Certains fondateurs de fintech ont l’esprit « débridé ». Après une campagne de financement participatif sur KissKissBankBank, We Peps est lancé. Objectif ? Monter une plate-forme de location immobilière se présentant comme une alternative aux désormais bien connus Booking et AirBnb. A la différence notable qu’appartements et maisons sont ici proposés pour quelques heures. « Il existe tant de lieux chez l’habitant qui pourraient profiter à d’autres, tant d’espaces inoccupés, d’endroits propices à la fête ou encore à des retrouvailles… », découvre-t-on dans le communiqué de presse. Gains évalués pour les hôtes louant leur bien deux à trois fois par mois : 1.500 euros.
Alors que les principales banques centrales réfléchissent à la possibilité d'émettre leur propre monnaie digitale de banque centrale (MDBC), notamment la Banque de France, le Banque du Canada, la Banque d’Angleterre (BoE), la Banque du Japon (BoJ), la Banque centrale européenne (BCE), la Sveriges Riksbank et la Banque nationale suisse (BNS) ont annoncé mardi avoir créé, en collaboration avec la Banque des règlements internationaux (BRI), un groupe pour partager leurs expériences et leurs évaluations sur les projets de ce genre.
La finance, internet, la technologie… le tourbillon de la modernité suspend bon nombre de ses acteurs en lévitation. Paul Rippon, lui, en a eu assez. Le cofondateur et directeur général adjoint de la néobanque britannique Monzo vient d’annoncer qu’il arrêtait tout, selon Finextra. Après cinq ans de travail intense et une carrière de banquier bien remplie, l’homme a choisi de se consacrer à plein temps à sa ferme du Nord de l’Angleterre pour élever des alpagas. Fondée en 2007, cette exploitation qui était surtout conduite par son épouse compte 300 animaux, tout de même. Un retour au monde réel qui en annonce peut-être d’autres.
Et pourquoi pas dès 8-12 ans ? Ce 25 janvier, la plate-forme de garde d’enfants Yoopies organise sous l’œil bienveillant des fondatrices et dirigeantes de Leetchi et MangoPay, Jessica Cymerman, Céline Lazorthes et Alix Poulet, un « événement d’empowerment 100% dédié aux jeunes filles » : les participantes auront 3 heures pour s’initier à l’entrepreneuriat et créer leur mini start-up ! Corneille n’a-t-il pas fait dire à Rodrigue, dans Le Cid : « Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années » ?
L’opérateur américain de cartes de crédit investit dans les fintech. Visa a annoncé lundi avoir conclu un accord en vue de racheter la société de technologie financière Plaid pour 5,3 milliards de dollars. Plaid développe des logiciels qui permettent aux utilisateurs de partager leurs coordonnées bancaires avec diverses applications et services en ligne. Avec ce type d’outils, Visa pourrait notamment créer une plateforme permettant de transférer de l’argent entre des comptes bancaires afin de concurrencer d’autres services de ce type comme Zelle, Venmo, et PayPal. Plaid avait reçu des fonds à la fois de Visa et de Mastercard dans le cadre d’un tour de table organisé en 2018 qui l’avait valorisé à hauteur de 2,65 milliards de dollars, selon S&P Capital IQ. La finalisation est prévue dans les 3 à 6 prochains mois, après obtention des autorisations nécessaires.
Des sociétés étrangères spécialisées dans les interfaces de programmation espèrent se faire une place sur le marché français, très prometteur mais encore peu efficace.
Associés dans une société commune, le groupe de VTC Grab et l’opérateur Singapore Telecommunications (Singtel) ont demandé une licence bancaire aux autorités de Singapour, répondant ainsi à la volonté du pays d’attirer de nouveaux acteurs dans le secteur. Grab détient 60% du capital de la société, le solde revenant à Singtel. Les deux partenaires prévoient de lancer une banque digitale pour les particuliers et les PME. La Monetary Authority of Singapore avait annoncé début 2019 sa volonté d’accorder jusqu'à cinq licences bancaires digitales afin d’accroître la concurrence et l’innovation.
Monzo Bank envisage de lever environ 100 millions de livres (117 millions d’euros) supplémentaires en début d’année, a révélé le journal britannique Mail of Sunday, information confirmée par Reuters. La néobanque discuterait avec plusieurs investisseurs de renom. La dernière levée de fonds de 113 millions de livres réalisée en juin 2019 avait valorisé Monzo près de 2 milliards de livres. La banque compte environ 3,5 millions d’utilisateurs.
Le libra, le projet de cryptomonnaie développé par Facebook, a échoué dans sa forme actuelle, a déclaré Ueli Maurer, le ministre suisse des Finances et président sortant de la confédération hélvétiques, dans une interview à la SRF. Selon le dirigeant suisse, les banques centrales n’accepteront pas le principe du panier de devises sur lequel repose le libra. La cryptomonnaie de Facebook est portée par une fondation suisse qui a demandé une autorisation réglementaire.
C’est le montant de l’opération de financement menée par Koregraf, plate-forme de financement participatif spécialisée en immobilier, en collaboration avec la société de gestion Financière Pouyanne, pour le compte d’Essor Développement. Cette société de promotion immobilière prévoit de participer à la construction de sept opérations de bureaux ou de locaux consacrés à des activités tertiaires. C’est le montant le plus élevé pour une opération de crowdfunding depuis que le plafond a été relevé à 8 millions d’euros par décret du 28 octobre 2019.
En disparaissant brutalement en 2018 au cours d’un voyage en Inde, le fondateur de la plate-forme digitale canadienne QuadrigaCX a laissé derrière lui quelque 115.000 utilisateurs éplorés… Impossible pour eux de mettre la main sur leurs portefeuilles électroniques et la majorité des 180 millions de dollars canadiens (environ 135 millions de dollars) qu’ils renfermaient, libellés en cryptomonnaies. Aussi, un collectif de clients réclame désormais l’exhumation du corps à des fins d’identification, pour évacuer les soupçons de crime crapuleux.
Le gigantisme des empires américains – l’Etat et ses multinationales – n’a pas l’air d’inspirer le sens des responsabilités au sommet de l’hyperpuissance. Le président Trump aurait ainsi pesé sur le choix de confier un contrat majeur pour héberger des données classées secret défense à Microsoft et non pas Amazon, favori, comme Jeff Bezos (photo) le soutient. Le dirigeant du géant de commerce électronique intente une action en justice pour ce contrat de 10 milliards de dollars qui lui échappe pour des raisons non pas techniques mais d’ego : Donald Trump se serait vengé d’être maltraité par le Washington Post, détenu par Jeff Bezos. L’abus de pouvoir ne paraît pas impossible, c’est sûr, venant du président américain. Dommage que pour l’épingler sur un manquement majeur, son opposant, ici, soit un homme d’affaires lui-même peu regardant sur les dommages collatéraux infligés par Amazon à l’environnement, aux employés et l’équité en général…