Les actions ont le vent en poupe auprès des 42 sociétés de gestion qui ont participé à la réalisation du baromètre de novembre du cabinet de conseil en investissements financiers Insti 7*, portant sur leurs anticipations pour chacune des grandes classes d’actifs en termes de couple rendement/risque. Même si on peut constater des évolutions contrastées depuis la dernière enquête. La catégorie Actions grandes capitalisations Euro / Europe récolte ainsi 62 % d’anticipations positives contre 80% en juin, laissant place à des anticipations plus neutres. Les Actions petites et moyennes capitalisations Euro / Europe enregistrent un net recul de l’engouement avec une baisse de 20 points à 46,3 %, toujours au profit d’opinion neutres. Les actions américaines en revanche observent un regain d’intérêt avec 54% d’anticipations positives contre 40 % en juin. Insti 7 souligne que ce mouvement « s’amorce dans les portefeuilles de référence, dont les positions surpondérées augmentent au détriment de positions sous – pondérées ». Même constat pour les actions japonaises, pour lesquelles les sociétés de gestion sont 71 % à avoir une anticipation positive, avec un renforcement de près de 10 % de la surpondération au sein des portefeuilles type. Les actions internationales (hors émergentes) remontent également dans l’estime des gérants, qui sont 51,4 % à avoir un avis positif sur cette classe d’actifs. A l’inverse, les actions émergentes n’ont plus le vent en poupe avec des opinions positives diminuant de près de moitié (30 % contre 52,5 % en juin), en faveur d’opinions plus neutres. Sur le monétaire, le baromètre souligne que le manque d’intérêt perdure pour cette classe d’actifs d’ajustement. Les anticipations neutres et positives reculent au profit d’anticipations négatives. Concernant la classe d’actifs obligataire, les obligations gouvernementales long terme Euro profitent d’une baisse de la défiance des gérants, avec 8 points de pourcentage de plus d’anticipations neutres, et ce au détriment d’anticipations négatives. Pour les obligations convertibles Monde, les sociétés de gestion ont montré un recul de l’intérêt avec la baisse des anticipations positives en faveur d’anticipations négatives (à 19,4 %). Les obligations convertibles euro récoltent pour leur part près de 62 % d’anticipations positives. « Toutefois, les expositions surpondérées diminuent de près de 8 points au profit de positions sous-pondérées », souligne Insti 7. Enfin, les sociétés de gestion se détournent de la dette émergente libellée en monnaie locale. La classe d’actifs enregistre un fort recul des anticipations positives de près de 20 points de pourcentage en faveur d’anticipations neutres et négatives. Au contraire, la hausse des anticipations positives se poursuit pour la dette émergente libellée en dollars ( 50 % contre 43 % en juin), au détriment des anticipations neutres. (*) réalisée du 28 octobre au 10 novembre 2014 auprès de 42 sociétés de gestion de la place de Paris, a porté d’une part sur les anticipations relatives à différentes classes et typologies d’actifs et d’autre part sur les stratégies d’investissement mises en œuvre.
Alcentra Limited, une boutique de BNY Mellon Investment Management spécialisée dans les fonds de dette qui gère environ 25 milliards de dollars d’actifs, a annoncé avoir levé un total de 850 millions d’euros auprès d’investisseurs pour son fonds de prêts paneuropeén Alcentra European Direct Lending Fund. Ce montant représente 70% de plus que son objectif initial. Ce véhicule a pour vocation de fournir des financements en dette aux petites et moyennes entreprises en Europe. Grâce au bouclage de ce fonds, Alcentra dispose désormais d’une capacité d’investissement total de 1,5 milliard d’euros dans les prêts aux entreprises.
