Préoccupés par l’impact du dollar fort sur les bénéfices des entreprises et par la possibilité d’un relèvement des taux d’intérêt de la Fed en raison des progrès enregistrés sur le front de l’emploi, les investisseurs ont donné la préférence au premier trimestre aux deux marchés développés soutenus par des programmes d’assouplissement quantitatif, l’Europe et le Japon.Les fonds d’actions européennes ont ainsi déjà attiré plus de 90% de la collecte enregistrée sur l’ensemble de l’année 2013, selon les premières estimations communiquées par la société spécialisée sur les flux EPFR Global. Une part des flux dans les fonds européens et japonais provient des fonds d’actions et des fonds monétaires américains. Les fonds actions et monétaires américains ont terminé le trimestre sur une décollecte nette de 35,99 milliards de dollars alors que les seuls fonds d’actions américaines avaient engrangé plus de 48 milliards de dollars au quatrième trimestre 2014. Les fonds actions et monétaires européens ont en revanche enregistré une collecte nette de 51,74 milliards de dollars, dont près de 5 milliards de dollars pour les fonds allemands. Les fonds dédiés aux actions allemandes ont attiré plus de 1 milliard de dollars au premier trimestre alors que les fonds d’actions britanniques ont subi une décollecte nette de plus de 3 milliards de dollars. Cela dit, ces sorties ont été largement compensées par une collecte de 9 milliards de dollars dans les actions britanniques par le biais des fonds dédiés aux actions européennes ou aux actions internationales. Les fonds d’actions de l’ensemble des marchés développés affichent une collecte nette de 51,1 milliards de dollars contre 106 milliards de dollars au premier trimestre 2014. Les fonds dédiés aux actions émergentes ont terminé le trimestre sur une décollecte nette de 13,82 milliards de dollars, dont 7,47 milliards pour les seuls fonds d’actions chinoises. En revanche, les fonds d’actions indiennes affichent une collecte nette de 3,74 milliards de dollars alors qu’ils avaient terminé le premier trimestre sur une décollecte de 707 millions de dollars. Les fonds dédiés aux obligations américaines ont attiré plus de 50 milliards de dollars au premier trimestre, un montant jamais vu depuis le dernier trimestre 2012, relève EPFR Global. Les fonds spécialisés sur les obligations européennes ont engrangé pour leur part 24,78 milliards de dollars et les fonds d’obligations internationales 14,55 milliards de dollars. Au total, les fonds obligataires dans le monde ont terminé le premier trimestre sur une collecte nette de 97,54 milliards de dollars contre seulement 31,51 milliards de dollars au premier trimestre 2014. Les fonds d’obligations à haut rendement ont continué d’attirer les investisseurs, les fonds d’obligations high yield américains engrangeant 8,5 milliards de dollars et les fonds d’obligations high yield européennes captant 6,77 milliards de dollars. Les fonds indexées sur l’inflation ont attiré 2,84 milliards de dollars alors qu’ils ont subi une décollecte de 7,18 milliards de dollars sur l’ensemble de l’année 2014.
Le gestionnaire d’actifs américain BlackRock s’est associé à l’assureur ACE Group Limited pour lancer ABR Reinsurance (ABR Re), une entreprise de réassurance indépendante, ont annoncé les deux sociétés dans un communiqué de presse commun daté du 1er avril. Dans le cadre de cet accord de long terme, ACE Group sera l’unique source de risques de réassurances cédés à ABR Re tandis que BlackRock agira en tant qu’unique prestataire de services de gestion d’actifs pour ABR Re. Dans le détail, ABR Re souscrira une portion d’une sélection de traités de réassurance placés par ACE Group sur le marché traditionnel de la réassurance. En outre, ABR Re investira alors ses actifs dans un portefeuille d’investissement alternatif et diversifié dont la gestion est confiée à BlackRock.ABR Reinsurance Capital Holdings, la maison mère d’ABR Re, a levé environ 800 millions de dollars de capitaux à travers un placement privé. ACE et une filiale de BlackRock détiennent une participation minoritaire au capital de cette holding, précise un communiqué. William O’Donnell, ancien Senior Vice President, Distribution Management et Global Client Executive, Global Accounts chez ACE Group, occupera le fauteuil de directeur général d’ABR Re.
