Bamboo Finance, société genevoise de capital-investissement spécialisée dans les investissements profitant aux communautés à faibles revenus dans les pays en développement, et Louis Dreyfus Holding, qui contrôle Louis Dreyfus Commodities, entreprise leader dans la production, la transformation et le commerce de matières premières agricoles, ont annoncé le 28 octobre un partenariat pour la création de NISABA, un fonds d’impact investing de 50 millions de dollars qu’ils dirigeront conjointement. En tant que sponsor du projet, Louis Dreyfus Holding investira 10 millions de dollars dans NISABA. Ce nouveau fonds sera spécialisé dans les petites et moyennes entreprises intervenant sur toute la chaîne de valeur agricole en Afrique Sub-saharienne. L’objectif est de combiner la connaissance de la chaîne de valeur agricole de Louis Dreyfus, et l’impact investing avec l’utilisation de capital de long terme pour améliorer les capacités techniques, promouvoir le développement d’un secteur plus équitable, favoriser l’innovation et améliorer la distribution de richesse en faveur des petits fermiers et de leurs communautés. NISABA aura un portefeuille équilibré en termes de géographies, d’activités et de produits et investira dans des marchés en développement, là où le financement de la chaîne de valeur agricole fait défaut. L’accent sera mis sur les petites entreprises associant retours sociaux, environnementaux et financiers, en améliorant l’accès aux données, à la formation, aux technologies de l’innovation ainsi qu’à la finance et à la gestion des risques. En renforçant également l’accès au marché et en reliant producteurs et consommateurs finaux. Enfin, le fonds soutiendra les capacités techniques locales de manutention après-récolte ainsi que les solutions de transformation à valeur ajoutée et de conditionnement.
L’Indice mondial de la confiance des investisseurs s’établit à 114,3 en octobre, en baisse de 2,3 points par rapport au niveau de 116,6 (en données corrigées) enregistré en septembre, selon les chiffres publiés par State Street Global Exchange. Le repli de la confiance est principalement dû à une baisse de l’indice régional pour l’Amérique du Nord, passé de 133,2 à 125,5, ainsi qu’à un recul de 5,8 points de l’indice régional de la confiance en Europe, qui termine à 89,9. En revanche, l’indice de la confiance en Asie s’établit à 111,0, en hausse de 13,2 points.« Malgré l’incertitude persistante quant aux perspectives économiques mondiales et les commentaires prudents de la Fed, la confiance des investisseurs institutionnels demeure globalement positive » commente Ken Froot, de State Street Associates. « Entre temps, la position de plus en plus conciliante adoptée par les décideurs politiques dans le monde et les espoirs de réforme dans le secteur des entreprises d’état en Chine ont eu un impact majeur sur les investisseurs en Asie, dopant l’indice régional de la confiance de 13,2 points. C’est la première fois cette année que l’indice régional pour l’Asie dépasse le niveau 100 considéré comme neutre, indiquant un sentiment plus favorable à la prise de risque ». « Compte tenu de certaines données fondamentales récemment observées au sein de l’union monétaire, la chute de la confiance des investisseurs européens est préoccupante » ajoute Timothy Graf, responsable de la stratégie macro pour la zone EMEA chez State Street Global Markets. « L’inflation ne reprenant pas dans la zone euro, il faudra probablement que la banque centrale concrétise ses allusions suggérant la nécessité d’un assouplissement supplémentaire de sa politique monétaire, avant de voir une amélioration dans le sentiment des investisseurs ».
Aviva Investors a annoncé le 27 octobre avoir révisé à la hausse sa prévision de total return sur la période 2015-2019 pour l’immobilier européen à 9% par an brut de commissions, contre 8,7% précédemment.Selon les dernières évaluations des risques macro réalisées par Aviva Investors, l’Allemagne, la Suède et la Pologne affichent les fondamentaux macroéconomiques les plus robustes et sont les pays les mieux positionnés pour faire face à des à-coups dans la croissance. Sans surprise, les risques macroéconomiques sont plus élevés dans les économies du sud de l’Europe, l’Espagne, le Portugal, l’Italie et la Grèce. Toutefois, on peut trouver des poches de valeur, estime Chris Urwin, spécialiste de la recherche internationale chez Aviva Investors. Les marchés de bureaux en Espagne et aux Pays-Bas semblent relativement séduisants sur une base ajustée du risque.
