A l’occasion d’une visite d’une entreprise dans l’Oise, le Président de la République François Hollande a annoncé la création avec les groupes d’assurances français et étrangers d’un fonds d’investissement de plus de 500 millions afin de favoriser l’investissement des entreprises. Selon le chef de l’Etat, ce fonds «va apporter du capital, du financement de fonds propres pour les entreprises» et sera opérationnel «dès le mois prochain». «Aujourd’hui, le lancement des fonds Novi, en présence du Président de la République marque la volonté des assureurs d’augmenter les sources de financement au service de l'économie réelle», ont déclaré conjointement dans un communiqué la Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA) et le Groupement des entreprises mutuelles d’assurances (Gema). D’un montant de près d’un demi-milliard d’euros, les fonds NOVI accompagneront les projets de croissance et d’innovation des PME (petites et moyennes entreprises) et ETI (entreprises de taille intermédiaire) dont le chiffre d’affaires se situe entre 30 millions et 200 millions d’euros. Ce nouveau fonds vient compléter un dispositif déjà bien diversifié avec les fonds NOVA (financement en capital) et les fonds NOVO (financement par la dette). « Investir à long terme pour financer l'économie et soutenir la croissance fait partie des missions des assureurs, observent la FFSA et le GEMA dans leur communiqué conjoint. Fin 2014, les assureurs ont financé les entreprises à hauteur de 1.220 milliards (+8,5% en un an).»
Dans le cadre de son plan de croissance 2015-2017, le groupe Avenir Finance a redéfini ses Unités Génératrices de Trésorerie (UGT) et affiché son ambition de devenir "un acteur majeur dans la conception, la distribution et la gestion d'actifs immobiliers et financiers".
Aujourd’hui, la Sicav Silver Autonomie, lancée à l’initiative de Jean-Pierre Mottura, directeur général de la Caisse de prévoyance de la Sécurité Sociale (CAPSSA), dispose d’une trentaine de millions d’euros grâce à la contribution d’investisseurs institutionnels tels que le groupe Pasteur Mutualité, la caisse de prévoyance des agents de la Sécurité sociale et le Fonds de garantie automobile. Les responsables envisagent de passer la barre des 100 millions d’euros après un an et demi. Une rentabilité de 10 % par an à horizon dix ans Ce fonds spécial, dont la gestion est assurée par Montaigne Capital, a pour objectif un rendement de 10 % par an, à horizon dix ans. En effet, la sphère d’investissement se limite à des entreprises cotées afin de permettre aux personnes âgées « de mieux vivre de manière autonome et de se maintenir à domicile le plus longtemps possible en bonne santé ». La Sicav se démarque des autres fonds spécialisés dans la Silver Economy parce qu’elle ne propose pas d’investissement dans les maisons de retraite. Silver Autonomie est un fonds Ucits de droit français avec pour conseil en investissement la société Colville Capital Partners, qui s’est donné quatre thématiques d’investissement principales : l’adaptation de l’environnement du domicile des personnes âgés pour réduire la dépendance ; la prévention, le diagnostic et la réalisation de soins des maladies liées au vieillissement ; la préservation de l’autonomie des personnes âgées grâce aux prothèses et à la chirurgie ; la recherche du bien-être par la consommation. Actuellement, dans le cadre du premier thème, la gestion a investi dans des titres comme Legrand, Air Liquide, ou Google. Pour le deuxième thème, la gestion s’est portée vers des titres comme Novo Nordisk, Fresenius, Varian, Roche,... Dans le cadre du troisième thème, les valeurs détenues portefeuille sont Sonova, Smith & Nephew, Danaher, Coloplast,... Enfin, le quatrième thème a conduit la gestion à investir dans des titres comme SCA, Kimberly Clark, Reckitt Benckiser.
