Après avoir enregistré l’an dernier des entrées nettes exceptionnelles (373,8 milliards de dollars), le secteur des ETP pourrait encore connaître une année faste en 2016. Les analystes de Deutsche Bank tablent sur des entrées nettes pour les ETF de 335 milliards de dollars, dont 60 milliards de dollars pour le marché européen, un chiffre susceptible d'évoluer toutefois en fonction des conditions de marché. Les encours des ETF pourraient approcher la barre des 3.400 milliards de dollars fin 2016, soit une progression totale de 17,8% composée d’une croissance de 11,6% de la collecte (les 335 milliards) et d’un effet marché positif de 5,5%. Le marché américain serait le principal contributeur à cette évolution avec une hausse de 16,1% des encours et des entrées nettes autour de 230 milliards de dollars. En cas de «bull market», les actifs des ETF pourraient augmenter de 29,7% à plus de 3.700 milliards de dollars. Les ETP (ETF et autres produits indiciels comme les ETC) pourraient enregistrer une tendance similaire avec des progressions à 3.460 milliards de dollars dans le scénario central et à 3.800 milliards de dollars dans le scénario de «bull market». L’an dernier, les ETP ont atteint le niveau record de 2.950 milliards de dollars, ce qui équivaut à une croissance nette de 8,3% par rapport à l’année précédente. Sur le plan régional, le secteur américain des ETP a été le principal moteur de la croissance comme l’année précédente. Il a contribué à des entrées nettes de 237 milliards de dollars à la croissance mondiale et, comme les années précédentes, il a représenté la plus grande proportion de la croissance internationale. En effet, le secteur américain des ETP a dépassé les 2.000 milliards de dollars d’encours pour la première fois. Le secteur européen des ETP a également continué de croître en 2015. Les actifs sous gestion des ETF en Europe ont augmenté de 10,6 % pour atteindre 507 milliards de dollars à fin 2015. En euros, les entrées sur le marché des ETP européens en 2015 se sont élevées à 71,9 milliards d’euros, après une collecte de 45 milliards d’euros en 2014. Comme à la fin de 2015, 467 milliards d’euros d’ETP étaient gérés en Europe.
En proie à des interrogations sur l'évolution des prix du pétrole et sur les risques de ralentissement brutal en Chine, les investisseurs ont cédé des milliards d’actifs risqués durant la troisième semaine de janvier. En quête d’un refuge au moins provisoire, ils ont jeté leur dévolu sur les fonds spécialisés sur les obligations gouvernementales qui ont ainsi enregistré durant la semaine au 20 janvier leur plus forte collecte nette hebdomadaire des douze derniers mois, à 5,1 milliards de dollars. Une évolution symptomatique de l’inquiétude des investisseurs sur les pressions récessionistes à l'échelle mondiale, souligne BofA Merrill Lynch dans sa dernière étude hebdomadaire publiée le 22 janvier .Les fonds obligataires dédiés à la dette émergente ont en revanche subi des rachats nets pour un montant de 2,3 milliards de dollars, précise BofA Merrill Lynch, qui reprend des données de la société de recherche spécialiste de l'évolution des flux dans le monde EPFR Global. Les fonds d’obligations à haut rendement ont même connu une décollecte de 4,9 milliards de dollars sur la semaine, le second plus haut montant observé au cours des douze derniers mois. Même les fonds d’obligations en catégorie d’investissement (IG) ont terminé la semaine au 20 janvier sur des sorties nettes de 1 milliard de dollars. Toutes catégories confondues, les fonds obligataires affichent une décollecte nette de 2,8 milliards de dollars, la plus importante des quatre dernières semaines. Même tendance côté actions, les fonds enregistrant dans leur ensemble des sorties nettes de 3,5 milliards de dollars, ce qui porte la décollecte depuis le début de l’année à 24 milliards de dollars. Une évolution qui n’inquiète pas outre mesure BofA Merrill Lynch car ce montant ne représente que 0,3% des actifs sous gestion des fonds actions. Encore une paille par rapport aux sorties nettes de 90 milliards de dollars enregistrées en 2011 en raison des tensions sur le plafond de la dette américaine ou aux 85 milliards de dollars de rachats lors de la crise de 2008. Dans le détail, on observe des rachats nets de 4,3 milliards de dollars sur les fonds d’actions américaines et de 2,3 milliards sur les fonds dédiés aux actions émergentes, un montant jamais vu depuis 19 semaines. En revanche, les fonds d’actions européennes et japonaises ont continué de faire de la résistance avec des entrées nettes de respectivement 600 millions de dollars et 3 milliards de dollars. EPFR Global relève que les fonds d’actions allemandes ont enregistré leurs plus importantes souscriptions depuis le début de l’année et que les fonds d’actions françaises ont marqué leur septième semaine consécutive d’entrées nettes.
