La valeur de réalisation des placements des assureurs s’élevait fin 2012 à 1 970 milliards d’euros, montant voisin de celui du produit intérieur brut annuel de la France. L’encours des placements augmente de 206 milliards d’euros sur l’année, du fait principalement de la revalorisation des actifs détenus, selon une étude de la Banque de France parue dans le dernier Bulletin trimestriel. D’importantes plus-values latentes apparaissent, en particulier sur le segment des titres de créance, en raison de la baisse des taux obligataires à des niveaux historiquement faibles en 2012.La structure des placements du secteur des assurances reflète très largement celle des portefeuilles des assureurs-vie et mixtes qui représentent 86 % (1.687 milliards d’euros) du total des placements de l’ensemble du secteur. Elle résulte donc en grande partie des contraintes de gestion propres à ces catégories d’organismes, notamment en matière de gestion du risque de taux des actifs.Après mise en transparence des OPCVM, les placements des organismes d’assurance restent, comme les années précédentes, très majoritairement investis en titres de créance dont la proportion atteint 74,8 % du total en 2012, après 74,5 % en 2011. La part des actions dans le portefeuille des assureurs baisse légèrement (12 % en 2012, après 12,5 % en 2011).L’étude de la répartition des placements par type d’instrument révèle cependant des différences notables dans les choix d’allocation d’actifs selon les types d’assureurs. En particulier, la prépondérance des titres de créance est plus marquée pour les assureurs-vie et mixtes (77,1 %) que pour les assureurs non-vie (55,4 % de titres de créance).Les assureurs non-vie se distinguent par une proportion sensiblement plus importante d’actions (27,2 % de leurs placements, contre 10,4 % pour les assureurs-vie et mixtes), reflétant notamment les participations intragroupe qu’ils détiennent.Les mutuelles et les institutions de prévoyance (IP) ont des structures de placements proches de celles de l’assurance-vie. Les mutuelles se distinguent toutefois des IP par l’importance de leurs actifs immobiliers (10%, contre 4,4 % pour les IP) et par une plus faible part de placements en actions (6,7 % pour les mutuelles, contre 14,4 % pour les IP).
Une étude de Man Group, couvrant plus de 35.000 différentes recommandations d’achat ou de vente, a montré que les recommandations d’achat d’analystes basés en Asie surperforment les indices de 4,3 % en moyenne sur les 100 jours après qu’elles aient été faites, rapporte le Financial Times. A titre de comparaison, les recommandations des analystes au Royaume-Uni, en Europe et aux Etats-Unis affichent 1,5 %. Man a réuni les données sur plus de 6.500 recommandations sur de grandes capitalisations d’analystes dans le monde, remontant à huit ans, pour l’aider à développer son ETF Europe plus. La société songe à lancer une version asiatique.
Le britannique Standard Life Investments vient de recruter Virginia Devereux en qualité de responsable des ventes en Asie, un poste nouvellement créé, rapporte Asian Investor.Virginia Devereux travaillait précédemment chez Goldmans Sachs Asset Management.
Le gestionnaires d’actifs Principal Global Investors, basé à Hong Kong, vient de recruter Jane Fung en tant que responsable de la distribution de fonds en Asie, rapporte Asian Investor. Jane Fung travaillait précédemment chez Old Mutual Global Investors (OMGI) en tant que responsable de la distribution.Jane Fung doit prendre ses fonctions le 3 octobre prochain avec pour mission de proposer l’ensemble de l’offre de la société de gestion, y compris les fonds Ucits domiciliés à Dublin, sur les plateformes de distribution des grossistes et des banques privées de la région. Elle se concentrera dans un premier temps sur Hong Kong et Singapour pour ensuite passer en revue la Chine, l’Indonésie, la Corée, la Malaisie, Taiwan et la Thaïlande dans les prochains mois.Il s’agit aussi de tirer parti du marché que représente le programme réservé aux investisseurs institutionnels étrangers qualifiés libellé en RMB (RQFII) et du projet de reconnaissance transfrontalière des mutual funds entre Hong Kong et la Chine continentale.