CPR AM a officialisé le 27 octobre le lancement de CPR GEAR Emergents (Newsmanagers du 22 septembre 2015), fonds d’actions émergentes dont l’objectif est de déceler les meilleures opportunités d’investissement au sein des marchés émergents. Le fonds géré par Rodolphe Taquet, responsable de la gestion actions internationales, et Seiha Lok, gérant actions internationales, a pour objectif de surperformer de façon régulière le MSCI Emergents sur une durée minimale de placement recommandée de 5 ans. Pour faire face à des marchés actions de plus en plus mouvants tant en termes de styles que de cycles, l’équipe de gestion quantitative de CPR AM, sous la responsabilité de Cyrille Collet, directeur de la gestion actions, s’est appliquée, depuis quelques années, à développer des stratégies de gestion susceptibles de lui permettre de mieux identifier les régimes de marchés afin d’adopter la sélection de valeurs la plus pertinente. Après avoir mis en place ce processus de gestion sur les actions internationales avec CPR Global Equity All Regime (ou GEAR), fonds lancé en décembre 2013, l’équipe de gestion lance cette nouvelle stratégie dédiée aux actions émergentes qui a pour but de permettre à ses clients, suivis depuis de longues années au travers de fonds ouverts ou mandats dédiés, d’opérer un retour pertinent sur les marchés émergents. «Même si la zone émergente, largement impactée par le contexte de hausse des tensions financières, traverse une mauvaise passe économique, nous pensons que la situation de plusieurs économies émergentes devrait se stabiliser dans les prochains mois. Bien que quelques pays comme le Brésil, la Chine ou la Russie connaissent les aléas d’un changement de modèle économique, la croissance des pays émergents reste nettement supérieure à celle des pays développés. A terme, nous pensons que la période de disgrâce devrait, pour certains s’achever, portée par la stabilisation des devises locales et l’augmentation de la consommation intérieure», précise Rodolphe Taquet, responsable de la gestion actions internationales. Dans la lignée de la stratégie «GEAR», CPR GEAR Emergents s’appuie sur la même philosophie de gestion qui consiste à ajuster le mode de sélection de titres en fonction du régime de marché anticipé. Dans les faits, via des indicateurs développés en interne, les gérants vont dans un premier temps identifier le régime de marché (baissier ou haussier) des marchés émergents. Dans un second temps grâce au modèle quantitatif, l’équipe utilise les facteurs les plus porteurs identifiés et constitue un portefeuille d’environ 120 valeurs (sur un univers de départ de 2.000 valeurs dont 837 au sein du MSCI Emerging Markets). Enfin, ils vont, grâce à une analyse macro et microéconomique réalisée chaque trimestre en étroite collaboration avec la stratégie, définir le cadre des expositions géographiques au sein de la zone. «Nous privilégions actuellement le Mexique, la Thaïlande et l’Inde dont le dynamisme de l’activité et la stabilité économique se confirment. En termes de secteurs, la consommation courante (agroalimentaire), les services publics et la santé nous semblent attractifs au détriment des banques, des semi-conducteurs et des télécom», conclut Seiha Lok, qui a rejoint l’équipe en 2013 comme spécialiste de la zone.
L’investissement de long terme et la finance durable sont des sujets très médiatisés, mais l’objectif de Edmond de Rothschild Private Equity n’est pas de surfer sur les thèmes à la mode."Pour assurer un vrai pipeline d’investissement durable et rentable à long terme, il faut éviter les phénomènes de mode et créer un modèle de partenariat fondé sur l’alliance de l’expertise financière et de celle du domaine choisi. J’en donnerai pour exemple notre association avec l’Office National des Forêts (ONF) à l’international dans le cadre de l’agroforesterie et avec Luc Rigouzzo et Laurent Demey d’Amethis Finance, le fonds d’investissement responsable dédié exclusivement à l’Afrique (fonds fermé aux nouvelles souscriptions). Il faut aussi que les initiateurs s’engagent personnellement pour tester les concepts et atténuer les risques. Dans tous nos projets, les fonds propres de la famille Rothschild sont les premiers investis pour mitiger les risques initiaux. Ce n’est qu’ainsi que peuvent se construire une gouvernance durable et une exécution éprouvée et c’est le modèle que nous appliquons à toutes nos stratégies"; explique Johnny El Hachem, Global Head de Edmond de Rothschild Private Equity à Genève, dans un entretien à L’Agefi suisse. Le groupe présidé par Ariane de Rothschild entend accroître ses actifs sous gestion privée de 50%, et passer de 3 milliards d’euros à 4,5 milliards d’euros dans les deux ans en lançant notamment «de nouveaux millésimes de nos véhicules existants dédiés à l’infrastructure (autoroutes, parking, mais aussi hôpitaux, écoles, universités et maisons de retraite), à la dépollution, au développement africain, et aux biotech».
