Dans un pays livré au chaos, le fonds souverain libyen (Libyan Investment Authority, ou LIA ) tente de survivre. Privé de ses actifs, gelés depuis 2011, il cherche à récupérer le peu d’argent qui est encore à sa portée. Et chaque dollar compte dans un pays rendu exsangue par une longue guerre civile. La LIA vient de demander à un tribunal de commerce anglais de lever le séquestre des fonds qui avaient été bloqués en 2015 pour l’ «aider » dans ses poursuites contre des banques (Goldman Sachs, Société Générale...), rapporte Les Echos. La LIA est aujourd’hui soutenue par le gouvernement d’union formée en 2016. A son apogée, le fonds disposait d’un total de 67 milliards d’euros avec des participations conséquentes dans de grandes entreprises internationales comme Siemens ou Unicredit. Le fonds n’a plus accès à cet argent pour pouvoir le gérer mais continue de percevoir intérêts et dividendes. Cet argent aurait été détourné à plusieurs occasions par le passé par des factions rivales. Le fonds a par ailleurs dû déménager pour une adresse restée inconnue car certains employés ont été menacés et/ou rançonnés pour leur soutirer de leur argent. Un des collaborateurs a même été enlevé par des milices chargées de la sécurité du bâtiment où était logé le fonds.