Affirmant être conscients de leur responsabilité dans le développement d’une économie durable et responsable, 22 signataires, dont plusieurs grandes sociétés d’investissement et de gestion d’actifs privés, publics et mutualistes, et infrastructures de marché, de la Place de Paris, ont signé une Déclaration commune invitant les émetteurs à une communication de leur notation ESG – Environnement, Social et Gouvernance – , en complément de leur notation financière. «Notre initiative inédite illustre notre conviction que les facteurs sociaux, environnementaux, éthiques et de gouvernance influencent la qualité de crédit, la valorisation des entreprises et la création de valeur future. L’accès à la notation ESG nous renseigne sur la soutenabilité des modèles d’analyse des entreprises et projets dans lesquels investir en faveur d’une croissance soutenable, inclusive, moins intense en carbone et relevant le défi du changement climatique, tout en préservant le capital et en recherchant un rendement cohérent avec cet objectif», souligne un communiqué. Conscients des enjeux de la croissance durable, nous voulons apporter ainsi notre contribution à l’ambition de l’Europe et de Paris Europlace de promouvoir une finance durable et responsable, et particulièrement à l’occasion du troisième Climate Finance Day.Les signataires de cette déclaration : Maurice Ronat, Président du groupe AESIO ; André Renaudin, Directeur Général d’AG2R La Mondiale ; Yves Perrier, Directeur Général d’Amundi ; Patrick Dixneuf, Directeur Général d’AVIVA France ; Thomas Buberl, Directeur Général d’AXA ; Frédéric Janbon, Administrateur-Directeur Général de BNP Paribas Asset Management Holding ; Virginie Chapron- du Jeu, Directrice des Finances du groupe Caisse des Dépôts et Consignations ; Naïm Abou-Jaoudé, Directeur Général de Candriam Investors Group ; Olivier Vaillant, Directeur Général de CM-CIC Asset Management ; Frédéric Lavenir, Directeur Général de CNP Assurances ; Nicolas Moreau, Directeur Général de Deutsche Asset Management ; Nicolas Demont, Directeur Général d’EGAMO ; Philippe Desfossés, Directeur de l’Établissement de Retraite Additionnelle de la Fonction Publique ; Stéphane Boujnah, Directeur Général et Président du Directoire d’Euronext ; Yves Chevalier, Membre du Directoire du Fonds de Réserve pour les Retraites ; Philippe Setbon, Directeur Général de Groupama Asset Management ; Stéphane Junique, Président d’Harmonie Mutuelle ; Jean-Pierre Costes, Président du Conseil d’Administration de l’Ircantec ; Daniel Roy, Président du Directoire de La Banque Postale Asset Management ; Roland Berthilier, Président du groupe MGEN ; Laurent Mignon, Directeur Général de Natixis ; Jean-Pierre Grimaud, Directeur Général d’OFI Asset Management. Avec le soutien de : Paris Europlace, l’Association Française des Investisseurs Institutionnels, l’Association Française de la Gestion Financière, la Fédération Française de l’Assurance et la Fédération Nationale de la Mutualité Française.
La croissance de l'économie mondiale devrait se poursuivre en 2018 et continuer de porter les marchés d’actions à des plus hauts en 2018, estiment les gérants de Goldman Sachs AM dans une note dédiée à leurs perspectives pour l’année prochaine. Ils privilégient notamment les marchés émergents. «Nous préférons les actions au crédit, le crédit plutôt que les taux. Les marchés émergents, hors Chine, sont une zone privilégiée et nous continuons de préférer les actifs émergents aux actifs des marchés développés», écrivent les gérants de Goldman Sachs AM.Les actions sont une classe d’actifs qui reste d’autant plus intéressante qu’elles ne sont pas surévaluées. Goldman Sachs AM considère plutôt que la classe d’actifs surévaluée se trouve plutôt du côté des obligations souveraines américaines et d’autres pays développés. Pour revenir aux actions, les valorisations des actions américaines sont élevées sur une base historique mais continuent d’offrir une prime de risque raisonnable par rapport aux autres actifs. Les valorisations des actions européennes, japonaises et émergentes sont «attractives» par rapport à celles des actions américaines. Dans ce contexte, une hausse des taux d’intérêt des banques centrales, en particulier de la Réserve fédérale américaine (Fed), devrait constituer la principale source de volatilité sur les marchés financiers en 2018, estiment les gérants de Goldman Sachs AM, qui ne font pas beaucoup de cas des obligations souveraines des pays développés. «Des hausses de taux constituent probablement le principal risque car nous pensons que les attentes du marché sur le relèvement des taux de la Fed sont excessivement faibles», expliquent-ils.Les gérants de la banque américaine ont ainsi un point de vue baissier sur les obligations d’Etat américaines et des autres pays développés, qu’ils jugent survalorisées, et adoptent un avis «prudent» sur les obligations d’entreprises et sur celles adossées à des prêts hypothécaires. «Au delà des obligations, nous pensons que le principal impact concernera les devises, mais les actions pourraient aussi connaître une plus courte correction», indiquent-ils.
