Les investisseurs sont manifestement de plus en plus sceptiques sur l’efficacité des programmes d’assouplissement quantitatif mis en œuvre par les banques centrales européenne et japonaise. Ils continuent de réduire leur exposition aux actions européennes et japonaises et s’intéressent désormais à des classes d’actifs considérées comme sous-évaluées, dette émergente, obligataire high yield ou encore actions émergentes. Les dégagements sur les fonds monétaires on tutoyé la barre des 30 milliards de dollars.Durant la semaine au 20 avril, les fonds dédiés aux actions européennes ont ainsi subi des sorties nettes de 2,1 milliards de dollars, affichant ainsi une série ininterrompue de onze semaines de décollecte, la plus longue depuis le mois de mai 2010, selon des données communiquées par Bank of America Merrill Lynch qui reprend des statistiques communiquées par le spécialiste de l'évolution des flux EPFR Global. Depuis le début de l’année, les dégagements sur les fonds d’actions européennes s'élèvent ainsi à plus de 20 milliards de dollars. Les fonds spécialisés sur les actions japonaises ont de leur côté enregistré des sorties nettes de 2,6 milliards de dollars, les plus importantes depuis novembre 2014, sans que la progression des indices de référence ou la volonté affichée par la banque centrale japonaise de soutenir les marchés actions aient un quelconque impact sur la tendance.Les fonds d’actions américaines, délaissés par les investisseurs particuliers, ont subi une décollecte nette de 4,2 milliards de dollars tandis que les fonds d’actions émergentes ont terminé la semaine sous revue en territoire positif, mettant ainsi fin à trois semaines consécutives de sorties nettes, grâce notamment à l’amélioration des perspectives sur l'économie chinoise et les matières premières. Toutes zones géographiques confondues, les fonds d’actions affichent une décollecte nette de 7,3 milliards de dollars, la plus importante des neuf dernières semaines.Du côté obligataire, la semaine s’est conclue sur une collecte nette de 4,9 milliards de dollars. Les fonds de dette en catégorie d’investissement ont attiré 2,9 milliards de dollars, les fonds de dette émergente 1,3 milliard de dollars et les fonds spécialisés sur l’obligataire high yield 800 millions de dollars. Les fonds de dette émergente ont attiré 9,2 milliards de dollars en l’espace de neuf semaines, il est vrai après des dégagements massifs de plus de 100 milliards de dollars au cours des trois dernières années.
Après deux trimestres caractérisés par un pessimisme persistant sur l'économie américaine, les gestionnaires semblent reprendre espoir dans le dernier sondage réalisé par Northern Trust Asset Management. Dans le même temps, les gestionnaires manifestent leur scepticisme quant à l’impact des politiques accommodantes des banques centrales européenne et japonaise.Les gestionnaires sont désormais 37% à prévoir une amélioration de la croissance du PIB américain dans les six prochains, contre seulement 23% au quatrième trimestre 2015. Ils sont 57% à miser sur une stabilité de la croissance américaine et seulement 6% à envisager un ralentissement (contre 13% au quatrième trimestre). Plus de la moitié des gestionnaires s’attendent à une accélération de l’inflation au cours des six prochains mois.
