... milliards de dollars (1.856 milliards d’euros), ce sont les besoins d’emprunts des collectivités locales au niveau mondial sur la période 2020-2021, selon les estimations de Standard & Poor’s. Cela traduit une augmentation moyenne annuelle de 10 %, contre 6 % prévus en février. Les émissions obligataires des collectivités devraient dès lors croître fortement, à 1.700 milliards de dollars sur la période.
C’est l’enveloppe dont dispose désormais la Siagi auprès du FEI (Fonds européen d’investissement) qui triple ainsi son engagement envers la Société de caution mutuelle spécialisée dans la garantie de crédits aux entreprises. Le FEI contre-garantit à 80 % le risque pour les crédits de trésorerie octroyés par des banques aux TPE clients de la Siagi. Dans le programme initial de 2016, cette couverture était de 60 %. Elle concerne des prêts de trésorerie de 2 à 7 ans, d’un montant de 5.000 à 150.000 euros.
Covivio a annoncé mardi avoir procédé au placement d’une émission obligataire de 500 millions d’euros, à échéance 2030, offrant un coupon fixe de 1,625%. «L'émission a été sursouscrite près de 5 fois», a indiqué la société foncière dans un communiqué. Le règlement-livraison et l’admission aux négociations des obligations sur Euronext Paris devraient intervenir le 23 juin. L’opération permet au groupe de refinancer une partie de sa dette existante, renforçant ainsi la solidité de son bilan en allongeant la maturité de la dette. S&P Global Ratings avait confirmé fin mai la notation de Covivio à «BBB+» avec une perspective stable.
Ring Capital et Tikehau Capital - via son fonds de Capital Croissance TGE2 viennent de participer au nouveau tour de table de 9 millions de dollars (près de 8 millions d’euros) de la start-up française Linklfuence, aux côtés de ses investisseurs historiques, Sigma, Kreaxi, 360 Capital Partners et BNP Paribas Développement, indique un communiqué. Le spécialiste de la «social data intelligence» Linkfluence avait déjà levé 18 millions d’euros en octobre 2018, 3,5 millions en 2017, et 12 millions en 2016. Grâce à des évolutions technologiques stratégiques et à l’acquisition de Scoop.it (basée à San Francisco), Linkfluence a pu s’implanter aux États-Unis, après la nomination de Guillaume Decugis au poste de CEO en 2018.
Mathieu Descout est nommé directeur général et directeur de la gestion des fonds de Novaxia Investissement, indique la société de gestion dans un communiqué jeudi.Diplômé de L’ESPI en 2005, Mathieu Descout a débuté sa carrière chez Les Nouveaux Constructeurs avant de rejoindre Nexity Val de Seine puis Bécarré à des postes de développement de projets principalement résidentiels. En 2014, il rejoint Novaxia en qualité de directeur du pôle développement. 18 mois plus tard il devient directeur général.
Alkemics a annoncé jeudi une levée de fonds de 21 millions d’euros en Série C. Le fonds Highland Europe a effectué son entrée dans le capital de la société, aux côtés des investisseurs historiques Cathay Capital, Index Ventures, Seb Alliance et Serena Capital. Elle avait déjà levé 20 millions d’euros en 2016. La plate-forme dédiée au commerce et à l'échange de données sur des produits de grande consommation entre fournisseurs et distributeurs compte s'élargir à de nouveaux secteurs : bricolage, jouets et textile. Déjà implantée en France et au Royaume-Uni, Alkemics vise également une expansion en Europe, à commencer par l’Allemagne, le Benelux et la Scandinavie.
Alkemics a annoncé jeudi une levée de fonds de 21 millions d’euros en Série C. Le fonds Highland Europe a effectué son entrée dans le capital de la société, aux côtés des investisseurs historiques Cathay Capital, Index Ventures, Seb Alliance et Serena Capital, indique-t-elle dans un communiqué. Elle avait déjà levé 20 millions d’euros en 2016.