La Française Real Estate Managers a annoncé ce 7 décembre l’acquisition auprès du promoteur Opium (Sas International Investissement) pour le compte de sa Société Civile de Placement Immobilier (SCPI) LF Opportunité Immo, un parc d’activités situé au 103 rue Henri Gautier dans la zone industrielle « Les Vignes » à Bobigny. L’actif est à proximité immédiate de l’autoroute A86. L’ensemble, livré en septembre 2016, développe une surface utile de 5.225 m² dont 4.451 m² d’activités, 674 m² de bureaux et 57 emplacements de parking.
Le gestionnaire d’actifs immobiliers Invesco Real Estate et RedTree Capital, gestionnaire de fonds immobiliers privés, ont annoncé ce 7 décembre l’acquisition de la Tour Cèdre à La Défense. Le montant de l’opération n’a pas été dévoilé. Cet immeuble de bureaux de classe A de 25 étages développe une surface de 29.400 m² et est entièrement loué à EDF. L’immeuble a été acquis dans le cadre d’une « joint-venture » regroupant deux fonds d’Invesco Real Estate – à savoir Invesco Mortgage Recovery Fund II et Invesco Real Estate-European Value Add, fermés à tous nouveaux investisseurs – et RedTree Capital, société fondée en 2013 par Eric Sasson et Rober Hodges.
La société Kiwatch, spécialisée dans la «vidéobienveillance» et la vidéosurveillance, vient de finaliser une levée de fonds de 3 millions d’euros - 2,15 millions d’euros auprès d’investisseurs privés, dont Entrepreneur Venture, et 850 000 euros de concours bancaire. Cette levée de fonds va permettre à Kiwatch de poursuivre son développement rapide en France, de préparer son implantation sur d’autres marchés européens et de consolider son avance technologique.Cette levée de fonds - effectuée auprès d’Entrepreneur Venture, Pays de la Loire Participations (géré par Siparex), Fairwest et d’investisseurs individuels - va permettre à la start-up nantaise de poursuivre son développement rapide et durable en France, et d’aborder la conquête du marché européen. Par ailleurs, les fonds récoltés vont permettre à Kiwatch d’intensifier ses travaux en matière de recherche et développement. L’entreprise investit aujourd’hui 23% de son chiffre d’affaires pour développer des solutions et des services répondant au mieux aux besoins de ses clients - particuliers et professionnels (reconnaissance de chutes, reconnaissance faciale, distinction fine d’animaux, de véhicules,...).
