Les institutionnels de la Place unissent de nouveau leur force pour financer les PME et ETI. Mardi, la Caisse des dépôts et consignations (CDC) a lancé avec d’autres investisseurs institutionnels un appel d’offres auprès de sociétés de gestion pour créer le fonds Nouvel Investissement (Novi) de 300 millions d’euros. Ce véhicule long, qui pourra être porté à 500 millions, a vocation à investir en fonds propres d’entreprises cotées et non cotées mais aussi d’accorder des financements obligataires, voire des prêts. La création de ce fonds, qui avait été annoncée lors des Assises de l’investissement en septembre à l’Elysée, s’inscrit dans la lignée du lancement des fonds Nova et Novo, porté par le conseiller à la direction générale de la CDC, Thierry Giami. En 2012, 161,5 millions d’euros avait été levés auprès de la Caisse des dépôts et d’une dizaine d’assureurs pour investir au capital de PME et ETI cotées. En 2013, la CDC s'était alliée à une vingtaine d’assureurs, le FRR et l’Erafp pour lever 1,015 milliard d’euros et lancer les fonds de prêts obligataires Novo 1 et 2. L’initiative avait été facilitée par la réforme du Code des assurances. Le fonds Novi veut accompagner le financement d’entreprises relativement petites et en croissance. Il doit permettre d’investir essentiellement dans des PME et ETI dont le chiffre d’affaires se situe entre 30 millions et 200 millions d’euros qui interviennent «dans les secteurs des 34 plans industriels du ministère de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique et ayant des projets de croissance interne, externe, internationale, innovante», détaille l’appel d’offres envoyé aux sociétés de gestion et qu’a pu obtenir L’Agefi. A titre de comparaison, les fonds Nova ont investi dans beaucoup de sociétés avec un chiffre d’affaires inférieur à 200 millions d’euros et les fonds Novo ont financé des sociétés ayant un chiffre d’affaires entre 60 millions et 1,4 milliard d’euros. Alors que les fonds Nova et Novo ont une durée respective de 5 et 10 ans, Novi a une durée de 21 ans car il ambitionne d’accompagner le mouvement de désintermédiation du financement des PME et ETI. Le véhicule veut proposer une palette de financement plus complète que celle de ses prédécesseurs puisqu’il pourra offrir aux entreprises de combiner fonds propres, obligations et éventuellement des prêts. Le fonds prendra la forme d’une Sicav et sera divisé en deux compartiments. Le premier sera dédié aux fonds propres des entreprises cotées (Compartiments B et C d’Euronext et Alternext). Le deuxième sera réservé aux titres de capital et obligations des PME et ETI non cotées. Il «pourra être envisagé» qu’il investisse aussi dans des créances de prêts de ces entreprises. Les fonds Nova 1 et 2 gérés respectivement par CM-CIC AM et Amiral Gestion affichent aujourd’hui une performance supérieure à celle de l’indice de référence. La question de leur désinvestissement devrait bientôt se poser. A la fin de l’année 2014, près de 60% des fonds Novo 1 et 2 gérés respectivement par BNP Paribas IP et Tikehau IM avaient été investis via une vingtaine d’opérations dans des secteurs diversifiés. «Tout ce qu’on espère c’est qu’il y aura un Novo 3 ou que notre Novo sera élargi car il y a un vrai besoin», assure Bruno de Pampelonne, président de Tikehau IM.
Selon nos informations, Identité Mutuelle avec l’aide de son consultant Alain Robidel est en phase de sélection de deux gestionnaires d’actifs pour un total de 70 millions d’euros sur la gestion diversifiée. Il s’agirait de deux mandat intégrant 80% d’obligations corporate et gouvernementales et 20% de diversifiés actions et convertibles.
Denis Faller, associé-gérant de Rothschild & Cie Gestion, va quitter la présidence de Rothschild HDF Investment Solutions au cours du mois de février. Il restera néanmoins senior advisor de la structure.
Convictions AM aborde une nouvelle étape de son développement, s'adaptant au contexte des marchés financiers qui se caractérisent par des taux durablement bas, des actifs risqués volatils et parfois valorisés de façon peu différenciée.
L’UFF qui a lancé fin 2014 un appel d’offres concernant le renouvellement d’un gestionnaire sur les valeurs moyennes, est en train d’étudier les dossiers des sept candidats ayant répondus. Ce sont des sociétés de gestion françaises et étrangères gérant chacune plusieurs centaines de millions d’euros en gestion actions mid cap. Cet appel d’offres qui vise à remettre en jeu le mandat de CCR AM pour gérér un OPCVM dédié sur les valeurs moyennes européennes, représente un montant de 250 millions d’euros. L’UFF a pour objectif de choisir le nouveau gérant d’ici fin février. Cet OPCVM de la gamme UFF (géré en marque blanche) représente 5,6% des actifs confiés à des sociétés de gestion externes. Pour rappel, l’UFF gère environ 6,8 milliards d’euros. L’activité s’est répartie pour 40 % sur l’assurance vie, 35% sur l’immobilier et le reste sur les OPCVM et les produits destinés aux entreprises.
