Alors que les États-Unis se taillent toujours la part du lion des investissements en faveur des entreprises de technologie financière (Fintech), l’Europe a connu la croissance la plus élevée, avec une augmentation de 215% à 1,48 milliard de dollars en 2014, selon un rapport publié le 26 mars par Accenture. Le Royaume-Uni et l’Irlande représentent à eux seuls 42% des investissements européens ; l’investissement y est passé de 264 millions de dollars en 2013 à 623 millions de dollars en 2014. Dans le reste de l’Europe, les régions ou pays qui ont connu les niveaux d’investissements les plus importants en 2014 ont été les pays nordiques (345 millions de dollars), les Pays-Bas (306 millions de dollars) et l’Allemagne (82 millions de dollars). La France arrive en cinquième position, derrière la Russie, avec 21 millions de dollars investis dans les Fintech. Au niveau mondial, les investissements en faveur des Fintech ont triplé en un an, passant ainsi de 4,05 milliards de dollars en 2013 à 12,2 milliards de dollars en 2014. L’année dernière, le montant des investissements dans ce secteur avait triplé par rapport à celui des opérations de capital-investissement. « Les investissements massifs dans les Fintech montrent que la révolution numérique est en plein essor dans les services financiers. Cette nouvelle donne constitue à la fois une menace et une opportunité pour les banques », a déclaré Julian Skan, directeur général d’Accenture responsable du programme FinTech Innovation Lab London. « La Fintech est en train d’inciter les nouveaux acteurs du secteur bancaire et les jeunes entreprises à s’orienter vers de nouvelles solutions, mais, paradoxalement, elle est en train d’inciter les banques à créer des produits et services plus efficaces et mieux adaptés à leurs clients. Elle est également en train de renforcer la collaboration entre les banques traditionnelles, les start-ups et les entreprises de technologie d’une manière qui favorise la création de nouveaux modèles économiques et de nouvelles sources de revenus. »