Le spécialiste de l’immobilier BMO Real Estate Partners, ex-F&C REIT avant le rachat l’an dernier de F&C par le groupe canadien BMO, vient de réaliser un premier closing sur son nouveau fonds immobilier paneuropéen, rapporte le site spécialisé IPE Real Estate. Les investisseurs allemands ont ainsi engagé 150 millions d’euros pour des investissements dans de l’immobilier retail en Europe. Ian Kelley, recruté en mai dernier comme responsable France et «fund director» pour l’Europe, a indiqué au site spécialisé que BMO Real Estate espérait lever 350 millions d’euros d’ici à la fin de l’année. Avec le levier, le fonds pourrait ainsi investir quelque 700 million d’euros. Le fonds, structuré comme un fonds allemand réservé aux investisseurs institutionnels, est sur le point de réaliser sa première acquisition sur le marché parisien. Il met en œuvre une stratégie «core» et vise des rendements nets de 4%.
Environ 92 % des fonds actions de la zone euro et 87 % des fonds actions européennes gérés activement ont fait moins bien que leur indice de référence sur dix ans au 30 juin 2015, montre une nouvelle étude de S&P Dow Jones Indices qui apporte de l’eau au moulin de la gestion passive. Sur un an, trois et cinq ans, ils sont aussi plus de 50 % à échouer dans leur mission de battre le marché. Et même, plus l’horizon d’investissement est long, moins ces fonds gérés activement parviennent à faire mieux que les indices. Pour les actions des marchés émergents, domaine dans lequel on attend habituellement des qualités de la part des gérants actifs, ce sont près de 98 % des fonds qui, sur dix ans, sous-performent. Le pire score revient aux fonds en actions américaines, qui sont plus de 98 % à faire moins bien que l’indice.Concernant les fonds à gestion active investissant dans des actions françaises, 86 % d’entre eux ont dégagé des rendements inférieurs à l’indice France BMI. Sur des horizons d’investissement d’un, de deux et de cinq ans, ces fonds ont dégagé des rendements inférieurs à l’indice.Pas étonnant dans ce contexte que de nombreux fonds ferment boutique… Ainsi, sur dix ans, plus de la moitié des fonds actions européennes (51 %) et actions zone euro (56 %) ont disparu. Pour les fonds actions françaises, ce taux est à 49 % et pour les actions américaines, à 63 %. Finalement, les fonds émergents s’en sortent bien, étant plus de 61 % à survivre après 10 ans…
38 % des investisseurs institutionnels interrogés dans le cadre d’une enquête de NN IP (*) considèrent les valorisations des obligations à haut rendement européennes comme nettement plus attrayantes que celles d’autres zones géographiques. 27% des professionnels interrogés déclarent que les valorisations sont solides ou très solides dans la zone euro, tandis que 22% citent les États-Unis et 18% le Royaume-Uni et le Japon. En outre, 26% considèrent que la diminution du taux de défaut en Europe est un facteur de soutien majeur pour le secteur des obligations à haut rendement et 12% sont d’avis que les fondamentaux de crédit des obligations à haut rendement européennes rendent même le secteur attrayant. Enfin, 54 % des investisseurs interrogés anticipent une augmentation de l’exposition des institutionnels à ce marché au cours des prochaines années. Selon Sjors Haverkamp, responsable European High Yield chez NN Investment Partners, “les spreads de crédit se sont élargis à partir de mai, après l’augmentation de l’aversion pour le risque. Ils sont toujours supérieurs à ce qui pourrait être considéré comme normal dans le cycle actuel, de sorte que les obligations risquées semblent offrir un certain potentiel de création de valeur. Les investisseurs voudront cependant davantage que cela, ils voudront également voir une amélioration des fondamentaux. En Europe, la politique monétaire de la BCE sera sans aucun doute favorable, mais il est clair que les investisseurs reconnaissent que les fondamentaux de crédit et le repli du taux de défaut constituent aussi des facteurs de soutien.”(*) Résultats d’une étude de NN Investment Partners sur la base d’une enquête mondiale menée par Citigate Dewe Rogerson auprès de 103 investisseurs institutionnels en septembre 2015
Le fonds d’investissement américain Starwood Capital a acheté pour 5,37 milliards de dollars au fonds d’investissement immobilier Equity Residential un portefeuille de 23.262 appartements répartis dans 72 ensembles d’immeubles à travers les Etats-Unis, indique Le Figaro. L’opération représente l’acquisition de biens immobiliers autre que des hôtels la plus importante de l’histoire du groupe. La finalisation de la transaction est prévue au premier trimestre 2016.