Malgré des statistiques récentes décevantes et une tendance à la sinistrose, notamment en France, les investisseurs auraient tort de négliger l’Europe. «Les éléments structurels de la reprise économique dans la zone sont toujours présents mais le mouvement reste très progressif jusqu'à présent», a estimé le 21 novembre à l’occasion d’une présentation Régis Bégué, directeur de la gestion et de la recherche actions chez Lazard Frères Gestion. Selon la société de gestion, la baisse du prix du pétrole, la baisse de l’euro, une reprise très progressive du crédit et une impulsion fiscale marginalement positive devraient contribuer à une accélération de la croissance en 2015. Dans ce contexte, Lazard Frères Gestion pousse les feux d’une stratégie lancée en août 2013, Objectif Recovery Eurozone, qui n’a pas encore donné toute sa mesure. Construite autour de quatre grandes thématiques, l’activité industrielle, la consommation, la construction et la baisse des taux souverains, la stratégie a jusqu’ici surtout été portée par la baisse des taux. Les trois leviers de performance restent à activer. Mais selon Scander Bentchikou, qui cogère la stratégie avec Stanislas Coquebert de Neuville, il y a quelques bonnes raisons de penser que les trois moteurs encore en panne donnent des signes positifs. «L’activité industrielle en est au stade du pré-chauffage, avec notamment la reconstitution des marges, la baisse du taux de chômage en zone euro devrait favoriser le redémarrage de la consommation et le secteur de la construction affiche une tendance à l’amélioration», analyse Scander Bentchikou. En attendant, l’historique de performance du fonds est d’ores et déjà probant. Depuis son lancement le 20 août de l’an dernier, le FCP affiche une progression de 15% contre 12,4% pour l’indice Euro Stoxx.
Le fonds d’investissement américain Capital Group a investi 700 millions d’euros (900 millions de dollars) au capital de la société espagnole Endesa, cette dernière ayant placé 22% de son capital sur le marché pour un montant total de 3,12 milliards d’euros, rapporte le site Expansion.com. Avec cette transaction, Capital Group deviendra le deuxième actionnaire d’Endesa derrière Enel, dont la participation descendra de 92% à 70% à l’issue de l’opération de placement.
Le groupe suisse Aquila, basé à Zurich, vient de nouer un partenariat avec le site financier spécialisé finews afin de proposer un indice sur le climat des affaires chez les gestionnaires indépendants. Le secteur des gestionnaires indépendants actifs sur le marché suisse représente environ 2.000 acteurs à la tête de quelque 600 milliards de francs suisses d’actifs sous gestion, soit une part de marché de l’ordre de 14%. L’indice sera basé sur un questionnaire portant notamment sur les perspectives globales du marché et les allocations d’actifs envisagées par les gestionnaires pour les prochains. Le nouvel indice sera publié sur une base trimestrielle, à compter de la mi-janvier 2015.
Les Français ont «une telle aversion au risque» qu’ils n’arbitreront pas en faveur de produits actions, estime Eric Wohleber, directeur général de BlackRock en France dans un entretien au Journal du Dimanche. «Il faut donc les encourager à investir dans des fonds diversifiés, qui leur apporteront une performance correcte sur le moyen-long terme, mais sur lesquels rien ne sera garanti à court terme», poursuit le responsable. «Les Français épargnent avant tout pour protéger leur capital, pas pour le faire fructifier. Lorsqu’ils pensent long terme, la retraite n’est pas leur préoccupation première», estime Eric Wohleber. Un sondage à paraître réalisé par BlackRock auprès d’un échantillon d'épargnants dont 1.000 Français souligne que les Français sont les plus pessimistes en Europe sur leur avenir financier. Ils placent plus de la moitié (56%) de leur épargne en produits liquides et sûrs, malgré la baisse des rendements de ces placements. Quant à la retraite, seuls 45% reconnaissent avoir commencé à épargner contre 56% pour la moyenne des Européens.
APG, le gestionnaire d’actifs d’ABP, et le groupe Aberdeen Asset Management, ont racheté un portefeuille d’actifs dans les infrastructures, rapporte le site IPE Real Estate.Les actifs, au nombre de 16 et basés à la fois au Royaume-Uni et en Europe continentale, ont été cédés au gestionnaire de fonds d’infrastructures DIF. Aberdeen AM va gérer ces actifs pour le compte d’APG.
Dans un entretien au Temps, Simon Pickard, gérant de Carmignac Emergents, indique que Carmignac Gestion a «l’intention de surpondérer les émergents en 2015 parce que c’est un thème délaissé». Selon lui, les investisseurs préfèrent jouer la reprise en Europe et la croissance aux Etats-Unis. «Pourtant, depuis deux trimestres, les bénéfices des sociétés émergentes sont en phase de reprise, ce qui n’est pas le cas des pays industrialisés», souligne le gérant.Il indique qu’il faut éviter les pays très dépendants des matières premières et du financement étranger, tels que ceux qui présentent un déficit courant majeur. «L’Afrique du Sud, le Brésil, la Russie sont très dépendants des matières premières et la Turquie, l’Afrique du Sud, le Brésil du financement extérieur. Les trois pays les plus risqués sont donc l’Afrique du Sud, le Brésil et la Turquie», résume-t-il.
