Malgré un contexte à première vue peu porteur en raison notamment de rendements faibles, l’univers obligataire présente de nombreuses opportunités. Selon Meeschaert Asset Management, la poursuite du soutien de la BCE à l'économie, qui devrait donner un nouveau coup de pouce aux entreprises de la zone euro, l’impact limité des hausses de taux américains et la maîtrise du ralentissement de l'économie chinoise sont autant de facteurs favorables aux classes d’actifs high yield et convertibles. Dans le haut rendement, les spreads deviennent attractifs compte tenu de taux de défaut historiquement bas, 1,6% selon les données de Standard & Poor’s contre un taux de défaut implicite beaucoup plus élevé (6%). Benoît Vesco, responsable des gestions obligataires, a préconisé, le 27 novembre à l’occasion d’un point presse, de privilégier le high yield court terme, une stratégie défensive qui offre un rendement élevé par rapport au rendement moyen obligataire et une volatilité faible ayant sensiblement baissé depuis un an. Autre avantage, la classe d’actifs est peu corrélée aux obligations d’entreprises notées en catégorie d’investissement et aux obligations d’Etat tout en offrant une rentabilité supérieure. Depuis la fin 1979, sur douze années de tensions sur les obligations d’Etat américaines, seulement deux années ont vu une baisse du marché high yield américain (-4,2% de l’indice US HY 100 en 1990 et -0,7% en 1994). Du côté des convertibles, le secteur gagne en diversification alors que le marché primaire a été dynamique au premier semestre avec le retour des «jumbo deals» et une reprise des émissions ces derniers jours après une très nette accalmie pendant l'été. Les valorisations sur certains poids lourds des indices peuvent être élevées mais Maeschaert préfère les petites et moyennes capitalisations. «Les caractéristiques techniques sont plus favorables aux convertibles mid ou small cap», estimeThomas Raffy, responsable des gestions convertibles, d’abord à l'émission pour attirer les investisseurs sur des noms peu connus et ensuite, sur le marché secondaire, où les valorisations restent attractives à la différence des «blue chips».
Les groupes de capital-investissement et d’autres se tournent de plus en plus vers les hedge funds, cherchant à profiter des frais élevés et de la croissance du secteur, rapporte le Financial Times. Credit Suisse est en train de redémarrer une activité pour acquérir des participations minoritaires dans des sociétés de gestion de hedge funds, et Goldman Sachs est sur le point de fermer son deuxième fonds pour faire de même, tous les deux dans des véhicules de type private equity. Ils imitent ainsi Blackstone, Affiliated Managers Group et Dual Capital Partners chez Neuberger Berman.
Interrogé par InvestmentEurope, le président de l’association italienne de la gestion d’actifs Assogestioni, Giordano Lombardo, se dit positif sur l’avenir du secteur. « Les opportunités auxquelles le secteur italien de la gestion d’actifs fait face sont énormes. Les souscriptions nettes enregistrées entre janvier 2014 et août 2015 confirment la tendance des Italiens à épargner, qui, selon l’Institut national des statistiques, Istat, est au niveau de 8,7 %, soit en hausse de 0,8 % sur un an », déclare-t-il. « Sur les 81 milliards d’euros collectés entre janvier et août de cette année par les fonds ouverts, plus de 50 % se sont dirigés vers des fonds flexibles, tandis que 14 % sont allés dans des fonds diversifiés. Toutefois, ces chiffres confirment les habitudes des Italiens, 22 % des souscriptions totales allant toujours dans des produits obligataires, tandis que les fonds actions représentant seulement 7 % de la collecte totale depuis le début de l’année. Les Italiens commencent à valoriser les gérants actifs davantage que le « do it yourself », mais il est importante maintenant de renforcer les services de conseil », explique Giordano Lombardo.