La collecte des fonds actions dans le monde est repartie à la hausse ces derniers mois. Ce mouvement est particulièrement marqué dans la catégorie des fonds d’actions européennes, souligne l’agence d'évaluation financière Fitch Ratings dans sa dernière étude sur le secteur des actions européennes. La collecte s’est orientée à la hausse en mai dernier pour atteindre plus de 12 milliards d’euros au mois d’août, un niveau jamais vu depuis six ans. La classe d’actifs a bénéficié d’une amélioration de l’environnement économique en Europe et d’une réallocation récente des actions américaines et émergentes vers les actions européennes. La décollecte observée en mars et avril semble plutôt relever d’une brève interruption qui n’a fait qu’interrompre momentanément une dynamique qui a démarré il y a environ un an, estime Fitch.Les actions de croissance européennes, dont la prime de risque est un peu moins justifié dans un environnement macro-économiques moins déprimé, ont commencé à perdre de leur vigueur depuis avril. Selon l’agence, certains fonds de croissance de premier plan ont reculé par rapport à leurs pairs dans les classements de performance, ce qui remet en question la domination du style d’investissement growth mis en évidence l’an dernier par Fitch.Fitch observe par ailleurs que, depuis le début de l’année, les petites et moyennes capitalisations continuent de surperformer les grandes capitalisations, en raison d’une meilleure liquidité de marché et des caractères spécifiques de certaines sociétés.Fitch relève que le développement du marché des fusions et acquisitions depuis juillet 2013 a incité de nombreux gestionnaires d’actifs à faire de l’allocation sectorielle pour tirer parti de cette tendance. Selon l’agence, ce retour des fusions/acquisitions est encore trop peu marqué pour qu’on puisse en faire un thème d’investissement clé pour le stock picking.
Le groupe de conseil Towers Watson a nommé Jayne Bok responsable des activités de conseil auprès des souverains, une fonction nouvellement créée, rapporte Towers Watson. Jayne Bok était précédemment responsable à Séoul du conseil en investissement pour la Corée.Jayne Bok, qui est désormais basée à Hong Kong, a pris ses fonctions début septembre. Elle est rattachée à Peter Ruyan-Kane, responsable des activités de conseil en investissement pour la région Asie-Pacifique."Les souverains sont un univers à part qui présentent des problématiques qui vont au-delà de celles des autres grands investisseurs institutionnels tels que les fonds de pension et les fonds de dotation», a souligné Peter Ryan-Kane à Asian Investor
Pour septembre, l’indice mondial de confiance des investisseurs institutionnels développé par State Street Associates a affiché une baisse de 3,5 points sur août pour ressortir à 101,4 contre 104,9 le mois dernier.Ce repli est imputable à la baisse de confiance en Amérique du Nord, l’indice régional ayant chuté de 7,6 points à 104,5 par rapport au niveau de 112,1 (en données corrigées) relevé en août. En revanche, la confiance en Europe affiche un rebond de 4,7 points à 101,7 tandis que la confiance en Asie augmente de 2,1 points à 95,3 par rapport aux données corrigées du mois dernier.
Aventicum Capital, une joint venture entre le Credit Suisse et le Qatar Holding lancée l’an dernier, prévoit de fournir des capitaux d’amorçage à un nouveau hedge fund long/short actions créé par une ancienne équipe de Pioneer, rapporte Financial News.
Les investissements directs des fonds souverains dans l'énergie ont fortement augmenté ces dernières années. Selon la base de données du Sovereign Wealth Fund Institute, plus de 76,3 milliards de dollars ont ainsi été investis dans des sociétés ou des actifs liés à l'énergie entre 2008 et août 2013. Ce montant prend en compte des sociétés de production d'énergie, des sociétés d’exploration, des sociétés de services aux collectivités ainsi que des infrastructures liées à l'énergie.Ces investissements directs dans l'énergie ont surtout profité à l’Europe qui a drainé 40,8 milliards de dollars durant la période sous revue au travers de 254 transactions. Au sein de l’Europe, le Royaume-Uni fait partie des grands bénéficiaires de ces investissements. Parmi les sociétés particulièrement prisées par les fonds souverains figurent notamment Royal Dutch Shell, BP, BG Group et Total. L’Europe orientale et la Russie ont drainé une part beaucoup plus modeste d’investissements souverains et ces investissements ont surtout été réalisés par le biais de fonds d’investissement.Les investissements des fonds souverains en Europe devancent très largement ceux qui ont bénéficié à l’Amérique du Nord et qui s'élèvent à seulement 11,8 milliards de dollars sur la période considérée, au travers de 191 transactions.
