Spécialiste du financement participatif dans les énergies renouvelables, Enerfip a annoncé mardi avoir arrangé auprès de quatre banques régionales une garantie bancaire sur une levée obligataire du producteur indépendant Qair, à hauteur de 25 millions d’euros. Pour proposer cette offre inédite en France, Enerfip a développé des partenariats avec la Caisse Régionale du Crédit Agricole Languedoc, la Caisse Régionale Sud-Rhône Alpes (CASRA), la Caisse d’Epargne Languedoc-Roussillon (CELR) et la Caisse d’Epargne Midi-Pyrénées (CEMP). Ces quatre structures bancaires ont accepté de garantir le capital investi par les obligataires de l’opération, moyennant une rémunération en conséquence. Le mois prochain, Enerfip proposera conjointement avec Qair une seconde émission d’environ 30 millions d’euros sur sa plateforme, selon les mêmes modalités.
Le pétrolier Maurel & Prom vient de refinancer sa dette. Il a obtenu un nouvel emprunt bancaire à cinq ans de 255 millions de dollars, dont 67 millions sous forme de revolving credit facility, au taux de Sofr+2%/2,25%. Parallèlement, il a signé une extension de son prêt d’actionnaire de six ans pour 182 millions de dollars, au taux de Sofr +2,10%. Ces opérations permettent de refinancer l’emprunt bancaire conclu en décembre 2017. Ces emprunts ne prévoient pas de limitation sur les distributions futures de dividendes par le groupe pétrolier.
Le pétrolier Maurel & Prom vient de refinancer sa dette. Il a obtenu un nouvel emprunt bancaire à cinq ans de 255 millions de dollars, dont 67 millions sous forme de revolving credit facility, au taux de Sofr+2%/2,25%. Parallèlement, il a signé une extension de son prêt d’actionnaire de six ans pour 182 millions de dollars, au taux de Sofr +2,10%. Ces opérations permettent de refinancer l’emprunt bancaire conclu en décembre 2017. Ces emprunts ne prévoient pas de limitation sur les distributions futures de dividendes par le groupe pétrolier. Grâce à ce refinancement, le groupe relève son dividende au titre de 2021, de 0,07 euro à 0,14 euro par action.
Pierre Pelouzet, médiateur des entreprises, expose les actions engagées pour faire du dialogue interentreprises un appui face aux problèmes d’approvisionnement et un atout pour la reprise.
Alternatif. PayPal lance Financement Pro, une offre de financement pour les petites entreprises françaises qui vient en complément de sa plateforme de paiement et de commerce dédiée à cette clientèle. Réservée à ses clients, cette nouvelle offre permet d’obtenir un prêt en quelques minutes, car la décision d’octroi est fondée sur l’historique du compte marchand PayPal, et des remboursements adaptés à l’activité de l’entreprise : sans durée fixe, le remboursement est prélevé automatiquement sur les ventes selon un taux choisi par le marchand (entre 10 % et 30 % par vente). La tarification ne repose pas sur des intérêts mais sur des frais fixes présentés au marchand au moment de la souscription. Cette offre est également disponible aux Pays-Bas, aux Etats-Unis, en Australie, au Royaume-Uni et en Allemagne. Depuis son lancement en 2013 aux Etats-Unis, Paypal a octroyé 230.000 prêts pour 3,6 milliards de dollars. En Allemagne, où le financement a été lancé en novembre 2018, la première année d’activité a permis de financer 8.000 petites entreprises pour 250 millions d’euros.
Trois grandes banques américaines, Citigroup, BNY Mellon et Wells Fargo, ont rejoint le tour de table destiné à financer Talos, plateforme américaine spécialisée dans les infrastructures de trading de cryptomonnaies, mettant en exergue l’intérêt manifesté par certaines institutions financières en faveur d’un développement sécurisé des actifs numériques. Ce financement de série B, qui s’élève à 105 millions de dollars (100 millions d’euros), a été bouclé mardi. La levée de fonds, conduite par la société d’investissement General Atlantic, valorise Talos 1,25 milliard de dollars. Elle inclut des investisseurs déjà présents au capital comme Fidelity Investment ou les fonds de capital-risque Andreessen Horowitz et PayPal Ventures.
Résilience. Le nombre de faillites des entreprises de la zone euro a reculé de 22 % en l’espace de deux ans, entre fin 2019 et fin 2021, constate Global Sovereign Advisory dans une note publiée le 1er mai. Cependant, une remontée des défaillances a commencé à se faire jour dans certains pays de la zone euro au cours du quatrième trimestre 2021. C’est le cas notamment de la France (voir le graphique) mais également du Danemark ou de la Belgique. Les problèmes persistants d’approvisionnement des entreprises, ou encore la hausse du coût des matières premières, en seraient la cause.
Le groupe de private equity Andera Partners a annoncé mardi qu’il menait un tour de financement de série B de 60 millions d’euros pour la société biotechnologique munichoise Tubulis, avec la participation des nouveaux investisseurs Evotec et Fund+. Tous les investisseurs existants ont également participé à ce tour de table, notamment Bayern Kapital (avec Wachstumsfonds Bayern 2), BioMedPartners, Coparion, High-Tech Gründerfonds (HTGF), Occident et Seventure Partners. Les fonds levés seront utilisés pour faire avancer le pipeline de Tubulis, composé d’anticorps conjugués (ADC) assemblés de manière unique, vers l'évaluation clinique, ainsi que pour lancer de nouveaux programmes ciblant des tumeurs solides.
La société de biotechnologies Valneva a annoncé mardi avoir signé un accord lui permettant d’augmenter de 40 millions de dollars le montant en principal de son accord de financement existant avec les fonds américains Deerfield Management Company et OrbiMed.
Transition. Jusqu’ici, tout va bien. Le Conseil de stabilité financière (Financial Stability Board, FSB) a « salu[é] la transition en douceur [liée à la disparition] du Libor ». La disgrâce de ce taux interbancaire de référence (interbank offered rate, Ibor) a nécessité un labeur mondial colossal pour lui substituer sans dommages de nouveaux taux sans risque (risk-free rates, RFR). « L’absence de perturbations de marchés majeures témoigne de l’ampleur des efforts des participants de marché et du niveau d’attention des régulateurs et des institutions de place pour soutenir la transition vers les RFR », a indiqué le FSB après que le Libor a perdu, au 1er janvier, son statut de référence. Pour autant, le chantier n’est pas achevé, sur le flux de nouveaux contrats mais surtout sur le stock existant. Le FSB mènera une étude de suivi au second semestre 2022 pour identifier les défis persistants.
C’est la part du chiffre d’affaires que peuvent représenter les prêts Résilience garantis par l’Etat, ces nouveaux PGE montés à la hâte suite à la guerre en Ukraine. Ils visent les entreprises frappées de façon particulière par les conséquences du conflit et peuvent s’ajouter aux PGE déjà en place, portant sur 25 % du chiffre d’affaires maximum. L’Etat vient également de prolonger jusqu’à fin 2023 l’octroi des prêts participatifs Relance (PPR) et des obligations Relance (OR) dont le démarrage a été ralenti par l’abondance de liquidités disponibles via les PGE.