Schroder Real Estate vient d’acquérir un immeuble à Londres, au 55 Bishopsgate, London EC2 pour le compte d’une coentreprise entre Immobilien Europa Direkt, un fonds suisse paneuropéen géré par Schroders et un partenaire stratégique. Le montant de l’opération s'élève à 187,5 millions de livres. L’ensemble immobilier de 198.000 m² comprend des bureaux et du résidentiel. Immobilien Europa Direkt appartient à Zurich Investment Foundation.
Eurnoext a annoncé le 22 janvier la cotation le 26 janvier prochain de deux ETF, l’un d’Amundi, l’autre d’Ossiam sur Euronext Paris. Le premier, Amundi Russel 2000 (code ISIN :FR0011636208), dont l’indice sous-jacent est le Russell 2000, est chargé à 0,35%. Le second, Ossiam ETF JPMV C (code ISIN :LU1254453738), dont le sous-jacent est le Japan Minimum Variance Index NR, est chargé à 0,65%.
Axa Investment Managers – Real Assets (Axa IM Real Assets) a signé le projet d’acquisition de la Tour First, immeuble le plus haut de France sité à La Défense, auprès de BCSP CE Lux I Sarl et BCSP CE Lux III Sarl, filiales de Beacon Capital Partners, via une opération de cession de parts. L’opération a été réalisée pour le compte d’un club d’investisseurs cherchant à investir dans des actifs immobiliers «core» en Europe, précise Axa IM Real Assets dans un communiqué. Ce club réunit un groupe d’investisseurs gérés par Axa IM Real Assets et un investisseur tiers Assurances du Crédit Mutuel. La Tour First s’élève à 231 mètres et comprend plus de 80.000 m² de bureaux «prime» répartis sur 44 étages. L’immeuble est actuellement loué à 83% à des grandes entreprises internationales dans le cadre de baux de longue durée. Construite en 1974, la tour avait été vendue pour 50% à Beacon Capital Partners et Axa IM Real Assets pour le compte d’un de ses clients en 2007.
La société de capital-investissement Ardian s’est associée à Finnmark Kraft, une société norvégienne d’énergies renouvelables, afin de créer une coentreprise pour construire et exploiter un nouveau parc éolien de 51,8 MégaWatt dans le nord de la Norvège. Dans le cadre de cet accord, Ardian Infrastructure détiendra 49% du capital de la coentreprise tandis que Finnmark Kraft détiendra les 51% restants. Ce projet «greenfield», dont la construction s’étendra sur 18 mois sous la supervision de Finnmark Kraft, devrait être opérationnel fin 2017. Le montant de l’opération n’a pas été dévoilé.
