Surfant sur l’engouement pour l’investissement durable, Mirova, la filiale spécialisée de Natixis Investment Managers, a enregistré une collecte nette de 3,2 milliards d’euros à fin septembre 2020. Et les chiffres à fin décembre devraient être encore plus élevés, a laissé entendre Anne-Laurence Roucher, directrice générale déléguée de Mirova, dans une visio-conférence de presse mercredi. Il s’agit d’une accélération par rapport à 2019 où la société avait réussi à lever 3 milliards d’euros et par rapport aux années précédentes où le rythme de collecte se situait plutôt autour du milliard d’euros. «Le développement de Mirova s’inscrit dans le cadre d’une tendance très forte, qui s’est accélérée avec la crise sanitaire, qui a joué un rôle de catalyseur et d’accélérateur», s’est réjoui Philippe Zaouati, directeur général de Mirova. Ainsi, à fin septembre, Mirova gérait près de 16 milliards d’euros contre près de 13 milliards d’euros fin 2019. La société de gestion avait été lancée en 2014 avec 3,7 milliards d’euros. Une bonne diversification Anne-Laurence Roucher observe que la croissance et les encours sont bien répartis entre les différentes classes d’actifs (taux, actions, infrastructures de transition énergétique, capital naturel, diversifié). «Cela nous permet d’avoir un modèle d’affaires résilient en cas de choc sur les marchés», se félicite-t-elle. La diversification s’opère aussi sur la clientèle, avec 10,8 milliards d’euros gérés pour le compte d’institutionnels et 5,1 milliards pour la distribution. A l’international, Mirova va ouvrir un bureau à Singapour au premier trimestre 2021. Parallèlement, la société de gestion a l’intention d’étoffer son équipe de 10 personnes basées aux Etats-Unis, à Boston, avec «au moins» cinq personnes supplémentaires, l’an prochain. Elle gère plus de 550 millions d’euros en Amérique du Nord. Outre Paris, Mirova a ses propres bureaux à Londres, Sao Paulo, Lima et Luxembourg. Le renforcement de ce maillage international s’explique par une accélération de la dynamique liée à l’investissement durable au-delà de l’Europe, selon les dirigeants. Des « objectifs d’impact» Pour l’avenir, Philippe Zaouati a refusé de donner des objectifs d’encours comme les années précédentes (que Mirova a «largement dépassés», ose-t-il toutefois facilement affirmer), mais plutôt «des objectifs d’impact». Avec deux axes en ligne de mire: la biodiversité et les inégalités. Dans le domaine de la diversité, Mirova a participé au lancement d’un consortium avec d’autres sociétés de gestion pour créer une base de données des impacts des entreprises sur la biodoversité. «L’objectif est d’utiliser ces données le plus rapidement possible, et de développer un indicateur biodiversité d’ici la fin 2021de façon à avoir nos premiers reporting en 2022 », explique Philippe Zaouati. L’idée est par exemple de pouvoir mesurer le degré de déforestation des portefeuilles. Sur les inégalités, «tout reste à faire car il existe très peu d’indicateurs sur les inégalités adaptés à de l’investissement». Mirova veut y travailler avec le monde universitaire et devrait annoncer des collaborations dans ce domaine avec des chaires l’année prochaine. L’objectif est de pouvoir mesurer le degré des inégalités dans les portefeuilles. Philippe Zaouati s’intéresse aussi particulièrement à la problématique de la fiscalité des entreprises, où il n’existe pas d’indicateur très pertinent. «Il serait intéressant de dégager un indicateur clair et fort, et construire des stratégies d’investissement autour de cela», a-t-il lancé. Enfin, pour accentuer son impact, Mirova est devenue une entreprise à mission pour «structurer sa démarche et la faire connaître, mais aussi montrer que le rôle d’une société de gestion peut aller bien au-delà de la responsabilité fiduciaire, et s’inscrire dans une volonté de transformation profonde de l’économie vers un modèle plus juste et plus durable», selon la société. Mirova a obtenu la labellisation de B-Corp et un comité de mission a été créé pour veiller au suivi de la mise en œuvre concrète de sa mission.
... ETF ont déjà fermé cette année, et une trentaine d’autres, selon Refinitiv, pourraient bien connaître le même sort. Un total de 358 ETF créés depuis plus de trois ans sur 1.689 enregistrés à la vente en Europe n’ont jamais réussi à réunir plus de 100 millions d’euros d’encours au cours des trois dernières années, le seuil de rentabilité pour les trackers, explique le fournisseur de données. Loin d’annoncer une concentration du secteur, Detlef Glow, lipper head of EMEA research de Refinitiv, juge que « le nombre élevé de fermetures d’ETF en Europe correspond à une forte activité de lancements. Comme les nouveaux produits ne finissent pas tous par répondre aux attentes des investisseurs, ils sont fermés après un certain temps ».
