Invité sur Newsmanagers TV, Xavier Couratier, directeur Technique et Financier de la Mutuelle des artisans et du commerce de proximité (MNRA), a expliqué l’organisation de la gestion de l’institution, entièrement confiée à une société de gestion captive Indep’AM créée en 2006. « La société de gestion possède des expertises comme les actions et les obligations de la zone euro», a-t-il précisé, en indiquant que la gestion se faisait en direct, via des fonds dédiés pour la MNRA ou d’autres clients. «Cela étant», a noté le responsable, «pour des expertises particulières, comme les actions japonaises par exemple, ou l’immobilier via les OPCI, la société de gestion peut avoir recours à des sociétés de gestion externes». Par grandes masses, l’allocation d’actifs est à 75 % composée d’obligations, comprenant des titres d’Etat comme des obligations privées, à laquelle s’ajoute une part de 21 % composée d’actions – ce qui est plus important que la moyenne pour un assureur – et enfin le solde en immobilier. Concernant les véhicules utilisés, Xavier Couratier a reconnu ne pas avoir de religion entre les modes de gestion, active ou passive. « La délégation est confiée en totalité à Indép’AM, qui respecte les contraintes d’allocation stratégiques de la MNRA comme les contraintes en coût en capital ou des contraintes de dispersion d'émetteurs. Ensuite, la société de gestion a carte blanche, qu’il s’agisse d’ETF ou de fonds», a rappelé le directeur Technique et Financier. Interrogé sur d'éventuels changements d’allocation liés entre autres aux comportements des marchés, et notamment à un retour de la volatilité, Xavier Couratier a révélé que ce n’est pas tant la volatilité en tant que telle qui avait amené des évolutions d’allocations mais l’aspect réglementaire – notamment Solvency 2 – à l’horizon 2016. C’est le cas pour la poche actions. Sur la contrainte d’allocation cible à 22 %, nous sommes au maximum de ladite contrainte car en ce qui concerne les actions, le coût en capital avant le 1er janvier 2016, est fixé à 21 % contre 39 % après cette date», t-il expliqué. De fait, les contraintes de l’allocation stratégique ont été optimisées. «Mais cette configuration concerne surtout les grandes masses de l’allocation d’actifs» a fait remarquer le responsable. «Compte tenu des grandes évolutions de marché, Indép’AM gère également la volatilité en achetant et en vendant des titres», a t-il conclu.
Myria AM, société de gestion filaile de l’ l’Union Financière de France (UFF), est en train de recruter un 4ème gérant, avec un profil spécialisé dans les fonds de performance absolue.
Les obsèques d'Alice Nguyen-Desideri ont eu lieu le 18 septembre dernier à Paris. C'est une triste nouvelle pour tous ceux qui ont eu la chance de travailler avec elle. Alice laissera pour beaucoup d'entre nous l'image d'une femme joyeuse et d'une professionnelle attentive de l'analyse de fonds.
Après Mirova ou encore SEB, le jeune groupe des fonds investis en green bonds va bientôt compter un nouveau membre : Humanis Gestion d’actifs, la société de gestion du groupe de protection sociale Humanis, a annoncé le lancement de son premier fonds obligations vertes doté de 30 millions d’euros. Ce qui relativement important par rapport à la concurrence, le plus gros fonds français étant doté de 60 millions d’euros. Selon Gregory Schneider-Maunoury, responsable de l’analyse ISR chez Humanis : «En termes d’allocation, la barre des 10 % nous paraît irréaliste à l’heure actuelle mais envisageable d’ici 5 ans, que ce soit à travers des investissements directs ou indirects.»
Créée au second semestre 2014 par l’Union Financière de France (UFF), Myria AM veut s’imposer comme un acteur reconnu en multigestion. Après une petite année d’existence, cette société affiche au compteur 3,4 milliards d’euros d’encours sous gestion répartis entre 700 millions en multigestion et 2,7 milliards en délégation de gestion.
Pierre Bismuth, directeur général et responsable des gestions de Myria AM, a découvert la gestion dès l’enfance grâce aux privatisations mises en œuvre dans les années 80. « Mon père a acheté des actions d’entreprises privatisées pour chacun de ses enfants», relate celui qui attrapa à ce moment-là le virus de la gestion. « J’ai ensuite acheté d’autres actions dès l’âge de 13 ans comme celle de TF1 », poursuit Pierre qui suivait alors de façon rapprochée les cours de ses investissements.
Alain Deflandre, analyste-multigérant des fonds DMM US et Candriam Selection, rejoint T. Rowe Price en qualité de relationship manager pour la France, la Belgique et le Luxembourg, principalement sur le canal de la distribution. La gestion de ses deux fonds a été temporairement confiée à Laurence Terry, responsable multigestion long-only chez Candriam.
La mode est à la rationalisation des marques. Après Allianz GI il y a deux ans, ce sont cette fois les clients investisseurs d'Axa Investment Managers qui ont été informés que la marque Axa IM serait désormais la seule à apparaître sur tous les supports du groupe. La filiale de gestion de l'assureur français dit ainsi adieu à six marques comme Framlington ou Rosenberg.
