Deutsche Asset & Wealth Management (Deutsche AWM) a annoncé, le 14 octobre, le lancement d’un ETF offrant une exposition au marché des obligations d’entreprise libellées en dollar US. Le db x-trackers Barclays USD Corporate Bond UCITS ETF (DR) réplique l’indice Barclays USD Liquid Investment Grade Corporate. Cet indice se compose de près de 1.500 obligations, dont plus de 80% émises par des entreprises domiciliées aux Etats-Unis. L’ETF est coté sur Deutsche Börse et sera bientôt coté sur le London Stock Echange. La notation de crédit moyenne attribuée aux obligations au sein de l’indice est de catégorie « investment grade » (soit au moins Baa3 pour Moody’s, BBB pour Fitch Ratings ou BBB- chez Standard & Poor’s) et le rendement de l’indice s’élève actuellement à 3,69%. « Aujourd’hui le rendement de nombreuses obligations souveraines de maturité courte est négatif, autrement dit les investisseurs paient pour détenir ces obligations. Il existe aujourd’hui une demande pour le segment obligataire offrant des rendements raisonnables. Notre nouvel ETF exposé aux obligations corporate libellées en dollar US répond à cette demande », commente Houda Ennebati, responsable ETF France chez Deutsche AWM. L’ETF est en réplication physique et affiche un total annuel de frais sur encours de 0,2%. Au 31 août 2015, les ETF obligataires avaient déjà attiré près de 52,8 milliards de dollars de collecte depuis le début de l’année au niveau mondial. Deutsche AWM propose une large gamme d’ETF obligataires, notamment le db x-trackers Barclays Global Aggregate Bond UCITS ETF qui offre une exposition au marché global des obligations d’Etat, supranationales, d’entreprise, ABS et MBS de toute maturité ayant une notation de crédit « investment grade ». L’ETF a été lancé en mars 2014 et affiche plus de 500 millions d’euros d’actifs sous gestion.
Le fonds de capital-risque global AXA Strategic Ventures va investir 500 000 euros dans Art2M, une plateforme d’art et d’objets connectés pour les collectionneurs et investisseurs. Cet investissement doit permettre à Art2M d’intensifier son effort de R&D et de s’implanter à l’étranger, notamment aux Etats-Unis et en Chine. « L’Internet des objets est l’un des cinq secteurs dans lesquels nous souhaitons investir. L’approche d’Art2M correspond parfaitement à nos besoins car elle fournit un service de veille globale en matière d’objets connectés (...)» indique Minh Q. Tran, directeur général d’AXA Strategic Ventures, cité dans un communiqué.AXA Strategic Ventures est destiné à favoriser l’innovation dans les métiers de l’assurance, de l'épargne, de la banque et la gestion d’actifs dans le but d’améliorer l’expérience client. Il affiche un encours de 200 millions d’euros.
La banque publique Bpifrance vient de créer un fonds d’investissement dédié au secteur du tourisme qui sera opérationnel dès le 8 octobre 2015. Doté de 100 millions d’euros avec un premier palier à 50 millions, France Investissement Tourisme a pour mission d’investir en tant qu’actionnaire minoritaire des montants de 0,5 million à 5 millions en fonds propres ou quasi fonds propres dans des entreprises du secteur Tourisme- Loisirs. Il sera ouvert dans un second temps à des souscripteurs tiers, notamment des professionnels du secteur, qui souhaitent s’impliquer dans l’évolution de la filière. Il couvrira tous les pans du tourisme et des loisirs :- l’hôtellerie et toutes formes de gestion d’hébergement (hôtellerie traditionnelle, thalassothérapie ou thermalisme, campings, résidences hôtelières, structures d’accueil, résidences de tourisme...),- la restauration (chaînes de restaurants, vente à emporter, restauration collective, restauration rapide...),- le voyage et les transports touristiques (tour operators, excursionnistes, transport fluvial, aérien, location de voitures...),- les loisirs et l’utilisation du temps libre (infrastructures sportives ou ludiques, parcs de loisirs, stations de sports d’hiver, salles de spectacles, médias dans la partie loisirs...),- l’ensemble des solutions dédiées spécifiquement au secteur (distribution, collaboratif, digital...) participant à la nouvelle économie du secteur.Le fonds permettra de capitaliser sur l’expertise actuelle des équipes de Bpifrance dans ce secteur. Le portefeuille Tourisme représente près de 15 % de l’activité des investissements directs de Bpifrance dans les PME pour une dizaine d’entrepreneurs accompagnés par an. Bpifrance souhaite amplifier cette action et la structurer à travers un fonds dédié, qui répond à plusieurs préoccupations dont celle de servir de catalyseur pour les opérations structurantes en co-investissement avec les fonds privés et si nécessaire en lien avec les fonds de Bpifrance pouvant investir des tickets plus importants. Serge Mesguich, directeur du pôle Tourisme-Loisirs et membre du comité de direction Fonds Propres PME à Bpifrance, dirigera le fonds France Investissement Tourisme.
