Après avoir bataillé pendant des années pour accumuler des actifs dans les centres offshore comme Singapour et Hong Kong, les gestionnaires de fortune doivent désormais s’intéresser davantage au potentiel de centres onshore comme Manille, Djakarta ou encore Shanghai. C’est en tout cas le point de vue de Francesco de Ferrari, patron de la banque privée de Credit Suisse Group pour la région Asie-Pacifique. L’objectif est de gérer au moins de 10 milliards de dollars dans chacun de ses onze marchés asiatiques, a déclaré le responsable à Bloomberg.Quelle est la taille critique minimum pour une banque privée en Asie ? Il y a dix ans, la plupart des gens auraient dit entre 10 et 20 milliards de dollars. Actuellement, le seuil de viabilité se situe entre 30 et 40 milliards de dollars, estime Francesco de Ferrari qui affirme toutefois que la taille du marché n’est pas la bonne question. «De mon point de vue, il faut avoir une taille minimum par marché si vous voulez être présents sur ces marchés», a-t-il précisé.Dans ses activités de banque privée, les actifs sous gestion de Credit Suisse en Asie s'élèvent autour de 200 milliards de dollars, selon des statistiques d’Asian Private Banker. Francesco de Ferrari relève qu’au cours des six ou sept dernières années, les actifs totaux en Asie ont doublé, les seuls actifs onshore ont triplé. Cette tendance devrait se poursuivre au cours des prochaines années. D’où les efforts engagés par Credit Suisse : une équipe dédiée à la gestion de fortune a été installée en début d’année à Manille, deux ans après la création d’un centre similaire à Bangkok.