Une enquête du Financial Times montre que Tiger Global, qui gère l’un des principaux hedge funds au monde, a utilisé des sociétés coquilles basées aux iles caïmans pour parier contre au moins 12 entreprises européennes depuis 2012. Le hedge fund de 6,5 milliards de dollars de Tiger Global est notamment le mystérieux investisseur qui a utilisé une entité appelée Roble SL pour parier que le cours de l’action Quindell allait baisser. Cette société a effectivement vu son cours chuter au cours de l’une des pires campagnes de ventes à découvert dans l’histoire du Royaume-Uni.
L’indice Credit Suisse des hedge funds a enregistré une baisse de 0,80% au mois d’octobre, sept des dix composantes de l’indice ayant terminé en territoire négatif durant le mois sous revue. Seules les stratégies Managed Futures, Equity Market Neutral and Long/Short Equity ont terminé le mois dans le vert, avec des gains de respectivement 1,81%, 0,45% et 0,01%. Le grand perdant du mois a été la stratégie Dedicated Short Bias qui a terminé le mois sur une baisse de 3,99%.
Certains ETF ont si mal performé depuis si longtemps qu’ils semblent maudits, observe Bloomberg. Toutefois, tout ne semble pas perdu pour une partie d’entre eux. Les ETF solaires, par exemple, ont pendant longtemps affiché d’horribles performances. Mais le Guggenheim Solar ETF est devenu le meilleur ETF en termes de performances en 2013, gagnant 130 %. Autre exemple, URA, qui suit les petites sociétés minières d’uranium, principalement au Canada et en Australie, a plongé de 81 % depuis son lancement en 2010. Il pourrait faire son grand retour, ayant diminué sa perte à 8 % depuis le début de l’année. Bloomberg cite également les exemples de RSX, qui couvre la Russie, et REMX, qui suit les sociétés produisant, raffinant et recyclant les métaux rares.
Depuis le début de l’année 2014, Primonial REIM a investi 175 millions d’euros en murs de commerce pour le compte de tiers pour un total de 19 acquisitions, selon un communiqué publié le 19 novembre. Elle a, pour le compte de ses véhicules, renforcé son implantation dans les locaux commerciaux, situés dans des agglomérations importantes à forte densité, occupés par des enseignes porteuses. A titre d’exemple, deux surfaces de plus de 3.500 m2 accueillant Intersport ont été acquises à Orgeval dans le 78 et Plan de Campagne dans le 13, un ensemble à Mulhouse (68) avec des locataires de renom trels que But et Gémo, un Carrefour Drive en périphérie de Lille (59)... Le volume total d’acquisitions en murs de commerce devrait atteindre 220 millions d’euros sur l’ensemble de l’année 2014. Par ailleurs, Primonial REIM a d’ores et déjà sous exclusivité plus de 200 millions d’euros d’acquisitions en murs de commerce pour 2015.
Les firmes de capital-investissement KKR & Co et Clayton, Dubilier & Rice (CD&R) préparent une offre commune de plus de 7,5 milliards de dollars (six milliards d’euros) pour acquérir le distributeur américain d’aliments pour animaux domestiques PetSmart et le sortir de la cote, a appris l’agence Reuters de sources proches du dossier.KKR et CD&R prévoient de soumettre le mois prochain leur offre, selon ces sources qui ajoutent qu’Apollo Global Management et BC Partners regardent aussi le dossier et pourraient se lancer à leur tour dans la course. Si elle se concrétise, cette opération constituerait le plus important rachat par endettement (LBO, leveraged buyout) de l’année. PetSmart, fondé en 1986, s’est mis en vente en août sous la pression des fonds activistes Jana Partners et Longview Asset Management, qui ont des participations respectives de 9,8% et 9% dans la société.
A fin 2013, le nombre de structures proposant des services de family office en Italie a augmenté à 120, contre 117 l’année précédente, rapporte Funds People Italia, citant une étude de Magstat sur la banque privée en Italie. Ces entités représentent un encours de 56 milliards d’euros gérés pour le compte de plus de 13.000 clients.