Les actifs sous gestion des fonds suisses ont progressé l’an dernier de 2% pour s'établir à 891 milliards de francs, selon les dernières statistiques communiquées par Swiss Fund Data et Morningstar. La collecte nette s’est élevée l’an dernier à plus de 40 milliards de francs. Au cours du seul mois de décembre, la collecte nette s’est inscrite à 1,3 milliard de francs. Les fonds dédiés aux actions ont attiré 1,8 milliard de francs mais les fonds obligataires ont subi dans le même temps des rachats pour un montant net de 1,8 milliard de francs. Sur l’ensemble de l’année, ce sont les fonds actions qui affichent la plus forte collecte, avec un montant de 16,9 milliards de francs, devant les fonds obligataires qui ont drainé 12,8 milliards de francs. Les fonds monétaires et les fonds immobiliers ont terminé l’année sur des sorties nettes pour des montants de respectivement 1,3 milliard de francs et 0,3 milliard de francs.
Media Tenor, spécialiste de la couverture médiatique, présentait à Davos cette semaine la septième édition de son rapport Trust Meltdown, sur la détérioration de l’image du secteur bancaire. Constatation alarmante, en 2015 soit sept ans après la crise financière, la perception des banques dans les médias et chez les commentateurs est toujours aussi négative, voire davantage encore qu’au cours de l’année 2014, observe L’Agefi suisse. Sur les dix banques les plus couvertes par les médias business en 2015, aucune ne fait l’objet d’une représentation positive. Deutsche Bank et HSBC (SwissLeaks oblige) se sont partagé le triste privilège des articles les plus défavorables avec respectivement 35% et 28% de rapports critiques. Les deux grandes banques suisses font toujours partie des établissements les plus en vue. UBS occupe la cinquième place du top 10 et Credit Suisse la huitième. Avec, malheureusement, une couverture globalement négative. L’étude note la myopie des médias vis-à-vis des banques chinoises et japonaises. Alors que JP Morgan, 3e capitalisation bancaire mondiale, bénéficie de 4,29% de la couverture médiatique internationale, Industrial and Commercial Bank of China, au 2e rang de ces capitalisations, n’en obtient que 0,23%. Le même biais s’applique à toutes les banques chinoises ainsi qu’à la japonaise Mitsubishi.
La forte volatilité des marchés financiers en fin d’année a sérieusement pénalisé les hedge funds. Au cours du quatrième trimestre 2015, l’industrie mondiale des hedge funds a en effet enregistré une décollecte nette de 1,52 milliard de dollars, soit sa première décollecte nette trimestrielle depuis le quatrième trimestre 2011, selon la dernière édition du HFR Global Hedge Fund Industry Report, publié par Hedge Fund Research (HFR). Malgré ce contrecoup, les encours du secteur ont continué de progresser pour atteindre 2.900 milliards de dollars au quatrième trimestre 2015, en hausse de 22,8 milliards de dollars par rapport au trimestre précédent. De fait, la performance des fonds sur les marchés financiers a largement permis de compenser les sorties nettes, souligne HFR dans son rapport. Au cours du quatrième trimestre 2015, l’indice HFRI Fund Weighted Composite a gagné 0,8 %, dévoile HFR. Pour autant, sur l’ensemble de l’année 2015, ce même indice accuse un repli de 1%. Pour l’ensemble de l’année 2015, les encours mondiaux de l’industrie des hedge funds ont enregistré un bond en avant de 51,7 milliards de dollars. Après avoir atteint le niveau record de 2.970 milliards de dollars à mi-année, les encours ont diminué significativement au troisième trimestre afin de redresser la barre au dernier trimestre et, ainsi, terminer l’année à 2.900 milliards de dollars, détaille HFR. Sur l’ensemble de l’exercice 2015, la collecte nette s’élève à 43,8 milliards de dollars pour le secteur. Les plus grands acteurs se sont naturellement taillé la part du lion. Ainsi, les sociétés affichant plus de 5 milliards de dollars d’actifs sous gestion ont capté 31,2 milliards de dollars de souscriptions nettes tandis que les sociétés gérant entre 1 et 5 milliards de dollars d’actifs ont attiré 6 milliards de dollars de flux nets. Enfin, les acteurs disposant de moins de 1 milliard de dollars d’encours ont enregistré 6,5 milliards de dollars de collecte nette. Par classes d’actifs, les stratégies actions («Equities Hedge Strategies») ont continué d’avoir les faveurs des investisseurs, avec une collecte nette de 25,8 milliards de dollars sur l’ensemble de l’année 2015. Pour leur part, les stratégies «Event Driven» ont réussi à engranger 8,7 milliards de dollars de souscriptions nettes en 2015, tandis que les stratégies «Relative Value Arbitrage» ont attiré 8,4 milliards de dollars de flux nets l’an dernier. Enfin, les stratégies «Macro» et «CTA» ont totalisé une collecte nette de 900 millions de dollars sur l’ensemble de l’exercice 2015.
