Malgré un recul de 5,3% en décembre, l’indice S&P Europe 350 a terminé l’année 2015 sur un gain «total return» de 8,6%, et les stratégies factorielles se sont particulièrement bien comportées, avec des performances de 20% pour les stratégies Quality, 18% pour le Momentum, 15% pour le Growth et 16% pour le Low Volatility, selon des statistiques communiquées par S&P Dow Jones Indices. Autre sujet de satisfaction, les petites capitalisations européennes. L’indice S&P Europe SmallCap BMI affiche une progression de 23% («total return»). Côté obligataire, l’année 2015 aura été atypique, avec des rendements négatifs dans de nombreux segments du marché corporate, un Bund qui a brièvement offert un rendement jamais vu de 0,1% et un défaut souverain (grec) évité de justesse. Les obligations souveraines ont néanmoins terminé l’année en territoire positif, avec un rendement total de 1,3% pour l’indice S&P Pan-Europe Developed Sovereign Bond. Reste le point noir des matières premières. Les secteurs de l'énergie et des matériaux ont été les seuls secteurs dans les actions européennes à terminer l’année dans le rouge, sur des reculs de respectivement 7,97% et 10,1%, à comparer il est vrai à une chute de plus de 33% de l’indice S&P GSCI.
Les fonds alternatifs restent au mois de novembre les favoris des investisseurs européens alors que les fonds obligataires souffrent de rachats, révèlent les statistiques de la collecte européenne analysées par Morningstar. Les fonds alternatifs européens ont encore affiché une solide collecte nette de 6,1 milliards d’euros durant le mois sous revue. Au total, les fonds alternatifs ouverts européens ont collecté 71,4 milliards d’euros sur les onze premiers mois de 2015, selon les estimations de Morningstar. Cela se traduit par une croissance organique de 24,9% pour l’année à ce jour, un taux de croissance nettement supérieur à celui des autres classes d’actifs. En revanche, les fonds obligataires européens ont subi des rachats pour le cinquième mois consécutif. Les fonds de la catégorie Obligations Internationales de Morningstar ont accusé les plus fortes sorties, suivis par les fonds Obligations Marchés Émergents qui ont continué à décollecter, les investisseurs ne souhaitant pas être exposés à la situation économique incertaine de la Chine et aux effets de la fin du cycle d’assouplissement des taux d’intérêt américain. Les investisseurs en fonds obligataires européens ont toutefois renforcé leurs positions dans certaines catégories à haut rendement. Les fonds de la catégorie Morningstar Obligations EUR Haut Rendement ont ainsi dégagé une collecte de 1,3 milliard d’euros, tandis que la catégorie Obligations Haut Rendement international collectait 1,2 milliard d’eurosParmi les autres conclusions des statistiques de Morningstar sur les flux de fonds européens, on peut noter que 13,5% de la collecte des fonds alternatifs ont concerné deux fonds gérés par Standard Life Investment de la gamme «Return Strategy Global Alternative» (rendement mondial stratégie alternative), 16 autres fonds alternatifs affichant également une collecte supérieure à 1 milliard d’euros pour l’année à ce jour. A noter en outre que novembre s’est avéré décevant pour les fonds indiciels (hors fonds ouverts), avec une collecte globale de 719 millions. Mis à part des rachats en mars 2015, les fonds indiciels ouverts ont affiché une collecte positive chaque mois depuis la fin 2011. Au niveau des promoteurs de fonds, Eurizon se distingue parmi les grandes sociétés de gestion avec un taux de croissance organique de 24,7% sur l’année à ce jour pour une collecte de 19,7 milliards d’euros sur ses fonds long terme. Parmi les petites sociétés de gestion, Woodford Investment Management a collecté 4 milliards d’euros sur ses fonds ouverts en 2015 pour une collecte totale de 11,6 milliards d’euros à fin novembre. Mais Franklin Templeton, M&G et Aberdeen ont continué de connaître d’importants rachats : Franklin Templeton principalement sur ses fonds obligataires, Aberdeen sur ses fonds actions et M&G sur toutes les principales classes d’actifs.
Pour la première fois depuis trois mois, les panélistes Taux de L’Agefi ont relevé leurs estimations de taux à 10 ans en zone euro. Ils ont pris en compte la nouvelle politique de la Fed. Concrètement, ils voient un taux de 0,72% à six mois, contre 0,70% estimé début décembre 2015. Le taux attendu à 6 mois reste néanmoins encore inférieur au niveau de 0,92% qui ressortait du panel de septembre 2015. Cette remontée des anticipations intervient alors que la Réserve fédérale a relevé mi-décembre la fourchette de ses taux directeurs, de 25 points de base entre 0,25% et 0,50%. Une première depuis 2006.
