Les fonds dédiés aux actions ont enregistré un regain d’intérêt spectaculaire fin octobre. Les investisseurs retail sont revenus sur la classe d’actifs pour la première fois depuis avril, encouragés par la moindre volatilité sur les marchés internationaux et par le redressement des grands indices qui ont refait une partie du terrain perdu début octobre.Durant la semaine au 29 octobre, les fonds actions ont ainsi attiré 20,44 milliards de dollars, dont près des trois quarts ont été investis dans les actions américaines, selon les dernières statistiques communiquées par EPFR Global. Les fonds dédiés aux actions des marchés frontières et aux actions européennes ont également enregistré des souscriptions significatives. La collecte des fonds spécialisés dans les actions britanniques a dépassé la barre des 400 millions de dollars pour la deuxième semaine consécutive.Les fonds obligataires ont affiché pour leur part une collecte nette de 6,46 milliards de dollars si bien que les souscriptions dans l’obligataire dépassent les 45 milliards de dollars depuis début octobre. Les fonds monétaires ont attiré seulement 888 millions de dollars, les retraits sur les fonds européens ayant effacé une bonne partie des engagement dans les fonds américains.
Autrefois plus occupés avec les dérivés de crédit et l’arbitrage, les hedge funds ont commencé à prêter à des entreprises comme les magasins de fish and chips, rapporte le Financial Times. L’année passée, un certain nombre de grands hedge funds au Royaume-Uni ont commencé à investir leur argent dans des plates-formes qui rassemblent de petits épargnants et prêteurs et à fournir des financements à des petites entreprises locales. D’autres se sont mis à investir dans des sociétés de « factoring » qui permettent aux entreprises de gérer leur capital en vendant des factures impayées à la plate-forme avec une décote.
L’ESDES (Ecole de management de l’Université catholique de Lyon) a annoncé la création de la chaire «Gouvernance et performances durables des entreprises familiales» en collaboration avec Société Générale. Rattachée au deuxième axe d’ESDES recherche, «Finance, gouvernance et théorie de la firme», cette nouvelle chaire d’une durée de 3 ans s’intéressera à une forme d’entrepreneuriat qui contribue au succès du capitalisme industriel français: les entreprises familiales. A l’heure où les générations fondatrices quittent massivement le marché du travail, la question de la transmission intergénérationnelle et des valeurs attachées à ces entreprises est au centre des enjeux. Leur modèle dynamique de croissance et de développement, alliant, le plus souvent, performance économique et performance sociale peut-il définir une forme nouvelle de gouvernance ? Quid de la transmission du savoir-faire et du «savoir gouverner» entre les différentes générations ? Quels sont les différents leviers de performance de ces entreprises qui semblent susciter un compromis industriel pérenne dans nos économies de marché en crise ? Quelles relations théoriques et empiriques peut-on établir entre ce modèle d’entrepreneurait et la recherche d’une performance durable des entreprises capitalistes ? Autant de question qui seront développées dans le cadre de cette nouvelle chaire de recherche. Au-delà des travaux de recherche intrinsèques à la chaire et de leur valorisation, l’ESDES développera une politique générale de valorisation académique de diffusion du savoir, liant la recherche et l'éducation. Ce qui se traduira par des apports directs dans la pédagogie et les programmes, notamment sur les notions de performance durable des entreprises. Au terme des trois années de recherche, l’ESDES prévoit par ailleurs d’organiser une grande conférence internationale mixte (chercheurs et acteurs socioéconomiques) avec des invités prestigieux et l'édition d’un ouvrage collectif.
Le gestionnaire de fortune et d’actifs australien AMP Limited a annoncé, ce 31 octobre, l’acquisition d’une participation de 19,99 % au capital de China Life Pension Company, la plus grande compagnie chinoise de fonds de pension, pour un montant de 240 millions de dollars australiens. Créée en 2006, China Pension Life Company fournit des solutions de retraite aux entreprises publiques et privées chinoises. Avec cette opération, AMP renforce ses positions en Chine, où la société opère depuis 1997 et où elle a noué un partenariat avec China Life en 2005.
BlackRock va remplacer F&C en tant que gérant du trust British Assets après que le conseil d’administration de la société a proposé un changement d’objectif en vue de cibler les épargnants retraités, rapporte Investment Week. La société a indiqué que BlackRock voulait repositionner le trust de 481 millions de livres, actuellement géré comme une stratégie «actions income».
