Après deux trimestres négatifs, le fonds souverain norvégien a dégagé un rendement de 3,56% au quatrième trimestre 2015, dépassant ainsi son rendement de référence, fixé à 3,51%. Sur l’ensemble de 2015, il affiche un rendement de 2,7%. «L’année 2015 a été volatile avec des taux d’intérêt négatifs, les turbulences sur les changes, la chute des prix du pétrole et une dégradation des perspectives de croissance pour les marchés émergents», a déclaré son directeur général, Yngve Slyngstad. Les investissements en actions du fonds ont enregistré un rendement de 3,8% alors que celui des investissements sur les marchés de taux fixe n’a été que de 0,3%. Le plus gros fonds souverain mondial a réduit la part des investissements à taux fixe à 35,7% de son portefeuille global au quatrième trimestre, contre 37,3% sur les trois mois précédents. Parallèlement, il a porté la part des actions de 59,7% à 61,2% et celle de l’immobilier de 3,0% à 3,1%.
La collecte nette des SCPI a atteint 4,275 milliards d’euros l’an dernier alors qu’elle n’avait jamais dépassé le seuil des 3 milliards, a annoncé mercredi l’Association Française des Sociétés de Placement Immobilier (Aspim). Même tendance sur les OPCI, qui enregistrent un triplement de leur collecte à 2,49 milliards d’euros. « La dynamique commerciale des fonds d’investissement immobilier devrait être confirmée au cours des prochaines années », estime Patrick de Lataillade, le président de l’Aspim. Le taux de distribution des SCPI a diminué l’an dernier de 5,08% à 4,85% leur permettant malgré tout de dégager « une prime de risque très confortable à 3,83% ». Le rendement courant des OPCI a lui atteint 3,1%.
Iéna Venture, une structure d’incubation détenue à 100% par La Financière de l’Echiquier, a annoncé mercredi une prise de participation de 25% au capital du gestionnaire alternatif Eraam. Créée en 1998 et détenue principalement par ses associés, Eraam est un pionnier de la multigestion alternative. Il revendique aujourd’hui environ 250 millions d’euros d’encours, contre 1,4 milliard de dollars en 2007 juste avant la crise qui a frappé les fonds de hedge funds.
Dans le sillage de la présentation du plan stratégique à horizon 2019 du Crédit Agricole, sa filiale Amundi a actualisé ses prévisions de collecte nette. Alors qu’il visait des entrées nettes de 120 milliards d’euros d’ici 2018, le gérant d’actifs a prolongé d’un an ce rythme de collecte et prévoit désormais de drainer 160 milliards sur quatre ans. Sur ce montant, 100 milliards d’euros doivent provenir de la clientèle de détail, contre 60 milliards pour la clientèle institutionnelle. L’an dernier, Amundi a enregistré une collecte de 80 milliards d’euros, qui a porté ses encours à 985 milliards.
Allianz Global Investors, la division de gestion d’actifs de l’assureur allemand, a annoncé hier la nomination d’Amine Benghabrit en tant que responsable de sa succursale en France. Ce dernier conserve par ailleurs ses responsabilités de directeur commercial pour le marché français. Amine Benghabrit succède à Franck Dixmier, qui a été nommé en juin dernier membre du comité exécutif mondial et directeur mondial des gestions obligataires. Franck Dixmier conserve ses fonctions de membre du comité exécutif européen et de directeur Europe des investissements obligataires, et reste basé à Paris, centre européen d’expertise obligataire d’AllianzGI. Il se consacrera au développement de l’expertise de gestion obligataire à l’échelle internationale.
Amine Benghabrit est nommé Responsable de la succursale d’Allianz Global Investors (AllianzGI) à Paris. Il succède à Franck Dixmier dans cette fonction et conserve par ailleurs ses responsabilités de Directeur commercial pour le marché français.
Arrivé en mars 2016 chez Actis AM, Thierry Dufay prend en charge le développement et le suivi des investisseurs institutionnels, sociétés de gestion et corporate.
Le contexte de taux bas pousse les assureurs comme BNP Paribas Cardif à revoir leur allocation d’actifs afin de dégager des rendements nécessaires à la couverture de leurs engagements. Ainsi, la compagnie d’assurance a misé sur les obligations corporates de bonne qualité au détriment des obligations souveraines peu rémunératrices. « Pour nous, la stratégie la plus évidente aujourd’hui, c’est d’investir vers l’investment grade et nous allons réduire notre poche d’obligations d’Etat au profit de ces obligations d’entreprises qui sont redevenues attractives depuis quelques semaines, a confirmé à l’Argus de l’Assurance Olivier Héreil, directeur général adjoint, responsable de la gestion d’actifs de BNP Paribas Cardif.
Allianz Global Investors, la division de gestion d’actifs de l’assureur allemand, a annoncé mardi la nomination d’Amine Benghabrit en tant que responsable de sa succursale en France. Ce dernier conserve par ailleurs ses responsabilités de directeur commercial pour le marché français.