Le fonds d’investissement de la Malaisie 1Malaysia Development Berhad (1MDB), empêtré dans un scandale, va vendre un projet immobilier très en vue pour 1,7 milliard de dollars, rapporte le Financial Times. Le fonds a annoncé jeudi qu’il allait se séparer de 60 % de sa participation dans Bandar Malaysia à Kuala Lumpur à une joint-venture composée d’Iskandar Waterfront Holdings of Malaysia et de China Railway Construction Corporation.
Les réseaux de conseillers financiers en Italie ont enregistré en novembre des souscriptions nettes de 2,5 milliards d’euros, soit une hausse de 31,8 % par rapport au 1,9 milliard d’euros d’octobre, montrent les dernières statistiques publiées par Assoreti, l’association italienne des sociétés de conseil en investissements. La collecte sur les produits de gestion d’actifs s’est élevée à 1,7 milliard d’euros, en augmentation de 24 % sur octobre. S’agissant de la distribution directe de parts d’OPCVM ouverts, elle a drainé 219 millions d’euros. Depuis le début de l’année, la collecte des réseaux italiens de conseillers financiers se monte à près de 25 milliards d’euros, dont 20,6 milliards d’euros dans la gestion d’actifs et 3,7 milliards d’euros dans des parts d’OPCVM. Banca Generali se classe en tête du classement des réseaux de conseillers financiers en termes de collecte nette, avec 522 millions d’euros, devant Azimut, avec 514,7 millions et le groupe Fideuram avec 449,7 millions. Depuis le début de l’année, c’est FinecoBank qui arrive en première position, avec 3,99 milliards d’euros, devant Banca Generali (3,95 milliards) et Azimut (3,7 milliards).
Sur la base de premières estimations, l’année écoulée pourrait être marquée par de nouveaux records en matière de fonds attribués à des institutions caritatives, à des fondations ou à des organisations à but non lucratif. Dans leur rapport consacré à la philanthropie pour 2015, les sociétés de conseil Wealth-X et Arton Capital estiment ainsi que les personnes ultra-riches (les «ultra high net worth» individuals ou UHNW en anglais) ont, sur le plan mondial, procédé à des donations pour un montant de 112 milliards de dollars, soit 18% du total des 625 milliards de dons répertoriés. Sur ce montant, 75 milliards de dons ont été versés par des milliardaires.Pour suivre l’évolution du phénomène sur la durée, les deux sociétés de conseil ont développé leur propre indice qui mesure les dons effectués par les personnes ultra-fortunées: à fin 2014, il a atteint un record historique de 234 points, contre 220 points en 2013. Son précédent niveau le plus élevé, de 232 points, remonte à 2006, avant la crise financière. L’indice tient compte à la fois de la participation (nombre de dons effectués) et du montant de ceux-ci. Le versement de gros montants est une autre tendance observée dans le domaine de la philanthropie: les dons d’un montant supérieur à 1 million de dollars représentent ainsi moins du tiers du nombre total de donations mais 99% de la valeur totale des sommes versées. Les fondations restent le véhicule privilégié avec un montant de 30,7 milliards de dollars. Ensuite, les sommes les plus conséquentes ont été accordées à des institutions d’éducation supérieure (11,8 milliards), à l’éducation en général (4,1 milliards), aux arts et à la culture (3,5 milliards) puis à des institutions publiques ou de recherche (3,4 milliards). La crise des réfugiés est aussi devenue un thème majeur ces dernières années avec 2,7 milliards récoltés dans ce but.
L’Indice mondial de la confiance des investisseurs publié par State Street Global Exchange s’est inscrit à 108,3 en décembre, en hausse de 1 point par rapport au niveau de 107,3 (en données corrigées) enregistré en novembre. Ce regain de confiance résulte d’une hausse de l’indice en Europe, passé de 96,2 à 103,7 et d’une hausse de 4,6 points de l’indice de la confiance en Asie, à 105,1. En revanche, l’indice de la confiance en Amérique du Nord affiche un repli de 5,9 points, à 106,6.« Les investisseurs américains ont affiché un certain appétit pour le risque pendant une grande partie de 2015, mais se sont montrés de plus en plus prudents en fin d’année, l’incertitude sur la croissance mondiale, la faiblesse des cours des matières premières et le resserrement de la politique monétaire de la Fed ayant érodé leur confiance pour la prise de risque », commente Ken Froot, l’un des créateurs de l’indice. « La réaction instinctive des marchés actions et obligations en Europe a été de vendre de concert quand la Banque centrale européenne a assoupli sa politique monétaire sans pour autant augmenter son programme d’achats d’actifs début décembre » ajoute Michael Metcalfe, senior managing director et directeur de la stratégie Global Macro, State Street Global Markets. « Les investisseurs à long terme en Europe se sont semble-t-il montrés plus indulgents, puisque leurs allocations vers les actifs à risque ont augmenté au cours de la période ».