Selon Roger Bonne, directeur gestion de taux au sein du groupe AG2R LA MONDIALE, si l’environnement de taux bas est amené à durer, il risque de peser à moyen terme sur les rendements dégagés par les portefeuilles des assureurs… Next-Finance : Quelles sont les conséquences des taux bas pour votre portefeuille ? et de façon générale les conséquences de cet environnement monétaire pour un assureur ? Roger Bonne : A court terme, les conséquences sont assez limitées car notre portefeuille est déjà investi depuis plusieurs années ; la part de nos investissements réalisés récemment restant encore marginaux. Par contre, si l’environnement de taux bas est amené à durer, il risque de peser à moyen terme sur les rendements dégagés par les portefeuilles des assureurs. Si un tel cas de figure se réalisait, les frais de gestion représenteraient alors une part non négligeable de la performance brute des portefeuilles des compagnies d’assurances, ce qui n’est pas sans poser problème pour les acteurs du secteur, en termes de « business modèle ». Avez-vous modifié significativement votre allocation ? A ce jour, nous n’avons pas modifié significativement notre allocation. Il en est de même pour nos nouveaux flux d’investissement marginal qui restent, en premier lieu, tributaires de contraintes liées à la gestion actif/passif et à la réglementation, notamment avec la mise en place de Solvency II. Pensez-vous qu’il faille allonger la maturité de ses investissements obligataires pour aller chercher des rendements ? Oui, rallonger la maturité des investissements obligataires est un des paramètres que nous utilisons pour obtenir plus de rendement ; même si la courbe des taux d’intérêt français s’est déjà fortement aplatie. C’est la raison pour laquelle, nous utilisons également des stratégies complémentaires pour atteindre cet objectif, comme celles liées à la désintermédiation du marché du crédit ou encore la monétisation de la liquidité. High Yield, Loans, Infrastructures, Produits Structurés (« Credit Linked Notes, Interest rates linked notes, etc...), avez-vous une préférence pour l’une de ces types de produits ? Pourquoi ? Nous essayons de ne pas avoir de préférence en termes de produits de diversification, le bon sens nous imposant de diversifier notre portefeuille car aucune solution miracle ne s’impose. Cependant, en matière de produits structurés, nous utilisons uniquement des véhicules d’investissement à capital garanti. Nous n’avons donc pas recours à des produits « linked notes » qui nous exposent à deux risques de crédit pour un même investissement et qui sont, de plus, mal traités dans le cadre de Solvency II. Concernant votre portefeuille obligataire core, pourriez-vous rendre «dynamique» votre exposition aux marchés du crédit via des solutions smart beta ou de gestion flexible afin d’essayer de capter de la valeur ? Pour votre information, notre portefeuille obligataire est géré en direct, dans une optique essentiellement « buy and hold » du fait de la réglementation des assurances. A l’heure actuelle, nous avons assez peu recours à des solutions smart beta ou de gestion flexible. Ce qui ne nous empêche pas d’avoir une gestion réactive et relativement opportuniste.
BNP Paribas Capital Partners dont les principales activités sont la sélection de fonds et l’incubation, s’apprête à lancer deux nouveaux fonds ouverts dans ses domaines d’expertise, la gestion alternative et le private equity.
Un diplôme de tourneur fraiseur, un doctorat en physique des plasmas, un brevet déposé pour une bougie d’allumage de moteur automobile aux normes Euro 2000, et une carrière dans la gestion d’actifs. Qu’ont en commun ces ingrédients variés ?