Beaucoup plus optimistes sur les perspectives de l’économie mondiale, les investisseurs internationaux ont retrouvé de l’appétit pour le risque, selon le dernier sondage mensuel réalisé par BofA Merrill Lynch entre les 7 et 13 novembre auprès d’un échantillon de 214 personnes représentant un montant cumulé de 569 milliards de dollars d’actifs sous gestion.Les investisseurs sont désormais 47% en net à prévoir une amélioration de la conjoncture au cours des douze prochains mois, contre 33% en octobre. Les investisseurs sont également très optimistes sur les bénéfices, 42% d’entre eux prévoyant une amélioration dans l’année à venir, contre seulement 27% le mois dernier.Ce regain d’optimisme a incité à la prise de risques. En octobre, 16% du panel prenait des risques en dessous de la moyenne; désormais, 2% des participants au sondage indiquent prendre des risques au-dessus de la moyenne. La proportion des investisseurs se couvrant contre une forte baisse des actions au cours des trois prochains mois est tombée à -39% en net contre -35% en octobre.Dans ce contexte, les investisseurs ne sont plus que 13% à déclarer une surpondération sur le cash, contre 27% en octobre. Ils sont désormais surpondérés sur les actions à hauteur de 46% contre 12% en octobre. Les hedge funds ont également leur exposition aux actions, à 43% parmi les hedge funds sondés contre 35% un mois plus tôt.Le Japon est la région du monde la plus recherchée, avec une surpondération sur les actions à 45% contre 23% en septembre, alors que l’intérêt pour l’Europe reste mitigé, avec une légère augmentation des niveaux de surpondération sur les actions mais également des intentions de sous-pondération au cours des douze prochains mois. «Les actions européennes ont été récemment poussées par la meilleure saison des résultats depuis trois ans. Toutefois, les inquiétudes relatives à la pérennité de la croissance et aux risques de déflation restent vives. Les thèmes du rendement, de la qualité et des grosses capitalisations sont les meilleurs refuges pour les actions européennes», selon Manish Kabra, stratégiste quantitatif sur les actions européennes.A noter enfin que l’exposition à l’immobilier se retrouve à son plus haut niveau de surpondération depuis son intégration dans le sondage en 2006.
Plus d’un an après l’annonce de sa création, Emergence ‘Actions’ passe à l’acte. Le nouveau compartiment dédié aux actions d’Emergence, la sicav de place lancée en 2012 pour l’incubation et le développement des jeunes sociétés de gestion entrepreneuriales, a en effet annoncé, ce mardi 18 novembre, la signature de son premier investissement et partenariat avec la société Focus Asset Managers (Focus AM). Un choix qui s’est opéré en association avec NewAlpha Asset Management (NewAlpha AM), le gérant délégataire de ce compartiment ‘Actions’. «Nous avons étudié le dossier pendant une année», a d’ailleurs indiqué Antoine Rolland, président de NewAlpha AM à l’occasion d’une présentation devant la presse. Créée en juillet 2011 par Frédéric Motte et Jérôme Archambeaud, deux anciens gérants de SPGP, Focus AM est une société de gestion dédiée à l’investissement dans de grandes sociétés cotées en Europe. «Nous investissons toujours dans des sociétés qui ont modèle économique qui date du 19éme siècle et nous nous concentrons sur les leaders mondiaux – à savoir les numéros 1, 2 et 3 d’un secteur – ayant leur siège en Europe», a précisé Frédéric Motte. «Nous nous assurons que la société dans laquelle nous investissons fait aujourd’hui ce que les Chinois ne feront pas dans cinq ans.» Sa stratégie, qui se concentre sur un univers d’investissement d’environ 100 sociétés, est mise en œuvre à travers son fonds Focus Generation, anciennement connu depuis 2005 sous l’appellation Focus Europa du temps de SPGP (les deux gérants ayant quitté la société en emportant le fonds, NDLR). La société de gestion concentre toutefois ses investissements sur un petit nombre de valeurs «puisque nous n’avons que 20 positions dans le portefeuille de Focus Generation», a souligné Frédéric Motte. Et le succès est visiblement au rendez-vous. Depuis sa création, Focus AM a en effet multiplié ses encours par 7, passant de 17 millions d’euros en juillet 2011 à 120 millions d’euros d’actifs sous gestion aujourd’hui. Avec une clientèle particulièrement diversifiée et internationale puisque Focus AM compte 40% d’investisseurs étrangers dont plus de 20% hors Europe. Désormais, le partenariat noué avec Emergence et NewAlpha