Les résolutions sur le climat déposées aux AG 2016 augmentent (on en compte 170 contre 93 en 2011), tandis que les exigences des actionnaires se font plus précises, selon une analyse des résolutions climat déposées aux assemblées générales de grandes entreprises carbo-intensives, telles qu’Exxon ou BP, réalisée par Novethic. En cinq ans, nous sommes ainsi passés de résolutions « généralistes » demandant un reporting peu spécifique sur les émissions de gaz à effet de serre ou le développement durable, à des injonctions plus exigeantes, abordant par exemple la neutralité carbone à horizon donné, ou la remise en cause de certains business models. La COP21 a montré que la protection du climat passait par la mobilisation de trois catégories d’acteurs : les États, les entreprises et les investisseurs. Ces derniers ont multiplié les engagements comme l’ont montré les études publiées par Novethic tout au long de l’année 2015. Il faut maintenant les mettre en œuvre. Pour atteindre leurs objectifs de « décarbonation » des portefeuilles, les investisseurs doivent pousser les entreprises dont ils sont actionnaires à baisser leurs propres émissions. Leur principal moyen de pression est l’engagement actionnarial, utilisé par plus de 350 acteurs financiers internationaux engagés sur le climat. Celui-ci peut prendre des formes diverses, les résolutions soumises aux assemblées générales d’actionnaires étant l’une des plus efficaces. Les règles de chaque pays diffèrent dans le domaine, et si la démarche est plus accessible aux États-Unis où le dépôt de résolutions par des organisations spécialisées est une pratique ancienne, elle s’est plus récemment répandue en Europe auprès de compagnies pétrolières comme Shell ou BP.
Responsable global du crédit corporate chez BNP Paribas IP, Christophe Auvity souligne dans L’Agefi que «la politique accommodante de la BCE et les mesures dites non conventionnelles apportent un soutien important aux marchés européens». Les plus grands bénéficiaires devraient selon lui être les émetteurs du secteur de l’infrastructure, notamment les services aux collectivités (électricité, gaz, eaux et transport). Les obligations des émetteurs français sont les plus représentées devant l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne», précise Christophe Auvity.
Dans L’Agefi, Jean-Marie Mercadal, directeur général délégué en charge des gestions chez OFI AM, explique rester positif sur les actions, «même si nous avons légèrement réduit notre allocation de 65 à 60% après la reprise récente des marchés». Pour lui, «les actions européennes offrent actuellement le meilleur couple de rendement/risque à horizon 2-3 ans : leurs valorisations absolues sont correctes et, en relatif, elles sont attractives par rapport aux marchés de taux d’intérêt». De plus, selon Jean-Marie Mercadal, le niveau des dividendes «est largement supérieur à celui des rendements obligataires».
Malgré les turbulences boursières, les fonds d’investissement au format Ucits ont terminé le mois de février pas très loin de l'équilibre. Les sorties nettes sur les fonds Ucits se sont ralenties à 0,4 milliard d’euros, à comparer à une décollecte de 15 milliards d’euros en janvier, selon les dernières statistiques communiquées par l’association européenne des gestionnaires d’actifs (Efama). Les fonds de long terme, c’est-à-dire hors fonds monétaires, ont enregistré des sorties nettes de 9 milliards d’euros en février après 14 milliards d’euros en janvier. Les fonds obligataires ont notamment vu la décollecte ralentir de 15 milliards d’euros en janvier à 6 milliards d’euros en février. les fonds dédiés aux actions ont subi une décollecte de 4 milliards d’euros alors qu’ils avaient attiré 3 milliards d’euros en janvier. Les fonds multi-classes d’actifs ont terminé le mois sous revue avec des souscriptions nettes de 1 milliard d’euros après des rachats de 2 milliards d’euros en janvier.Les fonds d’investissement alternatifs (FIA) ont attiré 8,9 milliards d’euros au mois de février, contre 15,6 milliards d’euros en janvier. Les actifs des fonds Ucits et FIA se sont ainsi contractés de 0,2% en février pour s'établir à 12.926 milliards d’euros. Les encours des fonds Ucits ont diminué de 0,4% à 7.891 milliards d’euros alors que ceux des fonds alternatifs ont affiché une progression de 0,1% à 5.035 milliards d’euros.
