Malgré l’accueil plutôt réservé des marchés aux mesures supplémentaires d’assouplissement quantitatif annoncées le 3 décembre par la Banque centrale européenne (BCE), les investisseurs dans les fonds semblent persuadés que ce train de mesures aura malgré tout un impact positif sur le fragile rebond de la croissance en Europe. Pour preuve, durant la semaine terminée le 9 décembre, les fonds dédiés aux actions européennes ont encore engrangé environ 3,5 milliards de dollars, le montant le plus élevé enregistré au cours des quatorze dernières semaines, selon des statistiques communiquées par BofA Merrill Lynch sur la base des données du cabinet spécialisé sur l'évolution des flux EPFR Global. Toutes catégories confondues, les fonds actions ont toutefois terminé la semaine sur une décollecte de 6,4 milliards de dollars, en raison notamment de rachats sur le marché américain pour un montant net de 9,2 milliards de dollars, soit le montant le plus important des treize dernières semaines. Les fonds d’actions émergentes ont de leur côté subi une décollecte de 1,7 milliard de dollars alors que les fonds d’actions japonaises ont encore engrangé 0,6 milliard de dollars. Côté obligataire, la semaine au 9 décembre s’est terminée sur une décollecte nette de 6,1 milliards de dollars. Pratiquement toutes les catégories obligataires ont subi des rachats, notamment les fonds de haut rendement pour un montant net de 3,8 milliards de dollars et les fonds de dette émergente pour un montant de 1 milliard de dollars. Les fonds monétaires ont enregistré des flux nets positifs pour la dixième semaine consécutive, pour un montant de 13,4 milliards de dollars, les fonds monétaires européens attirant plus de 6 milliards de dollars.
Amundi soutient le Village by CA, écosystème dédié au business et à l’innovation conçu par le Crédit Agricole, qui accompagne une centaine de start-up agissant dans des domaines aussi variés que l’environnement, la santé, l’agriculture ou les services digitaux. Aux côtés de filiales du groupe et de grandes entreprises françaises ou internationales telles Orange, Engie, Philips, Sanofi, HP, Nec, Microsoft et IBM, Amundi participe à la sélection et au mentorat des start-up. Il s’agit à la fois de contribuer au succès de ces jeunes entreprises, de saisir les opportunités de collaboration avec les différents acteurs du Village by CA, et de faire bénéficier ses salariés des innovations issues du Village by CA.Le Village by CA est conçu comme un lieu de partage et de création organisé autour de quatre grandes missions : favoriser l’émergence de projets innovants et de nouveaux talents ; accompagner les jeunes entreprises dans la mise en œuvre de leurs solutions et dans leur réussite commerciale ; promouvoir, accélérer et diffuser l’innovation sous toutes ses formes ; et enfin servir le développement économique des territoires.Amundi inscrit ce partenariat dans une démarche d’innovation globale articulée autour de trois axes : le soutien à l’innovation, le développement de services 100 % digitaux, et l’acculturation de ses collaborateurs aux enjeux du digital. Amundi poursuit ainsi l’objectif de contribuer à la différenciation du groupe Crédit Agricole dans la relation clients, par la mise à disposition d’outils et de fonctionnalités multicanales.
Pour Alain Zeitouni, directeur de la gestion de Russell Investments France, le mouvement baissier des taux longs est arrivé à son terme. «Aux Etats-Unis les taux 10 ans ont remonté de près de 40 points de base par rapport à leur plus bas. Même si les Etats-Unis sont proches du plein emploi, la pression salariale reste modeste», précise-t-il dans L’Agefi. A cela s’ajoutent selon lui les pressions déflationnistes liées à la forte baisse des cours du pétrole. «Ces éléments militent pour une inflation modérée dans les mois à venir, permettant d'éviter un mouvement violent de remontée des taux. La faiblesse actuelle des rendements ne permet pas de couvrir les pertes en capital suite à une remontée des taux. L'élargissement des primes de risque sur la dette à haut rendement offre des opportunités, à condition d'éviter le secteur de l'énergie qui pourrait pâtir d’une hausse des taux de défaut d’ici à 2018", souligne Alain Zeitouni.Parmi les actions, «nous privilégions les marchés en retournement, qui ont le soutien d’une politique monétaire accommodante et qui bénéficient de la faiblesse du prix du pétrole», précise-t-il.