Grégory Molinaro, responsable gestion dynamique de l’allocation de Groupama AM, indique être passé de sur- à sous-pondérer sur les actions début octobre à la faveur du rebond observé. «Nous sous-pondérons désormais toutes les zones géographiques, notamment les grandes capitalisations de la zone euro compte tenu des incertitudes sur la croissance et la politique monétaire américaine. En revanche, au sein des actions, nous maintenons notre surpondération sur les petites et moyennes capitalisations qui, fondamentalement sur des secteurs de niche, font preuve d’une meilleure résistance dans le cadre d’indicateurs de croissance revus légèrement en baisse», explique-t-il à L’Agefi. Les obligations sont toujours surpondérées par rapport au cash et aux actions, pour des raisons de portage et de décorrélation.
Olivier Raingeard, chef économiste et responsable de la stratégie d’investissement de la Banque Neuflize OBC, anticipe qu'à court terme deux facteurs devraient contribuer à la réduction du risque lié aux pays émergents. «D’une part, la banque centrale américaine devrait décaler son calendrier de hausse des taux à l’année prochaine. D’autre part, des signes de stabilisation de l’activité en Chine devraient être constatés en toute fin d’année», estime-t-il. A moyen-long terme, «la thématique du risque émergent demeurera centrale», souligne l'économiste dans L’Agefi. Le changement de modèle économique de la Chine va prendre du temps «et sera source d’inquiétudes récurrentes» et les conditions de financement des pays émergents, historiquement liées à la politique monétaire de la Fed, «le sont d’autant plus aujourd’hui que ces derniers se sont massivement endettés en dollars au cours des dernières années», résume Olivier Raingeard.
Le consensus de marché sur le maintien du statu quo sur les taux américains jusqu'à la fin de l’année, quelques résultats d’entreprises meilleurs que prévu et la perspective d’un renforcement de la politique d’assouplissement quantitatif de la Banque centrale européenne ont soutenu le regain d’appétit pour le risque des investisseurs ces derniers jours. Pour la première fois depuis février 2015, les fonds dédiés aux actions, aux obligations et aux matières premières ont enregistré des flux positifs durant la semaine au 21 octobre. Toutes zones géographiques confondues, les fonds spécialisés sur les actions ont ainsi terminé la semaine sur une collecte nette de 5,1 milliards de dollars, la plus importante des cinq dernières semaines. Les fonds obligataires ont attiré 3,4 milliards de dollars, enregistrant ainsi leur deuxième semaine d’entrées nettes, selon des statistiques communiquées par BofA Merrill Lynch sur la base de données fournies par le cabinet spécialisé sur l'évolution des flux EPFR Global. Au sein des fonds actions, les stratégies dédiés à l’Europe ont enregistré une collecte nette de 1,6 milliard de dollars si bien que ces stratégies affichent des flux positifs pendant 21 des 23 dernières semaines. Après trois semaines consécutives de rachats, les fonds d’actions japonaises ont attiré 1,2 milliard de dollars. Les fonds d’actions américaines ont drainé 1,3 milliard de dollars, mais cela est la résultante d’une collecte de 2,4 milliards de dollars dans les ETF et de rachats dans les mutual funds pour un montant de 1 milliard de dollars. A noter enfin que les fonds spécialisés sur les actions émergentes affichent une modeste collecte de 0,4 milliard de dollars, la deuxième en deux semaines, qui intervient après 51 milliards de dollars de rachats au cours des trois mois précédents. Côté obligataire, on notera la collecte substantielle des fonds de high yield, pour un montant de 3,9 milliards de dollars, le plus important des huit derniers mois. Les fonds d’obligations notées en catégorie d’investissement ont attiré pour 0,5 milliard de dollars. En revanche, les fonds spécialisés sur les titres du Trésor américain ont terminé la semaine au 21 octobre sur une décollecte de 1,1 milliard de dollars, la plus importante des seize dernières semaines. Les fonds de dette émergente ont subi une décollecte limitée de 0,3 milliard de dollars.
