Comme prévu, le projet de loi prévoyant le relèvement du plafond de la dette des Etats-Unis et le financement des administrations fédérales pour éviter leur paralyse (shutdown) n’a pas été adopté lundi soir par le Sénat, très divisé, où les républicains ont obtenu suffisamment de voix pour empêcher le vote du texte à 60 sur 100 (procédure normale).
Le sénateur démocrate modéré Joe Manchin a de nouveau répété dimanche son opposition au vote du plan de relance pour les familles (Build Back Better) de 3.500 milliards de dollars sur dix ans souhaité par le président Joe Biden. Or, même en utilisant le processus de Budget Reconciliation qui permet de voter un texte en lien avec le budget à la simple majorité au Sénat (et non à 60 voix sur 100 comme pour les autres textes), l’administration ne pourra le faire passer sans ses 50 partisans.
La Chine doit se fixer un plafond absolu d’émissions de carbone (CO2) entre 2021 et 2025 pour soutenir ses objectifs climatiques, indique un nouveau rapport publié jeudi par le Conseil chinois de coopération internationale en environnement et en développement (CCCIED). Les émissions de gaz à effet de serre du pays, les plus élevées au monde à plus de 10 milliards de tonnes par an, devraient atteindre un pic avant 2030, la Chine cherchant à atteindre la neutralité carbone d’ici à 2060.
La Cour suprême des Etats-Unis a refusé, mercredi dernier, de suspendre une loi de l’Etat du Texas interdisant d’avorter après six semaines de grossesse… Cette législation équivaut à une quasi-interdiction d’avorter, en dépit de l’arrêt Roe contre Wade qui avait légalisé ce droit aux Etats-Unis en 1973. Mais l’Etat du Texas a formulé sa loi de façon inhabituelle, en donnant le pouvoir aux citoyens de poursuivre toute personne qui permet un avortement après six semaines. Outre le reflet d’une Cour suprême plus conservatrice depuis les nominations de Donald Trump, cette décision pourrait peser sur la volonté des républicains, bien représentés dans les zones rurales, de rallier des électeurs dans les grandes villes et les banlieues à l’occasion des élections de mi-mandat en 2022.
La Cour suprême des Etats-Unis a refusé, mercredi à 5 voix contre 4, de suspendre une loi de l’Etat du Texas interdisant d’avorter après six semaines de grossesse… Cette législation équivaut à une quasi-interdiction d’avorter, en dépit de l’arrêt Roe contre Wade qui avait légalisé ce droit aux Etats-Unis en 1973 (sans interdiction possible avant plutôt 24 à 28 semaines). Mais l’Etat du Texas a formulé sa loi de façon inhabituelle, en donnant le pouvoir aux citoyens de poursuivre toute personne qui permet, aide ou encourage un avortement après six semaines.
Le sénateur démocrate Joe Manchin a exhorté jeudi son parti à «marquer une pause» dans l’avancée au Congrès du plan de relance de Joe Biden lié aux Familles, d’un montant de 3.500 milliards de dollars. Sa voix sera clé pour faire voter ce projet au Sénat américain via le processus de Budget Reconciliation (sans les votes républicains). Mais le sénateur centriste de Virginie occidentale, qui fait savoir depuis janvier qu’il n’accepterait pas de plans trop élevés, a réaffirmé sa position dans une tribune publiée par le Wall Street Journal, en citant les risques liés à l’inflation, la dette, la pandémie ou de futures crises.
Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont diminué la semaine dernière aux Etats-Unis et les licenciements sont tombés en août au plus bas en plus de 24 ans. Les inscriptions lors de la semaine au 28 août ont reculé à 340.000, un plus-bas depuis la mi-mars 2020, contre 354.000 (révisé en légère hausse) la semaine précédente (345.000 attendues). La moyenne mobile sur quatre semaines s'établit à 355.000 contre 366.750 (révisé) la semaine précédente. Le nombre de personnes percevant régulièrement des indemnités s’est élevé à 2,748 millions lors de la semaine au 21 août (dernière semaine pour laquelle ces chiffres sont disponibles) contre 2,908 millions la semaine précédente.
Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont diminué la semaine dernière aux Etats-Unis et les licenciements sont tombés en août au plus bas en plus de 24 ans, ce qui suggère que le marché du travail continue de se redresser malgré l’augmentation des cas journaliers de Covid-19. Les chiffres de l’emploi d’août publiés vendredi sont très attendus par les investisseurs.
La couverture de l’assurance-maladie s’est améliorée aux Etats-Unis l’an, avec plus de 90% des Américains inscrit sur un plan, selon les Centers for Disease Control and Prevention (CDC). Le nombre de non assurés est tombé à 31,6 millions, soit 9,7% de la population en 2020, selon les estimations préliminaires publiées mardi par le centre des statistiques de la santé des CDC, contre 33,2 millions ou 10,3% en 2019. L’étude a défini les personnes comme non assurées si elles n’avaient pas d’assurance maladie privée, publique (Medicare, Medicaid) ou militaire, ou si elles ne faisaient pas partie du programme d’assurance maladie pour enfants. Etaient également considérées comme non assurés les personnes qui n’avaient qu’un régime privé qui payait un seul type de service, comme les accidents ou les soins dentaires.
Les pays membres de l’Union européenne (UE) se sont mis d’accord lundi pour retirer les Etats-Unis et cinq autres pays de la liste des pays jugés «sûrs» au point de vue sanitaire, ce qui implique des contrôles accrus pour les voyageurs non vaccinés contre le Covid-19. Le Kosovo, Israël, le Monténégro, le Liban et la Macédoine du Nord ont eux aussi été retirés de la liste. Celle-ci vise à unifier les règles sanitaires dans l’UE mais n’est pas contraignante pour les pays membres, qui restent libres de fixer leurs propres procédures. L’Union européenne autorise toujours la venue des voyageurs pleinement vaccinés en provenance des pays extérieurs à l’UE, même si des tests de dépistage ou des périodes de quarantaine sont requis dans certains cas, selon le pays d’arrivée. Les Etats-Unis, quant à eux, interdisent toujours aux ressortissants de l’UE de se rendre librement sur leur territoire, en dépit des appels du bloc communautaire.
Le gouvernement américain a fortement revu en hausse sa prévision annuelle d’inflation vendredi pour prendre en compte l’effet des difficultés d’approvisionnement liées à la crise sanitaire. L’Office of Management and Budget de la Maison Blanche a indiqué tabler sur des prix en hausse de 4,8% au quatrième trimestre par rapport à la fin 2020, contre une hausse de seulement 2% anticipée en mai dernier. Les pressions sur les prix devraient toutefois s’atténuer l’année prochaine, conformément aux anticipations de la Réserve fédérale (Fed), l’administration Biden tablant sur une inflation de 2,5% en 2022 et de 2,3% en 2023. La Maison Blanche a également relevé vendredi sa prévision de croissance pour cette année, tablant sur une hausse de 7,2% du PIB au lieu de 5% en mai. Le déficit public est attendu à 13,9% du PIB, contre une précédente prévision de 16,7%.
Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont augmenté légèrement plus que prévu la semaine dernière aux Etats-Unis, certainement en raison de la recrudescence des nouveaux cas de Covid-19 qui entraîne un ralentissement de l’activité économique. Ces inscriptions ont grimpé à 353.000 la semaine se terminant le 21 août, après 349.000 (révisé) la semaine précédente, alors que les économistes en attendaient en moyenne 350.000. La moyenne mobile sur quatre semaines baisse à 366.500, après 378.000 (révisé) la semaine précédente. Le nombre de personnes percevant régulièrement des indemnités a reculé à 2,862 millions lors de la semaine au 21 août (dernière semaine pour laquelle ces chiffres sont disponibles).
Les bons résultats de l’économie américaine ont décidé la banque centrale à communiquer sur la fin du programme de rachat d’actifs, mais la persistance de la crise pourrait pousser les gouverneurs à décaler son officialisation.