A quelques encablures de l’ouverture de la conférence internationale sur le climat (COP21), 39 grands groupes français ont publié ensemble leurs engagements pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. De 2016 à 2020, les 39 entreprises signataires prévoient d’investir au moins 45 milliards d’euros pour des projets industriels et de R&D dans les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique et d’autres technologies bas carbone. Sur cette même période, elles anticipent également de mettre à disposition des financements bancaires ou obligataires à hauteur d’au moins 80 milliards d’euros pour des projets contribuant à la lutte contre le changement climatique, précise un communiqué. Cela s’ajoutent des investissements bas carbone à hauteur de 15 milliards d’euros dans de nouvelles capacités nucléaires et des investissements à hauteur de 30 milliards d’euros dans le gaz naturel comme énergie de transition, prévus sur les cinq prochaines années.Ce document met en avant l’ambition partagée de ces entreprises dans un texte commun, puis compile leurs engagements individuels sur la réduction de leur consommation d'énergie ou encore les investissements dans des technologies bas carbone. Lundi dernier à Genève, les PDG de 78 multinationales, essentiellement européennes mais aussi des pays émergents, avaient également publié une déclaration commune en faveur d’un accord ambitieux à Paris et de politiques claires et consistantes pour accompagner leur action.
Les OPC monétaires, qui affichent un encours consolidé de 282,3 milliards d’encours consolidé, ont enregistré au troisième trimestre une collecte nette positive de 9,2 milliards qui s’est traduite par des acquisitions de titres de créance long terme (+11,0 milliards) et des cessions de titres court terme (-1,8 milliard), selon des statistiques communiquées par la Banque de France. En cumul annuel, les OPC monétaires privilégient les acquisitions de titres de créance de long terme (+30,1 milliards) au détriment des titres à échéance plus courte (-21,7 milliards de titres court terme).Les OPC non monétaires, qui marquent un encours de 1.037,6 milliards d’euros, ont soldé le troisième trimestre 2015 sur une collecte négative de 12 milliards d’euros par le biais de cessions nettes d’actions (-8,9 milliards) et de titres de créance long terme (-4,7 milliards).Sur un an, les désinvestissements nets en actions augmentent (-17,8 milliards contre -13,0 milliards à fin septembre 2014) alors que les achats nets de titres de créance long terme s’atténuent (+9,1 milliards contre +19,1 milliards l’année précédente). Le troisième trimestre 2015 enregistre ainsi pour la première fois depuis le deuxième trimestre 2013 des cessions de titres de créance long terme.
Les investisseurs allemands font preuve d’un fort biais domestique. C’est ce que révèlent les statistiques de l’Université de Francfort publiées par FundResearch. Les chercheurs de cette Université ont analysé les portefeuilles de 5.000 investisseurs particuliers. Ce biais, qui constitue à privilégier les placements dans des valeurs de son pays d’origine, concerne 63 % des investisseurs. Si ce biais peut être considéré comme fort, il l’est moins qu’aux Etats-Unis ou au Japon, où 90 % des portefeuilles sont investis en majorité localement, note l'étude.
Axa Investment Managers – Real Assets (Axa IM – Real Assets), la filiale de gestion immobilière d’Axa Investment Managers, vient de finaliser l’acquisition de l’actif «The Rex Building» situé dans la City de Londres auprès de clients d’Aberdeen Asset Management. L’opération a été réalisée pour le compte d’Axa Selectiv’ Immo, un OPCI géré par Axa REIM SGP. Il s’agit de la quatrième acquisition d’Axa Selectiv’ Immo en 2014, après l’achat d’un actif de commerce loué à Bershka à Toulouse, de l’immeuble “1 Tudor Street”, également dans la City de Londres et de 35 % de participations dans le centre commercial Ruhr Park à Bochum, en Allemagne, acquis en partenariat avec une compagnie d’assurance AXA, précise Axa IM – Real Assets dans un communiqué.