«Soyez impertinents». C’est le conseil d’un expert. A l’occasion d’une table ronde sur le thème des stratégies digitales dans les sociétés de gestion qui se tenait le 13 octobre dans le cadre de L’Agefi AMTech Day 2015, Philippe Waechter a souligné que les réseaux sociaux méritaient peut-être qu’on y instille une dose d’impertinence. «Les réseaux sociaux ne doivent pas forcément entrer dans le moule de l’entreprise, avec des objectifs en tête. Ils doivent être un espace de liberté, dans lequel on peut avoir une vision d’impertinence», a estimé l'économiste en chef de Natixis devant un parterre comble. Il a toutefois reconnu qu’il bénéficie d’un statut privilégié dans la mesure où la confiance dont il jouit chez Natixis lui donne toute latitude dans son mode d’expression. On peut ajouter que Philippe Waechter appartient sans aucun doute aux rares représentants des sociétés de gestion qui s’expriment très régulièrement sur les réseaux sociaux. Mais le fait qu’il fasse figure d’exception illustre bien la difficulté de la tâche. Alors même que l’intérêt des sociétés de gestion pour les réseaux sociaux ne cesse de croître, comme le montre bien la dernière enquête réalisée par l’AFG auprès de ses membres (lire par ailleurs). Une présence efficace sur les réseaux sociaux constitue un défi majeur. Pour Bertrand Pujol, directeur marketing et communication chez CPR Asset Management, qui relève la focalisation de CPR dans un premier temps sur Twitter, «le vrai défi pour nous est de faire coïncider l’instantanéité du réseau social avec notre statut d’investisseur de long terme»."La vraie problématique pour une entreprise, c’est de réussir à développer son contenu dans la durée», poursuit Philippe Waechter. «Les réseaux sociaux ne doivent pas être laissés aux animateurs. Les experts doivent s’en saisir car il s’agit de générer un effet de réputation. Il s’agit de donner envie au visiteur de revenir avec la certitude qu’il trouvera des choses intéressantes et pertinentes». Dans cette perspective, Philippe Waechter donne la préférence à Twitter tout en reconnaissant les mérites des blogs. CPR AM se félicite pour sa part du développement de ses blogs qui donnent aux gérants un «espace libre dans le respect de la compliance». De trois ou quatre gérants au départ, CPR compte désormais quelque 80 gérants et spécialistes de l’investissement actifs sur ses blogs, au rythme de quatre articles par semaine. Alors qu’un tweet a une durée de vie moyenne de 4 heures, un article de blog constitue un référencement qui va s’inscrire dans la durée et suscite du trafic via Google. CPR AM se veut également très actif sur Twitter où le profil de ses «followers» a fortement évolué dans le temps. «Au départ, notre base de followers était essentiellement composée de journalistes, a expliqué Bertrand Pujol. Aujourd’hui, deux tiers de nos followers sont des investisseurs finaux.» Quoi qu’il en soit, les réseaux sociaux et ses différentes déclinaisons ont pris une telle importance qu’on doit leur affecter des ressources et une inscription dans la stratégie numérique de l’entreprise. Car ils ne constituent qu’un volet, il est vrai essentiel, dans la détermination d’une stratégie numérique. Les intervenants ont reconnu que les réflexions dans ce domaine allaient bon train. Mais sans conclusions définitives. Alors que les réseaux sociaux font désormais partie des travaux pratiques. D’où la consultation de l’AMF et le groupe de travail de l’AFG sur le sujet...
