Pour les stratégistes de BNP Paribas Asset Management, les perspectives sur les marchés actions restent bonnes pour 2018. «Les actions devraient encore progresser l’an prochain», résume ainsi à l’occasion d’une rencontre avec la presse, Thierry Créno, responsable de la gestion profilée chez BNP Paribas AM. Le responsable construit ses hypothèses autour de deux axes. Le premier constate qu’il y a une croissance économique robuste presque partout, peu d’inflation et des taux bas. «C’est ce que l’on appelle les Goldilocks"", explique Daniel Morris, le stratégiste du groupe. Reste donc le deuxième axe de travail : «qu’est-ce qui peut mal se passer l’an prochain»? De tous les risques scannés, celui qui semble le plus probable serait celui d’une croissance de l’inflation plus importante que prévu. Les experts sont toujours sous-pondérés sur les obligations souveraines qui ont «une valorisation élevée», selon Thierry Créno. Le responsable ne s’interdit pas toutefois de rechercher des investissements «alternatifs» et de rendement. Dans le domaine des obligations crédit, BNP Paribas AM sous-pondère le segment du haut rendement. «Les valorisations sont tendues, les fondamentaux du crédit se dégradent et les défauts augmentent», remarque le gérant. Si les taux de défaut des entreprises américaines dans le pétrole ont diminué par rapport à l’an dernier, ils ont toutefois tendance à augmenter dans les autres secteurs. «C’est en raison d’une augmentation de la dette des entreprises ces dernières années pour racheter des actions. Leur situation se dégrade, mais nous ne nous attendons quand même pas à une crise"", explique-t-il. Concernant les marchés actions, Thierry Créno note que la surperformance des indices américains en 2017 par rapport aux marchés européens provient essentiellement du secteur technologique. «En Europe, sur le MSCI, la technologie c’est à peine 3 ou 4% de l’indice, contre 15% à 20% aux Etats-Unis», explique-t-il. Du coup, si l’on exclut les valeurs technologiques, les marchés européens ont en fait surperformé les marchés actions américains. L’Europe reste toutefois la zone favorite des experts ainsi que les pays émergents, en raison de prévisions de croissance des profits en hausse pour les entreprises locales en 2018. «Les pays émergents ont sous-performé depuis plusieurs années. La reprise récente reste faible en comparaison», souligne le gérant, qui rappelle par ailleurs que la Technologie est aussi devenue le secteur dominant de l’indice MSCI Emergents. «Les marchés émergents ont complètement changé. Quand on achète aujourd’hui l’indice MSCI Emergents, on n’achète plus les matières premières ou l’industrie mais les services technologiques!», note-t-il. Seule ombre au tableau: l’absence de volatilité sur les marchés actions en général, pousse les investisseurs à prendre plus de risques. Beaucoup d’entre eux ont même vendu leurs positions vendeuses de contrats à termes sur le VIX et «il n’y a plus vraiment de gens qui se couvrent». «S’il y a un retournement, notamment en raison d’une hausse mal anticipée de l’inflation, le retournement des marchés peut être brutal, mais il devrait être aussi de courte durée», conclut Thierry Créno.
«Nous sommes plutôt optimistes», a indiqué d’emblée Georg Schuh, directeur des investissements de Deutsche Asset Management pour la région Europe, Moyen-Orient, et Afrique. De passage à Paris ce 7 décembre, le responsable s’attend à une poursuite de la hausse des actions qui sera notamment favorisée par l’environnement politique dans la zone euro qui permettra à la Banque centrale européenne de mener encore pour quelque temps une politique monétaire expansionniste.Dans l’univers des marchés actions, Georg Schuh donne la préférence aux marchés émergents, à l’Europe et au Japon. Il relève qu’aux Etats-Unis, la réforme fiscale, premier succès de Donald Trump, pourrait contribuer à un gain supplémentaire de 3% à 5% pour les bénéfices par action. En Europe, «la situation dans la zone euro est stabilisée mais reste compliquée», estime-t-il en soulignant le risque de voir Angela Merkel contrainte de former un gouvernement ne disposant que d’une courte majorité, voire minoritaire. «Si Mme Merkel doit s’occuper de politique intérieure, il n’y aura pas de réformes dans l’Union européenne et la zone euro, donc la BCE sera l’institution qui garantira la stabilité de la zone euro», explique-t-il. «Etant donné la faiblesse du gouvernement allemand, la BCE a une sorte de carte blanche pour continuer sa politique extrêmement expansionniste.» Un contexte très favorable aux actions.En outre, les fondamentaux macroéconomiques restent aussi très favorables aux actions, avec une croissance mondiale attendue à 3,8% et très synchronisée. La société de gestion ne prévoit que 3% de pays en récession l’an prochain, pour 79% en croissance, contre respectivement 6% et 72% en 2017.
