Livret A a enregistré en 2012 une collecte nette record de 28,16 milliards d’euros, tandis que celle du Livret de développement durable (LDD) a atteint 21 milliards, selon des chiffres publiés mardi par la Caisse des dépôts (CDC).Il s’agit du meilleur millésime pour le Livret A en 194 années d’existence, devant les 18,7 milliards d’euros de 2008 et les 16,5 milliards de 2009.Les deux placements ont bénéficié l’an dernier du relèvement de leurs plafonds par le gouvernement. Au total, en ajoutant les intérêts capitalisés, les sommes déposées sur le Livret A ont atteint à la fin de l’an dernier 250 milliards d’euros. Avec le LDD, l’encours atteint 342,6 milliards d’euros.
Lundi soir, lors de ses voeux, Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, a annoncé qu’un groupe de place développait « actuellement des mécanismes de titrisation innovants et sûrs qui devraient permettre aux banques de mieux exploiter le gisement de créances privées qui figurent à leur bilan et de renforcer leurs capacités de financement », rapporte Les Echos. L’objectif est de mettre en place un véhicule de refinancement composé de différents compartiments dédiés à chaque établissement. Les banques viendront lui apporter leurs créances « corporate » à la condition que celles-ci soient éligibles au refinancement par l’Eurosystème. En échange, l’organisme de titrisation émettra des titres plus liquides que les banques pourront utiliser comme garantie (collatéral) pour se refinancer soit sur le marché via des opérations dites de repo bilatéral ou tripartite ; soit en bloc auprès de l’Eurosystème et non plus créance par créance comme aujourd’hui.
Le groupe allemand Linde a annoncé dans un communiqué boursier du 22 janvier avoir reçu le 18 janvier notification par BlackRock Advisors Holdings que ce gestionnaire américain a franchi à la baisse, le 14 janvier, le seuil de 5 % du capital de Linde AG et que sa participation était revenue à cette date à 4,996 %.
UBS développe ses activités de Global Family Office (GFO) dans les Amériques. Les activités GFO prennent la forme d’une joint venture entre l’Investment Bank et le Wealth Management. Ainsi la stratégie de développement des activités GFO sur les trois continents (Europe, Asie, Amériques) est achevée, a annoncé UBS le 22 janvier. UBS dispose de «hubs» GFO à Zurich, à Genève, à Londres, à Hong Kong, à Singapour, à Sidney et à New York. Les activités GFO sont gérées comme celles des investisseurs institutionnels. Les actifs sous gestion de ces activités s'élèvent actuellement à 50 milliards de dollars.
Après une année 2012 peu dynamique dans l’Hexagone, les perspectives ne s’annoncent guère meilleures en 2013 pour le capital-investissement, rapporte Les Echos. Alors que les montants investis ont reculé de 47 % en valeur en 2012, tombant à 5 milliards d’euros, ils pourraient encore reculer de 25 % en 2013, selon les prévisions des analystes de Xerfi.Si le capital-investissement joue un rôle de premier plan dans le financement des PME, avec aujourd’hui 5.000 entreprises en portefeuille, il souffre d’un contexte économique défavorable. «Les fonds investissent moins car l’accès à la dette est de plus en plus problématique, les actifs restent chers et les perspectives volatiles. Il y a de ce fait beaucoup d’attentisme», explique Guillaume Kuperfils, avocat associé au cabinet parisien Mayer & Brown, spécialisé dans le capital-investissement. «Et un nouveau durcissement des conditions d’exercice se profile», note Xerfi.
La société de gestion basée à Hong Kong The Pacific Group a décidé de convertir un tiers de ses actifs dans les hedge funds en or physique, rapporte Bloomberg. La société créée par un ancien trader de PaineWebber parie sur une hausse des prix de l’or liée à la politique accommodante des banques centrales.Pacific Group a acheté pour 35 millions de dollars de lingots d’or.
