Associés dans une société commune, le groupe de VTC Grab et l’opérateur Singapore Telecommunications (Singtel) ont demandé une licence bancaire aux autorités de Singapour, répondant ainsi à la volonté du pays d’attirer de nouveaux acteurs dans le secteur. Grab détient 60% du capital de la société, le solde revenant à Singtel. Les deux partenaires prévoient de lancer une banque digitale pour les particuliers et les PME. La Monetary Authority of Singapore avait annoncé début 2019 sa volonté d’accorder jusqu'à cinq licences bancaires digitales afin d’accroître la concurrence et l’innovation.
Monzo Bank envisage de lever environ 100 millions de livres (117 millions d’euros) supplémentaires en début d’année, a révélé le journal britannique Mail of Sunday, information confirmée par Reuters. La néobanque discuterait avec plusieurs investisseurs de renom. La dernière levée de fonds de 113 millions de livres réalisée en juin 2019 avait valorisé Monzo près de 2 milliards de livres. La banque compte environ 3,5 millions d’utilisateurs.
Le libra, le projet de cryptomonnaie développé par Facebook, a échoué dans sa forme actuelle, a déclaré Ueli Maurer, le ministre suisse des Finances et président sortant de la confédération hélvétiques, dans une interview à la SRF. Selon le dirigeant suisse, les banques centrales n’accepteront pas le principe du panier de devises sur lequel repose le libra. La cryptomonnaie de Facebook est portée par une fondation suisse qui a demandé une autorisation réglementaire.
Le gigantisme des empires américains – l’Etat et ses multinationales – n’a pas l’air d’inspirer le sens des responsabilités au sommet de l’hyperpuissance. Le président Trump aurait ainsi pesé sur le choix de confier un contrat majeur pour héberger des données classées secret défense à Microsoft et non pas Amazon, favori, comme Jeff Bezos (photo) le soutient. Le dirigeant du géant de commerce électronique intente une action en justice pour ce contrat de 10 milliards de dollars qui lui échappe pour des raisons non pas techniques mais d’ego : Donald Trump se serait vengé d’être maltraité par le Washington Post, détenu par Jeff Bezos. L’abus de pouvoir ne paraît pas impossible, c’est sûr, venant du président américain. Dommage que pour l’épingler sur un manquement majeur, son opposant, ici, soit un homme d’affaires lui-même peu regardant sur les dommages collatéraux infligés par Amazon à l’environnement, aux employés et l’équité en général…
C’est le montant de l’opération de financement menée par Koregraf, plate-forme de financement participatif spécialisée en immobilier, en collaboration avec la société de gestion Financière Pouyanne, pour le compte d’Essor Développement. Cette société de promotion immobilière prévoit de participer à la construction de sept opérations de bureaux ou de locaux consacrés à des activités tertiaires. C’est le montant le plus élevé pour une opération de crowdfunding depuis que le plafond a été relevé à 8 millions d’euros par décret du 28 octobre 2019.
En disparaissant brutalement en 2018 au cours d’un voyage en Inde, le fondateur de la plate-forme digitale canadienne QuadrigaCX a laissé derrière lui quelque 115.000 utilisateurs éplorés… Impossible pour eux de mettre la main sur leurs portefeuilles électroniques et la majorité des 180 millions de dollars canadiens (environ 135 millions de dollars) qu’ils renfermaient, libellés en cryptomonnaies. Aussi, un collectif de clients réclame désormais l’exhumation du corps à des fins d’identification, pour évacuer les soupçons de crime crapuleux.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a délivré son premier visa pour une levée de fonds en cryptomonnaies pour la fintech French-ICO, à l’origine d’une plate-forme de financement de projets en cryptomonnaie. Elle vise une levée de fonds d’au minimum l'équivalent de 100.000 euros. Depuis avril et l’adoption de la loi Pacte, les entreprises peuvent demander au gendarme boursier de «labelliser» leur levée de fonds en cryptomonnaies, et donc à solliciter des investisseurs, rappelle le quotidien. «Le visa de l’AMF sera valable jusqu'à la fin de la période de souscription prévue le 1er juin 2020. Cette offre figure dès à présent dans la liste des offres de jetons ayant reçu le visa de l’AMF», indique le régulateur sur son site internet. Celles sans visa ne sont pas interdites, mais ne peuvent pas communiquer. Ce visa a été créé pour mieux encadrer les levées de fonds en cryptomonnaies.
