Francis Weber, directeur financier du pôle Reunica dans le cadre d’une interview sur Newsmanagers TV : « Nos investissements sur l’obligataire portent sur des obligations d’Etat, bien notées, et investment grade. » Certes, le risque pour un investisseur de devoir liquider une part importante de son portefeuille ne peut être écartée mais, compte tenu du fait que les détentions de ces actifs sont réalisées dans une optique de moyen-long terme, le souci de liquidité est, dans l’immédiat, limité, a insisté Francis Weber. Quant à la remontée des taux, le responsable la voit comme une source opportunité. A ce titre, fin 2014, sa maison disposait d’un volant de liquidités qui ont été récemment investis dans des titres obligataires offrant des niveaux de taux beaucoup plus satisfaisants qu’en début d’année. Dans ce cadre, si une hausse des taux intervient en septembre, a-t-il noté, nous en profiterons également. Côté allocation d’actifs maintenant, celle de Reunica est plutôt active et la gestion ne devrait pas réduire la voilure dans l’immédiat. Il faut cependant distinguer la partie retraite – Arrco principalement – et la partie prévoyance. Sur la première, l’horizon de gestion est à 10 ans, ce qui permet à la poche actions de représenter 27 % de l’ensemble auxquels s’ajoutent 7 % de produits diversifiés, comprenant notamment des obligations convertibles et des produits structurés. Plus précisément, le trou d’air des marchés d’actions en avril-mai n’a pas généré de mouvements particuliers dans l’allocation d’actifs. Pas de réallocations en particulier et ce d’autant que les marchés d’actions européens peuvent être encore qualifiés de « bon marché » pour Francis Weber. A noter toutefois en matière de gestion un changement d’ordre interne qui concerne l’ISR, dans lequel l’investisseur est nettement impliqué. « Jusqu’ici, le groupe Reunica n’avait pas de process de gestion ISR en tant que tel mais faisait auditer son portefeuille chaque année, en cherchant à faire progresser sa note régulièrement, a indiqué Francis Weber. Cela dit, le responsable s’attend à tirer profit prochainement des synergies avec le groupe AG2R qui dispose déjà d’une démarche ESG dans sa gestion.