Le groupe sidérurgique indien Tata Steel a annoncé lundi la vente de ses activités européennes d’aciers longs au fonds britannique Greybull Capital, une opération de 400 millions de livres (500 millions d’euros) qui marque la première étape de son désengagement du secteur de l’acier outre-Manche. Parmi les activités cédées, qui emploient 4.800 personnes au total, principalement au Royaume-Uni, figure le site français d’Hayange (Moselle), qui compte quelque 400 salariés. Le ministre britannique aux entreprises, Sajid Javid, a déclaré que l’accord conclu avec Greybull constituait «un pas dans la bonne direction».
Le groupe suédois Trelleborg a annoncé hier la cession à son partenaire allemand Freudenberg Group de sa part de 50% dans leur coentreprise TrelleborgVibracoustic. La transaction valorise la cible à 1,8 milliard d’euros, dette comprise. En janvier, le projet semblait remis en cause et une cession éventuelle au fonds américain KKR avait été évoquée. Trelleborg, spécialiste du caoutchouc industriel, compte finaliser cette opération au deuxième trimestre.
Pfizer a officiellement renoncé hier à acquérir Allergan et lui versera une indemnité de 150 millions. Le rachat de Tyco par Johnson Controls est en péril.
La plus grosse fusion-acquisition du secteur pharmaceutique n’aura pas lieu. Pfizer a annoncé dans la nuit de mardi à mercredi qu’il renonçait à racheter Allergan, une opération de 160 milliards de dollars (140 milliards d’euros). En cause: l’annonce lundi par le Trésor américain de nouvelles dispositions sur les opérations d’inversion fiscale (tax inversions). Leur union, considérée comme le plus important montage d’inversion fiscale jamais conçu, devait permettre à Pfizer de transférer son siège en Irlande, là où est situé Allergan. Le laboratoire espérait boucler la fusion au second semestre 2016.Les termes de la fusion entre Pfizer et Allergan prévoyaient une possibilité de rupture en cas de changement de la réglementation faisant de la nouvelle entité une entreprise soumise au régime fiscal américain. L’entreprise mettant un terme à l’opération doit alors verser à l’autre jusqu'à 400 millions de dollars pour ses frais, stipule l’accord.
La plus grosse fusion-acquisition du secteur pharmaceutique n’aura pas lieu. Pfizer a annoncé dans la nuit de mardi à mercredi qu’il renonçait à racheter Allergan, une opération de 160 milliards de dollars (140 milliards d’euros). En cause: l’annonce lundi par le Trésor américain de nouvelles dispositions sur les opérations d’inversion fiscale (tax inversions). Leur union, considérée comme le plus important montage d’inversion fiscale jamais conçu, devait permettre à Pfizer de transférer son siège en Irlande, là où est situé Allergan. Le laboratoire espérait boucler la fusion au second semestre 2016.Les termes de la fusion entre Pfizer et Allergan prévoyaient une possibilité de rupture en cas de changement de la réglementation faisant de la nouvelle entité une entreprise soumise au régime fiscal américain. L’entreprise mettant un terme à l’opération doit alors verser à l’autre jusqu'à 400 millions de dollars pour ses frais, stipule l’accord.
Les nouvelles mesures annoncées lundi soir par le Trésor américain pour prévenir les opérations d'«inversion» fiscale pourraient menacer le projet de fusion entre les groupes pharmaceutiques Pfizer et Allergan. Cette opération de 160 milliards de dollars (140 milliards d’euros) est considérée le plus gros montage d’inversion jamais vu. Elle doit donner naissance au premier groupe pharmaceutique mondial et entraîner le transfert du siège social de Pfizer en Irlande. Les deux entreprises ont dit dans un communiqué commun qu’elles allaient examiner les nouvelles mesures du Trésor et refusaient, avant de l’avoir fait, de spéculer sur leur impact éventuel. Le titre Allergan chutait de 22% dans les échanges d’après-Bourse à Wall Street. L’action Pfizer gagnait 3%.
L'échec du projet de rachat de Bouygues Telecom a fait perdre neuf milliards d'euros de capitalisation boursière au secteur hier. La concurrence va rester vive.
L’abandon du projet de rachat de Bouygues Telecom par Orange provoque d’importants dégâts lundi à la Bourse de Paris. A 12 heures, la perte cumulée de capitalisation boursière atteint 8 milliards d’euros. Avec une chute de 2,5 milliards d’euros, Numericable-SFR est le plus gros perdant, devant Iliad (1,88 milliard). Les deux opérateurs, qui auraient dû profiter du démantèlement de Bouygues Telecom pour récupérer des actifs, ne peuvent plus compter sur cet effet positif.
L'échec des négociations avec Orange, moins d'un an après le rejet de l'offre de SFR, place la filiale de Bouygues seule face à la fragilité de son modèle.
Stéphane Richard, le PDG d’Orange, a donné ce matin des précisions sur les points bloquant les discussions actuelles avec Bouygues concernant le rachat de sa filiale de télécoms. « Il n’y a pas de point d’achoppement en particulier, on ne peut pas dire que cette négociation bute sur tel ou tel aspect », a-t-il assuré à Reuters, à l’occasion d’un déplacement à Bordeaux, tout en reconnaissant qu’il « reste un certain nombre de faits à la fois financiers et juridiques à régler, qui portent sur le partage des risques et sur les paramètres financiers de l’opération ».
De cette valorisation découlera le poids de Bouygues au capital d'Orange. Or, les 10 milliards d'euros évoqués ne font toujours pas l'unanimité. Il reste trois jours de négociations.
Si les négociations aboutissent, le dossier de fusion devrait finir sur le bureau de l'Autorité de la concurrence en France, vue plus conciliante que les services de Bruxelles.
Bouygues et Orange se donnent un peu plus de temps, jusqu'à dimanche, pour arriver à se mettre d’accord sur le rachat de Bouygues Telecom. Occupés depuis plusieurs mois par ce dossier compliqué, qui impliquent également leurs concurrents SFR et Free, les deux opérateurs avaient initialement fixé la date limite au 31 mars. Mais les conseils d’administration des deux groupes, qui se sont réunis hier, ont reconnu chacun de leur côté que les discussions n’avaient pas permis de lever tous les points bloquants. Bouygues a indiqué que ses administrateurs se réuniront de nouveau «avant la fin du week-end prochain afin de prendre une position définitive sur la poursuite de ce projet de rapprochement».