Des sources anonymes se disant proches du dossier ont alimenté le site insideparadeplatz.ch avec de nouvelles informations non confirmées concernant l’acquisition potentielle de Swisscanto par la Banque cantonale de Zurich (ZKB) qui pourraient se révéler décisives, rapporte L’Agefi suisse. Dans le cadre du processus de cession de Swisscanto, les propriétaires – donc les banques cantonales – auraient invité trois acquéreurs potentiels, la ZKB, Vontobel et Swiss Life, à procéder à la due diligence de Swisscanto en vue d’une acquisition. Les deux derniers auraient toutefois très vite jeté l’éponge. Ayant eu vent de ces renoncements, la ZKB aurait bénéficié de cette opportunité pour faire une offre équivalant à la moitié des estimations de valeur faites par Swisscanto dans le cadre de ses réévaluations stratégiques. Soit 500-600 millions de francs au lieu de 900-1200 millions. Les autres banques cantonales paraissent les seules pouvant encore éviter la réalisation de ce scénario, le cas échéant même en plaçant une contre-offre.
Les hedge funds et autres investisseurs « dégainant » rapidement ont accès à des documents susceptibles de faire varier les cours de Bourse avant les autres utilisateurs du système de la Securities and Exchange Commission qui publie des documents boursiers de sociétés, ce qui leur donne un avantage sur le reste du marché, rapporte le Wall Street Journal. Deux groupes séparés de chercheurs universitaires ont découvert qu’il y avait un décalage entre le moment où les abonnés payants, dont les sociétés de courtage et les fils d’informations, reçoivent les documents par le biais d’un système d’alimentation direct d’un prestataire de la SEC et celui où les documents sont publiés sur le site Internet de l’agence. Ce décalage peut aller jusqu’à plus d’une minute, ce qui peut donner un avantage considérable aux traders quantitatifs. « Les résultats de ces études soulèvent la question de savoir si le processus de dissémination de l’information de la SEC place vraiment tous les investisseurs sur un pied d’égalité », écrit Jonathan Rogers de l’Université du Colorado.
La société de gestion Principal Global Investors (PGI), basée aux Etats-Unis, a déposé à Hong Kong une demande de licence d’investisseur institutionnel qualifié RQFII, rapporte Asian Investor. En prélude au dépôt de cette demande, PGI a récemment renforcé ses équipes d’investissement, notamment celle couvrant les actions émergentes. PGI a également étoffé ses effectifs dans l’immobilier et dans la gestion multi-classes d’actifs. PGI, qui tente par ailleurs de développer ses activités en Chine, espère obtenir sa licence d’ici à la fin de l’année.
Malgré une progression de 0,58% durant la semaine écoulée, l’indice des Ucits alternatifs calculé par Alix Capital affiche un gain marginal de 0,08% sur l’année au 29 septembre. Il avait progressé l’an dernier de 4,18%. L’indice UAIX CTA progresse de 4,39% depuis le début de l’année et l’indice UAIX FX de 2,97%, mais plusieurs autres indices sont dans le rouge, notamment l’indice UAIX Commodities, avec un recul de 4,86%, et l’indice UAIX Event Driven (-3,03%).
Amundi et le groupe public EDF ont annoncé, ce mercredi 29 octobre, leur partenariat visant à proposer des produits d’épargne investis dans les énergies renouvelables. Dans le cadre de l’accord signé, les deux partenaires mettront sur pied une société de gestion commune dont l’objectif est de lever 1,5 milliard d’euros auprès d’investisseurs institutionnels et particuliers lors de ses deux premières années d’exercice. Le contrôle et le management seront assurés par Amundi.Dans le détail, EDF proposera des investissements et mènera leur réalisation concrète dans trois domaines via autant de fonds : la petite hydroélectricité, les fermes solaires ou éoliennes et l’efficacité énergétique. Les produits d’épargne, dont la commercialisation est prévue fin 2015, auront un horizon de placement de cinq à douze ans avec une rentabilité de 4 à 7%.
Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, et Norman Chan, directeur général de l’Autorité monétaire de Hong Kong, ont signé le 28 octobre2014 un protocole d’accord afin de renforcer la coopération pour le développement des transactions en renminbi à Hong Kong et à Paris."La Banque de France et l’Autorité monétaire de Hong Kong partagent l’idée que favoriser le renforcement des liens économiques en renminbi entre Hong Kong et Paris permettra d’accroître l’étendue et la profondeur de l’activité sur les deux places financières, apportant ainsi des avantages réciproques», souligne un communiqué de la Banque de France.Dans le cadre de cette coopération renforcée, la Banque de France et l’Autorité monétaire de Hong Kong travailleront ensemble pour renforcer le dialogue et la coopération entre les institutions financières et les autres entreprises de Hong Kong et de Paris, l’objectif étant de favoriser l’utilisation plus large du renminbi pour les échanges commerciaux et les investissements, les flux de liquidité en renminbi, la disponibilité de produits et de services financiers dans cette devise ainsi que des dispositifs et des infrastructures de marché pour réaliser des transactions en renminbi de manière sûre et efficiente dans les deux centres financiers.«Avec l’internationalisation du renminbi, Hong Kong et Paris figurent désormais parmi les principaux centres financiers extraterritoriaux pour les transactions en renminbi. Le renforcement de la coopération entre l’Autorité monétaire de Hong Kong et la Banque de France conclu aujourd’hui contribuera à développer encore l’étendue et la profondeur des services de compensation et des services financiers en renminbi dans les deux centres financiers et facilitera encore davantage les échanges commerciaux et les investissements entre la Chine, Hong Kong et Paris», a indiqué Christian Noyer, cité dans le communiqué.
La Caisse d’épargne de Gênes, Banca Carige, a annoncé, ce 28 octobre, la cession de 100 % de ses deux filiales d’assurances, Carige Assicurazioni et Carige Vita Nuova, au fonds d’investissement Apollo Management pour un montant total de 310 millions d’euros. La transaction s’accompagne d’un partenariat de bancassurance portant sur la distribution des produits d’assurance vie et d’assurance non vie. Sous réserve du feu vert des autorités de régulation, la transaction pourrait être finalisée au premier trimestre 2015. Banca Carige est l’une des banques italiennes à avoir échoué aux récents test de résistance de la Banque centrale européenne.
Deutsche Asset & Wealth Management enrichit sa gamme de stratégies CROCI (Cash Return on Capital Invested) avec le lancement d’un fonds dédié aux grandes capitalisations britanniques.Le fonds DB Platinum CROCI UK utilise la méthodologie de valorisation CROCI pour investir dans un portefeuille concentré d’une trentaine de sociétés sélectionnées au sein du FTSE 100. La réévaluation du portefeuille intervient sur une base trimestrielle.Depuis le début de l’année, la collecte des fonds CROCI s'élève à plus de 1 milliard d’euros (au 22 septembre), l’encours des fonds utilisant cette méthodologie dépassant les 11 milliards d’euros.
L’Investor Forum, qui vise à faciliter l’engagement actionnarial à l’égard des entreprises britanniques, a dévoilé la liste des personnes qui vont siéger à son conseil d’administration, rapporte Financial News. Parmi elles figurent Edward Bonham Carter, l’ancien directeur général de Jupiter Asset Management, Mark Burgess, le directeur des investissements de Threadneedle Investments, et Daniel Godfrey, directeur général de l’Investment Management Assocation.
Infracapital, le pôle dédié aux investissements dans les infrastructures du gestionnaire d’actifs M&G Investments, a annoncé le 28 octobre avoir levé 1 milliard de livres (1,6 milliard de dollars) pour le fonds Infracapital Partners II, dépassant ainsi son objectif initial. Le fonds bénéficie également de 300 millions de livres de co-investissements supplémentaires, portant ainsi sa puissance de frappe à 1,3 milliard de livres, précise un communiqué. Comme son prédécesseur, le fonds Infracapital Partners LP, ce véhicule a vocation à investir dans des infrastructures dites «core» à travers toute l’Europe.Outre sa maison mère Prudential, des fonds de pension, des gestionnaires d’actifs et des compagnies d’assurance ont participé à cette levée de fonds. Infracapital indique que le fonds a déjà investi plus de 350 millions de livres dans trois compagnies dont Affinity Water, une société britannique dédiée au secteur de l’eau, et Falbygdens Energi, une société suédoise travaillant dans la distribution de l’électricité.
Le nombre de clients très fortunés (HNWI) au Royaume-Uni a progressé l’an dernier de 2,8% pour s’établir à 675.139 après un recul de 1,2% l’année précédente, selon le UK Wealth 2014 publié par WealthInsight. Leur fortune cumulée s’élevait à 2.500 milliards de dollars.Selon le rapport, le nombre de clients HNWI devrait augmenter de 12,7% outre-Manche pour atteindre 783.549 d’ici à 2018, la richesse de cette clientèle progressant dans le même temps de 27% à 3.400 milliards de dollars.En 2013, la classe d’actifs la plus importante dans les portefeuilles de la clientèle fortunée était les actions, avec une part de 28,6% du total, largement devant l’immobilier (17,5%) ou encore l’obligataire (15,8%) ou l’alternatif (6%).