L’investissement ISR se répand un peu partout dans les gestions, y compris celles dédiées aux small et mid cap dont on déplore pourtant parfois le manque d’informations en la matière. C’est en tout cas une des conclusions tirées de la table ronde dédiée aux Small Caps lors de la Conférence «Et Demain?» qui se déroulait hier à Paris, organisée par Athymis Gestion. Ainsi, Robert de Guigné, directeur des Solutions ESG chez Lombard Odier IM, a indiqué que l’ensemble des gestions chez Lombard Odier était en train d’implanter l’ESG dans leurs décisions d’investissement. Diane Bruno, de Mandarine Gestion, a rappelé que la société avait signé les PRI des Nations Unies récemment et que deux personnes travaillaient chez Mandarine Gestion à la notation ISR des entreprises en portefeuille, même s’il n’y avait aucun fonds ISR en tant que tel (hormis un fonds solidaire). Marion Casal, chez Montpensier Fanance, a assuré pour sa part que Montpensier s’appuyait sur l’indice MSCI ESG pour noter les entreprises et regardait beaucoup la gouvernance, «un élément très important dans l’univers des small cap». Sébastien Ribeiro, chez Keren Finance, a choisi de son côté de mettre en avant l’alignement d’intérêt qui était regardé de près entre les entreprises et toutes leurs parties prenantes (actionnaires, clients, fournisseurs, salariés, etc). «Si cet alignement fonctionne bien, on voit que les performances sont meilleures» a-t-il assuré.Pour tous les panélistes, l’ISR ne pourra que se développer, non seulement parce qu’il est de plus en plus demandé par les clients mais aussi parce qu’il est appuyé par les pouvoirs publics. L’exemple type est la signature de la Cop 21 visant à éviter que le réchauffement climatique ne dépasse plus de 2 degrés. «Pour ce faire, il sera impossible de brûler les 120 années de réserves de charbon qui sont aujourd’hui valorisées par les marchés financiers. On sait qu'à peine 10 à 15 ans de ces réserves seront brûlées. Les institutionnels qui annoncent tous sortir du charbon n’ont en fait pas le choix : ils sortent pour des raisons financières et anticipent la chute des actions liées au charbon», a ajouté Robert de Guigné. De même, il faudra prendre en compte le fait que les entreprises ou les usines qui utilisent aujourd’hui l’eau des rivières, des fleuves ou des mers gratuitement pour leurs activités, ne pourront sans doute plus le faire à moyen terme et devront payer peut-être très cher pour continuer. Cela changera les business models et donc les valorisations de nombreuses entreprises.
Comme la plupart des secteurs, la finance est touchée par les innovations technologiques. Blockchain, big data, intelligence artificielle, robo-advisers, cyber-sécurité, data-analytics, les têtes de chapitre sons multiples qui sont au coeur de la transformation de l’entreprise, qu’elle soit industrielle, commerciale ou plutôt engagée dans les services financiers. «Nous sommes en présence d’une remise en cause fondamentale de tout l'écosystème. Il faut donner du sens à toutes ces technologies», a déclaré récemment Bernard Gainnier, président de la filière chiffre & conseil du pôle Finance Innovation à l’occasion d’une présentation à la presse d’un Livre Blanc dédié à l’innovation «Fonction Finance : 140 innovations au service de la croissance"(1). Ce document sera au centre d’une table ronde organisée ce 8 décembre à Paris, à l’occasion de la désignation de la fintech de l’année, une manifestation organisée par Finance Innovation.Le document a ainsi identifié 20 priorités d’innovation organisées autour de quatre grandes thématiques : la transformation de l’organisation et des processus par la digitalisation; la sécurité et la transparence; la culture du cash et l’amélioration du financement; et enfin, le pilotage de la création de valeur et l'évaluation de l’entreprise digitalisée. Chacun des 20 domaines d’innovation prioritaire (par exemple garantir la confiance pour l’identité numérique et la blockchain ou encore gérer la donnée structurée et non strcuturée au service de la prise de décision) est mise en perspective et débouche que des propositions d’innovations concrètes au regard de l’attente des investisseurs. Au total, 140 propositions sont ainsi mises en lumière. Les entreprises et les fintech pourront s’en emparer et apporter des solutions aux besoins exprimés. Et, chaque fois, le Livre Blanc évoque brièvement les acteurs qui ont déjà développé des solutions pertinentes.Cette plongée dans l’innovation de la fonction finance ne va pas s’arrêter à la publication du Livre Blanc «car il est essentiel de pouvoir suivre les projets auxquels ces propositions d’innovations donneront naissance». Ce Livre Blanc va donc avoir un prolongement digital, sous la forme d’un site web, lancé ce 8 décembre, avec des contenus interactifs et évolutifs. Il pourra être un lieu d'échanges et de partage d’expériences ouvert à tous les acteurs de l'écosystème.(1) Ce 10ème Livre Blanc du Pôle Finance Innovation est le premier de la filière Métiers du Chiffre et du Conseil présidée par Bernard Gainnier, président de PwC France & Afrique francophone. Il a été piloté par un comité de 13 membres dirigé par Cécile Saint Jean, directeur PwC en lien avec Joëlle Durieux, directrice générale du Pôle.