Lyxor Asset Management, qui compte depuis quelques années parmi les spécialistes du marché européen de la dette senior avec désormais près de 800 millions d’euros sous gestion, a annoncé le 21 janvier le lancement d’un nouveau fonds de dettes, le Lyxor European Senior Debt Fund V, le quatrième en trois ans et donc le cinquième de la série, qui affiche un objectif de 200 millions d’euros d’ici à novembre 2016. Ce portefeuille diversifié (une quarantaine de lignes) de prêts à des entreprises européennes, qui investit principalement en dette senior garantie, vise un TRI d’Euribor trois mois + 5,25% avant commissions et frais. Thierry de Vergnes, responsable mondial de la gestion des fonds dette de Lyxor Asset Management, a estimé à l’occasion d’une présentation à Paris que les marchés européens de la dette senior présentent de nombreux avantages, des taux flottants, des crédits robustes et une faible volatilité, dans un contexte où la hausse des taux américains menace les rendements obligataires. L’an dernier, le volume des nouvelles émissions s’est replié à environ 64 milliards d’euros, contre 78,4 milliards d’euros l’année précédente, mais cette évolution, due surtout à la baisse des refinancements, s’est aussi caractérisée par une forte reprise des financements d’acquisitions. En outre, on observe une certaine discipline de marché avec un retour des leviers vers la moyenne historique mais aussi une contribution en capital plus élevée (un peu plus de 40% depuis 2013). Thierry de Vergnes observe également que les structures proposées sont généralement plus conservatrices, avec, sur le marché européen, une proportion de prêts affichant plus de 6 fois l’ebitda bien inférieure au niveau atteint en 2007. Par ailleurs, après avoir été sous pression durant la première moitié de 2015, les marges se reprennent depuis juin dernier et les «discounts» à l'émission s'élargissent à nouveau, ce qui peut contribuer à l’"attractivité» du TRI. Thierry de Vergnes estime que ce marché est appelé à poursuivre son développement en Europe dans la mesure où les bilans des banques européennes sont de plus en plus contraints. Les investisseurs institutionnels devraient détenir une part croissante de la classe d’actifs. Ils ne détiennent actuellement que la moitié environ des prêts «sub-investment grade», contre près de 90% aux Etats-Unis. Fait nouveau, à côté des assureurs et des fonds de pension, les family offices se montrent également intéressés par la classe d’actifs.
