Les autorités européennes de la concurrence ont annoncé lundi avoir donné leur feu vert au projet de rachat du spécialiste du stockage de données EMC par le groupe informatique Dell pour 67 milliards de dollars (60,4 milliards d’euros). Cette transaction, la plus importante jamais réalisée dans le secteur technologique, a été annoncée en octobre dernier. La Commission européenne a déclaré que la nouvelle entité détiendrait une part de marché relativement modeste dans le segment des systèmes de stockage externes, ajoutant qu’elle continuerait à être confrontée à une vive concurrence. Dans les produits de virtualisation, VMWare, filiale d’EMC, peut se prévaloir de fortes positions, a noté Bruxelles, tout en disant qu’elle n’avait pas pour autant ni la capacité ni la motivation à sortir ses concurrents du marché. A la suite du feu vert des autorités européennes, EMC a annoncé que ses actionnaires allaient se prononcer au cours du printemps sur la transaction, ajoutant qu’elle devrait être finalisée plus tard cette année, comme prévu.
Réuni en fin de semaine dernière, le conseil d’administration de Gameloft a dévoilé lundi matin sa réponse au projet d’offre publique d’achat de Vivendi. Selon l'éditeur de jeux vidéo pour mobiles, «le projet d’offre est contraire à l’intérêt de Gameloft, de ses actionnaires, de ses salariés et de ses clients» pour «quatre raisons principales». Le groupe critique tout d’abord «l’absence de rationnel industriel», Vivendi n’ayant «plus aucune activité susceptible d’apporter des synergies à Gameloft». Il juge également insuffisants les termes financiers de l’offre. Il estime aussi que «l’offre hostile» de Vivendi déstabilise ses équipes «et en particulier les créatifs et leur management très attachés au caractère indépendant de la société». Enfin, «les modalités de la montée au capital de Gameloft par Vivendi depuis le 22 septembre 2015 ont trompé et lésé les actionnaires minoritaires ayant cédé leurs titres à Vivendi». Entre cette date et l’annonce du projet d’OPA de Vivendi, le cours de l’action Gameloft a progressé de 61%.
Le groupe hôtelier américain Hilton Worldwide Holdings a annoncé vendredi sa scission en trois sociétés distinctes via la création de deux nouvelles entités cotées en Bourse, l’une reprenant l’essentiel des actifs immobiliers du groupe, l’autre regroupant les résidences en multipropriété. L’opération se fera via une distribution de titres de ces nouvelles entités aux actionnaires existants. L’entité regroupant des actifs immobiliers possédera environ 70 hôtels représentant 35.000 chambres. L’autre entité, Hilton Grand Vacations (HGV), gère près de 50 résidences en multipropriété aux Etats-Unis et en Europe. Cette activité a représenté environ 12% du chiffre d’affaires du groupe au quatrième trimestre 2015, lequel s’est élevé à 2,86 milliards de dollars, en hausse d’environ 1%.
Lors de la présentation des résultats 2015 de son groupe (+6% pour le résultat opérationnel courant), Martin Bouygues a rappelé les limites au-delà desquelles il n’ira pas pour obtenir un accord de rapprochement entre sa filiale de télécoms et Orange. «Dans les discussions que nous avons, ma première préoccupation est celle des collaborateurs», a martelé Martin Bouygues. Sans vouloir commenter le prix de 10 milliards d’euros régulièrement avancé pour Bouygues Telecom, le PDG de Bouygues a réaffirmé que le poids de son groupe au capital d’Orange fait également partie des sujets en discussions. Selon lui, une participation comprise entre 10% et 15% serait correcte. En-dessous, c’est «inacceptable», a prévenu Martin Bouygues. Enfin, la représentation au conseil d’administration d’Orange fait partie des points en cours de négociations, Bouygues désirant plusieurs représentants. «Nous serons vigilants au risque d’exécution. Si cela n’aboutit pas à un schéma gagnant pour tout le monde, on continuera notre stratégie en solo», a ajouté Martin Bouygues. Il se donne encore quelques semaines pour tenter de trouver un accord avec Orange et l’Etat actionnaire.
L'éditeur Time Inc. envisage l’achat du métier historique de Yahoo, rapporte Bloomberg. Yahoo a annoncé en février son intention d’explorer les «alternatives stratégiques» pour ses principales activités internet, à savoir la messagerie, la recherche et les sites d’information. L’opérateur de télécoms Verizon, déjà propriétaire d’AOL, est également cité comme prétendant. Time, qui voit ses recettes publicitaires papier fondre, veut se développer sur internet. Il vient d’acquérir Viant Technology, propriétaire de MySpace.
Oracle confirme son intention de renforcer ses activités dans le cloud en mettant la main sur la société israélienne Ravello. Le montant de la transaction n’est pas communiqué mais il est estimé autour de 450 millions de dollars par la presse israélienne. Ravello a été fondée en 2011, soutenue par plusieurs fonds de venture capital comme Sequoia Capital et Bessemer Venture Partners.