Quelle est la meilleure configuration de marché pour les obligations convertibles ? Où les classer dans un portefeuille ? Les investisseurs sont très loin d'être unanimes sur ces questions, comme le montre une nouvelle enquête que vient de publier NN Investment Partners (1). Sur le type de marchés financiers le mieux adapté au succès des obligations convertibles, 39 % des sondés pensent que les convertibles performent dans des marchés sans tendance, 34 % dans des marchés baissiers et 23 % dans des marchés haussiers. Cette étude montre également que si la majorité (39 %) des investisseurs pensent que les convertibles doivent être classées dans le compartiment fixed income d’un portefeuille, 30 % pensent qu’elles doivent être allouées aux investissements alternatifs et 10 % aux actions. 21 % considèrent que les convertibles constituent une classe d’actifs à part entière. « Nous avons été plutôt surpris par les divergences d’analyse existantes sur les obligations convertibles (OC). Il s’agit encore pour certains d’une classe d’actifs mal connue et inhabituelle. À bien des égards, une meilleure information paraît nécessaire pour permettre aux investisseurs d’identifier clairement le rôle des OC dans leurs portefeuilles», estime Tarek Saber, gérant de portefeuille principal du fonds NN (L) Global Opportunities. (1) Résultats tirés de l'étude réalisée par NN Investment Partners dans le cadre d’une enquête menée par Citigate Dewe Rogerson auprès de 105 investisseurs institutionnels en octobre 2015.
Warren Buffett a dévoilé dans un document remis à la Securities and Exchange Commission (SEC) avoir pris une participation de 8,02% dans Seritage Growth Properties, un fonds immobilier créé en juin dernier par le groupe de distribution Sears. La participation dans Seritage est valorisée autour de 70,5 millions de dollars, sur la base du cours de clôture de mercredi, précise le document.
CPR Asset Management a souhaité prendre part à la mobilisation mondiale sur le climat en lançant, le 8 décembre 2015, CPR Europe Low Carbon. Ce fonds d’actions européennes, éligible au PEA, vise un double objectif: surperformer l’indice MSCI Europe, sur une durée de placement recommandée de 5 ans, tout en réduisant l’empreinte carbone du portefeuille d’au moins 40% pour les émissions actuelles et, en favorisant une réduction progressive pour les émissions potentielles liées à l’utilisation future des réserves d'énergie fossile, par rapport à son indice de référence. «Avec CPR Europe Low Carbon nous cherchons avant tout à proposer une solution à même de combiner potentiel de performance et pragmatisme sur l’approche «low carbon » pour nos clients de plus en plus sensibles à la prise en compte du réchauffement climatique, de son coût direct et de son risque financier», confie Emmanuelle Court, directrice commerciale de CPR AM. Pour parvenir à un portefeuille optimal répondant à ces deux objectifs, la gestion s’appuie sur son modèle quantitatif de sélection de titres au sein d’un univers large de plus de 2.000 valeurs tout en y intégrant un indicateur destiné à mesurer l’empreinte carbone de chacun des titres. La sélection de titres est la principale source de performance. En effet, la stratégie d’investissement, sans biais de style a priori, permet de rester structurellement «neutre» d’un point de vue géographique ou de capitalisations boursières. Par ailleurs, CPR Europe Low Carbon est construit sous contrainte de réduction de l’intensité carbone d’au moins 40% par rapport au MSCI Europe. «Nous cherchons à compenser l’empreinte carbone des titres à fort impact sans pour autant nécessairement les exclure», précise Nicolas Johnson, responsable de la gestion actions européennes et gérant du fonds. Pour réduire l’intensité carbone du portefeuille, la gestion intègre un indicateur de mesure de l’empreinte carbone des émissions actuelles (émissions directes et indirectes) et des émissions potentielles qui correspondent aux réserves de combustibles fossiles des sociétés destinées à la production d’énergie. Aujourd’hui, l’intensité carbone du fonds est de 45% inférieure à celle du MSCI Europe. CPR Europe Low Carbon est «naturellement» sous-pondéré sur les secteurs des matériaux et de l’énergie et, pour autant, surpondéré sur le secteur industriel. «Si dans un fonds traditionnel on recherche avant tout un profil rendement/risque, ici la notion est étendue à rendement/risque/impact carbone», conclut Caroline Canard, co-gérante du fonds.