Le gestionnaire d’actifs Partners Group a acquis pour le compte de ses clients des immeubles de bureaux aux Etats-Unis pour une valeur supérieure à 1 milliard de dollars depuis le début de l’année, selon un communiqué publié ce 7 décembre. La surface reprise atteint 4 millions de mètres carrés.Dans le détail, le groupe s’est emparé d’une tour à Atlanta (Géorgie) en mai, du Burns and McDonnell Plaza de Houston (Texas) en juin, du Island Center and Waterford Plaza à Tampa (Floride) et d’autres bureaux à Atlanta en octobre. Plus récemment, des surfaces de haut standing à Dallas (Texas), Washington D.C., Austin (Texas) et Boston (Massachussetts) sont tombées dans l’escarcelle de Partners Group.
Helvetia Venture Fund, la filiale de capital-risque du groupe d’assurances Helvetia, a investi dans Inzmo, une entreprise estonienne de l’insurtech. Le communiqué en allemand indique simplement que l’investissement est d’"un montant en millions à un chiffre». La start-up et Helvetia coopèrent actuellement en assurant des biens tels que des vélos, de l'électronique, des lunettes ou des montres. Les fonds de l’investissement serviront à renforcer cette collaboration.«En travaillant avec Inzmo, nous pourrons beaucoup apprendre sur l’interaction simple avec le client. De plus, nous souhaitons exploiter le potentiel de cette plateforme pour nos partenariats B2B2C», explique Martin Tschopp, responsable du développement de l’entreprise chez Helvetia.
Les performances des actions devraient en 2018 dépasser celles des obligations pour la septième année consécutive, estime Bank of America Merrill Lynch (BAML), qui table sur une progression «modeste» de Wall Street tout en prévenant que le rally boursier en cours s’approche de son terme. Les équipes de la banque américaine misent ainsi sur un indice Standard & Poor’s 500 à 2.800 points fin 2018, soit une progression de près de 6,5% par rapport à son niveau actuel. «Un pic du S&P 500 à 2.863 est prévu début 2018 tandis que le Nasdaq Composite pourrait atteindre 8.000 points, avant une correction de 10% ou plus suivie par une croissance plus lente pendant le reste de l’année», précise Bank of America Merrill Lynch."Nous sommes entrés dans la dernière phase d’un long marché haussier», prévient Candace Browning, directrice de la recherche du groupe américain, citée dans un un communiqué. «L’histoire suggère que les meilleurs rendements peuvent survenir à la fin des marchés haussiers.» Dans l’environnement actuel très optimiste, une correction du marché en 2018 est le scénario le plus probable. Pour les investisseurs bien positionnés, cette évolution pourrait bien constituer une opportunité d’achat, suggère Candace Browning. La banque, qui table sur une croissance mondiale à 3,8% l’an prochain après 3,7% cette année, et de 2,4% aux Etats-Unis après 2,2% attendu pour 2017, estime que le rendement à dix ans américain pourrait atteindre 2,85% au premier trimestre et se rapprocher de 3% d’ici un an, en soulignant que «le marché pourrait sous-estimer l’impact de la réforme fiscale américaine».Elle précise qu’une entrée en vigueur de cette réforme pourrait contribuer à hauteur de 0,3 point de pourcentage à la croissance américaine en 2018 puis en 2019, faire tomber le taux de chômage à 3,9% et permettre une remontée de l’inflation, qu’elle s’attend à voir devenir «le sujet majeur de l’année, particulièrement aux Etats-Unis». La banque table sur une inflation de base («core») à 1,8% fin 2018 et 2% fin 2019 et souligne que la hausse des salaires pourrait être «le facteur le plus important pour le marché actions en 2018 via les pressions sur les marges et les spreads de crédit».La zone euro devrait toutefois rester à l'écart de ce mouvement avec une inflation de base prévue à 1,2% seulement d’ici la fin de l’an prochain. Parallèlement, un contexte général conjuguant hausse des taux américains, appréciation du dollar, «tapering» de la BCE et ralentissement en Chine devrait desservir les marchés émergents et obliger les investisseurs à se montrer plus sélectifs, prévient Bank of America Merrill Lynch. Ses équipes restent néanmoins à l’achat sur les actions émergentes et tablent même sur un doublement des marchés actions émergents d’Asie sur les deux prochaines années.Concernant le seul marché actions américain, BAML privilégie pour 2018 les grosses capitalisations sur les petites et favorise les valeurs offrant des perspectives d’augmentation du dividende sur celles proposant déjà un rendement du dividende élevé. Elle continue de surpondérer le secteur américain des hautes technologies «en dépit de valorisations élevées et de comportements caractéristiques d’une bulle», ainsi que ceux des matières premières et de la finance. A l’opposé, elle sous-pondère l’immobilier, les biens de consommation non contrainte et les services aux collectivités.
