Le producteur de minéraux industriels Imerys a annoncé hier avoir signé un accord pour acquérir 60% du groupe turc Haznedar, spécialisé dans la fabrication de réfractaires monolithiques et de briques réfractaires à destination des industries cimentière, pétrochimique et sidérurgique. Le montant de la transaction n’a pas été communiqué. L’accord signé par Imerys prévoit des options d’achat sur le reste du capital d’Haznedar. Ce dernier a réalisé en 2019 un chiffre d’affaires de 64 millions de dollars, soit environ 54 millions d’euros, et un excédent brut d’exploitation (Ebitda) de 17 millions de dollars.
American Express est en négociations avancées en vue d’acquérir Kabbage, une fintech spécialisée dans les prêts aux petites entreprises, pour un montant susceptible d’atteindre 850 millions de dollars (722 millions d’euros), rapportait hier Bloomberg. La société américaine basée à Atlanta est actuellement détenue par plusieurs investisseurs, dont SoftBank et Reverence Capital Partners. Le journal Barron’s avait rapporté début août que Kabbage envisageait de se faire racheter après avoir reçu des marques d’intérêt et que la plate-forme en ligne avait engagé FT Partners pour l’assister dans ses démarches.
Bayer va acquérir la société britannique de biotechnologies KaNDy Therapeutics pour un montant pouvant dépasser 1 milliard de dollars (850 millions d’euros), en vue d'élargir son portefeuille de médicaments dans le traitement des symptômes fréquents de la ménopause, ont annoncé hier les deux entreprises. L’accord prévoit le versement par le groupe allemand d’un montant initial de 425 millions de dollars, puis des paiements échelonnés pouvant aller jusqu'à 450 millions jusqu’au lancement du médicament. Bayer effectuera d'éventuels paiements échelonnés supplémentaires de plusieurs centaines de millions de dollars en fonction des ventes. L’essai clinique de phase 3 devrait commencer en 2021 et la transaction devrait être finalisée en septembre prochain.
Le hedge fund suédois Graal va être fusionné au sein d’un autre fonds, Aktie-Ansvar Interest Rate Strategy ,et ainsi disparaître, annonce la société de gestion Aktie-Ansvar. Graal a été l’un des plus gros hedge funds en Suède. Ses encours avaient atteint 12 milliards de couronnes suédoises, soit environ 1 milliard d’euros, selon le media local Hedge Nordic. La décision intervient après que les principaux investisseurs du hedge fund ont retiré d’importantes sommes d’argent, selon une lettre aux porteurs. La taille du fonds est devenue insuffisante pour que le produit soit géré efficacement. Graal gérait 32,4 millions d’euros fin juin. Le fonds sera fusionné dans Aktie-Ansvar Interet Rate Strategy, un fonds lancé en juin, et qui a déjà absorbé deux autres fonds de la société. «Graal a actuellement un positionnement important sur la gestion obligataire et suit essentiellement la même stratégie qu’Aktie-Ansvar Räntestrategi», justifie la lettre. La fusion sera effective le 30 octobre.
Entre Alstom qui veut revoir le prix de Bombardier et EssilorLuxottica qui menace de rompre avec GrandVision, la crise complique la signature des opérations.
Twitter a approché le groupe chinois ByteDance, propriétaire de TikTok, pour exprimer son intérêt pour le rachat des opérations de l’application vidéo aux Etats-Unis, a appris samedi Reuters de deux personnes proches du dossier. Il est toutefois loin d'être acquis que le réseau social soit en mesure de surenchérir face à Microsoft et de boucler un tel accord en moins de 45 jours - le délai fixé à ByteDance par le président américain Donald Trump (voir par ailleurs) pour une vente -, ont ajouté ces sources, alors que des experts doutent de la capacité de Twitter à réunir les fonds pour un éventuel accord. Twitter a une valeur boursière proche de 30 milliards de dollars (25,4 milliards d’euros), soit à peu près l'équivalent de la valorisation des actifs de TikTok à céder, ce qui implique que l’entreprise américaine devra lever des fonds pour financer un éventuel accord.
Les groupes américains de télémédecine Teladoc et Livongo Health ont annoncé mercredi leur intention de fusionner dans le cadre d’une transaction évaluée à 18,5 milliards de dollars (15,55 milliards de dollars), en numéraire et en actions. Les actionnaires de Teladoc détiendront 58% du nouvel ensemble, tandis que ceux de Livongo posséderont les 42% restants. Ce rapprochement devrait être finalisé dans le courant du quatrième trimestre. Le chiffre d’affaires combiné du nouveau groupe devrait s'élever à environ 1,3 milliard de dollars en 2020, en hausse de 85% sur une base pro forma par rapport à l’année dernière.