«Nous sommes plutôt optimistes», a indiqué d’emblée Georg Schuh, directeur des investissements de Deutsche Asset Management pour la région Europe, Moyen-Orient, et Afrique. De passage à Paris ce 7 décembre, le responsable s’attend à une poursuite de la hausse des actions qui sera notamment favorisée par l’environnement politique dans la zone euro qui permettra à la Banque centrale européenne de mener encore pour quelque temps une politique monétaire expansionniste.Dans l’univers des marchés actions, Georg Schuh donne la préférence aux marchés émergents, à l’Europe et au Japon. Il relève qu’aux Etats-Unis, la réforme fiscale, premier succès de Donald Trump, pourrait contribuer à un gain supplémentaire de 3% à 5% pour les bénéfices par action. En Europe, «la situation dans la zone euro est stabilisée mais reste compliquée», estime-t-il en soulignant le risque de voir Angela Merkel contrainte de former un gouvernement ne disposant que d’une courte majorité, voire minoritaire. «Si Mme Merkel doit s’occuper de politique intérieure, il n’y aura pas de réformes dans l’Union européenne et la zone euro, donc la BCE sera l’institution qui garantira la stabilité de la zone euro», explique-t-il. «Etant donné la faiblesse du gouvernement allemand, la BCE a une sorte de carte blanche pour continuer sa politique extrêmement expansionniste.» Un contexte très favorable aux actions.En outre, les fondamentaux macroéconomiques restent aussi très favorables aux actions, avec une croissance mondiale attendue à 3,8% et très synchronisée. La société de gestion ne prévoit que 3% de pays en récession l’an prochain, pour 79% en croissance, contre respectivement 6% et 72% en 2017.
Pour les stratégistes de BNP Paribas Asset Management, les perspectives sur les marchés actions restent bonnes pour 2018. «Les actions devraient encore progresser l’an prochain», résume ainsi à l’occasion d’une rencontre avec la presse, Thierry Créno, responsable de la gestion profilée chez BNP Paribas AM. Le responsable construit ses hypothèses autour de deux axes. Le premier constate qu’il y a une croissance économique robuste presque partout, peu d’inflation et des taux bas. «C’est ce que l’on appelle les Goldilocks"", explique Daniel Morris, le stratégiste du groupe. Reste donc le deuxième axe de travail : «qu’est-ce qui peut mal se passer l’an prochain»? De tous les risques scannés, celui qui semble le plus probable serait celui d’une croissance de l’inflation plus importante que prévu. Les experts sont toujours sous-pondérés sur les obligations souveraines qui ont «une valorisation élevée», selon Thierry Créno. Le responsable ne s’interdit pas toutefois de rechercher des investissements «alternatifs» et de rendement. Dans le domaine des obligations crédit, BNP Paribas AM sous-pondère le segment du haut rendement. «Les valorisations sont tendues, les fondamentaux du crédit se dégradent et les défauts augmentent», remarque le gérant. Si les taux de défaut des entreprises américaines dans le pétrole ont diminué par rapport à l’an dernier, ils ont toutefois tendance à augmenter dans les autres secteurs. «C’est en raison d’une augmentation de la dette des entreprises ces dernières années pour racheter des actions. Leur situation se dégrade, mais nous ne nous attendons quand même pas à une crise"", explique-t-il. Concernant les marchés actions, Thierry Créno note que la surperformance des indices américains en 2017 par rapport aux marchés européens provient essentiellement du secteur technologique. «En Europe, sur le MSCI, la technologie c’est à peine 3 ou 4% de l’indice, contre 15% à 20% aux Etats-Unis», explique-t-il. Du coup, si l’on exclut les valeurs technologiques, les marchés européens ont en fait surperformé les marchés actions américains. L’Europe reste toutefois la zone favorite des experts ainsi que les pays émergents, en raison de prévisions de croissance des profits en hausse pour les entreprises locales en 2018. «Les pays émergents ont sous-performé depuis plusieurs années. La reprise récente reste faible en comparaison», souligne le gérant, qui rappelle par ailleurs que la Technologie est aussi devenue le secteur dominant de l’indice MSCI Emergents. «Les marchés émergents ont complètement changé. Quand on achète aujourd’hui l’indice MSCI Emergents, on n’achète plus les matières premières ou l’industrie mais les services technologiques!», note-t-il. Seule ombre au tableau: l’absence de volatilité sur les marchés actions en général, pousse les investisseurs à prendre plus de risques. Beaucoup d’entre eux ont même vendu leurs positions vendeuses de contrats à termes sur le VIX et «il n’y a plus vraiment de gens qui se couvrent». «S’il y a un retournement, notamment en raison d’une hausse mal anticipée de l’inflation, le retournement des marchés peut être brutal, mais il devrait être aussi de courte durée», conclut Thierry Créno.