Les investisseurs européens se tournent de plus en plus vers les stratégies smart beta, dont l’allocation au sein des portefeuilles est en constante augmentation. C’est ce qui ressort d’une récente étude d’Invesco PowerShares, «The Emergence of a New Era in Index Investing», menée par CoreData auprès de professionnels de la gestion d’actifs et conseillers financiers, d’utilisateurs et de non-utilisateurs de stratégies Smart Beta, en Allemagne, en Italie, en Suisse et au Royaume-Uni. 69 % des utilisateurs de ce type de fonds affirment, selon Invesco, qu’ils envisagent d’augmenter leur allocation sur cette stratégie. Sur les trois prochaines années, cette allocation devrait atteindre 16 %, selon l'étude. La moyenne actuelle se situe autour des 9 %. Parmi ceux qui utilisent les stratégies Smart Beta, 91% se disent satisfaits et affirment que la stratégie a répondu à leurs attentes. 78% recommandent les fonds Smart Beta à leurs clients, collègues ou professionnels du conseil financier.Invesco PowerShares précise que l’activité Smart Beta est actuellement soutenue par les recommandations des professionnels, plutôt que par les demandes des clients.
La firme américaine de capital-investissement KKR a réalisé plus d’un demi-milliard de prêts aux entreprises en Europe, rapporte le Financial Times. Cette semaine, KKR a ainsi accordé des prêts au groupe britannique Casual Dining Group, propriétaire des chaînes Las Iguanas et Café Rouge, et à la société espagnole Sarquavitae, un fournisseur de services et de soins pour les personnes âgées. Ces deux transactions ont permis de porter l’activité de prêts directs en Europe de KKR à plus de 500 millions de dollars cette année à travers huit opérations. « C’est la première année que cette activité atteint une taille critique en Europe, a reconnu Mark Ciancimino, responsable du crédt privé européen chez KKR. On peut s’attendre à beaucoup plus dans les trois à quatre prochaines années. »
La société de gestion alternative Kairos Partners, basée en Italie, prépare le lancement de trois fonds qui devraient afficher plus de 160 millions de dollars d’actifs d’ici à la fin de l’année, rapporte l’agence Reuters. Kairos, qui appartient à la banque privée suisse Julius Baer, a mis en place ces fonds pour le compte de trois clients différents qui tous souhaitent néanmoins que les stratégies soient ouvertes aux investisseurs externes, a expliqué à l’agence le directeur des investissements de Kairos, Michele Gesualdi. Dans le détail, l’un des trois fonds sera doté d’au moins 100 millions de dollars par une société de gestion japonaise dont l’identité n’a pas été divulguée et qui sera immédiatement disponible aux investisseurs externes. Les deux autres fonds vont démarrer avec 30 millions de dollars chacun émanant de family offices qui souhaitent également ouvrir les stratégies dans un deuxième temps. Les actifs totaux de Kairos s'élèvent à environ 9 milliards de dollars. Le fonds phare Multi-Strategy de Kairos a dégagé une performance de 8%, nette de commissions, sur l’année à fin novembre, ce qui porte la performance sur trois ans à 30%.