L’investissement sectoriel a le vent en poupe. Selon une étude sur les ETF et l’investissement sectoriel en Europe menée par SPDR ETFs, en partenariat avec Kepler Cheuvreux, 63% des investisseurs interrogés ont mis en place un investissement par style («style investing»), et 44% une stratégie sectorielle («sector strategy»), et ces chiffres ne cessent d’augmenter. Sur les 44 % d’investisseurs qui ont mis en place une stratégie sectorielle, 52% l’ont fait dans des buts tactiques. « Une approche sectorielle permet aux investisseurs de tirer parti des tendances économiques qui ont des répercussions directes sur les performances de certains segments des marchés actions. Ajouter une stratégie sectorielle aux portefeuilles permet un investissement plus nuancé, tout en évitant les risques idiosyncratiques liés à l’investissement dans une seule action » déclare Antoine Lesné, responsable stratégie & recherche ETF, région EMOA chez State Street Global Advisors. L’étude a été menée en juin 2015 auprès de 135 investisseurs institutionnels en Europe continentale et au UK (dont 33% en France, 20% en Suisse, 14% au Benelux, 12% au UK, 9% en Allemagne/ Autriche, 7% en Italie, 3% en Scandinavie, 2% en Espagne/ Portugal). La majorité des participants étaient des sociétés de gestion (43 %) et des banques privées (43%) (Family Office 8%, Compagnie d’assurance 3%, fonds de pension 3%) D’après les participants à l’enquête, les secteurs technologique, bancaire et de la santé devraient surperformer le marché dans les trois prochains mois en Europe et aux Etats-Unis. En revanche, l’immobilier, les services publics et les ressources naturelles par exemple devraient sous performer. Les investisseurs interrogés utilisent des ETF pour leurs faibles coûts (71%), leur facilité d’utilisation (64%), leur liquidité (61%), ainsi que pour la possibilité offerte d’augmenter leur exposition à un marché ou secteur particulier (72%). 93% d’entre eux investissent dans des ETF actions, 55% dans des ETF obligataires, et 36% dans des ETF sur les matières premières. En conclusion, les investisseurs ont également été sondés sur les perspectives pour la fin d’année 2015, et les sujets à prendre en considération. 54% d’entre eux mentionnent la volatilité des taux d’intérêt, 37% l’économie mondiale, 33% l’économie chinoise, et 31% le Grexit.
Les family offices allemands investissent principalement dans des actifs d’entreprises allemandes ou situés en Allemagne. C’est ce que révèle une étude de Family Office Consulting citée par Das Investment. Lorsque ces investisseurs prennent des participations directes dans des entreprises, ils le font principalement via le private equity (à 68 %) et privilégient les sociétés allemandes, l’investissement à l'étranger présentant des obstacles linguistiques et juridiques. Dans l’ensemble, l’allocation des family offices fait la part belle à l’immobilier, qui représente 30 %, et aux actions (23 %). Les obligations pèsent 14 % des investissements, le private equity, 12% et le monétaire, 7%.
Elles ne font pas souvent la une. Les actions allemandes recèlent pourtant des pépites qui peuvent permettre de constituer un portefeuille très performant. C’est en tout cas la conviction de Frank Lübberstedt, qui gère le fonds Acatis Aktien Deutschland ELM, et qui était le 12 octobre de passage à Paris. Ce fonds d’actions allemandes «value», qui pèse plus de 160 millions d’euros, investit dans des entreprises de toutes tailles selon une analyse fondamentale «bottom up», avec de nombreux contacts avec les dirigeants des entreprises. Comprenant 30 à 40 lignes au maximum, le fonds retient des sociétés qui répondent à au moins un des critères suivants : barrières stratégiques à l’entrée donnant un avantage concurrentiel, valeur intrinsèque importante ou encore situation de crise temporaire surestimée par le marché. Depuis le début de l’année à fin septembre, le fonds, constitué à 25% de grandes capitalisations, à 25% de capitalisations moyennes (1 à 5 milliards d’euros) et à 50% de petites capitalisations, affiche une performance de 9,8%. Sur trois ans la performance atteint 16,5% par an pour une volatilité de 10,5% et un ratio de Sharpe de 1,5. Parmi les récentes acquisitions de portefeuille, Frank Lübberstedt a cité BMW. «Il y a environ quatre semaines, le titre a perdu 36% sans aucune raison fondamentale émanant de la société. Et je peux vous dire que le moteur diesel de BMW est de bien meilleure qualité que celui de VW et que sa culture d’entreprise est également bien meilleure. BMW est une entreprise familiale alors que VW est détenu à 30% par le Lande Basse-Saxe et se trouve soumis de ce fait à la fameuse loi «VW» qui peut bloquer un peu tout et n’importe quoi», a expliqué Frank Lübberstedt. Dans ce contexte, BMW affiche un potentiel de hausse de 40% dans les trois ans. Autre société acquise récemment, Nemetschek, le numéro deux mondial des logiciels d’architecture, numéro un en Allemagne avec une part de marché supérieure à 70% et qui affiche un potentiel de hausse de l’ordre de 50% dans les trois années à venir. Le logiciel BIM (Building Information Modelling) de la société va d’ailleurs devenir la norme en Europe : à compter de 2017, tous les projets financés par des fonds publics dans l’Union européenne devront être certifiés «BIM».