Très préoccupés par les perspectives de croissance en Chine, les investisseurs sont beaucoup moins optimistes sur la croissance mondiale, selon le dernier sondage BofA Merrill Lynch Fund Manager Survey réalisé entre les 8 et 14 janvier auprès d’un échantillon de 211 participants représentant un encours cumulé de 610 milliards de dollars. Seulement 8% des gestionnaires sollicités envisagent un renforcement de l'économie mondiale au cours des douze prochains mois, un niveau jamais vu depuis 2012. Malgré ce regain de pessimisme, seulement 12% de l'échantillon prévoit une récession mondiale dans les douze prochains mois. Cela dit, le ralentissement de la croissance chinoise constitue, et de loin, le risque extrême le plus important aux yeux des investisseurs. Dans ce contexte, les investisseurs sont plus nombreux à estimer que les bénéfices vont diminuer au cours des douze prochains mois plutôt que s’orienter à la hausse. Il s’agit là de la première estimation négative depuis plus de trois ans. Plus de 50% des participants au sondage prévoient deux relèvements de taux au maximum de la part de la Réserve fédérale au cours des douze prochains mois, contre 40% un mois plus tôt. Les investisseurs surpondérés sur les actions ne sont plus que 21% contre 42% en décembre, alors que l’on observe parallèlement un recul des sous-pondérations sur les obligations. Le pessimisme sur les actions atteint des niveaux jamais vus alors que l’Europe et le Japon restent les marchés favoris des investisseurs. Les allocations moyennes en cash progressent toutefois à 5,4%, le troisième plus haut niveau depuis 2009. Et 38% des investisseurs sont surpondérés sur le cash.
Les fonds Ucits de long terme ont enregistré au mois de novembre une collecte nette de 27 milliards d’euros, très stable par rapport au mois précédent qui s'était soldé par des entrées nettes de 28 milliards d’euros, selon des statistiques communiquées par l’Association européenne des gestionnaires d’actifs (Efama). Dans le détail, les fonds dédiés aux actions ont attiré 17 milliards d’euros en novembre contre 19 milliards un mois plus tôt, alors que les véhicules spécialisés dans l’obligataire ont subi des rachats nets pour un montant de 2 milliards d’euros alors qu’ils avaient engrangé 0,3 milliard d’euros en octobre. Les fonds multi-classes d’actifs ont drainé 10 milliards d’euros en net contre 8 milliards d’euros en octobre. Les fonds Ucits dans leur ensemble ont enregistré une collecte nette de 55 milliards d’euros en novembre contre 51 milliards d’euros au cours du mois précédent. Une évolution due pour l’essentiel à la progression de la collecte des fonds monétaires qui ont engrangé 28 milliards d’euros contre 23 milliards en octobre. Les fonds d’investissement alternatifs (FIA) ont de leur côté attiré 9,5 milliards d’euros en novembre, contre 12,5 milliards d’euros en octobre. Les actifs net des fonds Ucits ont progressé de 2,5% sur le mois à 8.430 milliards d’euros, tandis que les encours des FIA s’inscrivaient à 4.467 milliards d’euros, en hausse de 1,5%. Les encours totaux ont ainsi augmenté de 2,2% à 12.897 milliards d’euros.
Le fonds d’investissement Cerberus est entré en négociations exclusives en vue de reprendre GE Money Bank, l’activité de banque du conglomérat General Electric en France, rapporte le quotidien Les Echos qui cite des sources concordantes. Si l’opération se confirme, Cerberus s’emparerait d’environ 7 milliards d’euros, des crédits à la consommation et des prêts immobiliers. Il s’agirait surtout du premier rachat d’une banque de dépôts en France par un fonds d’investissement. Avec cette transaction, General Electric mettrait un terme à vingt ans d’histoire bancaire en France.
La société de capital-risque Truffle Capital, spécialiste de la gestion de fonds commun de placement pour l’innovation, a dévoilé ce mercredi un financement à hauteur de 980.000 euros dans Smile&Pay, un acteur français indépendant de l’encaissement par cartes sur mobile. Basée au sein du Truffle Fintech Incubator inauguré en juin dernier, « Smile&Pay est la 1ère société française à concevoir et commercialiser un service permettant aux petites entreprises françaises d’accepter des paiements par carte bancaire, sans frais fixe, sans engagement, en toute sécurité », indique Truffle Capital dans un communiqué. Après un premier financement de 600.000 euros en octobre 2014, « ce nouvel investissement permettra à Smile&Pay d’accélérer son développement commercial », ajoute la société de capital-risque.