L’indice mondial de la confiance des investisseurs State Street Investor Confidence Index a baissé de 8,8 points pour s’établir à 115,1 en octobre par rapport au niveau de 123,9 (en données corrigées) enregistré en septembre. Ce sont les investisseurs européens qui se sont montré particulièrement frileux. L’indice régional enregistrant un recul de 24,3 points à 115,5. En revanche, l’indice régional pour l’Amérique du Nord a repris 5,9 points pour s’établir à 108,5 tandis qu’en Asie, l’indice régional augmente de 2,1 points et s’établit à 99,5.« La confiance des investisseurs en Europe ayant atteint son niveau record en septembre, il n’est guère surprenant de voir l’indice reculer ce mois-ci», a commenté Kenneth Froot, auteur de l’indice. « Ce repli peut s’expliquer par les craintes de déflation dans la région. Bien que la Banque centrale européenne se soit engagée dans des achats d’obligations sécurisées, l’opposition de l’Allemagne à une véritable politique d’assouplissement quantitatif a pu conduire les investisseurs à s’interroger sur la capacité de la BCE à redonner du souffle à la croissance».
Le fournisseur de produits négociables en Bourse (ETP) Source, a annoncé le 27 octobre la cotation de l’ETF Source EURO STOXX Optimised Banks UCITS ETF (code ISIN : IE00B3Q19T94; code Bloomberg : S7XP LN) sur le London Stock Exchange (LSE). Le fonds offre une exposition aux banques de l’Eurozone et est optimisé pour réduire l’exposition aux actions illiquides. Cette optimisation produit un indice de référence plus représentatif et négociable. “Les résultats de l’examen de la qualité des actifs (Asset Quality Review – AQR) de la Banque centrale européenne ont mis en lumière la santé des banques de la zone européenne ainsi que l'économie européenne au sens large», explique Michael John Lytle, Chief Development Officer. «Cet ETF offre la possibilité aux investisseurs d’augmenter leur exposition aux banques de la zone euro rapidement et efficacement. C’est le deuxième ETF sectoriel bancaire listé sur le LSE, après l’ETF Source STOXX Europe 600 Optimised Banks UCITS, qui diffère car il comprend les banques britanniques. Les deux ETF sont négociables tout au long de la journée boursière, les composants du fonds ainsi que l’exposition à chacune des contreparties sont publiés chaque jour sur notre site internet (http://www.source.info/), assurant une transparence totale.» Le fonds vise à fournir la performance de l’indice EURO STOXX Optimised Banks EUR Index (Net Return) à travers la structure efficace et transparente utilisée par Source. L’approche novatrice utilisant plusieurs contreparties de swaps vise à diversifier et réduire les risques, tout en minimisant l’erreur de suivi de l’ETF. Les frais de gestion ont été fixés à 0,30% par an.
Faut-il rester investi dans un fonds lorsque son gérant star s’en va ou faut-il suivre ce dernier, s’interroge le Financial Times fund management ? Axa Wealth a comparé la performance de gérants vedettes sur les 12 mois précédant leur départ et celle de leurs successeurs sur leurs 12 premiers mois. Dans 7 cas sur 10 - tous basés au Royaume-Uni - le remplaçant a surperformé la star. En revanche, une étude de la Cass Business School et de l’Université de Nicosie montre une détérioration importante de la performance sur les trois ans suivant le départ d’un gérant très performant. Il faut aussi prendre en compte le fait que lorsqu’une vedette s’en va, elle était souvent contrainte par la taille de son fonds et sa performance commençait à en pâtir. Autre élément important : savoir si le gérant part seul ou avec son équipe. En conclusion, pour Mike Kellard, directeur général d’Axa Wealth, les investisseurs devraient patienter un an et étudier la performance à ce moment-là avant de prendre la décision de partir.
Une aubaine. Un mouvement de vente sur les titres des banques australiennes a incité Goldman Sachs Asset Management à acheter le secteur, rapporte l’agence Bloomberg. «Le seul gros mouvement dans notre portefeuille au cours des deux ou trois derniers mois a été d’acheter des valeurs bancaires», indique Dion Hershan, le patron des actions australiennes, cité par l’agence.Les grandes banques australiennes ont été délaissées par les investisseurs en raison des inquiétudes suscitées par une enquête du gouvernement sur le secteur financier qui pourrait contraindre les banques à détenir davantage de fonds propres. Des inquiétudes injustifiées, selon Dion Heshan, qui estime que les banques sont bien capitalisées et continue d’attendre des dividendes élevés et une forte croissance des activités de prêts du secteur bancaire.