Vivendi est entré à hauteur de 26,2% au capital du producteur télévisuel Banijay Group à la suite de la finalisation du rapprochement entre Banijay et Zodiak Media. Cet investissement représente un décaissement de 290 millions d’euros, dont 100 millions d’euros aux fins d’obtenir 26,2 % de la nouvelle entité fusionnée. En outre, Vivendi a souscrit à deux obligations remboursables en actions ou en numéraire, au choix de leur émetteur, à hauteur de 100 millions d’euros et de 90 millions d’euros respectivement auprès de Banijay Group et de Lov Banijay, holding contrôlée par Stéphane Courbit. Ces deux obligations ont une échéance de 7 ans. Cet investissement «s’inscrit dans la volonté du groupe de se développer dans la production propre de contenus», indique Vivendi. Banijay réalise 900 millions d’euros de chiffre d’affaires.
Time Inc, l'éditeur éponyme du magazine, de Sports Illustrated et de People, envisage l’achat des actifs composant le métier de base de Yahoo , rapporte Bloomberg, citant des sources proches du dossier. Yahoo a annoncé au début du mois son intention d’explorer des «alternatives stratégiques» pour ses principales activités internet, à savoir la messagerie, la recherche et les sites d’information. L’opérateur de télécoms Verizon, déjà propriétaire d’AOL, est également cité comme repreneur éventuel de ces actifs. Time, qui voit ses recettes publicitaires papier fondre, veut développer sa présence sur internet. Il a annoncé au début du mois l’acquisition de Viant Technology, propriétaire de MySpace, pionnier des réseaux sociaux avant de se faire éclipser par Facebook.
Le London Stock Exchange et Deutsche Börse relancent le mouvement de concentration des infrastructures de marché. Dans un communiqué publié en début d’après-midi en réponse à une information de Reuters, le LSE a confirmé avoir engagé des discussions avec le groupe allemand en vue d’une fusion entre égaux. L’opération se ferait intégralement par échange de titres, avec la création d’une holding de tête. Les actionnaires de Deutsche Boerse auraient 54,4% du capital de la société, le solde revenant aux actionnaires du LSE. La Bourse britannique indique que les discussions se poursuivent sur d’autres aspects de la fusion. Robey Warshaw conseille le LSE tandis que Perella Weinberg Partners est côté Deutsche Börse.
Le cours de l'action Gameloft s'est placé au-dessus du prix de 6 euros offert par Vivendi. Les investisseurs s'interrogent sur les intentions réelles du groupe.
Le fabricant israélien de médicaments génériques Teva Pharmaceutical Industries a fait des concessions afin d’apaiser les inquiétudes des autorités antitrust quant à son projet d’acquisition d’Actavis, la division de génériques d’Allergan, ont indiqué vendredi les régulateurs européens. «Des engagements ont été présentés, et la nouvelle date limite légale est fixée au 10 mars», a indiqué le porte-parole de la Commission européenne. En décembre, Teva a engagé la vente d’environ un milliard de dollars (916 millions d’euros) d’actifs pour répondre aux préoccupations déjà exprimées par les autorités de la concurrence.
Le fabricant israélien de médicaments génériques Teva Pharmaceutical Industries a fait des concessions afin d’apaiser les inquiétudes des autorités antitrust quant à son projet d’acquisition des médicaments génériques d’Allergan, ont fait savoir vendredi les régulateurs européens. «Des engagements ont été présentés, et la nouvelle date limite légale est fixée au 10 mars», a dit le porte-parole de la Commission européenne. En décembre, Teva a engagé le processus de vente d’environ un milliard de dollars (916 millions d’euros) d’actifs pour répondre aux préoccupations déjà exprimées par les autorités de la concurrence. Le rachat d’Actavis, la division de génériques d’Allergan, pour 40,5 milliards de dollars (36,5 milliards d’euros), conclu en juillet, doit conforter la place de numéro un mondial des génériques de Teva et le hisser parmi les dix plus grands groupes pharmaceutiques du monde.
Les investisseurs s’attendent à une bataille pour le contrôle de Gameloft. Vendredi matin, le cours de l’action de l'éditeur de jeux pour mobiles bondit de 16,61% à 6,39 euros, au-dessus du prix de 6 euros offert par Vivendi dans le cadre de son projet d’OPA. Les analystes d’Exane BNP Paribas notent que l’offre de Vivendi valorise 1,8 fois la prévision de chiffre d’affaires 2016 de Gameloft, contre un multiple de 2,5 fois payé récemment par Activision pour mettre la main sur King.
Le groupe issu du rapprochement avec L’lione & Associés sera rebaptisé Invest Corporate Finance et comptera 26 professionnels du M&A et des marchés primaires.
Alors que l'éditeur de jeux dévoilait hier ses prévisions à 3 ans, Vivendi annonçait le lancement d'une OPA hostile sur sa société sœur de jeux pour mobiles.