Les ETF ont enregistré une collecte nette de 28,2 milliards de dollars au niveau mondial au cours du mois de novembre, selon des données publiées par BlackRock. Cette performance porte à 302,4 milliards de dollars les souscriptions nettes engrangées depuis le début de l’année, contre 345,4 milliards de dollars en 2014. Au cours du mois écoulé, les fonds actions américaines ont enregistré leur meilleure collecte nette mensuelle cette année, avec 21,4 milliards de dollars de flux nets entrants. De leur côté, les fonds globaux sur les actions développées ont enregistré 6,4 milliards de dollars de souscriptions nettes. Les fonds actions de droit européen affiche la même tendance avec une collecte totale de 2,9 milliards de dollars, principalement sur des expositions aux actions américaines (+0,9 milliard de dollars) et aux actions développées (+1,05 milliards de dollars). Alors que les fonds actions zone euro se sont taillés la part du lion depuis le début de l’année, en novembre la collecte est restée neutre. A l’inverse, pénalisés par le ralentissement économique en Chine, les fonds actions marchés émergents ont subi une décollecte nette de 2,5 milliards de dollars, dont 2 milliards de dollars de sorties pour les seuls fonds actions Chine.Par ailleurs, après un solide mois d’octobre, la collecte sur les obligations est quasi nulle (à -129 millions de dollars), avec des sorties massives sur les US Treasury (4,5 milliards de dollars), compensées par une collecte sur les autres segments. Dans l’ensemble, les flux obligataires ont nettement ralenti en novembre (64,2 millions de dollars). Les fonds d’obligations d’entreprises ont attiré 1,9 milliard de dollars, principalement sur «l’investment grade» et le «high yield». Parallèlement, BlackRock a observé une décollecte sur les fonds monétaires (-500 millions de dollars) et de dette souveraine (-1,3 milliard de dollars).A l’issue du mois de novembre, l’industrie mondiale des ETF affiche 2.980 milliards de dollars d’encours, contre 2.796 milliards de dollars à fin 2014 et 2.716 milliards de dollars à fin novembre 2014. BlackRock recense un total de 5.822 ETF contre 5.431 fonds à fin 2014.
Les fonds de pension qui adoptent une approche d’investissement en se basant sur des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance vont au-devant de conflits d’intérêts, prévient Cerulli. « Il est nécessaire de peser le pour et le contre des possibles implications juridiques de la prise en compte d’autres éléments que les rendements purement financiers lorsque l’on prend des décisions d’investissement », conseille Barbara Wall, directrice de la recherche Europe de Cerulli Associates. La Law Commission au Royaume-Uni, par exemple, indique que les « trustees » ne doivent pas prendre de décision motivée par des facteurs non financiers si cela risque de se faire au détriment financier du fonds, illustre Cerulli. Toutefois, dans un procès, une cour a estimé que les commissaires de l’Eglise avaient agi dans le cadre de la loi en décidant qu’exclure 13 % du marché serait acceptable, alors qu’exclure 37 % ne le serait pas.
Le marché britannique de la gestion fiduciaire a grossi de 65 % l’année dernière, dépassant pour la première fois les 100 milliards de livres (141 milliards d’euros), selon KPMG, cité par IPE.com. Ces douze derniers mois, le nombre de mandats fiduciaires a augmenté de 112 à 620.
Schroder Real Estate a annoncé l’acquisition au centre de Berlin du Königstadt Carree, un ensemble de bureaux situé à proximité de Alexanderplatz, pour le compte d’un investisseur institutionnel. Le montant de la transaction s'élève à 100 millions d’euros. Cette acquisition est la deuxième grande opération réalisée cette année en Allemagne par Schroder Real Estate, après l’achat du Bosch Areal à Stuttgart.