Dans des marchés moins liquides et plus volatils, alors que la menace déflationniste entretient la nervosité des investisseurs, Allianz Global Investors (AllianzGI) reste convaincu de l’importance d’une approche d’investissement active, tant en matière de sélection de titres que d’allocations d’actifs. La société de gestion reste positive sur le potentiel d’appréciation des actions, tant en termes de valorisation que de croissance bénéficiaire et de hausse du dividende. « Dans le détail, nous privilégions les actions européennes, plus attrayantes que les actions américaines ou japonaises. Les actions émergentes nous semblent encore trop chères », a expliqué Andreas Utermann,directeur des investissements d’AllianzGI, le 26 novembre à l’occasion d’un point de presse. « Sur le marché obligataire, il est évident que les obligations souveraines des pays développés n’apportent plus aucun rendement aux investisseurs. Les opportunités sont à chercher du côté des obligations indexées sur l’inflation, de la poursuite de la convergence entre les taux des pays européens de la périphérie et les taux des pays- coeur, et sur le marché du crédit européen », ajoute Franck Dixmier, directeur des Gestions Obligataires. Selon Alexandre Caminade, Directeur Europe de la gestion Crédit, l’environnement actuel reste plutôt favorable au marché du crédit européen, mais nécessite une sélectivité croissante. En effet, alors que les fondamentaux des émetteurs High Yield sont restés stables en 2015, ceux des émetteurs Investment Grade se sont dégradés en raison du très fort impact du secteur pétrolier et gazier, soumis à la chute des prix des matières premières. Par ailleurs, l’augmentation de la volatilité sur les taux d’intérêt et les actions a pesé sur l’appétit des investisseurs depuis avril 2015. Malgré tout, le marché du High Yield bénéficie encore du soutien de certains facteurs techniques : les prévisions de taux de défaut restent basses, les volumes d’émissions sont en retrait. « Dans ce contexte, on revient à des niveaux de valorisation en ligne avec les fondamentaux macro et micro économiques », estime Alexandre Caminade. « Les risques principaux sur le marché du crédit viennent aujourd’hui de la divergence des politiques monétaires, de la hausse de la volatilité et de l’augmentation du risque spécifique, ainsi que de la poursuite de la détérioration de la liquidité sur le marché secondaire », conclut-il. La décote persistante des marchés européens par rapport au marché américain rend les actions européennes encore attrayantes. Le renouveau du marché italien, qui tire la performance boursière en Europe, illustre le potentiel lié à l’amélioration de la conjoncture dans certains pays. Néanmoins, en raison d’une croissance mondiale qui reste sous pression, Catherine Garrigues, responsable des stratégies Conviction Actions Europe, garde une forte préférence pour les titres de qualité, d’entreprises qui maîtrisent leur endettement. « D’un point de vue sectoriel, nous privilégions les télécoms, qui bénéficient d’un retour de la croissance top line, l’immobilier coté, mais aussi la consommation non-cyclique et la technologie, qui reste dynamique », explique-t-elle. « Par ailleurs, nous restons positifs sur le segment des petites et moyennes capitalisations, qui affichent une croissance solide des résultats et une valorisation relative attractive. » Selon elle, un risque à surveiller en 2016 serait lié à de possibles flux vendeurs des fonds souverains des pays pétroliers qui, sous la pression d’un baril faible, pourraient être contraints de céder des actions. « Dans ce contexte, le stock-picking sera la clé de la performance », conclut Catherine Garrigues.
Après une année «décevante d’un point de vue économique», Bill Street, directeur des Investissements Europe, Moyen-Orient et Afrique de State Street Global Advisors (SSgA), s’attend à une année 2016 qui devrait voir apparaître les mêmes éléments macro-économiques tels qu’une croissance mondiale morose, une faible inflation et un durcissement limité des politiques monétaires. «En outre, les risques sont baissiers et pourraient générer des phases d’incertitude parmi les investisseurs et de la volatilité sur les marchés, inquiétés par la moindre performance économique des marchés émergents ou encore les tensions géopolitiques», ajoute-t-il.Dans ce contexte, Niall O’Leary, directeur des stratégies de portefeuilles Europe, Moyen-Orient et Afrique, conseille de penser dans une optique d’allocation stratégique. «Cibler directement des facteurs macroéconomiques comme le bêta (actions), la duration (obligations), le levier et la liquidité. Au sein des classes d’actifs, il faut adopter une approche factorielle. Au-delà des solutions à bêta faible, on peut envisager d’intégrer des facteurs dans un portefeuille actions tels que la value, la taille ou la qualité», détaille Niall O’Leary.D’un point de vue géographique, Niall O’Leary s’attend à une surperformance relative des actions européennes. Pour 2016, State Street Global Advisors table sur une croissance de 5,4 % des actions Europe, contre 1,8 % aux Etats-Unis. «Nous vivons des conditions favorables pour les actions européennes, dans un contexte favorable à la croissance économique», souligne le responsable, qui cite le quantitative easing, les taux d’intérêt bas, un euro faible et le coût peu élevé des matières premières, combiné à un prix bas de l’énergie.Les petites capitalisations, généralement davantage tournées vers leur marché intérieur, «offrent une meilleure exposition cyclique pour profiter de la croissance européenne», selon State Street.
