Face aux enjeux d’intégration de Bombarbier et d’envolée de son carnet de commandes, le groupe de matériel ferroviaire a trop tiré sur son bas de bilan sans disposer des ressources financières de long terme indispensables. Il met désormais les bouchées doubles pour y remédier, sans exclure d’aller jusqu’à une augmentation de capital. L’action déraille.
Le groupe veut réduire sa dette de 2 milliards d'euros en moins de deux ans. Plus de 500 millions d'euros de cessions d'actifs et 1.500 suppressions de postes sont au programme. L'action s'effondre de plus de 10%.
Sur un montant global de 15 milliards d’euros de garanties prévues pour l’équipementier en difficulté, l’Etat fédéral s’engage à hauteur de 7,5 milliards.
Clariane ce 14 novembre, Orpea, Casino, Altice : la hausse des taux force les entreprises, en particulier les plus endettées, à revoir leur structure de bilan. Les grandes sociétés publiques affichent d’importantes dettes nettes, au coude-à-coude avec les groupes de télécoms. L’entreprise française la plus endettée est 15ᵉ à l'international.
La banque mutualiste se porte au secours de l'ex-Korian pour desserrer le bilan de l’opérateur de maisons de retraite. L’opération de sauvetage va combiner refinancements, cessions d’actifs et augmentation de capital. Clariane s’engage à se séparer d’un milliard d’euros d’actifs.
En deux ans, la taille du marché s’est réduite de près de 15% du fait des «rising stars», les entreprises qui repassent en catégorie investisseurs. Mais aussi à cause de la moindre activité primaire et de la concurrence du crédit privé.