Les investisseurs institutionnels d’Europe du Nord veulent introduire un profil de risque climatique dans les portefeuilles dans les deux ans à venir, montre une étude de Northern Trust citée par Realtid.se. Lors d’un séminaire organisé par la banque à Stockholm, 30 investisseurs nordiques ont été interrogés sur leurs perspectives en matière d’investissement responsable. 80 % d’entre eux sont positifs sur le profil de risque climatique. De plus, 90 % d’entre eux veulent augmenter leurs ressources en matière de compliance et de gouvernance.
Pour 2016, les convictions en termes d’investissement en actions d’Amundi s’articulent autour de 5 grands axes. Le premier est le «contrechoc pétrolier», grâce auquel la croissance mondiale devrait «être maintenue à 3 %», indique Romain Boscher, directeur des gestions actions d’Amundi. Il conseille donc l’exposition à des valeurs liées à la consommation. Ensuite, la plus grande partie de l’appréciation du dollar étant déjà accomplie, Amundi mise principalement sur des valeurs domestiques. D’un point de vue géographique, les régions sont positionnées différemment dans le cycle d’investissement. «La zone euro suivie du Japon présentent le meilleur rendement/risque», souligne le responsable, qui conseille de privilégier le momentum dans la zone euro, la sélection de titres au Japon, et des actions de grande qualité aux Etats-Unis."En attendant plus de visibilité, nous prévoyons un retour de la zone euro, du Japon et des Etats-Unis vers leurs pics de 2015. Les marchés émergents vont juste retrouver leur niveau de support qui a été leur seuil de résistance au cours des 4 dernières années», résume-t-il. Enfin Amundi s’attend à un début d’un nouveau cycle boursier et d’un rebond, peut être uniquement technique, «de tout ce qui a été survendu» ces derniers mois.
State Street Global Advisors (SSGA) a annoncé le 7 décembre le lancement de trois nouveaux ETF smart beta qui peuvent aider les investisseurs à améliorer leurs rendements ajustés du risque. Ces trois véhicules, cotés sur Nyse Arca, sont le SPDR Russell 1000 Yield Focus ETF (ONEY), le SPDR Russell 1000 Momentum Focus ETF (ONEO) et le SPDR Russell 1000 Low Volatility Focus ETF (ONEV). Ces trois SPDR ETF sont chargés à 0,20%. Les produits smart beta de SSGA représentent désormais un encours de 81 milliards de dollars.
Mirova publie la première empreinte carbone de ses investissements en actions cotées, représentant un encours de 2,8 milliards d’euros, soit 47 % de ses encours sous gestion, conformément aux engagements pris dans le cadre du Montréal Carbon Pledge et de la Portfolio Decarbonisation Coalition. Cette mesure a été réalisée avec la méthodologie Carbon Impact Analytics, co-développée avec Carbone 4. L’empreinte carbone ainsi calculée met en évidence, sur le périmètre consolidé des actions détenues par Mirova, des émissions induites de 97 tCO2/M€, soit 56 % plus basses qu’un benchmark large cap Europe ; des émissions évitées de 12 tCO2/M€ identiques à un benchmark large cap Europe. Ces bons résultats s’expliquent essentiellement par des choix d’allocation sectorielle : les portefeuilles actions Mirova n’investissent pas dans les compagnies pétrolières ou fortement exposées au charbon. Ainsi, les portefeuilles affichent une sous-pondération de 50 % (de 12 % à 6 % au global) des entreprises dont la contribution à la transition énergétique est négative. Inversement, les portefeuilles affichent une surpondération de 18 % (de 11 % à 13 % au global) des entreprises dont la contribution est positive. Dans le cadre d’une stratégie environnement européenne accordant une place importante aux enjeux climat, Mirova affiche des émissions évitées plus de trois fois supérieures au benchmark (-43 tCO2/M€ contre -12 tCO2/M€). Cette stratégie d’investissement traduit l’ambition de l’alignement avec un scénario climatique permettant de maintenir la hausse des températures à 2°C.