Avec la remontée des Fed funds qui se profile aux Etats-Unis, l’année 2016 devrait marquer la fin de la tendance baissière observée sur les taux d’intérêt à long terme au cours des 35 dernières années. Malgré les incertitudes qui subsistent, la probabilité d’un premier relèvement en décembre s’est accrue, et les anticipations du marché ont significativement évolué. «Cela dit, la Fed devrait se montrer encore prudente – soucieuse de gérer à la fois les risques extérieurs (Chine, instabilité des marchés financiers) et les risques domestiques (faible taux de chômage et pressions haussières potentielles sur les salaires)», a indiqué le 26 novembre Patrice Gautry, chef économiste d’UBP. Dans ce contexte, la gestion de l’exposition aux taux d’intérêt demeure primordiale. Une attention particulière devrait ainsi être portée aux classes d’actifs moins sensibles à l’évolution des taux, comme les obligations «high yield» et les convertibles. Sur les marchés du crédit, l’accent devrait être mis sur les spreads (la composante taux d’intérêt étant réduite à zéro), ainsi que sur les durations courtes. Enfin, les marchés actions seraient également à privilégier: ils ne devraient guère être affectés tant que la Fed veillera à piloter au mieux ses taux d’intérêt – dans le passé, les cycles de hausse de taux ont en l’occurrence eu une incidence positive sur les marchés boursiers –, et «nous tablons sur une stabilisation des multiples cours/bénéfices», a avancé Patrice Gautry. Selon UBP, les perspectives paraissent plus favorables pour les pays développés que pour les pays émergents. Cela vaut particulièrement pour la zone euro, qui bénéficie de plusieurs facteurs positifs, comme des valorisations raisonnables, la politique accommodante de la BCE, et une accélération de l’économie réelle. En termes de cycle économique, l’Europe semble se situer là où les Etats-Unis se trouvaient il y a trois ans, au moment de lancer leur programme d’assouplissement quantitatif (QE). Les bénéfices des sociétés européennes devraient ainsi réserver quelques surprises positives en 2016, ce qui est de bon augure pour la consommation discrétionnaire et les secteurs liés à la reprise domestique. «Dans cet environnement de croissance modérée, la technologie reste notre thème de prédilection. La digitalisation du monde continuera en effet à transformer nos vies et, bien entendu, nos économies, d’où notre préférence évidente pour ce secteur», souligne Patrice Gautry. Au-delà des atouts liés à son rapport coût-efficacité et à sa capacité de redimensionnement rapide, il est aussi de moins en moins sujet à la volatilité à mesure que l’innovation technologique s’imprègne dans notre vie quotidienne. Par ailleurs, les valorisations demeurent attrayantes, notamment en comparaison du potentiel de croissance. Et cela vaut également pour la santé, qui pourrait ainsi regagner de sa dynamique, étant donné que les fondamentaux du secteur semblent intacts. «D’une manière plus générale, nous apprécions les titres de croissance, qui se trouvent aussi dans la consommation discrétionnaire», poursuit-il. Globalement, une progression des bénéfices pérenne et supérieure à la moyenne sera encore récompensée par une prime substantielle sur les marchés. Même si le groupe suisse continue clairement de privilégier les marchés développés, une sélection rigoureuse – sur le plan géographique et sectoriel – au sein des marchés émergents pourrait offrir de réelles opportunités de performance. «Les marchés émergents ont été mis à rude épreuve en 2015, l’actualité ayant été dominée par les inquiétudes sur la Chine. Ces craintes devraient toutefois s’atténuer progressivement, grâce notamment aux nombreuses mesures de relance mises en place dans différents secteurs, et alors que la consommation domestique et l’investissement semblent avoir déjà atteint leur point le plus bas», explique Patrice Gautry. La hausse des taux d’intérêt et le raffermissement du dollar continueront selon toute vraisemblance à peser sur la performance des marchés émergents, et un événement de crédit ou un risque de faillites bancaires n’auraient donc rien de surprenant. En revanche, il paraît peu probable d’assister à un effondrement généralisé des économies émergentes ou à une crise systémique.Il reste que dans un environnement de croissance mondiale modérée, les investisseurs vont encore devoir faire preuve d’une grande rigueur sélective. «En 2016, la performance des portefeuilles devrait, selon nous, dépendre (une fois de plus!) de l’allocation en actions, les marchés boursiers développés surperformant encore les émergents. A nouveau, une grande rigueur sera de mise dans la sélection des titres: nous restons haussiers sur les actions, mais le rally approche de sa fin», conclut Patrice Gautry.