L’optimisme est toujours de rigueur chez Invesco PowerShares. « Pour 2018, nous prévoyons une légère décélération de la croissance mondiale et une légère accélération de l’inflation, mais ces éléments ne sont pas synonymes de période difficile ou de ‘bear market’ pour les actions », a ainsi estimé Paul Jackson, directeur de la recherche d’Invesco PowerShares, à l’occasion d’une rencontre avec la presse. Son scénario central table ainsi sur une croissance économique mondiale de 3% en 2018, après environ 3,5% en 2017, et un taux d’inflation à 3% contre 2,5% à 3% pour 2017. « L’économie mondiale reste globalement bien orientée, a insisté l’économiste. Les conditions ne sont pas réunies pour une récession. »Dans ce contexte, Paul Jackson estime que « les actions et l’immobilier offriront les meilleurs retours sur investissement en 2018 ». « Ce sont les classes d’actifs que nous mettons clairement en avant dans notre scénario central et nous n’avons aucune raison à ce stade de changer nos préférences », a-t-il ajouté. De fait, à fin 2018, Invesco PowerShares table sur des rendements de 10,4% pour l’immobilier coté (REIT) et de 7,6% pour les actions. « En termes d’allocation, nous sommes au maximum sur l’immobilier et nous sommes légèrement surpondérés sur les actions », a précisé Paul Jackson. S’agissant des actions, les disparités sont cependant très fortes d’une région à l’autre. « Nous sommes assez fortement sous-pondérés sur les actions américaines et nous sommes surpondérés sur les actions partout ailleurs ». C’est notamment le cas pour les actions européennes pour lesquelles le potentiel de croissance reste élevé. « Les actions européennes ont un niveau de rendement équivalent au high yield européen et il y a encore un potentiel de performance important pour les actions européennes », a avancé Paul Jackson.A l’inverse, la société de gestion entend bien rester à l’écart de l’obligataire. « Les risques se trouvent plutôt dans la partie obligataire, a jugé Paul Jackson. Les taux d’intérêt demeurent historiquement faibles et les rendements obligataires sont également au plus bas historique. » Sans surprise, Invesco PowerShares est donc clairement sous-pondéré sur la quasi-totalité des dettes souveraines à l’échelle mondiale. Le crédit n’est guère mieux loti. Si la société de gestion surpondère le crédit « investment grade » afin de se substituer à la dette souveraine, elle a très nettement sous-pondéré le crédit « high yield » au point que son allocation est actuellement à zéro !Enfin, Paul Jackson n’a pas caché son optimisme pour les marchés émergents. « Les marchés émergents constituent la seule région pour laquelle j’ai de l’enthousiasme sur la dette souveraine, a-t-il ainsi avancé. Les marchés émergents sont très bien orientés et nous surpondérons la dette souveraine, les actions et l’immobilier dans cette région. »A noter qu’Invesco PowerShares affiche une allocation de 10% sur les liquidités. « Le cash joue un rôle de diversification très efficace et il permet également de réduire la volatilité du portefeuille », a expliqué Paul Jackson.
Après être entré ces derniers mois au capital de français Tanker et de l’américain Security Scorecard, tous deux spécialisés dans la sécurisation des données et la surveillance des cyber-risques, Axa Strategic Ventures vient de prendre une participation dans la société californienne Contrast Security, rapporte le quotidien Les Echos. Le fonds de capital-risque, soutenu par l’assureur français, a réalisé cet investissement aux côtés de Microsoft Ventures. Ils ont ainsi clôturé le tour de table de série C de la start-up, dont le montant total atteint 30 millions de dollars (25,4 millions d’euros). Fondé en 2014, Contrast Security permet aux applications logicielles de se protéger elles-mêmes des cyberattaques.