Amundi Private Equity Funds (Amundi PEF) a annoncé le lancement du « FIP Amundi France Développement n°4 », un nouveau Fonds d’Investissement de Proximité (FIP). Ce véhicule d’investissement, de la catégorie des FCPR, a pour objectif de financer des PME régionales. Destiné à une clientèle patrimoniale et banque privée imposée à l’Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF) et/ou à l’Impôt sur le Revenu (IR), ce fonds permet de participer au financement et au développement des PME sur un territoire déterminé (4 régions limitrophes) tout en bénéficiant d’un avantage fiscal immédiat sous conditions et en contrepartie d’un blocage des avoirs pendant 8 à 10 ans maximum. « FIP Amundi France Développement n°4 » investit au minimum 80% de son actif dans des entreprises non cotées exerçant leur activité principale ou ayant leur siège social situé dans 4 régions devant être limitrophes. Les investissements pourront ainsi accompagner et soutenir des PME à travers des opérations de création d’entreprises, de développement et de restructuration de capital, dans tous les secteurs de l’industrie, du commerce et des services (notamment services à la personne, aux collectivités et aux entreprises, informatique, sciences de la vie, chimie, énergie, agroalimentaire, etc.)Pour les PME, l’ouverture de leur capital au fonds « FIP Amundi France Développement n°4 » est une solution pour financer leur développement, tout en bénéficiant de l’apport de l’équipe de gestion d’Amundi PEF en matière de gouvernance, de développement international et d’expertise dans l’accompagnement des entreprises en croissance. Le solde du portefeuille sera constitué à hauteur de 20% maximum en OPCVM actions et/ou obligations et produits monétaires. Le FIP a une durée maximale de 10 ans (8 ans prorogeable 2 fois un an sur décision de la société de gestion), durée au terme de laquelle les participations des entreprises sont vendues. « FIP Amundi France Développement n°4 » est ouvert à la commercialisation jusqu’au 15 juin 2016 pour les souscripteurs ISF et jusqu’au 31 décembre 2016 pour les souscripteurs IR, dans les caisses régionales du Crédit Agricole qui proposent l’offre
SIX Swiss Exchange a lancé le 15 avril le négoce sur la plateforme bilatérale pour produits structurés XBTR. Les deux premiers participants sont Leonteq et Credit Suisse, a indiqué SIX le 21 avril dans un communiqué. La plateforme XBTR permet aux participants de bénéficier des avantages de l’infrastructure de SIX pour le négoce OTC des produits structurés. La plateforme s’adresse aux professionnels actifs sur le marché interbancaire et se base sur l’infrastructure existante de la Bourse suisse. Elle ne fait pas partie du négoce boursier proprement dit sur un plan réglementaire et en termes de fonctionnalité. Trois autres participants se sont d’ores et déjà annoncés. Des entretiens sont en cours avec d’autres participants en vue de leur intégration
Sur une période de plus de deux siècles, les actions se maintiennent, de manière étonnante, comme une valeur « sûre » pour le capital, créant davantage de richesse que les emprunts d’État les mieux notés et les instruments monétaires, selon une nouvelle étude publiée par Allianz Global Investors (AllianzGI). Selon l’analyse de données du S&P 500 réalisée en interne par les équipes d’AllianzGI, les actions ont généré des performances positives réelles sur chaque période glissante de 30 ans depuis 1800. Les actionnaires ont ainsi bénéficié en moyenne d’un rendement annuel net d’inflation de 6,95%, évoluant entre un point bas de 2,81% entre 1903 et 1933 et un plus haut de 10,63% entre 1857 et 1887. En revanche, sur la même période, les investisseurs qui ont choisi d’investir dans des emprunts d'État ou des dépôts à terme ont subi des pertes. Par exemple, les investisseurs exposés à des bons du Trésor américains entre 1950 et 1980 ont ainsi perdu 2% par an en moyenne sur une base réelle.L’étude, intitulée « Les actions : la nouvelle valeur sûre des portefeuilles ? », dévoile également la contribution majeure de l’effet d’agrégation des investissements en actions. À