L’indice HFRI fund Weighted Composite a gagné 0,5% en février, après une chute de 2,46% en janvier, a annoncé le fournisseur de données HFR. Cette performance, la plus élevée depuis octobre 2015, permet à l’indice de réduire sa perte à 1,97% depuis le début de l’année. « Volatil et incertain, l’environnement de marché actuel (…) s’est retourné pour favoriser les stratégies macro, notamment quantitatives, ainsi que les fonds CTA (contrat à terme, ndlr) suivant des tendances », note Kenneth J. Heinz, le président de HFR. L’indice des fonds systématiques a ainsi engrangé 2,99% en février, la deuxième meilleure performance derrière les stratégies actions privilégiant un biais short.
Les flux du marché des ETF européens sont passés en territoire négatif en février pour la première fois depuis septembre 2014, indique le dernier baromètre réalisé par Lyxor. Les sorties nettes représentent 271 millions d’euros, après des collectes nettes respectives de 8,5 et 1,9 milliard en décembre 2015 et janvier 2016. Les ETF actions ont enregistré des sorties record de 2,4 milliards, tandis que les ETF obligataires ont engrangé 1,9 milliard. « Les obligations souveraines européennes ont fait l’objet d’importantes entrées de capitaux de 871 millions d’euros, à la faveur des anticipations d’une nouvelle annonce d’assouplissement quantitatif lors de la prochaine réunion de la BCE en mars », souligne Lyxor.
Les superviseurs financiers s’inquiètent de l’effet potentiellement procyclique que les lignes de crédit signées récemment par des grands gestionnaires d’actifs, comme Amundi ou BlackRock, pourraient poser. Selon un officiel cité de manière anonyme par le FT, ces lignes montées pour se prémunir contre un risque de liquidité pourraient en fait encourager les souscripteurs de fonds à retirer leurs avoirs en cas de crise, en estimant que les gestionnaires seraient de toute façon couverts. Or, la taille de ces lignes de crédit est sans commune mesure avec les encours gérés. Selon le FT, les superviseurs pourraient soumettre les asset managers concernés à des tests de résistance sur ce sujet précis dans les prochaines semaines.
Lancée en 1994 pour le segment des CGPI, l’offre de multigestion parisienne d’Invesco AM s’est depuis internationalisée pour devenir son pôle mondial. Dirigée aujourd’hui par Bernard Aybran, et composée de 3 analystes-gérants, l’équipe gère près de 2,5 milliards d’euros d’encours dans une dizaine de fonds de fonds, principalement distribués au sein de réseaux de distribution couvrant l’Europe de l’Ouest.
La vie de Claudia Raoul, multigérante chez Invesco, démarre très loin des marchés financiers. Née à Fagaras, une petite ville multicommunautaire de Transylvanie, Claudia a grandi dans la Roumanie communiste. « Je m’estime très chanceuse d’avoir vécu cette période sans véritablement en avoir subi les désagréments. Mais la chute du communisme en Roumanie et la période qui s’en suivit m’ont profondément marquée », confie-t-elle.
Dans le numéro de mars de Funds Magazine, Pierre Bismuth, directeur général de Myria AM, discute de la couverture d'un portefeuille flexible et des moyens de l'optimiser.
Suite à une injection de liquidités, de l’ordre de 250 millions d’euros, la fondation suisse Copré a réalisé plusieurs investissements d’importance au cours de l’année 2015. L’institution a notamment augmenté son exposition aux actions et a introduit une poche dédiée au private equity au sein de son portefeuille. Copré, dont l’encours s'élève 930 millions d’euros, a également réalisé ses premiers placements en 2015 dans les infrastructures et l’immobilier international. Copré a affiché une volonté de diversification pour son allocation, avec un mixte de gestion indicielle et de gestion active. La poche dédiée au private equity atteint dorénavant 5% de l’allocation. L’allocation d’actifs au 1er janvier 2015 est la suivante : 35% immobilier en Suisse, 14% actions en francs suisses 14% actions en devises étrangères, 16% obligations en franc suisse, 6% obligations en devises étrangères, 10% actifs alternatifs (dont private equity et infrastructures). Copré a sélectionné CBRE Genève pour gérer son patrimoine immobilier depuis 2014. En revanche, la liste complète des gérants par classes d’actifs n’a pas été divulguée.
Les superviseurs financiers s’inquiètent de l’effet potentiellement procyclique que les lignes de crédit signées récemment par des grands gestionnaires d’actifs comme Amundi ou BlackRock pourraient poser. Selon un officiel citée de manière anonyme par le FT, ces lignes montées pour se prémunir contre un risque de liquidité pourraient en fait encourager les souscripteurs de fonds à retirer leurs avoirs en cas de crise, en estimant que les gestionnaires seront de toute façon couverts. Or, la taille de ces lignes de crédit est sans commune mesure avec les encours gérés.