Lancé en septembre 2014, le fonds Aberdeen Euro Credit Short Duration que Wolgang Kuhn, le responsable de la gestion Taux Pan Européenne d’Aberdeen AM est venu, hier, présenter en détail aux équipes parisiennes et à des clients institutionnels, devrait désormais voir sa commercialisation passer en mode dynamique. Le fonds affiche actuellement des actifs sous gestion de l’ordre de 52 millions d’euros, dont une partie essentielle résulte d’un amorçage réalisé par deux investisseurs institutionnels - le groupe Audiens et une Caisse de Retraite de Profession Libérale - et une société de gestion, Amplegest. Depuis un groupe IRP ainsi que deux mutuelles ont également investi dans le fonds. Crée l’an dernier pour répondre à la problématique de taux bas et au manque d’intérêt de placements de court terme concurrents, le fonds affiche au fil des mois un intérêt qui va croissant. Dans ce contexte, le produit veut apporter une réponse entre les produits monétaires de court terme et l’obligataire 1-3 ans d’un côté, et des produits de plus longue maturité (obligataire 7-10 ans). En chiffres, il vise via une approche flexible une performance égale à Euribor 3 mois + 2 « grâce à une gestion active de la duration et de la sélection crédit, a insisté le gérant. Afin de respecter un maximum de contraintes réglementaires, les règles d’investissement stipulent de n’investir que dans des émissions en Euro, émises par des entités de la zone OCDE et cotées sur une place règlementée d’un pays de cette même zone. Une diversification est autorisée jusque BB- dans la limite de 10% de l’actif du fonds. Outre la liquidité du fonds, la gestion a se montre attentive au risque et à sa maitrise. Pour cela, elle a notamment recours à différents indicateurs, que ce soit la pondération de chaque titre – pour évaluer le risque crédit, la contribution à la duration – pour estimer le risque de spread – et enfin le DTS (pour Duration par le Spread) – pour mesurer le risque de beta du fonds. « Critère d’anticipation, le DTS intègre le spread d’une émission comme un indicateur de son risque inhérent anticipé par le marché », précise Aberdeen AM En termes de performances, sachant que la stratégie adoptée par le fonds compte quatre ans d’existence dans la société de gestion, sa performance en 2012 a été de +5,60 %, en 2013 de +2,75 % et en 2014, de +2,32 %. Avec une volatilité de 1,05 % sur un an et 0,93 % sur 3 ans. Quant au fonds, il a enregistré depuis son lancement un gain de +0,82 % contre 0,03 % pour sa référence, l’euribor 3 mois.
S’exprimant sur Newsmanagers TV dans le cadre du club d’investisseurs institutionnels amLeague, au sujet de la très forte progression des marchés actions, Philippe Mimran, directeur adjoint de la division Gestion d’Actifs Cotés, ne s’est pas dit vraiment inquiet. Et ce d’autant que la hausse fait suite à une année 2014 plutôt médiocre. « Sur plus longue période, l'évolution est somme toute normale», a t-il relevé. Compte tenu de la hausse des places financières, la gestion chez EDF n’a pas fait le choix délibéré d’arbitrer gestion active et indicielle. « Jusqu'à très récemment, nous faisions plutôt confiance à la gestion active, a-t-il expliqué, en rappelant que cette gestion représentait alors 80 % de l’ensemble. «Cependant, une partie a été récemment basculée sur la gestion passive pour des raisons tactiques, afin de faciliter une réallocation d’une zone à une autre», a indiqué Philippe Mimran. Le responsable a néanmoins admis que sa maison avait eu quelques «déceptions» l’année dernière en matière de gestion active. « Précisément sur l’Europe et sur l’Amérique du nord », a-t-il indiqué, en expliquant que décision avait été prise de réduire la voilure et de réduire momentanément le budget de risque alloué à cette gestion au profit de l’allocation d’actifs. Reste à savoir ce qu’un investisseur comme EDF attend des gérants qu’il sélectionne. Performances ? Volatilité maîtrisée ?... A cette question, si Philippe Mimran n’a pas contesté que la performance restait son attente principale, il a également insisté sur le fait qu’il était très important de bien comprendre comment le gérant va se comporter dans des phases de marché données. Il est très difficile d'être bon dans toutes les phases de marché, a-t-il admis en insistant à ce titre sur la nécessaire transparence du gérant.
Emergence, fonds de Place dédié à l'incubation et à l'accélération de jeunes sociétés de gestion entrepreneuriales, et NewAlpha Asset Management, son gérant délégataire, annoncent la sélection de Talence Gestion pour le compartiment de la Sicav dédié aux actions françaises et européennes.
Le Groupe OFI annonce plusieurs nominations : mise en place d'une Direction des gestions Actions et Convertibles sous la responsabilité d’Eric Turjeman, qui rejoint OFI Asset Management accompagné d’une équipe de quatre gérants actions ; création au sein d’OFI Asset Management d’un Pôle Gestion Dynamique
du Risque et Ingénierie Financière sous la direction de Michaël Fay ; projet de regroupement des compétences en matière de Dettes Privées au sein de Zencap Asset Management.