La banque BSI entend rester concentrée sur sa stratégie, malgré l’arrestation au Brésil mercredi d’André Esteves, directeur général (CEO), président et principal actionnaire de sa nouvelle maison-mère BTG Pactual, rapporte l’agence de presse AWP. Patron de la plus grande banque d’investissement indépendante d’Amérique latine, l’ex-cadre d’UBS est soupçonné d’obstruction dans le cadre de l’enquête sur le scandale politico-financier Petrobras.Sollicitée par AWP, la banque tessinoise, dont le rachat par BTG a été finalisé en septembre, s’est refusée jeudi à faire tout commentaire au sujet des déboires judiciaires de M. Esteves et de ses possibles répercussions sur ses propres opérations. «Nous restons concentrés sur notre stratégie et nos activités basées sur notre solidité financière et notre indépendance», a déclaré un porte-parole.Selon des informations diffusées par l’agence Reuters, le patron de BTG a été arrêté par la police brésilienne à son domicile de Rio de Janeiro et placé sous les verrous pour une durée, reconduisible, de cinq jours (Newsmanagers du 26 novembre).
Fundstore.it, la plate-forme web de fonds de la banque italienne Banca Ifigest, lance avec la société de fintech indépendante AdviseOnly un nouveau service de conseil gratuit qui permettra à tout investisseur particulier de bâtir son allocation d’actifs et éventuellement d’acquérir directement des fonds. Les suggestions proposées dans le cadre de ce nouveau service de « robo-advisory » ont vocation à fournir des idées sur la façon d’allouer au mieux son patrimoine face à l’objectif à atteindre, explique un communiqué diffusé en Italie. A la section « portefeuilles » de la page d’accueil de Fundstore.it sont proposés quatre modèles d’investissement développés par objectif : le portefeuille « absolute return » pour obtenir une performance indépendante de l’évolution des marchés ; le portefeuille « enfants » qui se propose d’accumuler un capital pour l’avenir des enfants ; le portefeuille « retraite » pour ceux qui veulent bâtir un capital pour intégrer les revenus des retraites ; et le portefeuille « rendements » qui vise à dégager des flux réguliers en préservant le capital. Il suffit d’entrer le montant (à partir d’environ 10.000 euros) et l’objectif pour obtenir en quelques instants une allocation d’actifs qui pourra ensuite être affinée et personnalisée pour une durée et un niveau de risque souhaités. Une fois le modèle d’investissement défini, on peut décider de mettre en pratique les suggestions en acquérant des fonds, sachant que Fundstore donne accès à plus de 5.000 fonds de plus de 150 sociétés de gestion.
La société de gestion Ecofi Investissements s’est associée à la société d’investissement belge Finvex pour créer un indice actions européennes ISR, le Ecofi SRI Europe Index PR, a appris Newsmanagers en marge du colloque Novethic. La construction de l’indice se fera en trois étapes à partir de l’univers des 600 principales capitalisations boursières européennes. Dans un premier temps, sont sélectionnées les entreprises présentant les meilleures performances environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) et qui ne sont pas confrontées à des controverses majeures (corruption, pollution, etc.). Cela conduit à retenir environ 360 valeurs. Ensuite, les entreprises ayant la liquidité la plus importante sur le marché sont choisies, soit environ 280 titres. Enfin, les 33 valeurs présentant le meilleur couple rendement/risque sont retenues, en faisant attention à obtenir une représentativité cohérente des 4 zones géographiques européennes majeures (zone euro, Royaume-Uni, Suisse et pays nordiques) et une répartition sectorielle diversifiée. L’indice est équipondéré et calculé en temps réel et la composition de l’indice est revue mensuellement. Ce nouvel indice sera utilisé prochainement pour créer un fonds.
Plus de la moitié des investisseurs particuliers allemands et italiens et 56,6 % des investisseurs français sondés par Cerulli Associates prévoient d’accroître leur exposition aux fonds actions. En outre, 53,2 % des particuliers espagnols et un peu moins de la moitié des investisseurs britanniques envisagent d’augmenter leur allocation aux fonds actions.Les investisseurs européens semblent ainsi vouloir prendre plus de risque face aux rendements quasi nuls des fonds obligataires, constate Cerulli.Ils montrent aussi un intérêt plus marqué pour les fonds alternatifs. Environ un tiers des investisseurs britanniques sondés par Cerulli envisagent d’augmenter leur allocation. Dans le même temps, plus de 38 % des investisseurs espagnols et français sondés songent également à une hausse dans cette classe d’actifs. Les Italiens et les Allemands sont en revanche plus circonspects vis-à-vis de la gestion alternative : seulement 30 % et 20 % respectivement de l’échantillon prévoient une augmentation.
