Le président du comité d’entreprise de ThyssenKrupp a déclaré aujourd’hui qu’il s’opposerait à toute nouvelle restructuration des activités sidérurgiques européennes du conglomérat tant qu’il ne disposerait pas d’informations claires sur un projet de fusion avec Tata Steel Europe. Les dirigeants syndicaux redoutent des pertes d’emplois sur les sites allemands, qui emploient 25.000 personnes, en raison de l’intégration de l’aciérie en difficulté de Tata à Port Talbot, en Ecosse. Le président du directoire Heinrich Hiesinger a prévenu qu’il faudrait encore restructurer, avec ou sans fusion. Les syndicats pensent qu’ils devraient obtenir davantage d’informations lors d’une réunion prévue vendredi.
Le groupe helvético-suédois a acquis le spécialiste autrichien des automatismes industriels B&R pour un montant non dévoilé. Il pourrait approcher des 2 milliards de dollars, selon une source citée par Reuters. B&R a dégagé en 2015-2016 un chiffre d’affaires de plus de 600 millions de dollars, et compte dépasser le milliard à moyen terme. Par cette opération, ABB confirme sa stratégie de développement dans les techniques d’automation, un marché de près de 20 milliards de dollars. Il renforce sa position de numéro deux mondial derrière Siemens.
Le premier fabricant mondial de chariots élévateurs a annoncé hier l’acquisition de la société néerlandaise Vanderlande Industries, un fabricant de systèmes de transport, pour environ 1,2 milliard d’euros. Le groupe japonais précise que cette acquisition lui permettra de renforcer son activité manutention de matériaux. Vanderlande, société non cotée basée dans le sud des Pays-Bas et actuellement détenue par le fonds néerlandais NPM Capital, précise de son côté avoir approuvé la transaction, ajoutant qu’elle devrait être finalisée au cours du deuxième trimestre 2017.
Si Vallourec se prépare à un rebond de ses activités dans les hydrocarbures aux Etats-Unis, il a cependant jugé hier que son résultat brut d’exploitation devrait rester dans le rouge en 2017, bien qu’en amélioration de 50 à 100 millions d’euros par rapport à la perte de 229 millions de l’an dernier. Le producteur de tubes sans soudure a dégagé une perte nette de 758 millions d’euros (contre -865 millions en 2015) pour un chiffre d’affaires en baisse de 22% à 2,96 milliards. Son flux de trésorerie disponible s’est fortement détérioré (-395 millions d’euros contre +135 millions) et demeurera négatif en 2017.
Le groupe a débarqué sa directrice financière et directrice générale déléguée, Catherine Guillouard pour «divergence de vue» sur la nouvelle stratégie.
Siemens scinde sa division Mechanical Drives, pesant quelque 2 milliards de dollars (1,88 milliard d’euros) de chiffre d’affaires, estimant qu’une société autonome sera mieux à même de servir sa clientèle de petites entreprises. La filiale, qui fabrique entre autres des boîtes de vitesse et du matériel pour éoliennes ou bateaux, continuera à œuvrer sous la houlette de Siemens, a déclaré le conglomérat allemand dans un communiqué. MD appartient à la division Process Industries and Drives, l’activité la moins rentable de Siemens, qui a réalisé une marge de 6,4% au dernier trimestre. MD a contribué à hauteur d’un peu moins de 20% de son chiffre d’affaires de 9,04 milliards d’euros en 2016.
Siemens scinde sa division Mechanical Drives, pesant quelque 2 milliards de dollars (1,88 milliard d’euros) de chiffre d’affaires, estimant qu’une société autonome sera mieux à même de servir sa clientèle de petites entreprises. La filiale, qui fabrique entre autres des boîtes de vitesse et du matériel pour éoliennes ou bateaux, continuera à œuvrer sous la houlette de Siemens, a déclaré le conglomérat allemand dans un communiqué.
Le spécialiste des équipements électriques basse et moyenne tension a dégagé en 2016 un bénéfice net en hausse de 24% à 1,75 milliard d’euros, sa marge d’Ebitda ayant progressé de 40 points de base à 14,1%. Schneider table sur une amélioration de la conjoncture aux Etats-Unis, en Europe et en Asie après une année 2016 marquée par un marché difficile dans la construction en Amérique du Nord et par des retards de projets en Chine. Il vise une croissance organique de son chiffre d’affaires (hors activité Infrastructure) située entre +1% et +3% et une hausse organique de sa marge d’Ebitda ajusté comprise entre +20 et +50 points de base. La remontée des cours des matières premières aura un impact négatif de l’ordre de 200 millions d’euros sur ses comptes. Ces objectifs sont jugés prudents par les investisseurs. En fin de matinée, le cours de l’action perd 4,34% à 65,88 euros.