Malgré un retour à une exposition neutre de la part de Swiss Life Asset Managers et son maintien par Edmond de Rothschild AM sur le compartiment investment grade uniquement - Edram reste toujours friand de high yield -, 19 panélistes interrogés par L’Agefi continuent de surpondérer la classe d’actifs au sein de leurs portefeuilles pour le mois d’avril. Ils sont également nombreux à se tourner vers la dette bancaire subordonnée. Un compartiment qui a offert un rendement total de 3,3% sur le premier trimestre, contre 1,2% pour la dette financière. Si ce niveau est supérieur à celui de 1,4% affiché par la dette corporate IG, il est identique à celui de 3,2% offert par la dette hybride, selon les données SG CIB
La forte hausse du dollar risque de saper la confiance des entreprises aux Etats-Unis et de provoquer un ralentissement de l’économie du pays, selon Larry Fink, le directeur général de BlackRock. Ce dernier prévoit d’exprimer ses inquiétudes dans un avant-propos au rapport annuel de la société qui doit être publié la semaine prochaine, rapporte le Financial Times. Le patron de BlackRock estime que l’impact de l’appréciation du dollar va se faire sentir au delà du secteur des entreprises exportatrices.
Lorsque les investisseurs allemands veulent choisir un fonds dans lequel investir, de nombreuses sources d’information s’offrent à eux. Parmi les sources préférées, ce sont les sites d’informations financières sur internet qui arrivent en tête, à 47 %, suivi des sites internet des sociétés de gestion et autres prestataires de services financiers (46 %), selon les chiffres d’Ergo Kommunikation cités par Fondsprofessionell.
Les investisseurs ont placé 36,1 milliards de dollars (33,1 milliards d’euros) dans des ETF (Exchange Traded Funds) et des ETP (Exchange Traded Products) au cours de mois de mars, rapporte Reuters qui évoque des données publiées par BlackRock. Dans le détail, 32,6 milliards de dollars, soit 90 %, ont concerné des fonds indexés sur les marchés actions des pays développés hors Etats-Unis. A elle seule, L’Europe a engrangé 14,8 milliards de dollars de flux entrants, un nouveau record pour la région. Le Japon n’est pas en reste, avec une collecte de 8,3 milliards de dollars. « L’Europe commence à se redresser et les actions de la zone euro affichent une décote, il y a donc de la valeur à chercher là-bas », a commenté Amy Belew, responsable de la recherche sur les ETP à BlackRock.Au cours du premier trimestre 2015, la collecte des ETP atteint 97,2 milliards de dollars, un record sur trois mois et un montant près de trois fois supérieur à la période janvier-mars 2014. Sur ce total, 71 milliards de dollars ont concerné les marchés développés hors Etats-Unis.
Selon L’Agefi, les géants du private equity sont moins friands des prises de contrôle d’entreprises, favorisant de plus en plus les investissements minoritaires au capital. Selon une étude menée par le cabinet BCG, la part de ces opérations dans les fonds de LBO (Apax, Blackstone, BC Partners, Cinven, CVC, KKR et Warburg Pincus) a ainsi doublé de 13% pour la période 2004-2007, à 27% depuis 2008. Pour expliquer cet engouement, le rapport du BCG met en avant plusieurs raisons, à commencer par le prix. «La compétition est souvent moins intense sur les prises de participations minoritaires que sur les opérations très importantes», analyse le BCG. Le cabinet ajoute qu’une étude réalisée par Morgan Stanley laisse en outre entendre que «les participations minoritaires affichent une performance au moins aussi bonne que celle des participations majoritaires».
Le fournisseur d’indices Solactive AG a annoncé le lancement d’un nouvel indice, le Solactive FinTech 20, conçu pour refléter l'évolution des vingt plus grandes sociétés qui sont des acteurs majeurs dans le secteur en pleine croissance des technologies financières («fintech»). L’indice sera le sous-jacent des UBS End Index Certificates, disponibles en euro et en dollar.