Union Investment a annoncé l’acquisition aux Pays-Bas d’un centre commercial pour le compte de son fonds immobilier UII Shopping Nr. 1. Union Investment, qui a racheté cet ensemble immobilier de quelque 20.000m2 auprès d’un fonds d’a.s.r real estate investment management n’a pas divulgué le montant de l’opération. Avec cette transaction, le portefeuille UII Shopping Nr. 1 comporte désormais sept biens en Belgique, en Allemagne, en France, aux Pays-Bas et en Pologne. Selon le communiqué, le fonds UII Shopping Nr. 1 pèse environ 470 millions d’euros.
Les ETF smart beta européens ont réalisé une collecte nette de 4,1 milliards d’euros en 2015, proche du niveau record de 4,4 milliards d’euros de 2014, selon des statistiques publiées ce 18 janvier par Lyxor Asset Management. Portés par ces nouveaux flux, les actifs sous gestion du secteur progressent de 49% sur un an pour atteindre 15,1 milliards d’euros. Au cours de l’année écoulée, les flux se sont principalement concentrés sur les ETF à approche fondamentale, les ETF à volatilité minimale et les ETF multifactoriels, «les deux derniers types d’ETF bénéficiant respectivement de la hausse de la volatilité sur les marchés et de la recherche de rendements par les investisseurs», souligne la société de gestion. Dans le détail, les ETF d’allocation factorielle ont enregistré la plus forte croissance de l’année 2015, les flux (1,5 milliard d’euros) ayant quasiment doublé par rapport à 2014 «tandis que les investisseurs recherchaient de nouveaux moyens d’optimiser leurs rendements», indique Lyxor. Par ailleurs, «la perspective d’une volatilité accrue dans le sillage de la hausse des taux de la Fed après la fin du QE («quantitative easing») et les incertitudes entourant la croissance chinoise ont dopé les flux à destination des ETF à volatilité minimale, qui ont recueilli un quart des flux des ETF smart beta européens en 2015», souligne la société de gestion. De fait, les ETF à volatilité minimale ont réalisé une collecte nette de 884 millions d’euros l’an dernier. Enfin, les ETF à approche fondamentale, «et en particulier les produits de dividendes et à revenus élevés», ont continué d’avoir les faveurs des investisseurs avec 1,6 milliard d’euros de flux nets entrants. Un intérêt qui s’explique par la «pénurie de rendements à l’échelle mondiale et un désir de tirer profit des réformes structurelles à l’œuvre au Japon», avance Lyxor. A l’occasion de la publication de ces statistiques, Lyxor met également en exergue les difficultés rencontrées par les ETF smart beta en fin d’année dernière. De fait, «les flux ont été relativement restreints au quatrième trimestre 2015», ressortant à 737 millions d’euros, soit bien loin du record du premier trimestre 2015 (2 milliards d’euros de souscriptions nettes), note la société de gestion. «Un rebond a toutefois été observé en décembre (409 millions d’euros de collecte nette, NDLR) par rapport aux faibles flux de novembre (81 millions d’euros, NDLR)», précise Lyxor.
Les fonds dédiés aux actions américaines ont bien terminé l’année, avec une collecte nette de 16,8 milliards de dollars au mois de décembre, la plus importante depuis décembre 2014, selon des statistiques communiquées par Morningstar. En fait, estime le fournisseur de données, cette évolution correspond manifestement à un phénomène cyclique qui répond davantage aux exigences de rebalancement de fin d’année qu'à de la recherche de performance, car le S&P 500 a terminé le mois de décembre sur une performance négative de 1,6%. Cela dit, les fonds d’actions américaines gérés activement ont subi en décembre une décollecte nette de 14,4 milliards de dollars, les fonds gérés passivement ayant drainé 31,2 milliards de dollars. Sur l’ensemble de l’année, les fonds d’actions américaines gérés activement affichent une décollecte nette de près de 170 milliards de dollars alors que les fonds gérés passivement ont attiré 102,57 milliards de dollars. Les fonds d’obligations fiscalisées ont terminé le mois de décembre sur une décollecte de 29 milliards de dollars, qui se décompose en plus de 35 milliards de rachats nets du côté des stratégies gérées activement et 6,08 milliards de dollars pour les stratégies passives. Sur un an, les stratégies actives accusent une décollecte nette de 71,14 milliards de dollars, les stratégies passives affichant une collecte nette de 95,65 milliards de dollars.
