L’assureur April a annoncé hier être entré en négociations exclusives avec les actionnaires de La Centrale de Financement en vue du rachat de 54% du capital de cette société spécialisée dans le courtage en prêts immobiliers. La finalisation de la transaction est attendue d’ici la fin du mois de septembre 2018. Les dirigeants de La Centrale de Financement passeront de 38% à 44% du capital dans le cadre de cette opération et ouvriront 2% du capital à son réseau. La Centrale de Financement a été créée en 2013 avec le support d’Artémis, société d’investissement de la famille Pinault (propriétaire de L’Agefi), rappelle April dans un communiqué.
Le distributeur américain de produits alimentaires naturels et biologiques United Natural Foods a annoncé hier qu’il allait acquérir SuperValu pour un montant de 32,50 dollars par action en numéraire, soit 2,9 milliards de dollars au total, dette comprise. L’opération devrait être finalisée au quatrième trimestre de 2018.
Le fabricant de puces électroniques Qualcomm a annoncé hier soir qu’il prévoyait de renoncer au rachat de son concurrent NXP Semiconductors pour 44 milliards de dollars (37,5 milliards d’euros) en l’absence du feu vert des autorités chinoises à l’opération. Le groupe envisage à la place de racheter jusqu'à 30 milliards de dollars de ses propres actions. La date d’expiration de l’accord de fusion entre les deux groupes, conclu en octobre 2016 et destiné à mieux positionner Qualcomm sur des marchés à fort potentiel comme l’automobile, avait été fixée à hier minuit, heure de New York. La Chine est l’un des neuf marchés où Qualcomm et NXP ont besoin de l’aval des autorités de la concurrence, mais l’affaire a pris une tournure délicate en raison de l’aggravation récente du conflit commercial entre Washington et Pékin.
L’opérateur européen de restaurants AmRest a annoncé hier l’acquisition de Sushi Shop Group, une chaîne de restaurants de sushis principalement implantée en France, pour 240 millions d’euros. Il s’agit de la troisième acquisition annoncée ce mois-ci par AmRest, après celle du service de livraison espagnol Glovo et de la chaîne de hamburgers Bacoa. Amrest est basé à Varsovie et possède les franchises de KFC, Pizza Hut et Starbucks en Europe et Russie. Il a aussi des marques propres en Espagne et en France.
Sangamo Therapeutics s’offre la biotech française pour 60 millions d’euros. Il propose une prime de 177% sur le dernier cours, mais une décote de 54% sur celui d’introduction.
Les autorités de la concurrence européennes ont annoncé hier donner leur feu vert à l’accord conclu entre Thomson Reuters et Blackstone qui prévoit que le second reprenne une part majoritaire dans Financial and Risk (F&R), principale division du premier. Cette opération à 20 milliards de dollars (17 milliards d’euros) constitue le plus grand pari depuis la crise financière du fonds de capital-investissement cofondé par Stephen Schwarzman. L’opération envisagée ne posera pas de problèmes de concurrence compte tenu des parts de marché limitées des sociétés, a ajouté la Commission.
Les spécialistes américains des services de santé LifePointHealth et RCCH Healthcare Partners, qui appartient à des fonds gérés par des sociétés affiliées à Apollo Global Management, ont annoncé hier la conclusion d’un accord en vue de leur fusion. Cette opération valorise LifePoint 65 dollars par action ou environ 5,6 milliards de dollars au total. Ce montant comprend 2,9 milliards de dette nette et intérêts minoritaires, ont indiqué les sociétés. Après la fusion, la nouvelle entité, qui sera retirée de la cote, opérera sous le nom de LifePoint Health et sera dirigée par le PDG actuel de LifePoint, William F. Carpenter III.
La Commission européenne a ouvert une enquête approfondie afin d’apprécier le projet d’acquisition de Gemalto par le groupe d’aéronautique et de défense Thales au regard du règlement de l’Union européenne sur les concentrations, a annoncé l’institution hier dans un communiqué. La Commission craint que l’opération «conduise à une hausse des prix et à une réduction du choix et de l’innovation pour les consommateurs de modules matériels de sécurité», a-t-elle précisé. «L’opération envisagée aurait pour effet de réunir les deux principaux fournisseurs de modules matériels de sécurité utilisés pour les solutions de gestion des clés des entreprises dans l’Espace économique européen (EEE) et au niveau mondial», affirme la Commission.