Le groupe papetier français Sequana a annoncé mercredi avoir demandé à être placé sous la protection du tribunal du commerce après avoir été condamné la semaine dernière par la justice britannique à payer 138,4 millions de dollars à la société BAT Industries dans le cadre d’un litige remontant à 2013. Sequana a également annoncé dans un communiqué un plan qui doit lui permettre de sortir de cette procédure de sauvegarde dans un délai de 2 à 3 mois.
Intel a choisi mercredi le Bureau Ovale comme décor pour dévoiler un investissement de 7 milliards de dollars (6,55 milliards d’euros) dans un nouveau site en Arizona où seront créés 3.000 emplois. Le directeur général du groupe, Brian Krzanich, en a fait l’annonce aux côtés du président Donald Trump, en témoignage de son soutien «aux politiques réglementaire et fiscale que nous voyons le gouvernement mettre en avant». Cette troisième usine Intel en Arizona sera achevée dans trois ou quatre ans.
Le conglomérat industriel a annoncé mercredi que ses prises de commandes avaient augmenté de 0,2% à 8,23 milliards de dollars (7,70 milliards d’euros) en rythme annuel entre octobre et décembre 2016. Ce résultat est supérieur à la prévision moyenne des analystes, qui anticipaient 8,13 milliards. Le chiffre d’affaires trimestriel a reculé à 8,99 milliards de dollars, niveau inférieur au consensus qui tablait sur 9,01 milliards. Le bénéfice net a bondi de 140% à 489 millions mais là aussi sous le consensus à 545 millions. ABB juge que 2017 sera «une année de transition» en raison d’évolutions macroéconomiques et géopolitiques qui devraient faire perdurer un climat d’incertitude malgré des signaux positifs en provenance des Etats-Unis et une poursuite de la croissance en Chine.
Le groupe allemand a revu hier à la hausse ses prévisions de résultats annuels après une hausse de 26% des bénéfices de ses activités industrielles sur les trois derniers mois de 2016, portée par sa division d’automatisation. Il prévoit désormais pour ses activités industrielles une marge de 11% à 12% sur son ‘exercice à fin septembre 2017, contre 10,5% à 11,5% auparavant. Entre octobre et décembre 2016, cette marge a atteint 13%. Siemens a aussi relevé sa prévision de bénéfice par action annuel, attendu désormais entre 7,20 et 7,70 euros contre 6,80 à 7,20 euros jusqu'à présent.
Honeywell International a publié vendredi un bénéfice net en baisse de 13,4% à 1,03 milliard de dollars (964 millions d’euros) au titre du quatrième trimestre 2016, en raison de la mauvaise performance de sa division aéronautique et espace dont les ventes et la rentabilité opérationnelle ont fléchi. Le chiffre d’affaires consolidé est resté quasiment inchangé à 9,99 milliards. Hors éléments exceptionnels, le groupe industriel diversifié a dégagé un bénéfice par action de 1,74 dollar, conforme aux attentes du consensus. Il a en outre confirmé sa prévision de résultat pour l’année en cours.
Le spécialiste des tubes sans soudure a annoncé jeudi avoir bouclé un accord prévoyant la cession d’une participation majoritaire dans son aciérie de Saint Saulve (Nord) au français Asco Industries. L’accord prévoit la reprise des 320 salariés du site dans le cadre de la création d’une coentreprise détenue à 40% par Vallourec et à 60% par Asco Industries. Les deux partenaires s’engagent à s’approvisionner auprès de l’aciérie dont le plan de charge devrait atteindre un rythme annuel de 275.000 tonnes dès la fin de l’année.
La Première ministre britannique a publié hier les grandes lignes de sa «Stratégie industrielle moderne». Theresa May demande de la part des industriels davantage de collaboration en échange du soutien du gouvernement en matière de réglementation, de commerce et de recherche. Cette nouvelle approche interventionniste tranche avec le traditionnel «laisser-faire» conservateur dont Margaret Thatcher, lointaine devancière de Theresa May, avait été le chantre. «Ce qui sous-tend cette stratégie, c’est une nouvelle approche du gouvernement, ne plus rester en retrait mais endosser un nouveau rôle actif pour en soutien des entreprises», écrit la Première ministre.
Apple a porté plainte vendredi contre Qualcomm en lui réclamant un milliard de dollars (935 millions d’euros), trois jours après les poursuites engagées par l’administration américaine contre le spécialiste des processeurs, accusé de pratiques anticoncurrentielles sur le marché des semi-conducteurs pour téléphones portables. Dans sa plainte, Apple accuse Qualcomm d’avoir surfacturé ses composants et d’avoir refusé de lui accorder environ un milliard de dollars de remises sur lesquelles il s'était engagé. Le constructeur de l’iPhone explique que Qualcomm est revenu sur sa promesse de remises parce qu’Apple avait engagé des discussions avec les autorités sud-coréennes de la concurrence, qui ont sanctionné Qualcomm le mois dernier.