Dans un entretien au quotidien Les Echos, Peter Schoenfeld, le patron du hedge fund PSAM qui détient 0,8 % du capital de Vivendi, explique les motivations de son bras de fer actuel avec la direction du groupe Vivendi. « Notre but n’est pas de démanteler Vivendi. Nous ne travaillons pas de concert avec des actionnaires étrangers pour prendre le contrôle du groupe, déclare-t-il. La seule chose que nous demandons, c’est une meilleure rétribution des actionnaires et une clarification de la stratégie ».De fait, Peter Schoenfeld veut surtout contraindre Vincent Bolloré, le président de Vivendi, à verser 9 milliards d’euros de dividendes aux actionnaires. « Nous avons rencontré des cabinets de conseil aux actionnaires, tels Proxinvest et ISS, explique le patron du hedge fund. Proxinvest va soutenir notre première résolution – celle qui demande le versement d’un dividende de 2,9 milliards – mais pas la seconde – celle qui requiert 6 milliards supplémentaires. Nous aurions évidemment préféré un soutien total de leur part. » Peter Schoenfeld estime d’ailleurs que ce versement de 9 milliards d’euros n’est pas de nature à contrarier la croissance de Vivendi, à qui il ne resterait pourtant que 5 milliards d’euros de cash. « Quel que soit le scénario, Vivendi conservera une grande marge de manœuvre pour procéder à des acquisitions », avance le dirigeant de PSAM. Ce dernier va même plus loin. « Ce que nous proposons à Vivendi est un accord gagnant-gagnant, estime-t-il. Notre action peut faire monter le cours de Bourse de Vivendi, ce qui le placera en meilleure position pour faire des acquisitions et construire un grand groupe. »
Two Sigma Investments est un exemple de société de hedge funds qui programme ses ordinateurs pour traiter des torrents d’informations de sources variées comme les fils d’informations, les rapports d’entreprises, les bulletins météo et Twitter, relate The Wall Street Journal. Ensuite, les scientifiques de tous horizons travaillant au sein de la structure écrivent des algorithmes de trading qui réalisent des choix de valeurs basés sur ce qu’ils appellent des « signaux » relatifs à ces données. Two Sigma fait partie d’une nouvelle génération d’investisseurs informatiques où des scientifiques et ingénieurs peu rompus à la finance tentent de canaliser le pouvoir des ordinateurs pour prédire des cours de valeurs en s’appuyant sur des indices cherchés dans les informations et données. Cette approche est une forme d’investissement quantitatif parce que ses transactions reposent principalement sur des modèles mathématiques. Mais l’objectif est de prendre l’avantage sur les sélectionneurs de valeurs humains en écrivant des algorithmes plus intelligents et rapides que ne le serait toute personne dans l’analyse des informations du monde, la détection de motifs et la prise de décision. De grandes sociétés quantitatives étudient aussi cette stratégie, comme Renaissance Technologies et D.E. Shaw & Co.
L’Indice mondial de la confiance des investisseurs de State Street Global Exchange s’établit à 120,1 en mars, soit une hausse de 15,1 points par rapport au niveau de 105,0 (en données corrigées) enregistré en février. C’est la confiance des investisseurs en Amérique du Nord qui a connu la plus forte augmentation, l’indice régional atteignant 135,4 après une hausse de 30,0 points par rapport au niveau corrigé de 105,4 relevé le mois dernier. Cependant, l’indice de la confiance en Europe signale un repli de 1,6 point à 104,4 tandis que l’indice en Asie baisse de 4 points à 90,3.« Nous sommes dans un régime post-crise caractérisé par une diversification hors des actions internationales et vers des classes d’actifs plus sûres. Toutefois, étant donné la provision continue de liquidités par les grandes banques centrales, les institutions semblent retrouver un certain appétit pour les actions mondiales », a commenté Kevin Froot, auteur de l’indice.