Le taux de croissance des dépôts à vue est demeuré stable au mois de novembre, se maintenant à son niveau très élevé de 15,3% déjà constaté en octobre, selon des statistiques communiquées par la Banque de France. La croissance des dépôts à terme inférieurs à 2 ans se poursuit à un rythme soutenu de 7,6% contre 7,5% en octobre en raison de l’essor des placements à court terme d’entreprises et d’organismes financiers non bancaires. Ce mouvement est quasiment compensé par la décollecte des comptes sur livret (-1,2% après -1,4%).
Les investisseurs qui se sont illustrés en 2015 sont ceux qui sont allés à l’encontre du consensus, analyse le Wall Street Journal. Ainsi, la plupart des traders de Wall Street prédisaient en début d’année un rebond des cours du pétrole en 2015, ce qui n’a pas été le cas, bien au contraire. Cela a pénalisé tous les hedge funds et les sociétés de private equity qui s’étaient précipités sur les obligations du secteur de l’énergie. D’autres ont fait les frais de la chute du cours de Valeant Pharmaceuticals International, suite à des controverses sur son modèle d’affaires. Dans le même temps, le report régulier de la hausse des taux tant attendue de la Federal Reserve a mis à mal les fonds spécialistes des prédictions macro-économiques. Les hedge funds perdent plus de 3 % en moyenne cette année, selon HFR. Parmi les investisseurs qui ont tiré leur épingle du jeu, le Wall Street Journal cite John Armitage, de la société Egerton Capital, qui était convaincu que la baisse des cours du pétrole n’était pas terminée. Figurent aussi Lee Ainslie, le fondateur de Maverick Capital, qui a parié contre Apple, Ray Dalio de Bridgewater Associates, qui a profité d’un déclin de l’euro, et Melissa Ko, qui a parié contre l’euro, le dollar australien et le real brésilien.
Le fabricant japonais de pneus Bridgestone a annoncé le 29 décembre qu’il renonçait à surenchérir face à la dernière proposition de l’activiste américain Carl Icahn. Tous deux bataillent pour le rachat de l'équipementier automobile Pep Boys: Manny, Joe & Jack. «Nous n’allons pas présenter de contre-offre pour acquérir Pep Boys en réponse à la plus récente proposition d’Icahn Enterprises à 18,50 dollars par action», indique Bridgestone dans un communiqué. Le pneumaticien n’a fourni aucune explication, se contentant de cette unique phrase.Cette décision met en théorie fin à un affrontement qui dure depuis plusieurs semaines. Le groupe japonais et le milliardaire Carl Icahn veulent mettre la main sur le réseau de 800 boutiques de Pep Boys aux Etats-Unis. Lundi (NewsManagers du 29 décembre), Carl Icahn avait formulé une nouvelle offre et était prêt à débourser 1 milliard de dollars contre 947 millions du côté de Bridgestone qui avait pensé avoir remporté la mise à la veille de Nöel.
A deux jours de la fin de 2015, Warren Buffett s’apprête à connaître sa pire année par rapport au marché depuis 2009, rapporte le Financial Times. Les actions de son conglomérat Berkshire Hathaway sont en baisse de 11 %. L’investisseur vedette a été affecté par le déclin des matières premières, même s’il ne détient aucun groupe pétrolier ou gazier. Il a aussi été touché par la baisse de deux de ses principales positions : American Express, qui chute de 24 % cette année, et IBM, en retrait de 13 %. Malgré tout, le bénéfice net de Berkshire est en hausse de 18 % à 18,6 milliards de dollars sur les neuf premiers mois de l’année, et la «book value «augmente de 3,3 %.
Schroders détient 5,087 % de RCS, rapporte Bluerating, citant la Consob. Les participations sont détenues dans le cadre de la gestion non discrétionnaire de l’épargne par le biais de deux sociétés distinctes contrôlées par le groupe britannique. L’opération remonte au 22 décembre. Dans le même temps, Invesco a réduit sa participation de 4,835 % à 1,32 %.