L’indice mondial de la confiance des investisseurs de State Street Global Exchange s’établit à 106,8 en novembre, en baisse de 7,2 points par rapport au niveau de 114 (en données corrigées) enregistré en octobre. Le repli de la confiance est principalement dû à une baisse de l’indice régional pour l’Amérique du Nord, passé de 124,8 à 112,9, ainsi qu’à un recul de 9,3 points de l’indice régional de la confiance en Asie, qui termine à 100,7. En revanche, l’indice de la confiance en Europe s’établit à 96,5, en hausse de 6,3 points.« La confiance des investisseurs en Europe s’est améliorée en réponse aux perspectives d’un stimulus supplémentaire de la part de la BCE », indique Jessica Donohue, Vice-Présidente Exécutive et Chief Innovation Officer de State Street Global Exchange. « Cependant, la divergence dans la politique monétaire n’a pas suffi à ramener l’indice au-delà du seuil d’aversion au risque. De plus, l’optimisme affiché en Asie a connu un revirement brusque à la suite de la forte remontée du dollar et de la baisse des cours des matières premières, qui continuent de peser lourdement sur la région ».
Partners Group a annoncé le 24 novembre l’acquisition d’une participation minoritaire non précisée dans le capital du détaillant chinois d’articles pour bébés Aiyingshi, pour le compte de ses clients. Les titres ont été acquis auprès de China New Enterprise Investment (CNEI) et de deux autres actionnaires également non précisés, selon un communiqué de la société d’investissement suisse.Aiyingshi dispose de 159 magasins ainsi que d’une plateforme de commerce en ligne et sert une clientèle enregistrée de plus de 1 million de personnes chaque année. Le segment maternité, bébé et enfant représente un marché de niche prometteur, qui affiche une croissance annuelle de quelque 20% depuis 2006, souligne Partners Group.
Les critères d’analyse environnementale, sociale et de gouvernance (ESG) ont un poids de plus en plus important dans les portefeuilles des investisseurs dans le monde, constate Russell Investments. Selon les chiffres de la Global Sustainable Investment Alliance (GSIA), près de 13.600 milliards de dollars d’actifs financiers sont aujourd’hui investis d’après ces critères d’analyse. Et ces critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance) sont tout à fait compatibles avec la création de valeur. C’est ce qui ressort d’une récente étude publiée par Russell Investments. Les auteurs estiment que l’intégration massive de critères ESG par les gestionnaires d’actifs au sein de leur allocation d’actifs est le signe implicite d’une cohérence entre les facteurs ESG et la création de valeur.En effet, l’étude, montre que les gérants actifs qui créent le plus de valeur détiennent indépendamment de leurs propres critères de sélection, un grand nombre de titres répondant aux critères ESG dans leurs portefeuilles. Ce biais n’est pas le résultat d’une démarche volontaire mais découle du choix de valeurs performantes, établissant ainsi un lien entre création de valeur et critères de sélection ESG, souligne le gestionnaire américain. L’aspect « gouvernance » semble particulièrement important dans la sélection de valeurs, notamment aux Etats-Unis. Ceci s’explique par une attention particulière portée à la bonne gouvernance au sein des sociétés de gestion.Russel Investments note qu’indirectement, la plupart des investisseurs bénéficieraient déjà de la valeur ajoutée de titres ESG dans leurs portefeuilles actuels, via leur exposition aux gérants actifs. Le gestionnaire invite les investisseurs à être attentif à l’évolution d’un « biais ESG » et de se tenir au courant des scores ESG des indices et des portefeuilles.
Les paris des hedge funds contre les cours du pétrole ont atteint leur plus haut niveau cette année alors que la réunion de l’OPEC doit avoir lieu la semaine prochaine, rapporte le Financial Times. Les futures et options de vente à découvert sur le Brent de la Mer du Nord à Londres sont au plus haut niveau depuis octobre 2014 à 141 millions de barils, tandis que les paris sur le US benchmark West Texas Intermediate ont bondi de près de 60 % depuis début octobre à environ 200 millions de barils.