Credit Suisse réduit ses activités offshore, jugées coûteuses et contraignantes. Le groupe suisse a indiqué au Tages-Anzeiger qu’il allait cesser ses activités dans certains pays et fermer les comptes de certains clients.Credit Suisse ne dévoile pas toutefois le nombre de pays, de clients et les montants concernés. Mais la banque veut se recentrer sur certains segments et régions. Elle va se retirer complètement de certains marchés et partiellement d’autres.La prise en charge des activités offshore est devenue compliquée et risquée en raison du conflit fiscal entre la Suisse et plusieurs pays. A l'étranger, la banque se sépare aussi de clients privés disposant de moyens limités. Credit Suisse n’accepte que les personnes qui disposent d’une fortune d’au moins 1 million de francs suisses.Lors de la publication de ses résultats du deuxième trimestre, la banque avait indiqué que l’abandon de certains marchés permettrait d'économiser près de 150 millions de francs suisses d’ici à la fin de l’année.
Le fonds souverain chinois China Investment Corporation (CIC) a acquis une participation de 12,5% dans le producteur russe de potasse Uralkali à la faveur d’une conversion d’obligations, rapporte l’agence Reuters qui se réfère à deux sources au fait du dossier.Les principaux actionnaires d’Uralkali, premier producteur mondial de potasse, avaient vendu des obligations convertibles en novembre dernier à Chengdong Investment Corporation, une filiale de CIC, et à la deuxième banque russe VTB pour quelque 3 milliards de dollars.La fondation du principal actionnaire, Suleiman Kerimov, conserve 21,75% du capital d’Uralkali, et ses partenaires Filaret Galtchev et Anatoly Skourov détiennent respectivement 7% et 4,8%. Le solde - 53,95% du capital - compose le flottant du groupe au coeur d’un bras de fer entre la Russie et la Biélorussie depuis qu’il a mis fin à un accord de distribution qui le liait au producteur biélorusse Belaruskali.
Dans une interview à la Börsen-Zeitung, Stefan Keitel, le nouveau managing director et global CIO de la banque privée Berenberg, annonce que l’établissement va transférer progressivement toutes ses activités de gestion de fortune de Hambourg à Francfort.L’ancien CIO de Credit Suisse a l’intention de concurrencer les grandes maisons comme JPMorgan, Goldman Sachs et Deutsche Bank au moins sur le plan de la gestion discrétionnaire, même s’il n’est pas question de rivaliser avec elles par les volumes. Berenberg veut convaincre par ses performances, sa gestion du risque, son processus d’investissement et la communication sur ce processus.
Le capital-investisseur américain Blackstone a mis en vente sur la base de 13,05 euros par titre ses 8,15 millions d’actions du groupe immobilier allemand Deutsche Wohnen, rapporte la Frankfurter Allgemeine.
John Paulson a réalisé son premier investissement à Porto Rico qui pourrait ne pas être le dernier, rapporte le Financial Times. Cet investissement concerne une participation de 80 % dans un hôtel haut de gamme et un complexe (St Regis Bahia Beach resort et Bahia Beach Resort and Golf Club) situés à l’extérieur de la capital San Juan. Le financier parie que les récentes réformes fiscales vont attirer les riches financiers dans l’île.
Les hedge funds utilisent le Freedom of Information Act (FOIA), une loi conçue par les partisans de la démocratie ouverte pour faire la lumière sur la façon dont les décisions sont prises au plus haut niveau de l’Etat, pour obtenir des informations auprès du gouvernement. Une étude du Wall Street Journal sur 100.000 des 3 millions de requêtes FOIA recensées ces cinq dernières années montre que les investisseurs utilisent ce processus pour glaner toute sorte d’informations. Ils demandent par exemple à l’Agence de protection environnementale des renseignements sur les réglementations relatives à la pollution, au Département de l’énergie des informations sur les subventions pour les véhicules efficients en matière d’énergie, et à la SEC si des sociétés font l’objet d’enquêtes. Les rapports de la Food and Durg Administration au sujet des sociétés pharmaceutiques sont aussi particulièrement prisés par les hedge funds. Ces requêtes sont parfaitement légales. Les investisseurs indiquent ne pas prendre des décisions d’investissement basées uniquement sur ces informations, mais que cela les aide à mettre en œuvre une stratégie ou à évaluer les perspectives d’une entreprise.
Selon une étude de Cerulli Associates, plus de 60 % de l'épargne-retraite du secteur privé sont investis dans des plans qui bénéficient des services de consultants, et les grossistes defined contribution investment-only (DCIO) constituent une profession en plein essor. Kevin Chisholm, associate director chez Cerulli souligne en effet que les adhérents des plans d'épargne ne changent que très rarement leur allocation d’actifs, ce qui permet aux gestionnaires d’actifs de conserver les capitaux et de profiter des rentrées liées aux contributions régulières.Dans ces conditions, les gestionnaires d’actifs seraient bien inspirés de se doter d’une force de vente dédiée afin de s’assurer que les conseillers et consultants connaissent bien leur gamme. De plus, les gestionnaires doivent positionner leurs fonds pour qu’ils puissent intégrés aisément à des plans d'épargne commercialisés par des intermédiaires.