Le groupement d’assureurs suédois Länsförsäkringar annonce la sélection de 7 fonds avec un prisme d’investissement responsable. Il a choisi trois fonds en actions suédoises, Cliens Sweden Focus, Spiltan Equity Fund Stable et SEB Sustainability Fund Sweden. Il a également retenu RobecoSAM Smart Energy dans les énergies renouvelables, Baillie Gifford WW Positive Change (entreprises mondiales orientées vers une croissance durable), Wellington Global Impact, un fonds flexible pour de la création de valeur durable et RobecoSAM Global Gender Equality, un fonds mondial avec une composante d’égalité femme-homme. «Nos clients doivent avoir accès à une gamme de fonds avec différentes orientations et de bonne qualité à la fois en termes de potentiel de développement et de responsabilité, détaille Jim Rotsman, qui dirige le «Fond & Garanti» en assurance vie. Nous voulons que l’épargne de nos clients contribue à un effet positif pour l’individu, la société et la planète.»
Les fermetures d’ETF devraient atteindre un niveau record en Europe cette année, estime Refinitiv. D’ores et déjà, plus de 250 ETF ont été liquidés en 2020, selon Refinitiv. A cela pourrait s’ajouter une trentaine d’autres fonds. Refinitiv a calculé que 358 ETF créés depuis plus de trois ans sur 1.689 enregistrés à la vente en Europe n’ont jamais réussi à réunir plus de 100 millions d’euros d’encours au cours des trois dernières années, même sur un seul mois. Sachant qu’en deçà de ce seuil, on estime qu’un ETF n’est pas rentable. Sur cet ensemble, 88 ETF avaient des encours inférieurs à 10 millions d’euros d’encours au 31 octobre 2020. Et 31 d’entre eux ne sont jamais parvenus à afficher au moins une fois plus de 10 millions d’euros d’encours sur les trois dernières années. Ces 31 ETF ont été placés sur la liste des produits qui devraient disparaître («death list») dans les 12 à 18 mois qui viennent. Ce nombre important de fermetures de fonds peut sembler étonnant compte tenu de la bonne santé du secteur. Les actifs sous gestion des ETF en Europe sont passés de 870,0 milliards d’euros au 31 décembre 2019 à 874,3 milliards d’euros à la fin du mois d’octobre 2020, notamment grâce à une collecte nette de plus de 50 milliards d’euros, selon Refinitiv. «Même si certains observateurs du marché anticipent peut-être une concentration plus large pour le secteur européen des ETF et considèrent le nombre élevé de fermetures d’ETF comme un signe clair de cette tendance, je n’interpréterais pas les chiffres de cette manière», estime Detlef Glow, Lipper Head of EMEA Research at Refinitiv. «De mon point de vue, le nombre élevé de fermetures d’ETF en Europe correspond à une forte activité de lancement. Comme les nouveaux produits ne finissent pas tous par répondre aux attentes des investisseurs, ils sont fermés après un certain temps», conclut-il.
Les stratégies d’investissement passives ETF et ETP se rapprochent du record de collecte nette établi en 2019 (571,14 milliards de dollars). A fin octobre 2020, les souscriptions nettes enregistrées depuis le début de l’année dans ces stratégies s'élevaient déjà à 539,58 milliards de dollars selon le consultant ETFGI. En comparaison, à la même période en 2019, elles atteignaient 399,88 milliards de dollars. Les ETF et les ETP auraient drainé des flux positifs de 52,21 milliards de dollars pour le mois d’octobre 2020 dont 22,59 milliards de dollars pour les produits actions et 21,62 milliards de dollars pour les produits obligataires. Au total, à fin octobre 2020, le marché des ETF/ETP gérait 6.810 milliards de dollars d’encours.
Les stratégies d’investissement passives ETF et ETP se rapprochent du record de collecte nette établi en 2019 (571,14 milliards de dollars). A fin octobre 2020, les souscriptions nettes enregistrées depuis le début de l’année dans ces stratégies s'élevaient déjà à 539,58 milliards de dollars selon le consultant ETFGI. En comparaison, à la même période en 2019, elles atteignaient 399,88 milliards de dollars.