Le gestionnaire d’actifs immobiliers Aviva Investors Real Estate France a acquis auprès d’Affine, pour le compte d’entités du groupe Aviva, une plate-forme logistique construite dans le parc logistique de l’Aube à Buchères, près de Troyes. Cette plateforme est entièrement louée avec un bail longue durée à Eurodif, groupe européen présent dans les secteurs de la maison et de la mode. La plate-forme, livrée en mai 2013, développe 24.700 m² avec une extension possible à 30.000 m².
Amundi élargit sa gamme de fonds d’actions japonaises avec le lancement de 4 nouvelles parts sur le fonds Amundi ETF Japan Topix Ucits ETF. Ces nouvelles parts permettent de répliquer au plus près, à la hausse comme à la baisse, l’indice Topix, en yen ou directement en euro sans couverture contre le risque de change, ou encore en dollars avec une couverture quotidienne contre le risque de change USD/Yen ou en livre sterling avec une couverture quotidienne contre le risque de change GBP/Yen. Ces lancements s’additionnent à la part hedgée en euro déjà existante: Amundi ETF Japan Topix UCITS ETF - Daily Hedged EUR. L’indice Topix comprend les entreprises cotées sur la première section de la bourse de Tokyo (Tokyo Stock Exchange) pondérées par leur capitalisation boursière. Dans un environnement de marché caractérisé par une politique monétaire accommodante en soutien de l’économie japonaise, ces ETF permettent aux investisseurs d’accéder, en une seule transaction, à une large exposition aux entreprises japonaises cotées les plus liquides. Ces nouveaux lancements viennent compléter la gamme actions Japon d’Amundi qui comprend déjà Amundi ETF MSCI Japan Ucits ETF ainsi que Amundi ETF JPX-Nikkei 400 Ucits ETF qui existent avec ou sans couverture du risque de change. Amundi offre ainsi diverses expositions aux indices actions Japon. «Notre gamme actions Japon totalise aujourd’hui plus de 1,6 milliard d’euros et le lancement de ces nouvelles parts vient confirmer notre détermination à offrir aux investisseurs une large gamme de solutions pour les aider à mettre en place leurs stratégies d’investissement», souligne Valérie Baudson, CEO d’Amundi ETF, Indexing & Smart Beta.
Sur le marché européen des ETF smart beta, les flux ont été positifs au troisième trimestre, l’accélération de la croissance en septembre contrastant avec les flux négatifs du mois d’août. les nouveaux actifs nets (NAN) ont atteint 3 milliards d’euros entre janvier et fin septembre 2015, soit quelque 77% des NAN enregistrés sur l’année 2014, selon le dernier Baromètre des tendances mensuelles sur le marché des ETF smart beta européens publié par Lyxor. L’encours total sous gestion est en hausse de 37% par rapport à la fin de l’année 2014 et se monte à 10,7 milliards d’euros. Depuis le début de l’année, les flux à destination des ETF Smart Beta se concentrent essentiellement sur les ETF à approche fondamentale, à volatilité minimale et multifactoriels, les deux derniers types d’ETF bénéficiant respectivement de la hausse de la volatilité sur les marchés et de la quête de diversification des investisseurs. Si l’on examine les données sur un an glissant au troisième trimestre 2015, les entrées de capitaux au niveau des ETF smart beta demeurent relativement limitées. Le mois de septembre 2015 a toutefois été marqué par un net rebond par rapport aux flux négatifs du mois d’août. En revanche, la situation est tout autre pour le marché européen des ETF puisque les flux ont pratiquement atteint un niveau record en août, tandis que ceux de septembre ont été relativement limités compte tenu du mouvement vendeur enregistré en Chine durant l'été. Dans un contexte de hausse de la volatilité sur tous les marchés, les ETF fondés sur le risque bénéficient d’un net regain d’intérêt et les ETF à volatilité minimale ont recueilli plus d’un tiers des entrées de capitaux à destination des ETF Smart beta européens sur le trimestre. Dans le segment de l’allocation factorielle, les ETF multifactoriels ont poursuivi leur tendance positive, les investisseurs cherchant de nouvelles pistes de diversification dans un contexte de corrélations plus élevées que jamais au niveau des classes d’actifs traditionnelles.