Nasdaq Commodities a annoncé le 8 décembre avoir lancé des contrats de futures sur un indice éolien allemand afin de permettre aux producteurs d'énergie, aux entreprises de services aux collectivités et aux investisseurs de couvrir les risques liés à une production irrégulière. L’opérateur boursier de Nasdaq Commodities, basé à Oslo, a lancé en septembre dernier un indice sur l'éolien allemand, Narex-Wide, censé fournir au marché une méthode de calcul de la force du vent. Le contrat de futures peut être utilisé pour couvrir les risques d’un déficit de vent et compenser les coûts liés à l’achat d'énergie pour répondre à la demande. Si ce contrat intéresse les investisseurs, Nasdaq Commodities envisage d’introduire d’autres produits de ce type qui pourraient être proposés dans d’autres pays.
Timide mois de novembre pour l’industrie européenne des ETF. Selon le traditionnel baromètre des tendances mensuelles de Lyxor, la collecte nette des ETF européens a atteint 3,7 milliards d’euros sur le mois écoulé, soit 27% de moins que la moyenne sur un an. L’encours total sous gestion s’inscrit toutefois en hausse de 27% par rapport à la fin de l’année 2014 pour atteindre 462 milliards d’euros, portés notamment par un effet marché significatif (+13,2%).Dans le détail, «sur un marché dominé par des interrogations sur un changement éventuel de politique de la Fed, les investisseurs ont privilégié les ETF investis sur les actions des pays développés», observe Lyxor. Ainsi, les flux à destination des indices actions se sont élevés à 2,6 milliards d’euros, soit près de trois quarts de la collecte enregistrée pour l’ensemble du marché. «Prenant la mesure des fortes créations d’emplois et l’accélération de l’inflation salariale aux Etats-Unis, le marché a réintégré la perspective d’un relèvement des taux de la Fed à la mi-décembre», commente Lyxor. Dans un tel contexte, le rebond des flux au niveau des marchés émergents observé en octobre a été de courte durée, avec seulement 97 millions d’euros d’entrées et 319 millions d’euros de sorties de capitaux pour les actions des pays émergents d’Asie. Les investisseurs ont alors préféré se tourner à nouveau vers les indices des marchés développés, lesquels ont enregistré 2,4 milliards d’euros d’entrées de capitaux, soit deux fois le niveau observé en octobre 2015. Concernant les ETF actions américaines et japonaises, les flux ont rebondi, à 785 millions d’euros et 321 millions d’euros respectivement. En Europe, les flux demeurent limités, sans changement par rapport au mois précédent (667 millions d’euros), et se concentrent essentiellement sur les indices financiers et de moyennes et petites capitalisations, analyse Lyxor.Par ailleurs, les flux à destination des indices obligataires se sont fortement réduits pour ressortir à 930 millions d’euros en novembre, soit 57% en-dessous de la moyenne à un an. La décollecte s’est surtout concentrée sur les emprunts d’Etat des marchés développés, avec 1,1 milliard d’euros de sorties. «Compte tenu de l’important clivage monétaire illustré par un écart de rendement record entre les Etats-Unis et l’Allemagne, les sorties de capitaux ont essentiellement concerné les emprunts d’Etat européens (997 millions d’euros) et allemands (354 millions d’euros)», remarque Lyxor. En parallèle, les flux à destination des obligations d’entreprises et des titres à haut rendement ont rebondi pour atteindre au total 1,9 milliard d’euros, soit 65% de plus que la moyenne à un an, soutenus par la quête de rendement et, en Europe, la perspective de mesures d’assouplissement supplémentaires. Enfin, les ETF sur obligations indexées sur l’inflation ont enregistré des entrées de capitaux record en un an, à 240 millions d’euros.Pour finir, les ETF sur matières premières ont enregistré des flux positifs, avec 153 millions d’euros au total et 146 millions d’euros pour les indices globaux, tandis que les flux ont été limités au niveau des ETF sur l’or et les métaux précieux (7 millions d’euros).