Dans son rapport mensuel de janvier, la Bundesbank constate que les fonds d’investissement dont les parts sont détenues principalement par des particuliers ont davantage tendance que les autres fonds à utiliser les souscriptions pour se constituer des matelas de liquidités afin de pouvoir mieux faire face à des demandes de rachat dans les phases de tensions accrues.Par ailleurs, la banque centrale allemande estime que depuis le début 2007 jusqu’à fin septembre 2012, les investisseurs institutionnels ont confié 237 milliards d’euros d’argent frais aux fonds institutionnels (Spezialfonds), les assureurs étant les plus actifs dans ce domaine.
Calstrs, le deuxième fonds de pension aux Etats-Unis, a identifié deux autres fabricants d’armes dans son portefeuille, après la tuerie dans une école américaine le mois dernier, rapporte le Financial Times Fund Management. Il s’agit de Sturm & Ruger et Smith & Wesson. “Ces participations représentent moins de 10 % de nos transactions quotidiennes en actions”, précise Ricardo Duran, de Calstrs. Elles s’ajoutent aux 2,4 % dans Freedom Group, fabricant de l’arme utilisée dans le massacre, qui est en train d’être vendu par son propriétaire, Cerberus, après des pressions de Calstrs.
Primonial REIM a acquis, pour le compte de l’un de ses fonds SCPI – OPCI, un immeuble de bureaux situé dans le quartier commercial Bercy II, à Charenton-le-Pont (94).Situé avenue Charles-de-Gaulle, cet ensemble livré en 1991 développe 10.269 m² et 198 parkings ; il est entièrement loué à une banque française dans le cadre d’un bail ferme de 6 ans.Le montant de l’investissement s'élève à environ 40,4 millions d’euros. La transaction a été réalisée par le département investissement de BNP Paribas Real Estate.
Des représentants de l’économie helvétique, des investisseurs institutionnels et des conseillers en droit de vote ont publié des «Lignes directrices pour les investisseurs institutionnels en vue de l’exercice des droits sociaux dans les sociétés anonymes». «Ils émettent ainsi un signal en faveur d’une autorégulation ciblée», souligne la fondation Ethos, l’une des signataires. Les autres «éditeurs» des lignes directrices sont economiesuisse, l’Association suisse des banquiers, le fonds de compensation Assurance-vieillesse et survivants (AVS), l’Association suisse des banquiers et Swiss Holdings.Le document rassemble les meilleures pratiques dans le domaine considéré et complètent le Code suisse de bonne pratique pour le gouvernement d’entreprise qui concerne les entreprises cotées en Bourse."Les lignes directrices font partie des instruments d’autorégulation auxquels les investisseurs institutionnels et conseillers en droit de vote peuvent souscrire volontairement, s’ils sont d’accord avec les principes énoncés. Il reste néanmoins possible de s’écarter de certaines règles (principe du comply or explain)», précise le communiqué.
Les marchés émergents ne sont pas un havre de sécurité. Alors qu’ils font souvent partie des thèmes d’investissement pour 2013, les marchés émergents ne suscitent pas l’enthousiasme chez M&G. Selon Anthony Doyle, investment specialist director chez M&G, qui était le 18 janvier de passage à Paris, l’heure est à la circonspection du côté des marchés émergents, notamment en ce qui concerne la sphère souveraine. Les économies émergentes se portent plutôt bien, reconnaît Anthony Doyle, mais les valorisations sont souvent en avance sur les fondamentaux. Donc, prudence. En outre, certains marchés, et pas des moindres, suscitent quelques inquiétudes. Entre autres la Chine dont la croissance pourrait revenir sur un rythme plus modéré de 5% à 7% alors que l’inflation se maintient à des niveaux élevés. La Chine ne peut pas en outre continuer à fonder son développement sur le crédit et doit passer à un modèle de croissance tirée par la consommation. Ces réserves n’interdisent pas toutefois d’investir sur certaines classes d’actifs comme les obligations corporate émergentes.Autre préoccupation, l’inflation qui, sinon dans l’immédiat du moins à moyen terme, devrait revenir sur le devant de la scène, insiste Anthony Doyle qui relève que l’inflation ne semble plus figurer en tête des préoccupations des banquiers centraux qui s’inquiètent plutôt de l’anémie de la croissance et de la montée du chômage. Par ailleurs,Anthony Doyle, qui rappelle au passage la célèbre formule de Milton Friedman selon laquelle «l’inflation est toujours et partout un phénomène monétaire», estime que le gonflement de la masse monétaire, alimenté par des assouplissements quantitatifs jamais vus, devrait être à terme corrigé.