Une nouvelle société américaine, Freedom Capital, s’est lancée dans l’investissement « antisocial », rapporte le Financial Times. La société soutient les industries comme les énergies fossiles et l’armement, espérant contre-balancer l’influence grandissante des fonds socialement responsables qui excluent ces secteurs. Freedom Capital cherche à séduire les Américains conservateurs et les investisseurs qui pensent que les sociétés pétrolières ou les fabricants d’armes sont sous-évaluées.
AEW Europe annonce l’acquisition, pour le compte d’un investisseur institutionnel, d’un portefeuille composé de 13 actifs auprès de Groupe Pierre & Entreprise. Ce portefeuille parisien de 12 600 m² est composé de 8 actifs de bureaux idéalement situés dans le QCA et de 5 actifs de commerces implantés dans des secteurs commerciaux de premier ordre. Les immeubles sont loués auprès d’une trentaine de locataires de grande qualité.
Marina Cohen, responsable de la gestion high yield chez Amundi, souligne dans L’Agefi que malgré une volatilité plus élevée qu’auparavant, le high yield européen lui semble toujours attrayant dans le contexte actuel, «caractérisé par une croissance modérée, des taux d’intérêts bas et des fondamentaux solides». Elle anticipe que les taux de défaut ne devraient pas remonter significativement dans les 12 prochains mois, «d’autant que l’exposition du high yield européen aux secteurs de l'énergie et des matières premières est limitée, à l’inverse du high yield américain», précise la responsable, ajoutant qu'à près de 5,8% à fin septembre, le rendement du high yield européen est à son plus haut niveau depuis juin 2013.
C’est bien connu, les investisseurs n’aiment pas l’incertitude. Faut-il se protéger contre le ralentissement de la croissance ou parier que cette tendance va inciter les banques centrales à muscler leurs mesures de stimulation ou, dans le cas des Etats-Unis, retarder la première hausse des taux d’intérêt depuis 2006 ? Dans ce contexte anxiogène, les investisseurs se sont rués sur les fonds monétaires qui ont enregistré des souscriptions nettes de 53 milliards de dollars durant la semaine au 7 octobre, le montant hebdomadaire le plus élevé en deux ans, selon une étude publiée le 9 octobre par Bank of America-Merrill Lynch qui reprend des données communiquées par le cabinet spécialisé sur l'évolution des flux EPFR Global. BofA Merrill Lynch explique l’ampleur de ces flux par des opérations de rachats de découverts plus que par un retour du goût du risque. De fait, les fonds actions ont subi des sorties nettes pour la troisième semaine consécutive, cette fois pour un montant de 4,3 milliards de dollars, et les fonds obligataires ont enregistré une décollecte nette de 2,4 milliards de dollars, la huitième au cours des neuf dernières semaines. Les fonds spécialisés sur les obligations à haut rendement et ceux dédiés à la dette émergente ont continué de subir des dégagements, de respectivement 2,5 milliards de dollars et de 600 millions de dollars. Dans l’univers des actions, les fonds spécialisés sur les actions japonaises ont terminé la semaine sur 2 milliards de dollars de rachats nets, un niveau jamais vu sur une semaine depuis novembre 2014. Les fonds dédiés aux actions américaines ont subi de leur côté une décollecte de 5 milliards de dollars. La décollecte sur les fonds d’actions émergentes s’est nettement infléchie à 600 millions de dollars mais le mouvement dure depuis treize semaines. Les fonds spécialisés sur les actions européennes, qui ont bénéficié d’entrées nettes sur 19 des 21 dernières semaines, ont encore collecté 2 milliards de dollars durant la semaine au 7 octobre.