titre d’exemple, les arrière-arrière-arrière petits-enfants d’un investisseur qui aurait investi 100 dollars dans un portefeuille actions en 1871, seraient aujourd’hui les heureux bénéficiaires d’un capital d’une valeur d’environ 18 millions de dollars.En ramenant l’horizon d’investissement à des périodes glissantes moyennes de 10 ans, l’attrait des actions apparaît encore plus vivace. Sur la base de cette mesure, la classe d’actifs a généré en moyenne une performance réelle maximum de 16,84% depuis 1800, contre 12,41% pour les bons du Trésor américains et 11,62% pour les T-bills américains. La perte maximum de 3,96% sur les actions durant une période de 10 ans est également inférieure aux pertes respectives de 5,36% et 5,08% subies par les bons du Trésor et les T-Bills américains. « Dans un contexte où près de la moitié de la dette publique en circulation dans la zone euro offre actuellement un rendement négatif, les investisseurs ont commencé à sortir de leur zone de confort pour gravir progressivement l’échelle de risque. Notre étude montre que les actions sont essentielles pour espérer générer sur le long terme des performances supérieures à l’inflation », souligne Neil Dwane, stratégiste chez AllianzGI. « En outre, la moitié de la performance nominale de 8,7% par an en moyenne s’explique par la contribution des dividendes et le réinvestissement de ces dividendes. Bien qu’il ne soit pas pertinent d’extrapoler ces rendements moyens élevés sur l’avenir, les investisseurs doivent néanmoins être conscients du rôle clef que jouent les versements de dividendes dans le processus de génération derevenus et de création de richesse », ajoute-t-il.Cependant, les actions restent plus risquées sur des périodes courtes, ou lorsqu’elles sont mesurées en termes de fluctuation annuelle ou de volatilité. En effet, les fluctuations annuelles des actions américaines sont comprises entre une borne basse de -38% en 1932 et une borne haute de 66% en 1862. En comparaison, les emprunts d’État et les instruments monétaires ont fait l’objet d’un moindre degré de volatilité, mais les investisseurs ont néanmoins subi d’importantes pertes sur ces titres. En effet, les investisseurs ont perdu 22% sur les bons du Trésor américains en 1864 et 16% sur les T-Bills en 1948. Selon Neil Dwane, « l’équation est assez simple : plus l’horizon d’investissement est long et plus le couple rendement/risque des actions est supérieur à celui des obligations. Par conséquent, sur des périodes plus courtes, une gestion réellement active doit s’attacher à capter les primes de risque actions, aussi bien dans les portefeuilles actions que dans les portefeuilles diversifiés.»
Calao Finance a annoncé le 20 avril l’ouverture des souscriptions à ses solutions d’investissement ISF 2016 avec son nouveau Fonds, le FCPI Expertise Calao N°2 et le 6ème opus du Mandat de Gestion Conseil Privé, dont la société de gestion conseille l’allocation. Les deux solutions permettent aux particuliers de diversifier leur patrimoine en investissant dans l’économie réelle et d’obtenir une réduction d’ISF. La clôture des souscriptions interviendra mi-juin 2016.Le FCPI et le Mandat de Gestion investiront dans des PME françaises évoluant sur les secteurs de prédilection de Calao Finance que sont l’art de vivre (bien-être, digital media, loisirs, luxe, sport, tourisme, etc.) et les activités stratégiques (big data, cyber-sécurité, efficacité énergétique, réalité virtuelle augmentée, traçabilité, etc.).Les fonds gérés et conseillés par Calao Finance sont investis dans près de 60 PME françaises comme, par exemple, Envie de Fraise pour le digital, Connecthings pour la mobilité connectée, Raidlight pour le sport outdoor, Apissys pour l’électronique de défense ou Enertime pour l’efficacité énergétique. Concernant cette dernière participation (transformation de la chaleur en électricité), la société de gestion a annoncé qu’Enertime avait déposé son projet d’introduction en Bourse sur Alternext,. Cette procédure constitue la première étape du projet sous réserve des conditions de marché et des prérequis réglementaires.