La collecte du Livret A et du Livret de Développement Durable (LDD) au titre du mois d’août 2013 est positive avec +0,26 milliard d’euros pour l’ensemble des réseaux, selon les chiffres communiquées le 23 septembre par la Caisse des dépôts. Cette collecte nette est en baisse par rapport au mois de juillet où elle était de 1,23 milliard d’euros. Au mois d’août 2012, elle s'était élevée à 2,1 milliards d’euros. Ce recul serait dû entre autres à la réduction du taux de rémunération qui est passé au 1er août de 1,75 à 1,25 %. La collecte du Livret A a été très modeste au mois d’août avec simplement 50 millions d’euros contre 380 millions au mois de juillet 2013 et 1,87 milliard d’euros au mois d’août 2012. La collecte nette du LDD a été de 210 millions en août 2013 contre 850 millions au mois de juillet et 140 millions au mois d’août 2012. Néanmoins sur les huit premiers mois de l’année, elle s'élève en cumulé à 23,06 milliards d’euros. La collecte nette a été de 15,57 milliards d’euros pour le Livret A et de 7,49 milliards d’euros pour le LDD. L’encours total sur les deux produits atteint ainsi 365,7 milliards d’euros à fin août 2013. L’encours du Livret A est de 265,6 milliards d’euros et celui du LDD de 100,1 milliards d’euros.
Selon des chiffres compilés spécialement pour « Les Echos » par LipperFundFile, depuis janvier 2008 (à fin juillet 2013), les fonds ouverts domiciliés en France ont enregistré des sorties nettes d’argent de plus de 61 milliards d’euros, quand les fonds irlandais et luxembourgeois collectent respectivement auprès des investisseurs mondiaux plus de 350 et 281 milliards d’euros. Si l’on inclut les fonds monétaires, l’une des grandes spécialités du marché français, le comparatif est encore plus défavorable : - 126,5 pour la France contre plus de 300 milliards de souscriptions chacun pour l’Irlande et le Luxembourg. Ces chiffres signeraient-ils l'échec de la politique de promotion de la place parisienne comme un centre de gestion reconnu à travers le monde ? L’AFG souligne que les chiffres disponibles sur le marché font essentiellement état des fonds ouverts. Autrement dit, ils ne tiennent pas compte des mandats dédiés aux investisseurs institutionnels qui passent souvent par des fonds de droit français. Ils ne tiennent pas non plus compte des fonds contenus dans l'épargne salariale. Ainsi l’AFG revendique 2.900 milliards d’euros sous gestion dont 1.500 en fonds de droit français. Cela dit, « à l’international, l’image «business friendly» est plus en faveur de l’Irlande et du Luxembourg que de la France », regrette Christian Dargnat, directeur général de BNP Paribas AM et président de l’Efama.
Les fonds de pension et autres grands investisseurs dépensent des milliards de dollars par an auprès de consultants en investissements pour des conseils inutiles, montre une étude universitaire d’Oxford citée par le Financial Times fund management. Les fonds recommandés par les consultants ne font pas mieux que les autres, et même, en fonction de certaines mesures, ils sous-performent le marché.Sur une base équipondérée, les fonds actions américaines conseillés par les consultants ont sous-performé les autres fonds de 1,1 % par an entre 1999 et 2011, selon l’analyse de 29 rapports de consultants.
Selon une étude de l’agence ETFGI, Bank of America Merrill Lynch (BoA-ML) , avec plus de 50 milliards de dollars, est de loin le plus gros porteur institutionnel mondial d’ETF, rapporte Fonds Nieuws. Viennent ensuite Wells Fargo, Morgan Stanley, Goldman Sachs, UBS, BMO, JPMorgan et Citi avec au total 166 milliards de dollars.Paulson & Co est le plus gros gestionnaire alternatif utilisateur d’ETF, essentiellement à cause de ses placements dans le Gold ETF de SPDR, tandis que Tudor et Quantiative Investment Management ont chacun investi plus d’un milliard de dollars en ETF.Parmi les fondations universitaires (endowments), celle de Harvard est exposée pour 561 millions de dollars à des ETF, tandis que celles de Stanford et de Yale ont investi respectivement 146 millions et 28 millions de dollars en ETF.