Algebris, la société de gestion londonienne dirigée par l’italien Davide Serra, a acquis auprès de Deutsche Bank Mutui un portefeuille de créances douteuses d’une valeur de 172 millions d’euros, rapporte Bluerating, citant Il Sole – 24 Ore. Le portefeuille est constitué de 48 positions, garanties par des biens immobiliers résidentiels et commerciaux localisés dans le Nord de l’Italie (Lombardie et Milan). L’ensemble a été vendu pour environ 65-70 millions d’euros, soit 41 % de la valeur faciale brute. Le portefeuille comprend 130 créances, 48 débiteurs et 698 unités immobilières.
Pour le mois de novembre 2015, la collecte nette de l’assurance vie s’est établie à 2,9 milliards d’euros, selon les données de l’Association française de l’assurance (AFA). La collecte nette s'établit à 22,9 milliards d’euros depuis le début de l’année dont 11,9 milliards pour les supports en unités de compte. Les versements sur les supports en unités de compte représentent 24,3 milliards d’euros depuis le début de l’année (+ 32 % par rapport à la même période en 2014), soit 20 % des cotisations en 2015. L’encours des contrats d’assurance-vie (provisions mathématiques + provisions pour participation aux bénéfices) s’élève à 1 588,7 milliards d’euros à fin novembre 2015.
Pillarstone Italy, un véhicule d’investissement créé par la société américaine de capital-investissement KKR, a annoncé le 28 décembre avoir engagé des négociations exclusives avec le groupe de télécommunications Sirti en vue de son rachat. Dans un communiqué, KKR ne fournit aucune précision sur le montant éventuel de l’acquisition mais précise vouloir réorganiser et redresser la société, qui était autrefois cotée à Milan. A l’origine, KKR a créé Pillarstone Italy pour reprendre un portefeuille de créances douteuses des banques Intesa Sanpaolo et UniCredit.
Legal & General Capital, filiale d’investissement du groupe britannique Legal & General, a annoncé ce 23 décembre un investissement dans NTR Wind Management, une société spécialisée dans la gestion et les investissements dans les énergies propres. Legal & General Capital s’est également engagé à construire un portefeuille d’éoliennes au Royaume-Uni via le premier closing d’un fonds dédié qui vise une levée de capitaux de 250 millions d’euros. Dans le détail, le fonds vise à construire des éoliennes assurant une production d’électricité de 270MW. Legal & General Capital apportera 47,5 % des capitaux de ce nouveau fonds tandis que NTR contribuera à hauteur de 50 millions d’euros. Ce fonds vise spécifiquement les investisseurs institutionnels. La stratégie d’investissement de Legal & General dans les énergies propres cible en priorité les éoliennes et les énergies solaires. La société s’est fixé un objectif de 15 milliards de livres (20,3 milliards d’euros) d’investissement dans les infrastructures britanniques et notamment les infrastructures dédiées aux énergies renouvelables. Jusque-là, Legal & General Capital a investi 6,6 milliards de livres (soit environ 9 milliards d’euros).
Primonial Real Estate Investment Management (Primonial REIM) a annoncé, ce 22 décembre, l’acquisition pour le compte de plusieurs fonds sous gestion auprès d’Axa Investment Managers – Real Assets agissant pour le compte de ses clients, un portefeuille composé de cinq actifs. Ce portefeuille parisien de 30.200 m² est composé de cinq actifs de bureaux. Ces actifs se situent au 4/8 rue Sainte-Anne (Paris 01), 21/29 rue Beaubourg (Paris 03), 24/26 boulevard de l’Hôpital (Paris 05), 11 rue de la Rochefoucauld (Paris 09) et 101/103 boulevard Murat (Paris 16) et sont loués auprès d’une quinzaine de locataires.
L’année financière qui s’annonce devrait marquer la prolongation des grandes tendances observées dans l’allocation d’actifs en 2015. Les taux d’intérêt devraient rester à des niveaux historiquement bas dans les pays développés. En conséquence, les rendements attendus sur les actions conservent leur attrait relatif dans un contexte global de croissance modérée, estime Banque Degrrof Petercam dans ses perspectives d’investissement 2016. Les entreprises européennes bénéficient d’un environnement de taux bas, d’une croissance économique progressive et d’un affaiblissement de l’euro par rapport aux principales devises étrangères. Ces éléments favorisent la reprise de la croissance de leurs bénéfices. Cette reprise a accumulé du retard suite à la crise de l’euro. Les actions américaines offrent un potentiel plus limité sous l’influence de facteurs inverses. Elles sont aussi plus chères que les actions européennes. Les actions des pays émergents devraient rester en ligne avec leur potentiel à long-terme, tiraillées entre la faible valorisation des cours de Bourse et la dégradation continue des perspectives de bénéfices des entreprises de la région. Malgré leur faible rendement, les obligations gardent une place dans la construction d’un portefeuille équilibré. «Nous continuons à accorder une place particulière aux obligations liées à l’inflation, particulièrement dans les pays anglo-saxons où devraient s’observer les premières pressions sur les prix et les salaires», conclut Degroof Petercam.