Damien Grulier, CFA, rejoint en ce début d’année Raymond James Asset Management International. Il devient responsable de la gestion des risques et de l’analyse quantitative au sein de l’expertise Allocation d’Actifs et Solutions d’Investissement de RJAMI.
La fortune des fonds de placement recensés et distribués en Suisse a atteint de nouveaux sommets en 2014. En fin d'année, elle s'élevait à près de à 865 mrd CHF. Il s'agit d'un nouveau record, qui traduit une hausse de plus de 114 mrd CHF par rapport à 2013, soit un bond de 15%, indique la statistique de Swiss Fund Data SA et Morningstar, publiée lundi par la Swiss Funds & Asset Management Association (SFAMA).
Une puissante association d'usagers relance le débat en Grande-Bretagne et alerte le régulateur européen sur les pratiques de la gestion active, grande spécialité française.
Lombard Odier Investment Managers (LOIM), la division de gestion institutionnelle du groupe Lombard Odier, doit annoncer ce lundi le recrutement de Théodore Economou en tant que directeur des investissements (chief investment officer) pour son activité multi-classes d'actifs. Ce pôle « multi-asset », qui gère 5,2 milliards de dollars fin décembre, inclut également la division de gestion fiduciaire.
Sans doute y a-t-il quelque chose d’oedipien dans le rêve de petite fille de la future Responsable Multigestion chez Amundi Asset Management de devenir physicien comme son père. Une chose est sûre, ce rêve l’a conduit à travailler au CEA, comme lui, après avoir décroché le diplôme de l’Ecole Centrale de Lyon en 1993. Passionné par la physique et les mathématiques, elle choisit ensuite de faire un doctorat en physique des particules afin de mieux connaître l’oscillation des neutrinos, un phénomène de la mécanique quantique.
Mai-Khanh Vo, responsable de l’équipe Sélection de fonds & Conseil chez Amundi, dirige une équipe de 17 personnes dont 13 basés à Paris, 2 à Milan et 2 à Madrid. Les principaux collaborateurs sont Christophe Romero, adjoint de Maî-Khan Vo, Jean-Denys Prunet, responsable du pôle Analyse (IDD, ou Investment Due Diligence), Robert-Erich Polsterer, responsable du pôle Conseil et Bruno Veillet-Lavallée, responsable du pôle Solution d’investissement aux Gestions.
Neuflize OBC renforce le pôle de multigestion de A.A.Advisors en recrutant trois analystes sur les fonds obligataires, actions européennes, et gestion alternative.
Monceau Assurances a annoncé des taux de rendement versés pour l’année 2014, de 3,33 % pour le fonds en euros de son contrat multisupport Dynavie (852 M€ d’encours), diffusé par sa filiale Capma-Capmi et de 3,38 % pour le Carnet Multi-Epargne, fermé à la souscription depuis 1997. Bien qu’en baisse par rapport à ceux de l’an dernier, ces taux restent dans le haut de la fourchette des taux de rendement servis par les assureurs en 2014. « Ces taux illustrent parfaitement les principes de notre gestion financière basée sur des principes d’éthique tels que la gestion cantonnée pour les différents contrats et la distribution de la totalité des revenus acquis dans l’année », signale Gilles Dupin, président directeur général de Monceau Assurances. Il insiste d’ailleurs sur le fait qu’il n’a aucune PPE (Provision pour participation aux excédents), « moyen inopérant en cas de crise majeure et qu’il estime même douteux vis-vis de la communauté des assurés qui n’ont aucune certitude qu’elle leur sera un jour reversée ». Ces taux ont pu être servis malgré une année 2014 marquée par des marchés financiers volatils et des taux d’intérêt à long terme au plus bas, qui pèsent sur le rendement des sommes investies, diluent la performance des fonds en euros et génèrent une valorisation des obligations qui ne profitent pas aux assurés. Dans ce contexte, la stratégie de gestion pour l’année 2015 « est de protéger les portefeuilles contre le risque de tension sur les taux et de poussées inflationnistes, de privilégier les obligations indexées sur l’inflation, de renforcer notre patrimoine immobilier, d’investir sur les actions et de conserver un volant de trésorerie », poursuit Gilles Dupin.
Ce vendredi 16 janvier 2015, OFI Asset Management et Federal Finance Gestion regroupent leurs expertises de multigestion en non coté. Le rapprochement des équipes spécialisées des deux sociétés de gestion donne naissance à SWEN CAPITAL PARTNERS pour créer une référence européenne de la multigestion responsable en non coté, tant auprès d’une clientèle d’institutionnels que de particuliers.
La mise en place de la plateforme d'analyse de fonds commune aux équipes de Paris, Londres, New York et Zurich provoque quelques modifications dans l'organigramme de Rothschild HDF Investment Solutions à Paris. Celui-ci ne fait désormais plus de distinction entre la branche de multigestion traditionnelle et la branche de multigestion alternative, ce qui provoque des mouvements en internes.