Jean-Louis Mourier, économiste chez Aurel BGC, revient dans L’Agefi sur l’impact sur l’euro/dollar des incertitudes sur la croissance dans les pays émergents. Il souligne que l’incertitude sur les perspectives de croissance dans les émergents pèse sur leurs devises. «Pour limiter l’impact inflationniste de cette dépréciation, nombre d’entre eux vendent des dollars sur le marché des changes, exerçant une pression baissière sur le billet vert face à l’euro. D’autre part, la défiance envers les émergents attise un biais domestique des investisseurs, qui est plutôt favorable au dollar», explique-t-il. Concernant la livre sterling, compte tenu des perspectives de croissance et de l’accumulation des risques - notamment sur l’immobilier -, la Banque d’Angleterre devrait bientôt relever une première fois ses taux directeurs, selon Jean-Louis Mourier, et pousser la livre à se rapprocher de ses plus hauts du début de l'été, sous les 0,70 livre/euro.
Pour assainir des finances publiques affaiblies par la baisse du cours du pétrole, divisé par deux depuis 2014, les pays producteurs de pétrole et de gaz commencent à puiser dans leurs fonds souverains, indique L’Agefi. Le fonds norvégien va se délester de 3,7 milliards de couronnes (402 millions d’euros) pour combler le budget national, a annoncé Oslo mercredi. Le gouvernement étudie aussi la possibilité d’augmenter le plafond de sa poche actions au-delà de 60%, pour contrebalancer la baisse de rendement de son portefeuille d’obligations, liée au contexte de taux bas. Dans le Golfe, les Emirats Arabes Unis passent en revue les actifs de leurs sociétés publiques pour résorber leur déficit, annonçait Bloomberg mercredi. La société publique Abu Dhabi National Energy a aussi confié un mandat à Blackstone afin d'étudier toutes les options pour son portefeuille obligataire de 24 milliards de dollars. De son côté, le fonds souverain du Koweit « envisage de vendre et d'émettre des obligations au quatrième trimestre», relèvent les analystes de la Société Générale.
La plupart des gérants actions zone euro ISR étaient absents de Volkswagen ou sous-pondérés sur le titre en raison principalement d’une note faible sur le pilier «gouvernance» et de diverses controverses tant sur l’environnement que la gouvernance, indique Cedrus Asset Management dans une note consacrée au scandale Volkswagen, qui a éclaté le 18 septembre, et à ses conséquences sur les portefeuilles. Cedrus précise que 25% des fonds ISR actions zone euro qu’il détenait portefeuille étaient exposés au titre Volkswagen. «Au 18 septembre 2015, l’exposition de notre gestion actions zone euro au titre Volkswagen était de 0,28% contre 0,75% pour l’indice Eurostoxx. A plus grande échelle, l’encours actuel des fonds actions zone euro est d’environ 100 milliards d’euros. Sur la base de ces hypothèses, la sélection ISR a pu faire économiser environ 225 millions d’euros», estime Cedrus. D’autre part, 70% des fonds crédit ISR détenus en portefeuille par Cedrus étaient exposés à Volkswagen. «Au 18 septembre, notre fonds Credit était exposé aux obligations Volkswagen à hauteur de 0,64% contre 1,69% pour l’indice Barclays Euro Corporate Bond. A plus grande échelle, l’encours actuel des fonds obligataires de la zone euro est d’environ 400 milliards d’euros. Encore une fois, sur ces bases, l’ISR a permis d'éviter une diminution des actifs sous gestion de l’ordre de 420 millions d’euros», estime Cedrus. Au total, l’ISR aurait donc permis d'éviter près de 650 millions d’euros dans le cadre de cette affaire Volkswagen et cela simplement gràce à une gestion de fonds ISR...