Avant même qu’elle soit effective, la décision très attendue de la Réserve fédérale américaine (Fed) de relever ses taux a provoqué une hémorragie spectaculaire du côté des fonds obligataires. La semaine au 16 décembre s’est ainsi terminée sur une décollecte nette de 13,1 milliards de dollars, le montant le plus élevé depuis juin 2013, selon des statistiques communiquées par BofA Merrill Lynch sur la base des données du spécialiste de l'évolution des flux EPFR Global. Le mouvement a touché toutes les catégories obligataires. Les fonds d’obligations high yield ont notamment subi des sorties nettes de 5,3 milliards de dollars, les plus importantes des douze derniers mois. Les fonds de prêts ont bouclé la semaine sur une décollecte nette de 1,8 milliard de dollars, la plus importante des douze derniers mois également, tandis que les fonds de dette émergente affichaient de nouvelles sorties nettes, pour un montant cette fois de 2,2 milliards de dollars, le plus élevé des quinze dernières semaines. Les fonds d’obligations en catégorie d’investissement ont également enregistré des rachats, pour un montant net de 3,3 milliards de dollars, le plus élevé des deux dernières années. Côté actions, la décollecte s’est élevée toutes catégories confondues à 6,1 milliards de dollars, avec 18,6 milliards de sorties pour les mutual funds et 12,5 milliards de dollars de flux nets positifs pour les ETF. Les fonds d’actions américaines ont terminé la semaine sur une décollecte nette de 4,2 milliards de dollars tandis que les fonds d’actions émergentes subissaient une nouvelle érosion de 1,3 milliard de dollars. Les flux dans les fonds d’actions européennes sont restés positifs mais pour un montant de seulement 0,6 milliard de dollars, le plus faible des onze dernières semaines. A noter enfin que les fonds monétaires ont enregistré leur première décollecte depuis onze semaines, pour un montant de 41 milliards de dollars.
La politique agressive de la Réserve fédérale américaine (Fed) pourrait entraîner l’effondrement des obligations d’entreprises, si l’on en croit les «Prévisions Choc» pour l’année à venir publiées par Saxo Bank. «Fin 2016, la Fed sera contrainte de constater qu’il n’existe pas d'échappatoire, et l’accumulation de signes annonçant une surchauffe des marchés poussera la présidente Janet Yellen à adopter une politique ferme et appliquer une série agressive de hausses des taux. Alors que la partie des bilans des banques et courtiers consacrée aux opérations obligataires et aux transactions de marché a presque disparu, l’une des pièces capitales d’un marché fonctionnel est tout simplement absente. Cette prise de conscience arrive trop tard et l’intégralité des acheteurs cède à la panique et se voit prise d’une fièvre vendeuse, alors que les modèles de risque très avancés se mettent tous en alerte rouge», explique Saxo Bank. Selon Steen Jakobsen, économiste en Chef de Saxo Bank, “le paradigme qui a régné pendant toute la période de réaction à la crise financière mondiale arrive à sa fin. L’assouplissement quantitatif et les orientations politiques ont échoué, la Chine est en pleine transition et les tensions géopolitiques sont plus complexes et présentes que jamais, pour ne citer que trois facteurs clés du contexte actuel. C’est en allant à l’encontre de ces éléments que nous avons rédigé les prévisions de l’année à venir. ” Voici les Prévisions Choc 2016 de Saxo Bank Quelle évolution pour le cours euro-dollar ? Vers 1,23... Le rouble augmente de 20 % d’ici fin 2016 Retour à la réalité pour les licornes de la Silicon Valley Les Jeux Olympiques boostent la reprise dans les pays émergents emmenés par le Brésil Une déferlante démocrate permet de conserver la Maison Blanche et de reprendre le contrôle du Congrès. Les troubles au sein de l’OPEP permettent au baril de pétrole de retrouver brièvement son prix de 100 $. L’argent libéré de l’emprise de l’or rebondit de 33 % La politique agressive de la Fed entraîne l’effondrement des obligations d’entreprises mondiale. El Niño déclenche une recrudescence de l’inflation L’inégalité finit par avoir raison du luxe L’intégralité de la publication des “Prévisions Choc pour 2016” peut-être téléchargée ici: http://www.saxobank.com/Documents/op2016/ebook-2016-fr.pdf