Sectoral Asset Management, dont les actifs sous gestion s'élèvent à environ 2,5 milliards de dollars, a annoncé le 31 mars le lancement d’un nouveau fonds dédié aux génériques. Sectoral, société spécialisée dans le secteur de la santé, gère déjà un fonds dédié aux génériques pour un client institutionnel, depuis 2004. Au cours de la période comprise entre le 1er juillet 2004 et le 27 février 2015, la stratégie « Generics » de Sectoral a généré un rendement annualisé brut de 11,8% (rendement net de 9,6%), contre 8,5% pour l’indice MCSI World Pharmaceuticals. Ce 1er avril 2015, Sectoral lance ainsi son propre fonds, Variopartner SICAV - Generics Fund. Le fonds au format Ucits va poursuivre la success story qui remonte à près de onze ans et offrir des opportunités d’investissement sur ce segment de marché prometteur. Le nouveau fonds est disponible en USD et en EUR, et ouvert aux particuliers comme aux investisseurs institutionnels. « Ce fonds, activement géré, investira à l’échelle mondiale dans une sélection ciblée de sociétés cotées, dans les secteurs des génériques et des produits pharmaceutiques de spécialité, toutes capitalisations boursières confondues. Le fonds vise ainsi à réaliser une croissance du capital à long terme supérieure à celle de son indice de référence, le MSCI World Pharmaceuticals », explique Michael Sjöström, CFA, Chief Investment Officer et co-fondateur de Sectoral Asset Management. Le marché mondial des génériques, avec un taux de croissance d’environ 10% depuis 2012, devrait progresser de plus de 400 milliards de dollars d’ici à 2017. Cet essor a été alimenté essentiellement par la demande croissante en produits pharmaceutiques dans les pays émergents et également par les réformes des systèmes de santé dans les pays industrialisés, ces deux facteurs ayant stimulé la demande en médicaments génériques. L’amélioration de la conjoncture pour les fabricants de médicaments génériques à l’échelle mondiale a par ailleurs contribué à renforcer cette tendance de forte croissance. Par exemple, l’agrément longuement débattu des biosimilaires (biogénériques) a été accordé aux Etats-Unis, un marché stratégique. Associé au développement du marché des versions génériques de molécules complexes, ce précédent signifie qu’un marché de plusieurs milliards de dollars s’ouvre aux fabricants de génériques. Ainsi, il n’est pas surprenant que l’IMS (Institute for Healthcare Informatics) prévoie une augmentation de la part des génériques sur l’ensemble du marché des médicaments d’environ 27% en 2012 à 36% en 2017. Outre les marchés des génériques qui ne sont pas encore saturés, tels que l’Italie et le Japon, les pays émergents vont représenter une grande part de l’accroissement de la demande.
L’industrie des hedge funds à Hong Kong a vu ses encours atteindre un niveau record en 2014, selon une enquête publiée le 30 mars par la Securities and Futures Commission (SFC). Ainsi, en date du 30 septembre2014, les actifs sous gestion des hedge funds à Hong Kong s’établissent à 120,9 milliards de dollars, en hausse de 38,8% par rapport aux 87,1 milliards de dollars d’encours recensés lors de la précédente enquête de 2012. Ce chiffre dépasse très largement le précédent point haut de 90,1 milliards de dollars enregistré en 2008. Pour bien mettre en exergue la forte croissance de cette industrie, la SFC rappelle par ailleurs que ce secteur pesait à peine 9,1 milliards de dollars à fin mars 2004. Au 30 septembre 2014, Hong Kong comptait 778 hedge funds contre 676 en 2012. Le nombre de gestionnaires de hedge funds s’élève à 401 en septembre 2014 contre 348 en septembre 2012.S’agissant des stratégies les plus recherchées, les stratégies «equity long/short» et les multi-stratégies continuent d’avoir les faveurs des investisseurs à Hong Kong. Ainsi, les stratégies «equity long/short» représentent 40,8% de l’industrie en septembre 2014 contre 33,1% en septembre 2012 tandis que les multi-stratégies pèsent 28,1% en septembre 2014. En termes d’allocation par zone géographique, les encours alloués aux marchés d’Asie Pacifique par les hedge fonds de Hong Kong représentent 63,9% du total, tandis que la Chine continentale et Hong Kong pèsent respectivement 18,5% et 13,2% du total. Enfin, en termes d’origine géographique des investisseurs, l’Amérique et l’Union européenne représentent respectivement 43,6% et 17,7 % des actifs sous gestion totaux à Hong Kong. Les investisseurs institutionnels (fonds de fonds, institutions financières, fonds de pension, fonds souverains….) représentent 66,9% des encours totaux. Ils devancent les particuliers très fortunés («High Net Worth Individual») et les family offices qui représentent 21,4% des encours totaux des hedge funds à Hong Kong.