Le promoteur bordelais Aqprim vient d’effectuer une levée de fonds auprès de M Capital Partners afin de réorganiser son actionnariat au profit de son président fondateur Laurent Mathiolon et d’accélérer ses projets de promotion sur le grand Sud-Ouest «pour devenir un acteur de premier plan de la promotion immobilière en Nouvelle Aquitaine. En parallèle, Aqprim conservera sa relation privilégiée avec Sogeprom, acteur majeur du secteur, explique un communiqué. « Cette opportunité correspond tout à fait à notre stratégie d’investissement immobilière. Aqprim est une société en croissance, produisant un volume maîtrisé, des prestations de qualité, affichant un vrai savoir-faire innovant sous la houlette de son dirigeant, très impliqué dans la conception de l’habitat de demain. », précise Stéphane Ferran, directeur du pôle immobilier de M Capital.
La Française Real Estate Managers a annoncé avoir acquis auprès de Greestone Immobilier pour le compte de la SCPI LF Opportunité Immo, un parc d’activités au sein de la zone d’activité Pariest à Croissy-Beaubourg dans le département 77. L’ensemble se situe à proximité de l’aérodrome de Lognes, au croisement de l’autoroute A4 et de la Francilienne. Le parc, dont la livraison est prévue pour septembre 2018, sera composé de trois bâtiments et proposera une vingtaine de lots d’environ 300 m² et 45 m² de surfaces de bureaux permettant d’accueillir des PME et des PMI.
Alors que Natixis Asset Management organisait hier un évènement presse pour ses perspectives 2018, les experts de la société de gestion estiment qu’il faut se garder d’un excès d’optimisme après une belle année 2017, car 2018 ne sera pas exempte d’événements qui pourraient gripper une belle mécanique. Les marchés financiers vont aussi devoir gérer la phase de normalisation des politiques monétaires des banques centrales. En 2018, réactivité et flexibilité seront essentielles pour profiter des opportunités d’investissement.Pour Ibrahima Kobar, directeur général délégué et codirecteur des gestions de Natixis Asset Management, la gestion obligataire présentera de belles opportunités en 2018 : « Nous entrons en effet dans un contexte favorable aux obligations, proche d’un cercle vertueux ; Les politiques monétaires sont lisibles et la trajectoire des taux claire ». Les risques politiques perçus début 2017 sont désormais loin, et si des chocs exogènes ne peuvent être écartés, les marchés ont appris à les anticiper. Enfin, le contexte macroéconomique est positif et la distorsion artificielle des valorisations obligataires tendra à se réduire grâce à la contraction des achats de la BCE. 2018 sera une année favorable aux investisseurs en obligations alors que les émissions sont largement sursouscrites du fait de la pénurie de titres. « Dans un contexte de taux réels encore largement négatifs, il faudra toutefois aller chercher du rendement, et pour cela, il faudra oser », affirme-t-il. L’expert identifie par exemple la dette souveraine des pays périphériques en Europe, mais surtout des pays émergents. En effet, ces derniers ont su lutter contre l’inflation, renouer avec la croissance, et, sauf choc sur les taux américains et le dollar, devraient recéler de belles opportunités. Le crédit High Yield pourra également être source de rendements malgré des spreads serrés, mais nécessitera une grande sélectivité. Les convertibles, dans un contexte porteur pour les actions, permettront aussi de capter du rendement. « Enfin, il faudra piloter au plus fin la duration, l’élément historique de la performance, via des produits spécifiques mêlant titres à court terme et long terme, afin de l’adapter à chaque événement », conclut Ibrahima Kobar. Concernant les marchés actions, selon Yves Maillot, directeur actions européennes de Natixis Asset Management, le contexte macroéconomique est presque idéal aux actions. Cependant, la normalisation des politiques monétaires, la parité mouvante des devises ou encore un retour de la volatilité pourraient venir perturber ce tableau. « En 2018, le momentum sera donc plus que jamais le mot d’ordre sur les marchés européens, mais le stock picking devra rester flexible », explique Yves Maillot. « Nous privilégions également la thématique des fusions-acquisitions, dont le rythme devrait s’accélérer, notamment dans l’alimentation-boisson, la santépharmacie, les télécoms et les technologies ». Par ailleurs, les small et mid caps devraient continuer à bien se comporter. Enfin, les marchés émergents présenteront de belles opportunités, alors qu’ils bénéficient d’une croissance forte, de perspectives d’amélioration des bénéfices, et affichent des valorisations attractives, avec une décote de 