Des investisseurs institutionnels conseillés par J.P. Morgan Asset Management ont vendu l’immeuble Carré Pleyel à AG Real Estate. Situé à prioximité de la future station du Grand Paris «Saint-Denis Pleyel», cet immeuble de bureaux livré en 2003 est loué à 7 locataires de grande qualité. Le bâtiment totalise 17.400 m2 de bureaux aux standards internationaux disposant d’une offre de services complète et de qualité. L’acquéreur a été assisté du cabinet d’avocats Wragge et de l’étude Théret. Le cabinet d’avocats Gide, S2I et l'étude C&C Notaires ont de leur côté conseillé le vendeur. La transaction a été réalisée par Jones Lang Lasalle dans le cadre d’un mandat co-exclusif avec DTZ (C&W).
Le private equity et la microfinance ne semblent pas à première vue liés du point de vue des investisseurs «classiques». Les principaux opérateurs de la microfinance privée n’ont cessé toutefois de suggérer le contraire ces derniers mois, rapporte L’Agefi suisse. Responsability à Zurich et Symbiotics à Genève ont annoncé récemment des investissements en private equity dans les énergies renouvelables. Dans la biomasse en Inde et dans le solaire en Afrique. Cette diversification vers le private equity semble répondre à deux logiques. De diversification précisément, et de rendement, face à la baisse tendancielle des taux dans la microfinance. Une évolution assez compréhensible des stratégies de placement, avec la croissance des Etats et entreprises dans lesquels ils sont investis. Responsability ou Symbiotics ont plus de dix ans d’existence. Ils ont vu grandir les entreprises qu’ils ont financé indirectement, en refinançant des institutions de microfinance. Certaines entités n’ont plus besoin de microprêts, mais de financements plus importants. Ce que ne permet pas toujours le système bancaire local, encore moins les marchés actions souvent balbutiants. Dans la microfinance, ces gestionnaires bénéficient aussi d’une présence sur le terrain de longue date qui permet d’avoir du recul et de procéder aux audits locaux pour le private equity. Cette évolution s’inscrit pourtant toujours dans l’esprit initial: permettre au plus grand nombre l’accès à l’emploi, à l’énergie, à l’alimentation etc. Sauf qu’au lieu de le faire indirectement, elles commencent à le faire de plus en plus en direct avec des prises de participation.
Le patron de l’autorité suisse de surveillance des marchés financiers (Finma) qualifie l’environnement de taux bas actuel de gros défi pour l’industrie de la finance. Les effets à long terme des taux bas remettent en question les fondements des modèles commerciaux des banques et des assurances, a déclaré Mark Branson dans une interview à la Schweiz am Sonntag. Cet environnement est unique et, selon Mark Branson, il n’est pas exclu que cette phase ne dure pas des années, mais des décennies. «Nous devons nous demander si le secteur financier est adapté à un tel scénario», a-t-il estimé.
Les entreprises des marchés émergents qui publient des informations sur les aspects environnementaux, sociaux et de gouvernance ont dégagé un rendement annuel de 9,4 % contre une hausse de l’indice de 5,4 %, montre une étude publiée par Alquity et Cass Business School portant sur 4.400 sociétés cotées sur 2011-2015 et citée par Investment Europe. L’étude constate également une augmentation de la transparence en matière d’ESG dans les marchés émergents.
Conséquence de la volatilité des marchés, les fonds d’investissement au format Ucits ont enregistré au mois d’août une collecte de seulement 9 milliards d’euros, en très forte baisse par rapport aux 63 milliards d’euros du mois de juillet, selon les statistiques communiquées par l’association européenne des gestionnaires d’actifs (Efama). Les fonds de long terme ont ainsi terminé le mois sur une décollecte nette de 3 milliards d’euros, alors qu’ils avaient collecté 39 milliards d’euros en juillet. Tant les fonds actions que les fonds obligataires ont bouclé le mois d’août en territoire négatif, pour des montants de respectivement 3 milliards d’euros et 12 milliards d’euros, après des collectes de 12 milliards et de 4 milliards d’euros. Les fonds diversifiés ont encore attiré 8 milliards d’euros contre 18 milliards d’euros en juillet. La collecte des fonds monétaires s’est réduite de moitié à 12 milliards d’euros contre 24 milliards d’euros le mois précédent. Les fonds non coordonnés ont encore drainé 6,4 milliards d’euros en août, contre 8 milliards d’euros en juillet. La collecte des fonds réservés aux investisseurs institutionnels a progressé à 8,3 milliards d’euros contre 6,5 milliards d’euros. Toutes catégories confondues, les actifs sous gestion des fonds européens ont diminué de 2,5% en août pour s'établir à 12.343 milliards d’euros.