Dans le cadre de sa politique de développement durable, Humanis a signé le «Montréal Carbon Pledge», engagement international d’investisseurs institutionnels sur les émissions de carbone. Par cette signature, Humanis s’engage à mesurer l’empreinte carbone de ses investissements en actions. Humanis est le premier groupe paritaire et mutualiste français signataire du Montréal Carbon Pledge (1). Ce manifeste engage le Groupe à mesurer et à rendre publique chaque année l’empreinte carbone des portefeuilles en actions des sociétés dans lesquelles il investit. L’empreinte carbone correspond au volume de dioxyde de carbone (CO2) émis par combustion d’énergies fossiles, par les entreprises ou les êtres vivants. L’investissement en actions du groupe Humanis concerné par cette évaluation représente aujourd’hui plus de 2 milliards d’euros sur un total de 13 milliards d’euros d’actifs. Humanis a fait appel à deux instituts experts, Trucost et Grizzly Responsible Investment. Les deux instituts ont utilisé deux méthodes différentes d'évaluation, garantissant ainsi la fiabilité et la pertinence de la mesure. Un objectif de réduction de 2% par an des émissions de CO2 Selon les résultats des deux instituts, les émissions indirectes relatives aux actions détenues par Humanis représentent 97% des émissions totales (directes et indirectes) du Groupe. Sur tous les portefeuilles investis en actions, les émissions de CO2 ont d’ores et déjà été réduites de plus de 2% par rapport à l’année précédente. Ce bilan est l’une des actions lancées par Humanis dans sa politique de réduction de gaz à effet de serre. Ainsi, l’objectif de 2% de réduction par an permettrait de lutter contre le changement climatique et de contribuer à la limitation de la hausse des températures à 2°C d’ici 2050. «Humanis, groupe paritaire et mutualiste à la pointe de l’ISR depuis quelques années, renforce ses actions sur la réduction de ses émissions indirectes de CO2 et entend continuer à amplifier sa politique de développement durable dans tous ses volets» déclare Jean-Pierre Menanteau, directeur général du groupe Humanis. Le groupe Humanis est un investisseur institutionnel significatif du fait des actifs de ses institutions membres (Institutions de Retraite complémentaire Agirc Arrco, Institutions de Prévoyance, Mutuelles Santé). Il est aussi actif sur les marchés de l’épargne avec Humanis Gestion d’Actifs, Inter Expansion-Fongepar, filiale commune avec la CNP dédiée à l’épargne salariale, R2E, filiale conjointe avec Axa dans l’épargne retraite et le GIE GES (Humanis, Groupama, AG2R La Mondiale-Réunica), GIE consacré à la gestion de l’épargne salariale. (1) Le Montréal Carbon Pledge a pour objectif d’obtenir la signature d’investisseurs avant la COP21. Ses signataires s’engagent à mesurer, rendre publique et réduire l’empreinte carbone de leurs portefeuilles.
La Préfon fait historiquement appel à quatre assureurs partenaires pour s’occuper de la gestion financière de ses encours qui dépassent actuellement 15 milliards d’euros. Très investi en obligations, le régime de retraite supplémentaire des fonctionnaires est à la recherche de rendement pour faire face à la faiblesse des taux et à l’évolution démographique de ses affiliés.
La rédaction de Funds Magazine a interviewé Karine Szenberg, directrice générale de Schroders France en poste depuis un an, au sujet du développement du groupe, des chantiers en cours, et des missions qui lui ont été assignées.
La CRPCEN vient de lancer un appel d'offres en vue de sélectionner un gérant pour la mise en place et la gestion d'un fonds dédié obligataire flexible. Le montant global envisagé pour le mandat est d'environ 30 millions d'euros.
Frédéric Bensimon, analyste-multigérant chez Convictions AM a présenté, à l’occasion de la deuxième édition de l’Université d’été de l’Asset Management, sa vision sur les problématiques de liquidité dans les fonds de fonds.
Au deuxième trimestre 2015, le secteur belge des fonds a connu une progression de 4,3 %, et ce, sous l’impulsion de hausses de cours réalisées sur les actifs sous-jacents, auxquelles sont venues s’ajouter d’importantes souscriptions nettes. Fin juin 2015, l’actif net des fonds distribués publiquement en Belgique atteignait 153 milliards d'euros.
Le deuxième plus important gestionnaire de régimes de retraite au Canada, la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), annonce qu’elle investira dans divers projets au Mexique au cours des cinq prochaines années.
La SEMAPA ( Société d'étude, de maîtrise d’ouvrage et d’aménagement de la ville de Paris) a lancé un appel d’offres en vue de sélectionner un prestataire pour l’ouverture d’une (ou plusieurs) ligne(s) de trésorerie à titre de « back-up », pour garantir le financement à court terme, qui sera mis en place par émissions de billets de trésorerie. La présente consultation a pour objet la souscription d’un ou plusieurs contrats de 25 millions d’euros. Il y a possibilité de conclure jusqu'à 4 contrats pour un montant total de 100 millions d’euros. Les concurrents pourront présenter une proposition variante concernant le montant de la ligne de trésorerie qui pourra être compris entre 25 et 100 millions d’euros. La SEMAPA souhaite: disposer d’une ouverture de ligne de trésorerie en euros à titre de « back-up » avec des frais financiers partiellement liés au tirage des fonds; mobiliser cette ligne en fonction de ses besoins de trésorerie; disposer d’une sécurité dans l’hypothèse où le programme de billets de trésorerie (max. 150 Meuro(s)) ne pourrait pas être émis sur le marché, ou seulement partiellement. Lire l’avis complet ici
A la suite d’un appel d’offres (mené sous la forme d’un dialogue compétitif) lancé en mars dernier, l’Ircantec est actuellement en train de sélectionner un gérant pour un fonds de 130 millions d’euros dédié multi-actifs non cotés qui sera investi en capital investissement, dette privée et/ou en infrastructure. Le nom du partenaire de gestion sera connu mi-novembre, selon une source interne.
En berne depuis plusieurs années, les recrutements dans la gestion d’actifs reprennent, soutenus à nouveau par des créations de postes. Les sociétés de gestion recherchent en priorité des profils très expérimentés.