Les actifs gérés en épargne salariale sur les PEE et les PERCO atteignent 119,8 milliards d’euros au 30 juin 2015, selon des statistiques communiquées par l’Association française de la gestion financière (AFG). Ils sont en progression de 9 % par rapport au 31 décembre 2014 et de plus de 8 % sur un an. Cette progression est due à un bon niveau de souscriptions et à la bonne performance des marchés d’actions sur la période. Au 30 juin 2015, les fonds diversifiés (73 milliards d’euros) représentent 61 % des encours contre 39 % pour les fonds d’actionnariat salarié (47 milliards d’euros). Les encours des fonds diversifiés progressent de 9 % sur six mois et de près de 11 % sur un an. Les encours des fonds d’actionnariat progressent de 9 % sur le premier semestre 2015 et de près de 7 % sur un an. Les investissements dans les fonds d’investissement socialement responsables (ISR) représentent 21 milliard d’euros soit une progression de 10,5 % sur un an. Hors actionnariat salarié, près de 1 euro sur 3 est donc investi désormais selon une démarche ISR. De leur côté, les placements dans les FCPE solidaires (5 milliards d’euros) progressent fortement (28 % sur un an) du fait principalement de la création de nouveaux fonds. Le nombre de comptes de porteurs d’épargne salariale (11 millions) reste stable. Sur ce premier semestre 2015, les salariés ont confirmé leur intérêt pour l’épargne salariale destinée à financer des projets personnels à moyen terme mais également à se constituer un indispensable complément de retraite. En effet, le solde de souscriptions nettes s’élève à 1,5 milliard d’euros sur 6 mois. Les versements sur l’ensemble des dispositifs d’épargne salariale se sont élevés à 8,8 milliards: 3 milliards en provenance de la participation, 3 milliards issus de l’intéressement, 1,3 milliard de versements volontaires et 1,5 milliard correspondant à l’abondement versé par les entreprises. Les rachats se sont élevés sur la période à 7,3 milliards. Au 30 juin 2015, les encours gérés dans les PERCO atteignent 11,8 milliards d’euros. Plus de 196.000 entreprises proposent un Perco à leurs salariés. Près de 2 millions de salariés ont déjà effectué des versements, soit une progression de 14 % sur un an. Du 1er janvier au 30 juin 2015, les versements sur le Perco se sont élevés à 1,2 milliard d’euros, soit une augmentation de 5% par rapport à l’année précédente. Ces flux se répartissent de la façon suivante : Participation : 29 % ; Versements volontaires des salariés : 18 % ; Intéressement : 21 % ; Abondement de l’entreprise : 32 %. Les rachats dans les Perco s’élevant à 316 millions d’euros, le solde net de souscription est de 925 millions d’euros. Les PERCO contribuent ainsi pour près de deux tiers à la collecte nette de l’épargne salariale sur la période.
Au deuxième trimestre, les remboursements nets de titres de dette s’élèvent à 12 milliards tandis que les administrations publiques résidentes procèdent à 11 milliards d’euros d’émissions nettes. Les émissions nettes d’actions cotées ressortent à 4 milliards d’euros, selon des statistiques communiquées par la Banque de France.Les non-résidents allègent leur position à hauteur de 10 milliards d’euros de titres de dette, vendant notamment 7 milliards d’euros de titres de dette des administrations publiques résidentes. Ils investissent parallèlement 5 milliards d’euros en actions cotées.
La société de gestion123Venture, spécialisée dans le capital investissement, les énergies renouvelables et l’immobilier, propose pour cette fin d’année deux thématiques d’investissement, l’une axée sur des marchés de croissance et d’avenir à travers le FCPI 123MultiNova V, l’autre sur des marchés plus défensifs et porteurs : tourisme, éducation, logement et le marché des séniors via le FIP 123France Opportunités. Le FCPI 123MultiNova V investit 40% de son actif sous forme d’actions dans les entreprises technologiques de croissance et 40% de son actif sous forme d’obligations convertibles dans les entreprises plus matures développant ou utilisant une technologie innovante. Le solde de son actif est conservé sous forme plus liquide (OPCVM monétaires). Les secteurs ciblés sont l’e-commerce, l’électronique, l’internet et les nouvelles technologies en général. Le FIP 123France Opportunités investira dans les PME et entreprises à la recherche de capitaux supplémentaires pour accélérer leur développement. Le fonds sera majoritairement composé d’obligations convertibles afin de mutualiser son risque en se constituant un portefeuille diversifié de titres obligataires émis par des sociétés non cotées.