Les fonds obligataires restent, comme ils l’ont été sur cinq des six dernières années, le choix préféré des épargnants, attirant 73 milliards de dollars de souscriptions depuis le début de l’année, contre 47 milliards de dollars sur les fonds actions, selon des chiffres de JPMorgan cités par le Financial Times. Au total, les investisseurs ont mis plus de 3.000 milliards de dollars dans les fonds obligataires depuis la crise des marchés financiers. Cette préférence pour la sécurité est censée s’atténuer à mesure que le temps passe, surtout que les marchés actions ont rebondi et atteint de nouveaux sommets. La perspective d’une hausse des taux aux Etats-Unis devrait aussi aider. Toutefois, le long rally des marchés actions a eu un autre effet. Alors même que les épargnants achetaient des obligations, la hausse de la valeur de leurs investissements en actions a contrebalancé leurs achats obligataires au sein de leurs portefeuilles. Aux Etats Unis, par exemple, les actions représentent en moyenne jusqu’à 35 % des actifs financiers des ménages, soit la plus forte proportion depuis la bulle Internet. Dans ce contexte, et pour maintenir un équilibre des portefeuilles, la hausse des actions devrait inciter à continuer à acheter des obligations…
Le fonds Elliott Management a augmenté sa participation dans le fabricant suédois de caméras de surveillance Axis, rapporte l’agence Reuters, ce qui pourrait faire pression sur le groupe japonais Canon pour relever son OPA de 23,6 milliards de couronnes (2,54 milliards d’euros). Le fabricant japonais d’appareils photos et d’imprimantes a annoncé en février son intention d’acheter Axis afin de se développer sur le segment de la sécurité afin de compenser la faiblesse des ventes de ses appareils photo. La finalisation de son OPA dépend de l’obtention par Canon de 90% du capital de la société suédoise, alors que l’avis de l’autorité de contrôle financière de la Suède montre qu’Elliott Management en détient désormais 10,01%. Elliott n’a pas fait de commentaire sur ses intentions et Canon a également refusé de commenter.
Le fournisseur d’indices S&P Dow Jones Indices a annoncé le 30 mars le lancement d’un nouvel indice, le DJSI Ethical Europe Low Volatility Index. Cet indice mesure la performance des cinquante titres les moins volatils au sein de l’indice Dow Jones Sustainability Europe excluant l’alcool, le tabac, les jeux, l’armement et les divertissements pour adultes. S&P Dow Jones Indices a attribué un contrat d’exploitation de cet indice à la Commerzbank.