Aegon Asset Management lance un nouveau fonds obligataire, le Aegon Asset Management Government Related Investment Fund, rapporte le site spécialisé Fondsnieuws. La nouvelle stratégie sera pilotée par Gerard Moerman et Eddo van den Boogaard. Ce produit vise une performance supérieure de 80 points de base à celle des obligations d’Etat et sera investi uniquement en obligations soit garanties par l’Etat soit liées à des institutions publiques et en titres de crédits privés. La note moyenne du portefeuille sera au minimum AA.
Swiss Life Asset Managers et son partenaire Quercus Assets Selection ont annoncé, ce 19 avril, avoir bouclé l’acquisition à 100% d’Antin Solar Investments (ASI), jusque-là détenue par Antin Infrastructure Partners, via leur coentreprise à 50-50 Quercus Swiss Life Italian Solar. Antin Solar Investments opère désormais sous l’appelation Azienda Solare Italiana (ASI). Fondée en 2011, ASI est une plateforme d’investissement reconnue en énergie solaire photovoltaïque en Italie. Son portefeuille est constitué de neuf fermes totalisant 77,1 MW. L’opération avait été annoncée le 18 décembre 2015.
G-Therapeutics annonce aujourd’hui avoir obtenu un financement de 26 millions d’euros dans le cadre d’un tour de table de Série A mené par un syndicat regroupant Gimv, qui apporte 6 millions d’euros, Wellington Partners, LSP, Inkef Capital, ainsi que les fondateurs/le management de la société. Ce financement sera utilisé pour financer les essais cliniques de la société jusqu'à l’obtention de la marque CE (UE) et de l’approbation IDE (États-Unis).G-Therapeutics (http://gtherapeutics.com/About) développe un neurostimulateur implantable pour des patients souffrant de lésions médullaires incomplètes. Ce dispositif favorise le rétablissement de la fonction motrice pour améliorer et accélérer la réadaptation en stimulant la moelle épinière. La société, fondée en 2014, est un spin-off du Centre de Neuroprothèses de la très réputée École Polytechnique Fédérale de Lausanne (EFPL - Suisse), où son centre clinique est également basé.
EnobraQ, une entreprise de biotechnologies développant des procédés de fermentations industrielles à partir de CO2, vient de finaliser un premier tour de financement de 2,9 million d’euros mené par Auriga Partners et Sofinnova Partners. IRDInov et CEA investissement ont aussi participé à ce tour d’amorçage. Les fonds levés permettront à la société de développer son programme de recherche visant à obtenir une preuve de concept avancée d’ici fin 2017.Créée fin 2015 par Sofinnova Partners, suite à un projet de recherche du démonstrateur Toulouse White Biotechnology, EnobraQ développe un procédé fermentaire utilisant du CO2 comme source de carbone pour la production de précurseurs de synthèses organiques et de polymérisation. Dans un contexte où les solutions technologiques sont attendues pour lutter contre le réchauffement climatique et trouver des substituts au pétrole, l’approche d’EnobraQ est révolutionnaire. Grâce un procédé biologique de capture du CO2 par des levures, sa technologie vise à réduire un des principaux gaz à effet de serre en l’utilisant comme source de carbone renouvelable.