25 % par rapport aux marchés développés. Les places de l’Asie émergente paraissent les plus attractives. « Mais comme dans les pays développés, la flexibilité sera de mise face à des risques qui ne peuvent être ignorés : le triptyque gagnant de 2017, combinant dollar baissier, hausse des matières premières et accroissement des perspectives de bénéfices pourrait ne pas durer, tandis que les risques perdurent en Amérique Latine », conclut Yves Maillot. En matière d’allocation, Natixis AM estime qu’il faut savoir être contrariant pour obtenir du rendement. L’environnement de marché actuel, bien que favorable aux actifs risqués, reste fragile. Alors que les investisseurs sont massivement exposés, le moindre signe perturbateur ou plus simplement des prises de profit techniques, pourraient entraîner un mouvement moutonnier de retraits, précipitant les marchés dans une spirale baissière. « Dans une année qu’il faut se garder de percevoir comme linéaire, l’enjeu sera donc de constituer un portefeuille au rendement attractif tout en restant flexible et réactif pour l’adapter rapidement en cas de retournement », explique Franck Nicolas, directeur investissement et solutions clients de Natixis Asset Management. Dans ce contexte, la société de gestion privilégie les actions européennes. En effet, cette classe d’actifs bénéficie d’une politique monétaire plus accommodante et de valorisations plus attractives, même si la prime de risque engendrée par les risques politiques devrait subsister. Par ailleurs, Natixis Asset Management favorise également les dettes à spread, et notamment le High Yield, qui offre une prime intéressante en l’absence de risque de taux. « Une autre thématique forte sera celle des pays émergents, qui bénéficient du soutien des niveaux élevés des prix des matières premières. Si, nous éviterons l’Amérique Latine, nous nous concentrerons sur l’Asie émergente et l’Europe de l’Est. Dans ces zones, nous privilégierons la dette en devises dures, alors que les devises émergentes restent risquées », ajoute Franck Nicolas. Enfin, même s’il a perdu son intérêt, l’or restera un actif refuge en cas de volatilité sur les marchés actions.
Silence. Pour la première année du reporting sur les risques climat imposé par l’article 173 de la loi relative à la Transition énergétique, les investisseurs déçoivent, selon deux études réalisées par Novethic et WWF France. Le centre de recherche remarque que 31 des 100 principaux institutionnels français (3.160 milliards d’euros d’actifs) sont restés silencieux, ne se sentant pas concernés explicitement, notamment ceux avec un bilan consolidé de moins de 500 millions d’euros. L’association de défense de l’environnement déplore, elle, qu’aucun assureur n’ait proposé une information compréhensible et accessible aux souscripteurs. Les rapports proposés, comme celui d’AG2R La Mondiale, sont précis et s’adressent à un public d’experts.
L’enquête Ipsos diffusée hier à l’occasion de la manifestation «Les Etats de la France» montre que les dirigeants d’entreprises étrangères implantées dans l’Hexagone sont désormais 60% à penser que le pays est aujourd’hui attrayant, soit un bond de 24 points par rapport à 2016. Ils sont 95% (+39 points) à estimer que les réformes mises en oeuvre vont dans le bon sens, à commencer par la réforme du Code du travail, dont ils sont 55% à prédire qu’elle aura un effet positif sur l’emploi. La baisse de l’impôt sur les sociétés, la simplification des normes et la transformation du crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) en baisse de charges font également une quasi-unanimité.
Captain Contrat, la plateforme de services juridiques en ligne pour les TPE et les PME doit annoncer, ce mercredi, avoir clôturé un tour de table de 4 millions d’euros auprès du fonds d’investissement CapHorn Invest, du fonds F3A géré par Bpifrance et de plusieurs « business angels », rapporte le quotidien Les Echos. Cette jeune société, fondée fin 2013 par les frères Philippe et Maxime Wagner, a levé au total 5 millions d’euros. Captain Contrat, qui compte 40 collaborateurs, propose des services et contenus répondant aux besoins juridiques et administratifs des TPE et PME.
La start-up Potager City, numéro un de la commande en ligne de « box » de fruits et légumes frais, vient de lever 7,5 millions d’euros auprès de CM-CIC Investissement, de Siparex et d’un pool bancaire, rapporte Les Echos. La société emploie actuellement 80 salariés pour 5,6 millions d’euros de chiffre d’affaires. Un nouveau tour de table, encore plus important, est déjà programmé dans les 18 à 24 mois pour aller chercher 20 à 25 millions d’euros de chiffre d’affaires d’ici à 2021.