Alibaba et Tencent poursuivent des discussions en vue de prendre une participation de 20% environ dans la filiale chinoise du publicitaire WPP, rapportait Sky News samedi, citant des sources anonymes. L’opération, à laquelle se joindrait China Media Capital Holdings (CMC), valoriserait l’entreprise 2 à 2,5 milliards de dollars (1,7 à 2,1 milliards d’euros), ajoute Sky News. WPP intègrerait ses opérations chinoises dans une nouvelle holding et en conserverait la majorité et le contrôle.
Le groupe français Atos a annoncé hier soir avoir conclu un accord pour l’acquisition de l’américain Syntel pour environ 3,4 milliards de dollars en numéraire. Atos a accepté de verser 41 dollars par action Syntel, soit 4,8% de plus que leur prix de clôture vendredi. L’opération valorise Syntel 3,57 milliards de dollars dette comprise. Avec cette acquisition, Atos se renforce aux Etats-Unis, où le groupe récupère des clients comme American Express, State Street Bank ou FedEx. La majorité des 23.000 employés de Syntel sont toutefois établis en Inde. Atos indique espérer boucler l’opération d’ici la fin de l’année, et s’attendre à « une accrétion à deux chiffres dès 2019 » hors coûts de transaction. Les conseils des deux sociétés ont validé l’opération et un groupe d’actionnaires représentant 51% du capital de Syntel, dont ses fondateurs, se sont engagés à soutenir l’acquisition.
L’Union Bancaire Privée (UBP) a annoncé hier avoir conclu un accord en vue d’acquérir ACPI Investments, société de gestion de fortune indépendante basée à Londres, ainsi que les activités d’ACPI IM à Jersey. La transaction, qui porte sur des actifs totalisant 2 milliards de livres (2,24 milliards d’euros), devrait être finalisée au cours du quatrième trimestre 2018. La cible propose des solutions d’investissement sophistiquées couvrant les obligations, les actions et les produits alternatifs ainsi qu’une gestion sur mesure pour la clientèle internationale, tant privée qu’institutionnelle. La banque genevoise a par ailleurs publié un bénéfice net semestriel en croissance de 5,3% à 115,3 millions de francs (99,4 millions d’euros). Un afflux net de capitaux de 2,7 milliards de francs depuis le début de l’année a porté ses actifs sous gestion à 128,4 milliards au 30 juin. Son ratio de fonds propres durs (Tier One) a atteint 28,2%, en hausse de 120 points de base sur un an.
L’équipementier automobile français a annoncé hier avoir signé une option de vente de sa division environnement au consortium Latour Capital/Bpifrance. Longtemps débattue au sein de la famille Burelle, fondatrice du groupe qu’elle dirige toujours, cette cession avait été décidée en septembre 2017 dans le cadre du recentrage du plasturgiste sur ses activités automobiles. L’opération, dont le montant n’a pas été rendu public, devrait être bouclée d’ici la fin de l’année.
Le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a donné hier son feu vert à la reprise du pôle plats cuisinés du groupe Agripole par la Financière Cofigeo sous seule condition du maintien de l’emploi pendant au moins deux ans. Cette opération a été autorisée sans mise en œuvre de cession d’actifs, contrairement à l’avis rendu mi-juin par le Conseil de la concurrence. Les actifs acquis par Cofigeo, les marques William Saurin, Panzani et Garbit, appartenaient à la Financière Turenne Lafayette (FTL), dont l’existence était menacée après la mise au jour de comptes falsifiés. Cofigeo est détenu par MBO Partenaires et Société Générale Capital Partenaires.
A long terme, le cours de Bourse du perdant des enchères d'une fusion-acquisition dépasse de 24 à 37% celui de l’acquéreur final, d’après la Review of Financial Studies.
Sous-performance. Alors que le marché mondial du M&A bat tous les records de volumes depuis le début de l’année, la valeur générée par ces opérations est en berne. Selon Willis Towers Watson, le marché des fusions-acquisitions a enregistré sa plus mauvaise performance au deuxième trimestre 2018 depuis le lancement de l’enquête Quarterly Deal Performance Monitor du cabinet en 2008. Il a sous-performé, en moyenne, de 6,1 points de pourcentage (pp) l’indice MSCI sur les trois derniers mois, contre une sous-performance de seulement 0,6 pp au premier trimestre. Les acquéreurs européens s’en sortent le mieux avec une sous-performance de 0,6 pp, grâce notamment aux bons résultats du marché britannique.