Le groupe financier espagnol Abanca a trouvé un accord avec le Crédit Agricole pour l’acquisition de Bankoa, la succursale de la banque française au Pays Basque. Bankoa, qui est actif entre autres dans la gestion de patrimoine et de fonds d’investissement (CA BankoaGestión qui gère quelque 400M€), sert 40.000 clients et entreprises. La firme dispose de 30 agences en Espagne. Avec cette transaction, les encours d’Abanca s'élèvent à plus de 65 milliards d’euros, positionnant la société comme septième gestionnaire d’actifs en Espagne.
Nvidia serait prêt à débourser plus de 32 milliards de dollars pour ARM, ce qui ferait de ce rapprochement le plus important ayant eu lieu dans le secteur des semi-conducteurs.
La Commission européenne a autorisé vendredi l’acquisition par Alstom de la division ferroviaire du canadien Bombardier, qui doit permettre au groupe français de devenir le numéro deux mondial du rail derrière le chinois CRRC. «Cette autorisation est subordonnée au respect intégral d’une série d’engagements proposés par Alstom», a souligné Bruxelles. Le groupe français s’est notamment engagé à céder son usine alsacienne de Reichshoffen, qui produit les trains régionaux Coradia et emploie 800 personnes. Il a aussi proposé de céder une division de trains régionaux de Bombardier et de vendre les actifs du groupe canadien actuellement affectés à une plate-forme de TGV développée avec Hitachi.
Selon Bloomberg qui citait hier des sources proches du dossier, Credit Suisse est sur le point de recruter Tara Luthra, qui travaillait jusqu’à présent dans les fusions et acquisitions (M&A) chez Morgan Stanley, pour aider le groupe bancaire helvétique à étendre ses activités de banque d’investissement. La spécialiste, qui continuera d’être basée à Dubaï, était depuis plus de 12 ans salariée de la banque américaine.
L’opérateur télécoms espagnol Telefonica a annoncé hier que sa filiale brésilienne Telefonica Brasil, alliée à l’italien TIM et à Claro, filiale du mexicain America Móvil, avait révisé son offre pour l’activité de téléphonie mobile de l’opérateur brésilien Oi à 16,5 milliards de réaux (2,74 milliards d’euros). Le groupe a indiqué que l’offre envisageait également «la possibilité de signer des contrats à long terme pour l’utilisation des infrastructures du groupe Oi». Les sociétés avaient annoncé il y a quelques jours avoir soumis une offre ferme pour l’activité mobile de l’opérateur brésilien, sans communiquer le montant de l’opération.
La banque italienne a gagné son pari visant à absorber sa rivale UBI en obtenant hier la majorité des deux tiers du capital dont elle avait besoin pour mener à bien cette opération de 4,1 milliards d’euros malgré l’hostilité de sa cible. L’offre d’achat sera officiellement close jeudi. En ayant recueilli l’accord d’actionnaires représentant 71% du capital selon des données boursières, Intesa aura le droit de retirer UBI de la cote et de procéder à une fusion entre les deux groupes en vue de dégager des synergies, contribuant ainsi à consolider un secteur bancaire transalpin toujours fragmenté.
La société d’investissement LFPI est entrée ce week-end en négociations exclusives avec la famille Meeschaert en vue de prendre le contrôle de la banque privée, rapportait hier le quotidien Les Echos. Oddo BHF, Rothschild & Co et La Banque Postale étaient également sur les rangs. Selon plusieurs sources citées par le journal, LFPI s’est montrée plus convaincante en offrant à la direction de Meeschaert une enveloppe de rémunération incitative, en y ajoutant la garantie que la banque pourra conserver son nom et sa totale indépendance.
Sa candidature a été préférée à celles des quatre autres candidats, à savoir l’indien Jindal, le chinois Jingye, ArcelorMittal et le britannique Olympus Steel.
La Commission européenne a suspendu son enquête sur le projet de fusion entre Fiat Chrysler Automobiles (FCA) et PSA dans l’attente de la réception d'éléments d’information demandés aux deux constructeurs. «Dès que les informations manquantes seront fournies par les parties, le chronomètre sera remis en marche et la date limite pour que la Commission rende sa décision sera ensuite ajustée en conséquence», a indiqué hier l’exécutif européen. Jusqu'à présent, Bruxelles prévoyait de rendre sa décision au plus tard le 13 novembre. L’enquête a été ouverte à la mi-juin.