Le gestionnaire d’actifs Partners Group a acquis pour le compte de ses clients des immeubles de bureaux aux Etats-Unis pour une valeur supérieure à 1 milliard de dollars depuis le début de l’année, selon un communiqué publié ce 7 décembre. La surface reprise atteint 4 millions de mètres carrés.Dans le détail, le groupe s’est emparé d’une tour à Atlanta (Géorgie) en mai, du Burns and McDonnell Plaza de Houston (Texas) en juin, du Island Center and Waterford Plaza à Tampa (Floride) et d’autres bureaux à Atlanta en octobre. Plus récemment, des surfaces de haut standing à Dallas (Texas), Washington D.C., Austin (Texas) et Boston (Massachussetts) sont tombées dans l’escarcelle de Partners Group.
Helvetia Venture Fund, la filiale de capital-risque du groupe d’assurances Helvetia, a investi dans Inzmo, une entreprise estonienne de l’insurtech. Le communiqué en allemand indique simplement que l’investissement est d’"un montant en millions à un chiffre». La start-up et Helvetia coopèrent actuellement en assurant des biens tels que des vélos, de l'électronique, des lunettes ou des montres. Les fonds de l’investissement serviront à renforcer cette collaboration.«En travaillant avec Inzmo, nous pourrons beaucoup apprendre sur l’interaction simple avec le client. De plus, nous souhaitons exploiter le potentiel de cette plateforme pour nos partenariats B2B2C», explique Martin Tschopp, responsable du développement de l’entreprise chez Helvetia.
Les performances des actions devraient en 2018 dépasser celles des obligations pour la septième année consécutive, estime Bank of America Merrill Lynch (BAML), qui table sur une progression «modeste» de Wall Street tout en prévenant que le rally boursier en cours s’approche de son terme. Les équipes de la banque américaine misent ainsi sur un indice Standard & Poor’s 500 à 2.800 points fin 2018, soit une progression de près de 6,5% par rapport à son niveau actuel. «Un pic du S&P 500 à 2.863 est prévu début 2018 tandis que le Nasdaq Composite pourrait atteindre 8.000 points, avant une correction de 10% ou plus suivie par une croissance plus lente pendant le reste de l’année», précise Bank of America Merrill Lynch."Nous sommes entrés dans la dernière phase d’un long marché haussier», prévient Candace Browning, directrice de la recherche du groupe américain, citée dans un un communiqué. «L’histoire suggère que les meilleurs rendements peuvent survenir à la fin des marchés haussiers.» Dans l’environnement actuel très optimiste, une correction du marché en 2018 est le scénario le plus probable. Pour les investisseurs bien positionnés, cette évolution pourrait bien constituer une opportunité d’achat, suggère Candace Browning. La banque, qui table sur une croissance mondiale à 3,8% l’an prochain après 3,7% cette année, et de 2,4% aux Etats-Unis après 2,2% attendu pour 2017, estime que le rendement à dix ans américain pourrait atteindre 2,85% au premier trimestre et se rapprocher de 3% d’ici un an, en soulignant que «le marché pourrait sous-estimer l’impact de la réforme fiscale américaine».Elle précise qu’une entrée en vigueur de cette réforme pourrait contribuer à hauteur de 0,3 point de pourcentage à la croissance américaine en 2018 puis en 2019, faire tomber le taux de chômage à 3,9% et permettre une remontée de l’inflation, qu’elle s’attend à voir devenir «le sujet majeur de l’année, particulièrement aux Etats-Unis». La banque table sur une inflation de base («core») à 1,8% fin 2018 et 2% fin 2019 et souligne que la hausse des salaires pourrait être «le facteur le plus important pour le marché actions en 2018 via les pressions sur les marges et les spreads de crédit».La zone euro devrait toutefois rester à l'écart de ce mouvement avec une inflation de base prévue à 1,2% seulement d’ici la fin de l’an prochain. Parallèlement, un contexte général conjuguant hausse des taux américains, appréciation du dollar, «tapering» de la BCE et ralentissement en Chine devrait desservir les marchés émergents et obliger les investisseurs à se montrer plus sélectifs, prévient Bank of America Merrill Lynch. Ses équipes restent néanmoins à l’achat sur les actions émergentes et tablent même sur un doublement des marchés actions émergents d’Asie sur les deux prochaines années.Concernant le seul marché actions américain, BAML privilégie pour 2018 les grosses capitalisations sur les petites et favorise les valeurs offrant des perspectives d’augmentation du dividende sur celles proposant déjà un rendement du dividende élevé. Elle continue de surpondérer le secteur américain des hautes technologies «en dépit de valorisations élevées et de comportements caractéristiques d’une bulle», ainsi que ceux des matières premières et de la finance. A l’opposé, elle sous-pondère l’immobilier, les biens de consommation non contrainte et les services aux collectivités.