Alors que la riposte des banques traditionnelles s'organise outre-Manche, les néobanques doivent encore convaincre de la viabilité de leur modèle opérationnel.
Une interface digitale et des services innovants pour soutenir les professionnels dans leur gestion quotidienne et retenir ceux qui seraient séduits par la concurrence.
La société britannique à but non lucratif Saga Monetary Solutions a annoncé mardi le lancement du jeton Saga (SGA), «la première monnaie numérique mondiale», «qui reproduit la mécanique des monnaies des banques centrales et les applique à l'échelle mondiale», «en collaboration avec les banques, les institutions financières et les régulateurs», indique le communiqué. Il sera régi par ses détenteurs-utilisateurs à travers une variété de mécanismes de vote, et un mécanisme de stabilisation permettant de réduire la volatilité à partir d’une réserve d’actifs reflétant les Droits de tirage spéciaux (DTS) du FMI, assis sur un panier de devises diversifiées entre le dollar, l’euro, la livre sterling, le yen et le yuan. A ses débuts en 2018, Saga avait reçu 30 millions de dollars de Lightspeed Venture Partners, Mangrove Capital Partners, Vertex, lool, Disruptive et iAngel.
La start-up roumaine FintechOS vient de lever 14 millions de dollars dans un tour de table de série A, mené par Earlybird Venture Capital and OTB Ventures, selon le site spécialisé Techcrunch. FintechOS vise à aider les banques et compagnies d’assurances à réagir plus vite en proposant des produits prêts à l’emploi, afin que les banques puissent lancer des produits et services prêts à l’emploi. Sa levée de fonds doit lui permettre de poursuivre son expansion en Europe, en Asie du sud-est et aux Etats-Unis. Elle a déjà des partenariats avec Microsoft, EY, Deloitte, Publicis Sapient et CapGemini.
La société britannique à but non lucratif Saga Monetary Solutions a annoncé mardi le lancement du jeton Saga (SGA), «la première monnaie numérique mondiale stabilisée contrôlée par ses détenteurs», également «la première monnaie numérique qui reproduit la mécanique des monnaies des banques centrales et les applique à l'échelle mondiale», «en collaboration avec les banques, les institutions financières et les régulateurs», indique le communiqué.
Si l'opérateur voit dans sa récente entrée au capital de Xaalys de possibles actions de co-marketing, des partenariats devraient voir le jour en 2020 via le smartphone et par abonnement.
Pas la peine de s’inquiéter de l’hyperpuissance des Gafa, dirait-on. Leur volonté d’expansion se heurte à leur propre démesure. Ainsi chez Google, l’ambiance se dégrade entre les employés et la direction, la culture RH qui voulait mêler politique et travail ayant suscité un vent critique incontrôlé. Le groupe vient de licencier quatre employés au motif qu’ils auraient consulté des données confidentielles du groupe. Or, les employés pensent que leurs camarades sont sanctionnés en réalité pour avoir organisé des manifestations et contestations des travaux du groupe pour le Pentagone, le gouvernement chinois, sur les sujets d’immigration, etc. La direction a décidé de ne plus autoriser à ses employés qu’une seule réunion mensuelle d’expression libre. Une réaction autoritaire digne de l’ancien monde, tout ce que le géant du Net a l’ambition de balayer sans ménagement…
L’accès aux comptes ouvre des perspectives d’innovation à des acteurs agiles. Les établissements bancaires peuvent en tirer de la valeur, à condition d’oser les partenariats.