Les modalités de crédit proposées aux contreparties sont devenues moins favorables sur l’ensemble des cessions temporaires de titres et des opérations sur dérivés de gré à gré au cours de la période de référence de trois mois s’achevant en février 2016, selon la dernière enquête de mars 2016 sur les modalités et conditions de crédit attachées aux cessions temporaires de titres libellés en euros et aux marchés de produits dérivés de gré à gré (enquête SESFOD) publiée par la Banque centrale européenne. Le durcissement des conditions de crédit a été plus prononcé s’agissant des contreparties que constituent les hedge funds et les sociétés non financières. Les modalités de crédit devraient continuer de se durcir légèrement au cours de la prochaine période sous revue (entre mars et mai 2016).En ce qui concerne les conditions de crédit par type de garantie, les modalités non tarifaires, telles que le montant et la durée maximum de financement sous forme de cessions temporaires de titres, se sont durcies pour la plupart des types de garanties, notamment lorsque des obligations de sociétés sont utilisées comme garanties. Dans le même temps, les taux/écarts de financement ont diminué pour de nombreux types de garanties, le recul le plus marqué concernant les obligations d’État. Les obligations de sociétés constituent une exception, les taux/écarts de financement demeurant inchangés (obligations de sociétés de haute qualité) ou devenant moins favorables (obligations de sociétés à rendement élevé) dans les transactions impliquant ce type de garanties.La demande de financement des contreparties utilisant comme garanties des obligations d’État, des obligations de sociétés financières et non financières de haute qualité ainsi que des titres adossés à des actifs a augmenté au cours de la période sous revue, suggérant un retour à la tendance générale d’une augmentation de la demande de cessions temporaires de titres observée depuis le début de l’enquête SESFOD au quatrième trimestre 2012.En ce qui concerne les évolutions des modalités de crédit par type de contrepartie sur un horizon plus long, globalement, par rapport à l’année dernière, ces modalités sont devenues moins favorables pour tous les types de contrepartie, mais particulièrement pour les hedge funds, les fonds d’investissement et les sociétés non financières.
Kildare Partners envisage de lever 2 milliards de dollars pour son second fonds immobilier dédié à l’Europe, selon des informations d’IPE Real Estate recueillies auprès du fonds de pension Texas Permanent School Fund. Le fonds European Partners II a déjà attiré des engagements pour un montant agrégé d’environ 1,5 milliard de dollars, dont un ticket de 75 millions de dollars émanant de Texas Permanent. Le fonds vise un taux de rendement interne net de 16%. Ce deuxième fonds dédié à l’immobilier ne serait plus limité au Royaume-Uni mais également investi en Allemagne, aux Pays-Bas, au Portugal et en Italie.Courtland, le consultant au service du fonds de pension américain, précise que 18 des 19 investisseurs dans Partners I ont engagé de nouveaux capitaux dans Partners II.
3i a annoncé le 18 avril la cession de la marque de bijoux Amor à la société de capital investissement européenne Gilde Buy Out Partners. Le produit de vente qui s'élève à 197 millions d’euros permet à 3i de réaliser un multiple de 2,5, souligne un communiqué. En décembre 2010, 3i avait investi 99 millions d’euros dans Amor afin de prendre une participation majoritaire dans la société et d’accompagner sa croissance et son internationalisation. Le soutien de 3i a permis à la marque basée à Francfort de devenir leader en Allemagne, d’ouvrir 1.000 nouveaux points de vente dans 24 pays d’Europe, Amérique du Nord, Asie et Australie et d’enregistrer une croissance de 60% de son Ebitda
La majorité des banques avouent ne pas être préparées à faire face à la concurrence des FinTech qui ne cessent de gagner en popularité auprès des clients, selon le World Retail Banking Report 2016 (WRBR) publié le 18 avril par Capgemini et Efma. L'étude montre que près des deux tiers des clients (63%) utilisent à présent des produits ou services FinTech et sont plus enclins à recommander à leurs proches les services de leur prestataire FinTech (55%) plutôt que ceux de leur banque (38%). En revanche, alors que 96% des dirigeants de banques reconnaissent l’importance croissante du digital dans l’industrie bancaire, et la présence grandissante des FinTech dans cette industrie, seuls 13% d’entre eux estiment avoir mis en place les moyens nécessaires pour faire face à cette évolution.Les FinTech