La banque de développement allemande KfW vient de lancer une obligation verte d’un montant de 1,5 milliard d’euros sur cinq ans, à un prix de 99,935%, assortie d’un coupon de 0,125% par an et d’un rendement de 0,138%. Depuis le début de l’année, la KfW a ainsi émis pour 2,6 milliards d’euros d’obligations vertes. En mars dernier, la KfW a proposé une émission de 600 millions de dollars australiens et en juillet, une autre pour un montant de plus de 500 millions de livres sterling.
Mirova, la filiale dédiée à l’investissement responsable de Natixis Asset Management, a publié le 21 octobre son premier rapport d’engagement pour partager ses meilleures pratiques en ISR. Cette démarche est notamment mise en œuvre au travers de sa plateforme d’engagement collaboratif. Le rapport d’engagement rend compte de la façon dont la société de gestion exerce son influence en vue d’une meilleure prise en compte des enjeux de développement durable dans les marchés financiers. Le rapport référencie les actions mises en oeuvre par Mirova sur l’ensemble des classes d’actifs qu’elle gère (actions, obligations, infrastructures) et auprès de tous les acteurs du marché : la place financière, les régulateurs, ainsi que les entreprises. Depuis 2014, Mirova a mis en place sa propre plateforme d’engagement collaboratif. Constituée d’experts Mirova et de représentants de leurs clients, elle offre à Mirova et ses partenaires un levier d’influence, à travers un dialogue étroit avec les entreprises sur leurs pratiques les plus controversées. Les deux premières initiatives d’engagement collaboratif de la plateforme ont été lancées sur des thématiques en lien étroit avec l’actualité. D’une part, la gestion des risques dans la chaîne d’approvisionnement dans le secteur des technologies de l’information et de la communication, ainsi que dans le secteur textile où la compétition par les prix entraîne de nombreuses dérives ; d’autre part, l’exploration off-shore en Arctique dont les risques environnementaux et financiers sont insuffisamment pris en compte dans un contexte de budget carbone restreint. Ces deux premières initiatives sont soutenues par 32 investisseurs institutionnels et ciblent 16 entreprises dont les pratiques sont considérées comme déficientes. Au-delà, d’une transparence accrue, la plateforme d’engagement collaboratif de Mirova se donne 3 ans pour obtenir une amélioration des pratiques ou des changements de stratégie des entreprises ciblées. Mirova lancera sa troisième initiative d’engagement collaboratif sur le thème du financement de la transition vers une économie bas carbone d’ici janvier 2016. « C’est uniquement par la mobilisation du plus grand nombre que nous pourrons relever les défis majeurs auxquels nous sommes collectivement confrontés. À son niveau, Mirova est déterminée à contribuer à une meilleure prise en compte des critères environnementaux et sociaux dans le fonctionnement des marchés financiers. C’est dans cette optique que Mirova va lancer sa troisième initiative d’engagement collaboratif sur le thème du financement de la transition vers une économie bas carbone », souligne Hervé Guez, directeur recherche investissement responsable de Mirova, cité dans un communiqué.
Le « pricing power », qui consiste pour une entreprise à être dans un rapport de force favorable vis-à-vis de ses clients, est un concept que l’on trouve uniquement dans quelques secteurs bien particuliers, comme le luxe ou l’aéronautique, explique Gérard Moulin, responsable actions Europe Pricing Power chez Amplégest, à NewsManagers TV. En revanche, les secteurs où le client est roi, comme la grande distribution, le transport aérien ou les télécommunications, sont à bannir ! Mais cela n’est pas figé. Dans un contexte de concurrence exacerbée, certains secteurs ou certaines valeurs ont tendance à sortir de cet univers « pricing power », tandis que d’autres apparaissent à la faveur des nouvelles technologies... En tout cas, dans un environnement de croissance molle, les sociétés « pricing power » devraient ressortir, conclut Gérard Moulin. Pour voir la vidéo, cliquez sur ce lien : http://www.newsmanagers.com/NewsManagersTV/unexpertvousparle.aspx?id=1320