AM doit lui permettre d’aller plus loin et d’atteindre, à moyen ou long terme, le seuil des 500 millions d’euros d’encours. «Nous sommes devenus une PME et notre ambition est maintenant de devenir une entreprise de taille intermédiaire (ETI), a avancé Frédéric Motte. De plus, ce partenariat nous permet de renforcer Focus Generation auprès des investisseurs institutionnels.»Ce partenariat devrait être, pour Emergence ‘Actions’, le premier d’une longue série. «Nous avons reçu 69 dossiers de candidatures dont 62 sociétés de gestion au profil actions, a indiqué Antoine Rolland, tout en précisant que NewAlpha sélectionnera cinq à six dossiers. Nous visons 200 millions d’euros pour le closing de ce compartiment fin décembre 2014.» Ce compartiment ‘Actions’ investira entre 30 et 35 millions d’euros dans chaque société de gestion. «Nous devons contribuer à aider les jeunes sociétés de gestion à passer du stade de PME française à celui d’ETI européenne», a indiqué pour sa part Alain Leclair, président d’Emergence. Pour Emergence, le lancement de ce compartiment ‘Actions’ doit aussi accompagner le recours accru aux marchés pour le financement de l’économie en Europe, «à l’heure où, en raison de Bâle 3, les financements bancaires sont muselés», a noté Alain Leclair. Le fonds Emergence souhaite surtout soutenir le fort dynamisme du marché français en détectant de nouveaux talents de la gestion actions, Alain Leclair soulignant notamment «le développement de nouvelles techniques de gestion innovantes comme le smart beta ou le recours au big data».
Les sociétés de gestion sont de plus en plus actives aux assemblées générales d’entreprises italiennes, montre une étude d’Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion, alors que la saison 2014 des assemblées générales se termine. Ainsi, en 2014, 27 listes ont été déposées pour l’élection ou la cooptation de candidats représentants les actionnaires minoritaires au sein de 17 sociétés cotées. Quinze de ces listes ont concerné des nominations au sein du conseil d’administration de 15 sociétés cotées. 34 des 36 candidats ont été élus. En 2007, une poignée seulement de sociétés de gestion membres d’Assogestioni et d’investisseurs institutionnels non membres avait déposé 5 listes pour l’élection de candidats représentant les actionnaires minoritaires dans 4 sociétés. En 2001, les listes déposées étaient au nombre de 16, pour 11 entreprises.
BlackRock a continué à réduire sa participation dans UniCredit, de 5,003 % au 24 septembre à 4,668 % actuellement, rapporte Bluerating, qui cite le régulateur italien. L’opération remonte au 12 novembre.
Les fonds d’investissement Carlyle et Cinven ont placé sur le marché 7,5 millions d’actions d’Altice, soit 3% du capital de la société propriétaire de Numéricable, à un prix final de 45 euros par titre, représentant ainsi une décote de 6% par rapport au cours de clôture de lundi, a appris Reuters auprès de traders. Le montant global de l’opération atteint ainsi 337,5 millions d’euros. Goldman Sachs, responsable de l’opération, avait annoncé lundi 17 novembre que les deux fonds avaient engagé la cession de 5,5 millions d’actions d’Altice dans le cadre d’un placement accéléré. Mais les deux sociétés de capital-investissement ont décidé d’augmenter le nombre d’actions cédées à 7,5 millions.
En dix ans, Michael Hasenstab a propulsé le Templeton Global Bond Fund de Franklin Resources au rang du plus gros fonds d’obligations gouvernementales dans le monde, avec une stratégie originale qui le place parfois du côté des régimes controversés, rapporte le Wall Street Journal dans un long article consacré au gérant. Supervisant 73 milliards de dollars pour le fonds et 118 milliards de dollars pour d’autres fonds et des investisseurs institutionnels, Michael Hasenstab investit dans une vingtaine de pays et met son argent dans des endroits qui effraient les autres investisseurs. Il est ainsi le principal investisseur en Hongrie, en Irlande et en Uruguay. Au 30 septembre, il détenait aussi 10 % de la dette gouvernementale en circulation de la Malaisie et 5,6 % de celle de Corée du Sud. Certains estiment que si le gérant devait liquider ses positions, cela serait “sanglant”. Mais Michael Hasenstab affirme qu’il peut supporter de tels chocs car son fonds détient 15 % de liquidités. Le Templeton Global Bond Fund a dégagé un rendement annuel moyen de 8,1 % ces dix dernières années, contre une moyenne de 4,4 % pour les autres fonds obligataires, selon Morningstar.