connaissent un succès significatif, en particulier sur les marchés émergents et auprès des jeunes, grâce à leur simplicité d’utilisation (82%), à la rapidité de leurs services (81%) et à la qualité de l’expérience utilisateur qu’elles proposent (80%). Par opposition, les banques ont tendance à sous-estimer l’importance qu’accordent les consommateurs à ces aspects : 36% reconnaissent la rapidité des services proposés par les FinTech (soit un écart de 45 points), et seuls 40% pensent qu’elles offrent une meilleure expérience utilisateur (soit un écart de 40 points).L'étude souligne que les progrès des banques en matière d’expérience client ne représentent pas une menace pour les FinTech. À l'échelle mondiale, la performance des banques en matière d’expérience client a augmenté de 2,9 points sur l'échelle Customer Experience Index (CEI) de Capgemini, avec une amélioration constatée dans plus de 85% des pays interrogés pour cette l'étude. En revanche, cette progression ne s’est pas encore traduite par des résultats concrets de la part des consommateurs, notamment sur les critères observés de rétention client, de recommandations ou de ventes croisées. Seulement 16% des clients se disent prêts à souscrire un service complémentaire auprès de leur banque actuelle.La majorité (70%) des banques considèrent la confiance des clients comme leur principale force. Cependant, même si les taux restent élevés, elles sont rattrapées par les FinTech qui voient leur taux de confiance, partielle ou totale, atteindre plus de 88% au niveau mondial. 90% des dirigeants de banques constatent l’accélération constante de cette évolution ; toutefois moins d’un quart estiment disposer d’un avantage concurrentiel par rapport aux FinTech en termes d’agilité ou de capacité d’innovation. « Alors que les banques peinent à innover, les FinTech attirent de nouveaux clients, explique Anirban Bose, directeur des services bancaires et financiers de Capgemini. Pourtant des opportunités existent pour que banques et FinTech collaborent. Les banques doivent les saisir rapidement, avant d’être dépassées par les transformations rapides du secteur. » Pour faire face à la montée en puissance de ces nouveaux types de services bancaires, près des deux tiers des directeurs de banques traditionnelles estiment devoir considérer les FinTech comme des partenaires, et mettre en place des stratégies de partenariat (46%) et d’investissement (44%). Moins d’un cinquième (18%) des banques prévoient d’acquérir des FinTech ou les technologies qu’elles proposent.
La finance islamique, à travers ses principes, pourrait contribuer de manière modeste à atteindre les Objectifs de Développement Durable (ODD) définis par les Nations Unies, selon une étude publiée par l’agence de notation Standard & Poor’s («Islamic Finance Could Aid Modestly In Achieving Sustainable Development Goals»). Le 25 septembre 2015, l’Assemblée Générale des Nations Unies a adopté son nouveau programme de développement durable pour 2030 qui comprend un ensemble de 17 objectifs mondiaux de développement durable (ODD) concentrés autour de cinq piliers : Population, Planète, Prospérité, Paix et Partenariat. La finance islamique pourrait jouer un rôle pour remplir les ODD, en particulier ceux en ligne avec les principes fondamentaux de la finance islamique, comme les objectifs de lutte contre la pauvreté (objectif numéro 1) et contre la faim (objectif 2), ou ceux relatifs à la promotion de la santé et de l'éducation (objectifs 3 et 4) ou encore ceux concernant la réduction des inégalités et la production/consommation responsable. Ces dernières années, certaines émissions de la part d’organisations multilatérales de crédit ont illustré ce propos, même si leurs volumes d’émission demeurent relativement faibles en comparaison aux émissions de dette traditionnelles. Cependant, la finance islamique ne jouera qu’un rôle modeste, en raison surtout de la taille «modeste» du secteur par rapport au système financier dans son ensemble et des démarches encore nécessaires pour révéler tout son potentiel.
La Deutsche Bank a annoncé le 15 avril avoir conclu un accord avec Macquarie Infrastructure Partners III, un fonds géré par Macquarie Infrastructure and Real Assets (MIRA), pour la vente d’un terminal portuaire, Maher Terminals, basé aux Etats-Unis à Port Elizabeth (New Jersey). Les modalités de la transaction n’ont pas été divulguées mais Deutsche Bank précise que l’opération ne devrait pas avoir d’impact significatif sur les résultats financiers du groupe. Ce terminal fait partie des actifs non stratégiques que le groupe allemand a décidé de céder.