Organisée par NN IP la semaine dernière, la rencontre entre des investisseurs institutionnels et Michel Prince, senior vice president, senior portfolio manager et team leader de Senior Loans Voya Group - précédemment ING Investment Management - avait un double objectif : informer sur une classe d’actifs assez méconnue – les senior loans US – et mettre en avant ses atouts en termes de rendements. En substance, Michel Prince a rappelé que les senior loans assimilables à des extensions de crédit accordées à des entreprises « non-investment grade », de taille moyenne ou de grande taille pour financer leurs acquisitions ou leur croissance, affichaient actuellement des caractéristiques séduisantes."Emises par les grandes banques, ces actifs sont sécurisés par un lien prioritaire sur les actifs de l’emprunteur et affichent des taux variables avec un rendement du coupon composé d’un spread de crédit nominal au-dessus des niveaux «plancher» du LIBOR», a-t-il expliqué en précisant que les taux sont révisés tous les 45 à 60 jours en moyenne. Pour 2015, les prévisions de rendement de l’indice S&P/LSTA Leveraged Loan index TR se situent dans la fourchette des 4%-5%. Sur les dix dernières années, l’indice a servi des rendements positifs, hormis en 2008 où il a perdu 29,10 %. En 2009, l’indicateur a même progressé de 51,62 %, puis en 2010 de 10,13 % et en 2012, de 9,66 %. Moins liquides que les obligations du fait de l’allongement des délais de règlement, ces titres sont néanmoins négociés activement sur un marché secondaire bien établi. En chiffres, selon le responsable, le volume moyen des échanges s’établit à 440 milliards de dollars par an, au cours des 5 dernières années. Dans son comportement, la classe d’actifs des seniors loans US se montre également moins volatile que les autres classes d’actifs obligataires. Notamment la classe high Yield, et ce, dans un contexte où la liquidité qui s’est fortement accrue accroît la volatilité. «Par ailleurs, ces actifs sont positivement corrélés à l’inflation, et négativement corrélés aux autres classes d’actifs», a insisté le responsable. De fait, sans négliger certains éléments, tels que les conséquences réglementaires, les changements importants sur les flux, qui pourraient avoir une influence négative sur les spreads et leur structure, ainsi que les difficultés de la zone euro en proie aux pressions déflationnistes, Michel Prince a insisté sur les perspectives favorables de ces titres " dans la mesure où les facteurs techniques de marché devraient continuer à tirer la performance. A plus long terme, ce sont les taux et l’économie qui seront les moteurs», a t-il ajouté.