Le fonds Novo 2, dont la gestion est assurée par Tikehau IM, a finalisé sa participation à un placement privé (Euro PP) pour Direct Energie, a annoncé la société de gestion ce lundi 18 janvier. Le fonds Novo 2 a souscrit à hauteur de 10 millions d’euros à cette émission de 60 millions d’euros à 7 ans réalisée sous un format obligataire non listé, précise Tikehau IM. Novo 2 est un fonds de prêts à l’économie à destination des PME et ETI créé à l’initiative de la Caisse des Dépôts et de 27 compagnies d’assurance. Sa vocation est de fournir des prêts aux ETI et aux PME en drainant l’épargne disponible vers le financement des entreprises de croissance. Depuis son lancement en octobre 2013, le fonds Novo 2 a investi plus de 284 millions d’euros sur 15 opérations avec une maturité moyenne de 6,5 ans, ce qui représente plus de 80 % de l’enveloppe totale confiée à Tikehau IM.
Le fonds de pension californien CalPERS, dont les actifs sous gestion s’inscrivaient à un peu plus de 301 milliards de dollars à fin juin 2015, a justifié une nouvelle fois sa décision de septembre 2014 de mettre fin à son programme d’investissement dans les hedge funds, Absolute Return Stratégies (ARS). «Comme nous l’avions très clairement indiqué à l'époque, la performance du programme n’a pas constitué un argument moteur dans notre décision. En fait, la performance historique d’ARS, bonne ou mauvaise, n’a pas modifié l’aiguille de la performance au niveau de l’ensemble du portefeuille d’une façon significative», écrit CalPERS dans une note explicative. CalPERS avait en outre affirmé que la décision de fermer le programme alternatif était due essentiellement à son coût, à sa complexité et à son risque. La décision était également une question de taille, puisque «accroître la taille du programme de façon à le rendre efficace pour un fonds de notre taille n'était pas faisable». Evoquant un article de la presse américaine («Fortune»), CalPERS souligne que comparer une année de performance hypothétique du programme avec les économies réalisées effectivement en termes de commissions est une approche spéculative qui peut être assimilée à «comparer des pommes avec des poires», insiste CalPERS. Selon Fortune, CalPERS aurait peut-être pris la mauvaise décision puisque le maintien du programme au sein du portefeuille aurait pu générer environ 176 millions de dollars supplémentaires pour les participants au fonds. «CalPERS est un investisseur de long terme. Nous investissons avec un horizon d’investissement de 30 à 50 ans. Nous estimons que toute indication de performance sur un an, dans n’importe quelle classe d’actifs, ne constitue pas «une mesure appropriée de la santé globale de notre fonds».
Amundi adopte une stratégie inhabituelle pour protéger ses fonds d’obligations d’entreprises de la volatilité des marchés : l’achat de dette encore plus risquée, rapporte le Wall Street Journal. La principale société de gestion en Europe pense que les faibles rendements sur les obligations d’entreprises européennes bien notées, ainsi que les spread étroits des obligations gouvernementales considérées comme des refuges, n’offrent pas aux investisseurs suffisamment de protection contre une vente massive sur les marchés. Se reporter sur de la dette moins bien notée comporte des risques, dont celui plus important de défaut. « Nous sommes inquiets », reconnaît Marie-Anne Allier, responsable gestion taux euro aggregate chez Amundi. « Lorsque vous avez de très faibles rendements et de faibles spread, vous n’avez absolument aucune protection contre la volatilité ». Parmi les titres achetés par Amundi figurent les obligations junior émises par les banques.