Alors que le nombre de Limited Partners (LPs) ayant des « comptes séparés » avec des GPs a augmenté de façon considérable, 84 % des LPs estiment que les investisseurs en private equity n’ont, de manière générale, ni les compétences, ni l’expérience et les méthodes adaptés pour mener à bien des co-investissements, selon le dernier Baromètre mondial du capital investissement de Coller Capital. Cela s’explique non seulement par le fait que le respect des délais imposés par les GPs (general partners) est contraignant (ce qui est reconnu par 71 % des investisseurs) et par leur incapacité à recruter les équipes ayant les compétences nécessaires (ce qui est reconnu par la moitié des LPs) – mais aussi, selon 55 % des investisseurs, par le fait que les LPs ont une compréhension insuffisante des facteurs déterminant de la performance des co-investissements.Les investisseurs s’attendent également à une disparité des rendements issus de cette catégorie d’actifs que percevront les différents types de LPs. Ils estiment que les petits investisseurs sont de plus en plus désavantagés par le montant investi par les investisseurs plus importants dans de grands fonds individuels (par exemple parce que les petits LPs n’ont pas accès facilement aux GPs les mieux qualifiés et ont moins de pouvoir de négociation). Ils pensent aussi que les investisseurs qui ont une plus grande marge de manoeuvre opérationnelle (pour s’engager dans les investissements directs, ouvrir des bureaux à l'étranger ou définir leurs propres niveaux de rémunération) atteindront des rendements plus élevés de capital-investissement que les investisseurs plus limités.La proportion des LPs ayant des « comptes séparés » (ou managés) attachés à des fonds de capital-investissement a considérablement augmenté au cours des trois dernières années environ – la proportion est passée de 13 % à l'été 2012 à 35% aujourd’hui. 43 % des investisseurs pensent que cette croissance du nombre de « comptes séparés » a un impact négatif pour le secteur, car elle est source potentielle de conflits d’intérêts. « De nombreux articles ont été écrits à propos des changements de dynamiques du secteur du capital investissement, » a déclaré Jeremy Coller, directeur d’investissements de Coller Capital, « mais en grande majorité ils expriment le point de vue du GP. Cette édition du baromètre apporte de précieux éléments de réflexion sur l'évolution du secteur pour les administrateurs et les CIOs des fonds de pensions et d’autres investisseurs.»« Une nouvelle fois, les LPs prévoient d’augmenter leur allocation en private equity, » a déclaré Francois Aguerre, associé de Coller Capital « mais cela n’est pas sans difficultés : manque de ressources pour le co-investissement, conflits liés aux comptes dédiés ou nécessité de développer des infrastructures. » L’investissement direct en capital-investissement intéresse de plus en plus d’investisseurs. Le baromètre indique que cette tendance se poursuivra : un peu plus du tiers des investisseurs projette de recruter des professionnels de l’investissement ayant les compétences et l’expérience nécessaires, au cours des 2 ou 3 prochaines années. Cependant, peu d’investisseurs (8 % seulement des LPs) pensent que les investissements directs remplaceront complètement les fonds hybrides : trois quarts des LPs estiment que les deux types d’investissements continueront à les séduire.Les investisseurs souhaitent toujours élargir leur présence sur les marchés émergents. Au cours des trois ou quatre prochaines années, la proportion de LPs ayant engagé plus d’un dixième de leurs capitaux privés dans les marchés émergents passera de 27 % à 44 % (malgré les 41 % des investisseurs qui déclarent que leurs engagements de capitaux privés dans les marchés émergents n’ont pas donné les performances attendues à ce jour). Dans l’ensemble, les LPs restent encourageants quant aux perspectives d’investissement en Chine, 37 % d’entre eux estiment que la Chine sera plus attrayante pour les fonds de placement privé dans cinq ans, contre seulement 17 % qui considèrent qu’elle le sera probablement moins.