Après l’approbation par les autorités, le groupe Apicil a finalisé l’acquisition des activités françaises et luxembourgeoises de Skandia en février 2015. La gestion financière du fond en euros de cet assureur était déléguée jusqu’alors à AXA IM. Son entrée dans le groupe Apicil donne l’occasion de le gérer désormais en interne, avec les équipes de Skandia et d’Apicil. « Pour cela, nous sommes en train de réaliser un travail important de back-office, notamment dans la reprise des positions, indique Bertrand Jounin, directeur de la gestion d’actifs d’Apicil. Nous attendons de terminer cette tâche considérable pour détenir des historiques de position parfaitement propres et une position initiale impeccable. » En termes de gestion financière, le groupe de protection sociale prévoit déjà de modifier l’allocation d’actifs des fonds en euros de Skandia pour les rapprocher de celle d’Apicil et ainsi privilégier le crédit. Quant à l’allocation d’actifs de son portefeuille d’assurance-vie, Apicil a effectué quelques changements ces derniers temps. « Nous venons d’augmenter la poche actions qui se rapproche maintenant de 8% du portefeuille, ajoute Bertrand Jounin. Nous nous sommes dirigés vers des grandes capitalisations européennes. » Après avoir investi 5 millions d’euros dans les fonds de prêts aux PME l’an dernier, Apicil a renouvelé l’expérience cette année en souscrivant à deux FPE pour un montant total de 30 millions d’euros. « Nous restons prudents sur cette classe d’actifs et tenons à construire une véritable position, ce qui prendra sûrement plusieurs années, précise le directeur de la gestion d’actifs. Notre conviction de participer au financement de l’économie reste très forte. » Très orienté crédit, Apicil investit toujours autant sur ce marché. « Nous privilégions très clairement les crédits corporate dans notre allocation », déclare Bertrand Jounin. Ce qui n’empêche pars l’institution d’investir dans le high yied et les infrastructures. « Nous maintenons nos investissements dans le high yield sans pour autant renforcer nos positions car ce n’est pas le bon timing en ce moment, précise-t-il. Quant à l’infrastructure, nous pourrions à l’avenir renforcer légèrement cette allocation, mais elle restera marginale dans notre portefeuille financier. » Dans le but de devenir un acteur de taille dans le secteur de la protection sociale, Apicil est toujours en discussion exclusive pour acquérir la filiale française de Legal & Général. Si l’acquisition est menée à bout, le groupe Apicil ne gérera pas moins de 13 milliards d’euros d’actifs…