L’optimisme est toujours de rigueur chez Invesco PowerShares. « Pour 2018, nous prévoyons une légère décélération de la croissance mondiale et une légère accélération de l’inflation, mais ces éléments ne sont pas synonymes de période difficile ou de ‘bear market’ pour les actions », a ainsi estimé Paul Jackson, directeur de la recherche d’Invesco PowerShares, à l’occasion d’une rencontre avec la presse. Son scénario central table ainsi sur une croissance économique mondiale de 3% en 2018, après environ 3,5% en 2017, et un taux d’inflation à 3% contre 2,5% à 3% pour 2017. « L’économie mondiale reste globalement bien orientée, a insisté l’économiste. Les conditions ne sont pas réunies pour une récession. »Dans ce contexte, Paul Jackson estime que « les actions et l’immobilier offriront les meilleurs retours sur investissement en 2018 ». « Ce sont les classes d’actifs que nous mettons clairement en avant dans notre scénario central et nous n’avons aucune raison à ce stade de changer nos préférences », a-t-il ajouté. De fait, à fin 2018, Invesco PowerShares table sur des rendements de 10,4% pour l’immobilier coté (REIT) et de 7,6% pour les actions. « En termes d’allocation, nous sommes au maximum sur l’immobilier et nous sommes légèrement surpondérés sur les actions », a précisé Paul Jackson. S’agissant des actions, les disparités sont cependant très fortes d’une région à l’autre. « Nous sommes assez fortement sous-pondérés sur les actions américaines et nous sommes surpondérés sur les actions partout ailleurs ». C’est notamment le cas pour les actions européennes pour lesquelles le potentiel de croissance reste élevé. « Les actions européennes ont un niveau de rendement équivalent au high yield européen et il y a encore un potentiel de performance important pour les actions européennes », a avancé Paul Jackson.A l’inverse, la société de gestion entend bien rester à l’écart de l’obligataire. « Les risques se trouvent plutôt dans la partie obligataire, a jugé Paul Jackson. Les taux d’intérêt demeurent historiquement faibles et les rendements obligataires sont également au plus bas historique. » Sans surprise, Invesco PowerShares est donc clairement sous-pondéré sur la quasi-totalité des dettes souveraines à l’échelle mondiale. Le crédit n’est guère mieux loti. Si la société de gestion surpondère le crédit « investment grade » afin de se substituer à la dette souveraine, elle a très nettement sous-pondéré le crédit « high yield » au point que son allocation est actuellement à zéro !Enfin, Paul Jackson n’a pas caché son optimisme pour les marchés émergents. « Les marchés émergents constituent la seule région pour laquelle j’ai de l’enthousiasme sur la dette souveraine, a-t-il ainsi avancé. Les marchés émergents sont très bien orientés et nous surpondérons la dette souveraine, les actions et l’immobilier dans cette région. »A noter qu’Invesco PowerShares affiche une allocation de 10% sur les liquidités. « Le cash joue un rôle de diversification très efficace et il permet également de réduire la volatilité du portefeuille », a expliqué Paul Jackson.
Après être entré ces derniers mois au capital de français Tanker et de l’américain Security Scorecard, tous deux spécialisés dans la sécurisation des données et la surveillance des cyber-risques, Axa Strategic Ventures vient de prendre une participation dans la société californienne Contrast Security, rapporte le quotidien Les Echos. Le fonds de capital-risque, soutenu par l’assureur français, a réalisé cet investissement aux côtés de Microsoft Ventures. Ils ont ainsi clôturé le tour de table de série C de la start-up, dont le montant total atteint 30 millions de dollars (25,4 millions d’euros). Fondé en 2014, Contrast Security permet aux applications logicielles de se protéger elles-mêmes des cyberattaques.