Tabula Investment Management Limited a annoncé ce 9 novembre avoir noué un partenariat avec Absolute Strategy Research (ASR), une société spécialisée dans la recherche sur les marchés de fixed income. La firme spécialisée dans les ETF obligataires pourra diffuser les données, analyses et allocations d’actifs d’ASR à ses clients.
Miguel Lópeza intégré l'équipe d’analyse et de sélection de fonds de Varianza Gestión, boutique de gestionespagnole fondée en 2016. Dans son nouveau rôle d’analyste d’investissements, il sera rattaché à Pelayo Gil-Turner, responsable des investissements deVarianza Gestión.Miguel López évoluait précédemment chez Deutsche Bank en Espagne en tant que spécialiste des fonds dans le département de la gestion de fortune. Il a commencé sa carrière comme analyste et sélectionneur de fonds et d’ETF chez Allianz Popular AM.
La Caisse d’assurance vieillesse des experts-comptables et des commissaires aux comptes (Cavec) investit 20 millions d’euros dans le fonds Green & Impact Bond France d’Homa Capital. Ce fonds cherche à concilier une performance financière et sociétale en sélectionnant des obligations, privées ou publiques, respectant les Green Bond Principles (GBP) venant au financement de projets ayant un impact environnemental favorable en France. Depuis son lancement, les projets financés par le fonds couvrent 13 des 17 objectifs de Développement Durable mis en place par les Nations Unies et couvrent divers domaines (transports, immobilier vert, médico-social, développement durable… ). Ces projets créent plus de 15.000 emplois directs et permettent d’éviter l’émission de plus de 16 millions de tonnes de CO2 par an. Le fonds a souscrit également des obligations « Covid-19 » pour soutenir des projets de relance écologiques et solidaires.
La parole à… Vanessa Casano, directrice de la division régulation de la gestion d’actions au sein de la direction de la régulation et des affaires internationales à l’Autorité des marchés financiers (AMF)
Christina Recoules vient de quitter la société de gestion obligataire Octo AM, filiale d’Amplegest. Elle y était responsable des ventes depuis 2018. Elle a annoncé ce 3 novembre, sur LinkedIn, rejoindre comme ingénieure commerciale Finance Active, une société de conseil en investissement pour institutionnels, entreprises et organismes publiques. Avant de travailler pour Octo AM, Christina Recoules avait travaillé comme commerciale pour les institutionnels chez le tierce party marketer Investeam.
Groupama Asset Management a recruté Stéphane Fraenkel en tant que directeur associé gestion actions et convertibles Il aura pour mission prioritaire de reprendre la gestion des fonds Avenir Euro, Avenir Europe et Avenir Small Caps qui étaient gérés précédemment par Cyrille Carrière et Cyril de Vanssay. Ces derniers ont quitté la société de gestion pour monter leur boutique, Lonvia Capital. Stéphane Fraenkel aura également la responsabilité de renforcer ce pôle de compétences et de participer à l’éclosion et au recrutement de talents de stock-picking, notamment pour la gestion Small et Mids Caps (SMID). Stéphane Fraenkel occupait jusqu’à présent la position de directeur associé chez Tocqueville Finance, filiale de la Banque Postale qu’il avait rejointe en 2017. Il a déjà géré plusieurs stratégies à succès telles que le fonds Entrepreneurs, de stock-picking d’actions small et mid caps, chez Flinvest de 2006 à 2015, ou encore le fonds Tocqueville Technology ISR R, note un communiqué. Stéphane Fraenkel retrouvera Mirela Agache Durand, qui a rejoint Groupama AM fin 2019 en tant que directrice générale après avoir officié chez Tocqueville et LBPAM.
Les ETF et ETP actifs ont enregistré des souscriptions nettes de 8,24 milliards de dollars en septembre, selon les dernières statistiques d’ETFGI. Cela porte la collecte depuis le début de l’année au niveau record de 51,48 milliards de dollars. C’est plus que les 42 milliards de dollars levés sur l’ensemble de l’année 2019. Les encours ont atteint un niveau record de 228,41 milliards de dollars. La collecte des ETF et ETP actifs a été tirée par les produits obligataires qui ont drainé 5,25 milliards de dollars. Les produits actions ont attiré 1,73 milliard de dollars.
Les ETF et ETP actifs ont enregistré des souscriptions nettes de 8,24 milliards de dollars en septembre, selon les dernières statistiques d’ETFGI. Cela porte la collecte depuis le début de l’année au niveau record de 51,48 milliards de dollars. C’est plus que les 42 milliards de dollars levés sur l’ensemble de l’année 2019. Les encours ont atteint un niveau record de 228,41 milliards de dollars.