Nexans a annoncé jeudi avoir signé un prêt garanti par l’Etat d’un montant de 280 millions d’euros. Ce financement, signé avec un pool de 12 banques, possède une maturité de 12 mois avec une option d’extension jusqu'à cinq ans à la main de Nexans, a précisé la société dans un communiqué. L’Etat français garantit le financement à hauteur de 80%.
Sortie. A l’affût d’acquisitions dans l’univers impitoyable de la pharmacie, Sanofi fait gonfler son trésor de guerre. Qui avoisine désormais 50 milliards de dollars grâce au désengagement du géant du capital de la biotech américaine Regeneron. Cette dernière a convenu de racheter pour 5 milliards de dollars de ses propres actions à Sanofi, qui en propose en parallèle pour 6,7 milliards au marché. En tenant compte d’une option réservée pour 30 jours aux teneurs de livres (BoA Securities et Goldman Sachs en tête), Sanofi cède 22,8 millions de titres pour en conserver 400.000. De quoi récolter 11,7 milliards de dollars, qui seront, selon Sanofi, consacrés à la poursuite d’une stratégie d’innovation et de croissance. Pas de quoi toutefois remettre en cause la collaboration avec Regeneron, notamment sur le front du Covid-19.
Baisse du prix du pétrole, crise du coronavirus, rien n’arrête les investisseurs à la recherche de dette et de rendement. Repsol (noté « Baa2 » par Moody’s) en profite : la société pétrolière espagnole vient de lever 1,5 milliard d’euros d’obligations hybrides, après avoir attiré 11,5 milliards d’ordres. Tout cela dans un contexte de prix négatifs du pétrole, de changement climatique qui l’ont conduite à couper dans ses projets d’investissements et annoncer un profit en baisse de 28 % au premier trimestre. Nonobstant ce contexte, la tranche assortie d’un « call » à 6 ans bénéficie d’un coupon de 3,75 % et celle à 8,5 % de 4,25 %.
Les fournisseurs de l’hôtellerie, de la restauration, du tourisme et de l'évènementiel attendent des garanties du gouvernement. Ils demandent de bénéficier des mesures accordées à leurs clients dans le plan de soutien du 14 mai ; d’avoir accès à ces aides pour les entreprises ayant perdu plus de 50% de leur chiffre d’affaires depuis le 15 mars ; et de bénéficier du maintien d’un régime préférentiel de chômage partiel afin de préserver l’emploi et la capacité de ces entreprises à tenir dans la durée, le temps que la reprise de l’hôtellerie, restauration, tourisme et hôtellerie soit effective.
Le comité de crise sur les délais de paiement constate un ralentissement des cas de retards. Il explique cette amélioration par l’action continue du comité de crise mais aussi par la baisse d’activité due aux mesures de confinement. Le comité, qui traite les dossiers ayant un impact structurel avec des achats cumulés représentant plusieurs centaines de millions d’euros, a déjà obtenu des engagements pour les trois quarts de la quarantaine de cas signalés. Néanmoins, il s’inquiète de l'émergence de nouveaux comportements anormaux : pression à la baisse des tarifs fournisseurs, retard dans la validation des bons de commande, livraisons forcées, ou absence de concertation avec le fournisseur sur les pratiques commerciales. Pour l’heure, le comité félicite les 14 entreprises solidaires, qui ont mis en place un paiement accéléré de leurs fournisseurs. Il encourage la diffusion la plus large possible de ces bonnes pratiques.
La Banque centrale européenne (BCE) prépare une structure de défaisance pour y transférer des centaines de milliards d’euros de prêts qui risquent de ne pas être remboursés en raison de la crise du coronavirus, indiquait hier Reuters de sources proches du dossier. Ce projet viserait à protéger les banques d’une deuxième lame dans la crise économique provoquée par l'épidémie de Covid-19. Selon les sources, l’une des pistes envisagées impliquerait le Mécanisme européen de stabilité (MES) en tant que garant de cette structure de défaisance, qui émettrait des obligations que les banques achèteraient en échange de portefeuilles de prêts non remboursés. Les banques pourraient ensuite déposer en collatéral ces obligations auprès de la BCE pour obtenir des financements.