La gouvernance d’entreprise fait partie intégrante du processus d’investissement des gérants et c’est aussi ce que leurs clients attendent d’eux. Près de 90% (89% exactement) des décisionnaires du secteur des services financiers ont considéré qu’une gouvernance d’entreprise efficace était un moteur essentiel de la performance en matière de placement, selon une nouvelle étude commandée par Aberdeen AM et réalisée par Gabriel Research & Management (1). La gouvernance a été retenue comme étant le critère le plus important que les gérants devraient prendre en compte au niveau des entreprises dans lesquelles ils investissent. La rémunération, les opérations sur titres et les questions environnementales et sociales ont également été citées. La grande majorité (85%) de l'échantillon de hauts responsables a déclaré que les gérants devraient être en contact avec les entreprises dans lesquelles les fonds de leurs clients sont investis à la fois avant les décisions d’investissement et à intervalles réguliers par la suite. Les personnes interrogées ont confirmé qu’une mauvaise gouvernance d’entreprise constituait le défi le plus important auquel les entreprises devaient faire face après les problèmes de réglementation fiscale. «L'étude indique clairement que la gouvernance d’entreprise doit être une composante fondamentale des prérogatives quotidiennes des investisseurs. Il s’agit, pour les gérants, de comprendre les entreprises qu’ils détiennent en portefeuille et de ne pas avoir peur d'échanger avec elles. Ces échanges doivent avoir lieu régulièrement et consister en un dialogue franc et honnête», estime Paul Lee, responsable de la corporate governance chez Aberdeen AM. Dans cette perspective, Paul Lee ajoute qu’il est préférable de pratiquer une approche de long terme. «Il n’est pas aisé de pratiquer une gouvernance d’entreprise optimale. Il faut pour cela réaliser une recherche et s’attacher à bien comprendre toutes les composantes de cette gouvernance et passer beaucoup de temps à rencontrer les personnes concernées et à les écouter - pas seulement à parler. La compréhension d’une gouvernance et ce processus de recherche est plus efficace si vous adoptez une approche à long terme. Une entreprise est beaucoup plus susceptible de vous parler si elle n’a pas le sentiment que vous allez revendre ses titres de crédit ou ses actions à la première publication de résultats trimestriels médiocres. En tant que professionnels de l’investissement, nous devons nous efforcer d’investir sur le long terme et encourager les entreprises que nous détenons à faire de même». Il reste que plusieurs obstacles à l’investissement à long terme ont été révélés par l’enquête: 70% des participants ont cité l’environnement d’investissement à court terme, dans lequel la performance est mesurée fréquemment par rapport aux concurrents, comme une barrière aux projections à long terme. Près de la moitié d’entre eux (48%) estiment que la réglementation impose un raisonnement et des décisions à court terme, tandis que la grande majorité prétendent qu’il existe suffisamment de modèles d’investissement et d’indicateurs de performance pour cautionner l’investissement à long terme. Au niveau géographique, plus de 75% ont estimé que les régimes et les aptitudes en matière de gouvernance d’entreprise constituaient une meilleure mesure du risque et des opportunités que les catégories marchés émergents / marchés développés traditionnelles. L'étude a confirmé que, dans le cadre de leur évaluation des opportunités d’investissement, les gérants étaient tenus de prendre l’initiative d'évaluer le risque pays. L'étude relève enfin que la capacité à survivre et à s’adapter en période de tensions sur les marchés a été identifiée comme un test de bonne gouvernance. (1) Gabriel Research & Management a interrogé un total de 293 hauts responsables à travers le monde, y compris des investisseurs institutionnels, des mandataires, des gérants et des consultants issus du secteur des services financiers, de la sphère privée et des organisations à but non lucratif
L’association suédoise des fonds d’investissement souhaite obliger les sociétés de gestion exerçant en Suède à fournir une vue d’ensemble du caractère « durable » de leurs investissements, rapporte le Financial Times fund management. L’association veut introduire une nouvelle disposition dans son code de conduite afin que les gestionnaires soient plus transparents dans ce domaine, notamment sur l’impact climatique. La disposition ne serait pas obligatoire, mais les sociétés de gestion ne s’y pliant pas devront expliquer pourquoi.