Campbell Fleming, PDG Europe Moyen-Orient de Columbia Threadneedle Inv., fait franchir une nouvelle étape à Threadneedle, la société de gestion britannique qu'il dirige. Après la fusion avec Columbia Management, une société à laquelle il est affilié aux Etats-Unis via sa maison mère, Ameriprise, il a lancé hier sa nouvelle marque : Columbia Threadneedle Investments. Un nouveau logo et une nouvelle identité visuelle ont aussi été dévoilés, ainsi qu'un nouveau slogan : « Votre réussite. Notre priorité. »
Antoine Rolland, président de NewAlpha AM, présente son processus de sélection des jeunes sociétés de gestion françaises, dans le cadre du fonds d’incubation Emergence. Celui-ci a sélectionné, en janvier 2015, Financière Arbevel et Focus AM, puis en mars Talence Gestion pour le compartiment Actions, doté de 200 millions d’euros.
A la suite de la mise en place de la réglementation bancaire Bâle III, le Crédit Agricole Alpes Provence est sorti dans le courant de l’année 2014 des OPCVM crédit qu’il détenait en portefeuille. « Nous avons remplacé nos OPCVM crédit par des OPCVM LCR, investis principalement en obligations d’Etat, pour apporter de la liquidité » explique Matthieu Bourges, trésorier de la Caisse régionale du Crédit Agricole. Dans le détail, ce sont environ 800 millions d’euros qui sont maintenant placés en réserves de liquidité sur les 1,1 milliard d’euros d’excédent de fonds propres dégagés par le Crédit Agricole Alpes Provence. Le solde est majoritairement investi en actions et pour un faible pourcentage dans des fonds de capital-investissement soutenant l’économie régionale. Matthieu Bourges indique par ailleurs que le Crédit Agricole Alpes Provence n’a plus de « top crédit corporate » en portefeuille, à l’exception de quelques obligations CASA, «détenues à titre historique, qui ont été enregistrés en titres d’investissement et que nous ne pouvons sortir avant leur échéance ».
Quelles sont les marques préférées des sélectionneurs de fonds français ? Principalement les maisons hexagonales. Le classement Fund Brand 50 2015 publié par Fund Buyer Focus, qui présente notamment le top 10 annuel des marques de sociétés de gestion préférées, compte en effet pour son édition 2014 un total de 6 sociétés locales sur dix.
La finance, Stéphane Gonzalez, directeur général d’Auxense Gestion, est tombé dedans quand il était adolescent. « Lors de la vague de privatisation du milieu des années 80, j’ai conseillé à mes parents d’acheter des actions BNP », se souvient Stéphane. Il rêvait déjà de la Bourse, et savait qu’il ferait de la gestion d’actifs son métier.
« En ce début d’année, nous allons surtout continuer de monter en puissance sur l’immobilier, poche qui représente aujourd’hui près de 4% de notre allocation, a déclaré Philippe Desfossés, directeur de l’ERAFP, à Option Finance. Nous essayons de diversifier au maximum nos placements, même si pour le moment, nous avons essentiellement investi dans de l’immobilier de bureaux. Dans cette logique, nous avons confié un mandat immobilier Europe à Axa REIM, ce qui nous a permis de diversifier nos placements sur le plan géographique, puisque nous détenons actuellement des biens en Suède, en Espagne, en Finlande et au Royaume-Uni. Ensuite, nous allons mettre en œuvre notre nouveau mandat sur les actions pacifiques qui est en cours d’attribution. Nous avons également remis en jeu l’an dernier notre mandat de 2,5 milliards d’euros sur les obligations crédit en zone euro. Dans ce cadre, nous devrions choisir nos trois gérants actifs et deux en stand-by au premier trimestre. Ces deux grands mandats occupent une grande partie de notre temps, sachant que l’ERAFP fonctionne avec des effectifs limités. »
Lancé en 2007 par Stéphane Gonzalez et Alexandre Théry, Auxense Gestion gère 20 millions d’euros d’encours dans deux fonds de fonds et via la sélection d’OPCVM sur des contrats d’assurance-vie pour une clientèle de particuliers. La structure entrepreneuriale, qui ne s’est pas adressée jusqu’ici aux réseaux de CGP, souhaite développer un pôle de conseil en gestion de patrimoine afin d’intensifier la conquête des clients.