Le promoteur bordelais Aqprim vient d’effectuer une levée de fonds auprès de M Capital Partners afin de réorganiser son actionnariat au profit de son président fondateur Laurent Mathiolon et d’accélérer ses projets de promotion sur le grand Sud-Ouest «pour devenir un acteur de premier plan de la promotion immobilière en Nouvelle Aquitaine. En parallèle, Aqprim conservera sa relation privilégiée avec Sogeprom, acteur majeur du secteur, explique un communiqué. « Cette opportunité correspond tout à fait à notre stratégie d’investissement immobilière. Aqprim est une société en croissance, produisant un volume maîtrisé, des prestations de qualité, affichant un vrai savoir-faire innovant sous la houlette de son dirigeant, très impliqué dans la conception de l’habitat de demain. », précise Stéphane Ferran, directeur du pôle immobilier de M Capital.
Alors que Natixis Asset Management organisait hier un évènement presse pour ses perspectives 2018, les experts de la société de gestion estiment qu’il faut se garder d’un excès d’optimisme après une belle année 2017, car 2018 ne sera pas exempte d’événements qui pourraient gripper une belle mécanique. Les marchés financiers vont aussi devoir gérer la phase de normalisation des politiques monétaires des banques centrales. En 2018, réactivité et flexibilité seront essentielles pour profiter des opportunités d’investissement.Pour Ibrahima Kobar, directeur général délégué et codirecteur des gestions de Natixis Asset Management, la gestion obligataire présentera de belles opportunités en 2018 : « Nous entrons en effet dans un contexte favorable aux obligations, proche d’un cercle vertueux ; Les politiques monétaires sont lisibles et la trajectoire des taux claire ». Les risques politiques perçus début 2017 sont désormais loin, et si des chocs exogènes ne peuvent être écartés, les marchés ont appris à les anticiper. Enfin, le contexte macroéconomique est positif et la distorsion artificielle des valorisations obligataires tendra à se réduire grâce à la contraction des achats de la BCE. 2018 sera une année favorable aux investisseurs en obligations alors que les émissions sont largement sursouscrites du fait de la pénurie de titres. « Dans un contexte de taux réels encore largement négatifs, il faudra toutefois aller chercher du rendement, et pour cela, il faudra oser », affirme-t-il. L’expert identifie par exemple la dette souveraine des pays périphériques en Europe, mais surtout des pays émergents. En effet, ces derniers ont su lutter contre l’inflation, renouer avec la croissance, et, sauf choc sur les taux américains et le dollar, devraient recéler de belles opportunités. Le crédit High Yield pourra également être source de rendements malgré des spreads serrés, mais nécessitera une grande sélectivité. Les convertibles, dans un contexte porteur pour les actions, permettront aussi de capter du rendement. « Enfin, il faudra piloter au plus fin la duration, l’élément historique de la performance, via des produits spécifiques mêlant titres à court terme et long terme, afin de l’adapter à chaque événement », conclut Ibrahima Kobar. Concernant les marchés actions, selon Yves Maillot, directeur actions européennes de Natixis Asset Management, le contexte macroéconomique est presque idéal aux actions. Cependant, la normalisation des politiques monétaires, la parité mouvante des devises ou encore un retour de la volatilité pourraient venir perturber ce tableau. « En 2018, le momentum sera donc plus que jamais le mot d’ordre sur les marchés européens, mais le stock picking devra rester flexible », explique Yves Maillot. « Nous privilégions également la thématique des fusions-acquisitions, dont le rythme devrait s’accélérer, notamment dans l’alimentation-boisson, la santépharmacie, les télécoms et les technologies ». Par ailleurs, les small et mid caps devraient continuer à bien se comporter. Enfin, les marchés émergents présenteront de belles opportunités, alors qu’ils bénéficient d’une croissance forte, de perspectives d’amélioration des bénéfices, et affichent des valorisations attractives, avec une décote de 25 % par rapport aux marchés développés. Les places de l’Asie émergente paraissent les plus attractives. « Mais comme dans les pays développés, la flexibilité sera de mise face à des risques qui ne peuvent être ignorés : le triptyque gagnant de 2017, combinant dollar baissier, hausse des matières premières et accroissement