Les fonds d’actions ont terminé la semaine au 16 janvier sur une collecte nette de 7,19 milliards de dollars grâce à l’engouement des investisseurs pour les actions émergentes, selon les dernières estimations communiquées par EPFR Global. Les fonds d’actions émergentes globales ont notamment enregistré une collecte nette de 3,7 milliards de dollars.Les fonds obligataires, qui ont aussi bénéficié d’une contribution singificative des obligations émergentes, ont de leur côté enregistré une collecte nette de 6,95 milliards de dollars, ce qui porte à plus de 13 milliards de dollars la collecte des deux premières semaines de l’année.
Les villes allemandes offrent les meilleures perspectives d’investissement en 2013 sur le marché de l’immobilier commercial en Europe, selon une enquête annuelle publiée par ULI (Urban Land Institute) et PricewaterhouseCoopers (PwC).intitulée «Emerging Trends in Real Estate Europe 2013". Les quelque 500 spécialistes consultés dans le cadre de cette enquête estiment que les meilleures perspectives de croissance se trouvent à Munich et Berlin, devant Londres, Istanbul et une troisième ville allemande, Hambourg. Les investisseurs, qui continuent de favoriser les actifs refuge, estiment que les trois villes allemandes offrent un environnement micro-économique solide alors que leurs marchés immobiliers respectifs sont très résistants. Londres a progressé de sept places dans le classement 2013 des 27 villes les plus intéressantes sur le front de l’immobilier commercial en raison de la dimension, de la vigueur et de la liquidité de son marché. Paris reste stable à la sixième place, mais l'écart se creuse entre les actifs «prime» du centre ville et les actifs secondaires périphériques; viennent ensuite Zurich, Stockholm, Moscou et Varsovie qui, en dixième position, perd sept places. Sans surprise, les villes les plus mal classées continuent d’affronter les conséquences de la crise financière de 2008, entre autres Athènes, Lisbonne, Dublin, Madrid et Barcelone.
Koen Maes, global head of asset allocation strategy & funds, et Nadège Dufossé Blauwart, gérante d’actifs chez Dexia Asset Management, ont indiqué lors d’une présentation de l’allocation d’actifs pour 2013 à Paris le 18 janvier que leur maison surpondère actuellement les actions de 4-5 % et qu’elle affiche un penchant clair pour les actifs risqués.Les faveurs de Dexia AM vont aux actions européennes et émergentes alors que, compte tenu du beau parcours de 2012, la surpondération du haut rendement tend à s’estomper. A noter que si les économistes maison restent neutres sur le Japon, les fonds de Dexia AM sont déjà quelque peu surpondérés en valeurs nippones.Les stratégistes et les gérants de la maison sont également très favorables aux convertibles ainsi qu'à la dette émergente (qu’elle soit en monnaies «dures» et locales, souveraine ou d’entreprise) alors qu’ils sont nettement sous-exposés à la dette souveraine des pays développés, sauf peut-être à celle de périphériques européens comme l’Italie ou l’Espagne.. pour lesquels ils favorisent aussi les actions à vocation internationale dans les domaines du luxe et de l'énergie, par exemple.Concernant enfin les matières premières, les deux spécialistes refusent tout optimisme excessif.
Jürgen Fitschen, co-président du directoire, a annoncé à l’occasion du salon de l’agriculture Grüne Woche à Berlin que la Deutsche Bank va reprendre ses transactions sur les dérivés agricoles, rapporte Die Welt.Cette activité avait été suspendue en mars 2012 dans l’attente des résultats d’une étude qui devait confirmer ou infirmer que ces instruments contribuent par le jeu de la spéculation à faire augmenter artificiellement les prix des denrées alimentaires et aux famines.Aucune preuve indiscutable de cette thèse n’a pu être dégagée, et l’avantage de ces dérivés consiste à permettre aux agriculteurs de se couvrir contre les baisses de prix et de mieux planifier leur offre.Cette décision de la Deutsche Bank a été immédiatement critiquée par l’ONG Food Watch, qui parle de conduite totalement irresponsable.