Primonial REIM a annoncé hier l’acquisition, en date du 30 novembre, d’un portefeuille d’actifs immeubles situés rue de la République dans les 1er et 2ème arrondissements de Marseille pour un montant de 400 millions d’euros. L’opération a été réalisée auprès de la société ANF Immobilier. Dans le cadre de cette transaction, Primonial REIM est intervenu pour le compte d’un « club deal » regroupant des investisseurs institutionnels dont Cepac Foncière, la Maif et Suravenir.D’une surface totale de 127.000m², l’ensemble est composé de 140 actifs immobiliers, principalement des immeubles Haussmanniens mixtes d’habitation avec des commerces et des bureaux en pied d’immeuble.
Sofidy, société spécialisée dans la gestion d’épargne, annonce la cession, auprès d’un fonds géré par Cofinance, du portefeuille Margot. Le montant de la transaction dépasse les 30 millions d’euros. Le portefeuille de commerces de périphérie est composé de 34 surfaces commerciales réparties sur 14 villes situées sur l’ensemble du territoire. D’une surface totale de 27.000 m² environ, celui-ci comprend de nombreuses enseignes nationales. « Cette transaction s’est réalisée conformément au programme de recentrage immobilier de la société de gestion en 2017. Sofidy entend poursuivre en 2018, sa stratégie d’acquisition sélective axée, en ce qui concerne les actifs commerciaux, majoritairement sur les murs de commerces en centre-ville à Paris et dans les grandes métropoles dynamiques comme Lille, Lyon, Nantes, Toulouse ou Bordeaux, métropoles où Sofidy peut également envisager, le cas échéant, l’acquisition d’ensembles immobiliers de type Retail Park de grande qualité et sur des zones majeures », a déclaré Fabien Miel, directeur général adjoint de Sofidy, en charge du patrimoine immobilier.
L’introduction prévue de contrats de futures sur le bitcoin par le CME Group, le CBOE Global Markets et le Nasdaq va faciliter les paris sur un déclin de la crypto-monnaie, rapporte Bloomberg. Les hedge funds, qui sont dans une large mesure restés en marge du phénomène, attendent que le marché des futures du Chicago Mercantile Exchange (CME) s’ouvre pour avoir une nouvelle opportunité de miser contre la crypto-monnaie, selon plus d’une demi-douzaine de personnes qui négocient ces actifs. Certains voient le marché du bitcoin comme « l’une des principales opportunités de vente à découvert qui n’a jamais existé », indique Lou Kerner, associé de Flight VC, qui investit dans la crypto-monnaie.
ACG Management, spécialiste de l’investissement dans les PME non cotées en France et en Outre-mer et pionnier des FIP Corse, entre dans le capital de Cirano Group pour accompagner sa croissance. Créé en 1996, anciennement appelé H2R, Cirano (acronyme de Cinéma, Internet, Radio et Nouveaux médias) est un groupe de médias affichant une forte présence dans l’Océan Indien. Il exploite notamment les franchises du groupe NRJ : NRJ à La Réunion, Mayotte et depuis peu à l’Ile Maurice, ainsi que Chérie FM et Rire et Chansons à La Réunion.L’entreprise, qui a déménagé cette année dans les anciens locaux de France Télévision Réunion, compte aujourd’hui une trentaine de filiales. L’investissement d’ACG Management permettra au groupe de poursuivre sa stratégie d’expansion et d’accélérer son développement à la Réunion et dans l’Océan Indien.
Swiss Life Asset Managers Real Estate France (Swiss Life REIM France) a annoncé, ce 5 décembre, la cession de l’actif du Club House, un immeuble de bureaux situé rue Armengaud à Saint Cloud. Cette cession a été réalisée par Swiss Life REIM (France) pour le compte de Swiss Life France. Ancien siège d’Interpol, l’actif a subi en 2011 une restructuration lourde, menée par les équipes de Swiss Life REIM qui assure à l’immeuble une intégration parfaire à son environnement. Le nouvel ensemble s’élève alors sur 4 étages, et dispose de terrasses, développant ainsi une surface locative d’environ 5 000 m² de bureaux avec villa attenante.
Pour la première fois, une majorité d’investisseurs internationaux implantés en France jugent que l’Hexagone est un pays attractif pour les entreprises et plébiscitent les réformes engagées depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Elysée, selon un sondage publié mercredi. L’enquête Ipsos diffusée à l’occasion de la manifestation «Les Etats de la France» montre que ces dirigeants d’entreprises étrangères sont 60% à penser que la France est aujourd’hui attractive, soit un bond de 24 points par rapport à 2016.