Le fabricant d’électrodes De Nora a annoncé le succès de son introduction en Bourse à un prix toutefois fixé en bas de fourchette, à 13,50 euros par action. Le groupe italien a levé 200 millions d’euros d’argent frais et des actionnaires existants ont vendu pour 274 millions d’euros de titres. La taille de l’opération atteint donc 474 millions au global et pourrait être portée 545 millions d’euros en cas d’exercice complet de l’option de surallocation. La capitalisation boursière de De Nora s’élève à 2,7 milliards d’euros et la cotation des actions débutera à Milan le 30 juin.
Le groupe de loisirs a annoncé jeudi avoir conclu un nouveau contrat de crédit renouvelable syndiqué d’un montant maximum de 300 millions d’euros. Cette ligne RCF (revolving credit facility) vient en remplacement de la ligne existante conclue le 7 mai 2014, modifiée par avenants en 2017 et 2019, d’un montant de 250 millions d’euros et qui arrivait à échéance le 6 mai 2023. Ce nouveau contrat de crédit, conclu auprès de BNP Paribas, BPCE, le groupe Crédit Agricole, CM-CIC, la Société Générale et la Banque Postale, a une maturité de 5 ans, plus deux options d’extension d’un an chacune à la main des prêteurs.
Tissu industriel. Dans un rapport diffusé ce 23 juin sur le développement des entreprises de taille intermédiaire (ETI), l’Institut Bien Commun dégage neuf propositions phares. Créé en 2020 par Antoine Boulay et Christian Saint-Etienne, le think tank soutient l’idée que pour tirer son épingle du jeu économique, la France doit développer le nombre et la taille de ses ETI. Depuis la création de cette catégorie d’entreprises en 2008, les ETI ont augmenté de seulement 15 % en nombre. Leur surreprésentation dans l’emploi et en particulier l’emploi industriel montre le rôle qu’elles peuvent jouer dans la réindustrialisation en vue. Pour les soutenir, l’Institut Bien Commun préconise plusieurs mesures de soutien les concernant : favoriser les transmissions de PME et ETI en améliorant le Pacte Dutreil, encourager le maintien à leur capital d’actionnaires de long terme, les aider à attirer et garder les talents dans leurs équipes, garantir leurs exportations. Leur financement en dette et quasi-fonds propres doit être encore facilité.
Eurofins Scientific a annoncé mardi soir qu’il avait levé 600 millions d’euros au moyen d’une émission d’obligations à 7 ans largement sursouscrite. Les investisseurs ont offert plus de 2,3 fois le montant d’obligations proposé. Les titres à échéance de juillet 2029 portent un coupon de 4%. Il avait auparavant indiqué que le produit de cette émission serait en partie utilisé pour le rachat de deux souches de titres supersubordonnés à durée indéterminée (TSSDI) à taux fixe et variable émises en septembre 2019 et en avril 2015, pour un montant de 300 millions d’euros chacune.
Dans un contexte économique dégradé, les entreprises s’attendent à voir leurs finances poser problème. C’est la vision pessimiste qui se dégage de l’étude publiée mercredi par le Cabinet Arc et l’Ifop, sur la trésorerie des entreprises. Réalisée auprès de 202 sociétés de plus de 50 salariés interrogées entre mai et début juin, l’enquête chiffre à 30% la proportion d’entreprises qui anticipent des difficultés face à leurs échéances de remboursement. Plus de la moitié des TPE et PME s’attendent à voir leurs banques se désengager en cas de non remboursement de leur prêt garanti par l’Etat (PGE). Elles prévoient des défauts parmi leurs clients et les trois quarts pensent que les délais de paiement vont servir de variable d’ajustement pour pallier leurs problèmes de trésorerie.
Dans le sillage de son compatriote General Electric, le groupe agroalimentaire américain Kellog’s a annoncé mardi qu’il allait se scinder d’ici à la fin de l’an prochain en trois entreprises distinctes pour permettre à chaque activité de mieux se concentrer sur ses forces et ses priorités. La première entité, provisoirement nommée Global Snacking et qui représente un chiffre d’affaires d’environ 11,4 milliards de dollars (10,8 milliards d’euros), comprendra les activités internationales de céréales et nouilles, les petits-déjeuners surgelés en Amérique du Nord, ainsi que les snacks. La deuxième entreprise, North America Cereal, réalisera un chiffre d’affaires d’environ 2,4 milliards de dollars et englobera les céréalesaux Etats-Unis, au Canada et dans les Caraïbes. Enfin, Plant Co, société générant environ 340 millions de dollars de chiffre d’affaires, détiendra la marque MorningStar Farms axée sur les aliments à base de plantes. North America Cereal et Plant Co resteront basées à Battle Creek, dans le Michigan, tandis que le siège de Global Snacking se situera à la fois à Battle Creek et à Chicago.
En suivant l’exemple de son compatriote General Electric, le groupe agroalimentaire américain Kellogg a annoncé mardi qu’il allait se scinder en trois entreprises distinctes pour permettre à chaque activité de mieux se concentrer sur ses forces et ses priorités.
L’Observatoire du financement des entreprises publie ce jour son rapport 2022. Il met en exergue les transitions numérique et climatique des TPE et PME.