des perspectives de bénéfices pourrait ne pas durer, tandis que les risques perdurent en Amérique Latine », conclut Yves Maillot. En matière d’allocation, Natixis AM estime qu’il faut savoir être contrariant pour obtenir du rendement. L’environnement de marché actuel, bien que favorable aux actifs risqués, reste fragile. Alors que les investisseurs sont massivement exposés, le moindre signe perturbateur ou plus simplement des prises de profit techniques, pourraient entraîner un mouvement moutonnier de retraits, précipitant les marchés dans une spirale baissière. « Dans une année qu’il faut se garder de percevoir comme linéaire, l’enjeu sera donc de constituer un portefeuille au rendement attractif tout en restant flexible et réactif pour l’adapter rapidement en cas de retournement », explique Franck Nicolas, directeur investissement et solutions clients de Natixis Asset Management. Dans ce contexte, la société de gestion privilégie les actions européennes. En effet, cette classe d’actifs bénéficie d’une politique monétaire plus accommodante et de valorisations plus attractives, même si la prime de risque engendrée par les risques politiques devrait subsister. Par ailleurs, Natixis Asset Management favorise également les dettes à spread, et notamment le High Yield, qui offre une prime intéressante en l’absence de risque de taux. « Une autre thématique forte sera celle des pays émergents, qui bénéficient du soutien des niveaux élevés des prix des matières premières. Si, nous éviterons l’Amérique Latine, nous nous concentrerons sur l’Asie émergente et l’Europe de l’Est. Dans ces zones, nous privilégierons la dette en devises dures, alors que les devises émergentes restent risquées », ajoute Franck Nicolas. Enfin, même s’il a perdu son intérêt, l’or restera un actif refuge en cas de volatilité sur les marchés actions.
La Française Real Estate Managers a annoncé avoir acquis auprès de Greestone Immobilier pour le compte de la SCPI LF Opportunité Immo, un parc d’activités au sein de la zone d’activité Pariest à Croissy-Beaubourg dans le département 77. L’ensemble se situe à proximité de l’aérodrome de Lognes, au croisement de l’autoroute A4 et de la Francilienne. Le parc, dont la livraison est prévue pour septembre 2018, sera composé de trois bâtiments et proposera une vingtaine de lots d’environ 300 m² et 45 m² de surfaces de bureaux permettant d’accueillir des PME et des PMI.
Silence. Pour la première année du reporting sur les risques climat imposé par l’article 173 de la loi relative à la Transition énergétique, les investisseurs déçoivent, selon deux études réalisées par Novethic et WWF France. Le centre de recherche remarque que 31 des 100 principaux institutionnels français (3.160 milliards d’euros d’actifs) sont restés silencieux, ne se sentant pas concernés explicitement, notamment ceux avec un bilan consolidé de moins de 500 millions d’euros. L’association de défense de l’environnement déplore, elle, qu’aucun assureur n’ait proposé une information compréhensible et accessible aux souscripteurs. Les rapports proposés, comme celui d’AG2R La Mondiale, sont précis et s’adressent à un public d’experts.
L’enquête Ipsos diffusée hier à l’occasion de la manifestation «Les Etats de la France» montre que les dirigeants d’entreprises étrangères implantées dans l’Hexagone sont désormais 60% à penser que le pays est aujourd’hui attrayant, soit un bond de 24 points par rapport à 2016. Ils sont 95% (+39 points) à estimer que les réformes mises en oeuvre vont dans le bon sens, à commencer par la réforme du Code du travail, dont ils sont 55% à prédire qu’elle aura un effet positif sur l’emploi. La baisse de l’impôt sur les sociétés, la simplification des normes et la transformation du crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) en baisse de charges font également une quasi-unanimité.
Captain Contrat, la plateforme de services juridiques en ligne pour les TPE et les PME doit annoncer, ce mercredi, avoir clôturé un tour de table de 4 millions d’euros auprès du fonds d’investissement CapHorn Invest, du fonds F3A géré par Bpifrance et de plusieurs « business angels », rapporte le quotidien Les Echos. Cette jeune société, fondée fin 2013 par les frères Philippe et Maxime Wagner, a levé au total 5 millions d’euros. Captain Contrat, qui compte 40 collaborateurs, propose des services et contenus répondant aux besoins juridiques et administratifs des TPE et PME.