La société suisse de gestion d’actifs Responsability, présente dans plus de 90 pays, investit de plus en plus en monnaies locales. En 2010, elle investissait dans environ une dizaine de monnaies locales. Ce chiffre est aujourd’hui monté à plus de 35 monnaies, et tend à augmenter, rapporte L’Agefi suisse. Cette évolution reflète une tendance de fond dans les investissements dans les pays émergents et en développement et dans les investissements dans la microfinance, dans lesquels est spécialisée la société. La microfinance en particulier a été souvent critiquée pour faire supporter le risque de change aux institutions de microfinance dans les pays en développement, qui elles mêmes le faisait parfois porter sur les emprunteurs finaux. En principe, le gestionnaire couvre les risques de change contre le dollar, monnaie des fonds, via des contrats à terme ou à des contrats d’option sur devises, afin de stabiliser les rendements. Mais de nombreuses monnaies utilisées dans les pays en développement ne peuvent pas être négociées sur le marché des devises conventionnel. Le gestionnaire collabore alors avec des institutions locales dédiées dans ce domaine. Celles-ci offrent un service qui permet aux investisseurs internationaux et aux prestataires locaux de solutions de microfinance de couvrir les risques de change lors de transactions transfrontalières effectuées dans des pays en développement. Comme il n’existe pas de possibilité de les couvrir sur le marché commercial, ces institutions contribuent aussi à leur développement économique. Responsability utilise cette infrastructure relativement nouvelle pour offrir à ses clients cibles du financement dans leur propre monnaie tout en se protégeant contre le risque de change, ce qui permet aux bénéficiaires de leurs financements de les réaliser en monnaie locale, sans avoir à assumer en plus le risque de change.
Les hedge funds activistes attaquent les entreprises tous azimuts. La taille moyenne de leurs cibles s’est en effet envolée de 221 millions de dollars en 2001 à 8 milliards fin 2013, selon une étude (« Performance persistence in hedge fund activism », Boyson, Ma, Mooradian, mars 2015) réalisée sur le marché américain et dévoilée par le quotidien Les Echos. Dans le détail, l’industrie représente plus d’une cible sur trois, les services une sur quatre et la finance-assurance-immobilier, une sur six. Toutes ces cibles ont un point commun : un parcours boursier décevant au cours de l’année qui précède l’entrée d’un fonds activiste à leur capital. D’après le quotidien économique, près de 600 hedge funds se sont laissés aller à de l’activisme, même si une dizaine en ont fait une spécialité. Selon l’étude citée par le quotidien économique, en moyenne un fonds activiste acquiert 13,1% du capital d’une société cotée. Mieux, en l’espace de trois jours, de la veille de l’annonce de la campagne au lendemain, le cours de Bourse de la cible grimpe en cumulé de 2,3%. Enfin, tous objectifs confondus, une campagne sur deux parvient à ses fins, un taux qui monte à 60% quand il s’agit simplement d’obtenir un siège au conseil d’administration. Seul bémol, les campagnes des activistes visant à se séparer de la direction des sociétés n’aboutissent que dans 29% des cas.
Le fournisseur d’indices STOXX Limited, vient d’annoncer le lancement du Stoxx Asean Select Dividend 30 Index, un indice qui permet d’investir dans les sociétés de l’Asean distribuant des dividendes élevés. Les principaux pays de l’Asean, Indonésie, Malaisie, Philippines, Singapour et Thaïlande, distribuent des dividendes annuels bruts d’environ 4,5%, relève Stoxx. Stoxx a attribué une licence d’exploitation de cet indice à la société de gestion thaïlandaise One Asset Management.
Aston Hill Asset Management Inc. vient d’annoncer le lancement de deux nouveaux mutual funds, Aston Hill U.S. Growth Fund et Aston Hill Corporate Bond Fund (précédemment Build America Investment Grade Bond Fund). Ces deux stratégies s’inscrivent dans la volonté de la société basée à Toronto d’offrir aux investisseurs canadiens des fonds ouverts alternatifs liquides.Aston Hill U.S. Growth Fund vise une croissance à long terme du capital en investissant en priorité dans des actions américaines, avec la possibilité de s’exposer également, dans des proportions plus modeste, à des actions non américaines. Le fonds conjugue une approche fondamentale avec différentes stratégies d’options pour améliorer la performance, fournir une protection à la baisse et réduire la volatilité.Aston Hill Corporate Bond Fund a pour objectif de générer du rendement et une appréciation du capital en investissant dans des obligations corporate canadiennes notées BBB- ou plus. Le fonds peut également investir dans d’autres émetteurs canadiens ou non canadiens, proposant de la dette corporate à haut rendement, des FRN, des prêts bancaires, des convertibles ou encore des obligations adossées à des hypothèques. Le fonds utilise également des stratégies alternatives (dérivés, achats à découvert) dans la limite des possibilités offertes par la réglementation.