Novethic a analysé la communication de 31 banques et assurances européennes sur quatre thèmes de la RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) : l’environnement, le social, la gouvernance et les produits et services qu’elles offrent. L’objectif était d'évaluer comment le secteur financier répond aux interrogations qu’il suscite depuis la crise. Si les entreprises étudiées ont une communication détaillée sur leur politique sociale ou la gestion de leurs impacts environnementaux directs, elles donnent beaucoup moins d’informations sur des enjeux de gouvernance sensibles comme la rémunération des dirigeants ou les paradis fiscaux. Près de 50 points séparent l’entreprise la mieux classée de la plus mal notée L'étude du reporting des principales banques et assurances européennes montre qu’elles sont encore loin de partager la même vision des priorités en termes de RSE, démarche dans laquelle elles s’engagent volontairement. Les 6 premières entreprises du classement - Generali (Italie), Crédit Agricole (France), BNP Paribas (France), Société Générale (France), Rabobank (Pays-Bas), Aviva (Royaume-Uni) et Deutsche Bank (Allemagne) - ont une communication globalement responsable, même si les degrés de qualité et de précision de leur reporting restent variables. Certaines peuvent privilégier l’environnement, d’autres la gouvernance, mais sans indicateurs et périmètres communs, il est difficile d’identifier les entreprises les plus performantes en termes de RSE. Sujets privilégiés : politique sociale et limitation des impacts environnementaux La finance est un secteur à faible impact environnemental direct et qui dispose de bons avantages sociaux pour ses salariés. Ces deux thèmes sont donc privilégiés dans les reporting des deux tiers des banques et assurances analysées. La plupart d’entre elles publient des évaluations chiffrées de leur consommation d’eau, de papier et d'énergie, ou encore de leurs émissions de CO2 directes. Près de deux tiers indiquent même des objectifs de réduction de leur empreinte environnementale. Face à la pression des ONG qui demandent au secteur financier de prendre en compte des critères environnementaux dans ses politiques d’investissement, il est intéressant de noter que la moitié des banques et assurances du panel reconnaissent avoir une responsabilité sur les conséquences environnementales des activités qu’elles financent. Cela pourrait, à terme, faire évoluer les modèles de sélection des projets mais pour l’instant, une seule banque mentionne un objectif de mesure des émissions de CO2 induites par ses métiers. La communication RSE n’est pas à la hauteur des attentes des parties prenantes Si les informations publiées par les banques et les assurances sont assez variées, elles ne répondent globalement pas aux attentes de leurs parties prenantes qui espèrent que la crise financière modifie les pratiques du secteur. C’est le cas, par exemple, sur les modes de rémunérations des dirigeants qui continuent à manquer de transparence, ou des paradis fiscaux qui ne sont traités que par trois entreprises seulement sur trente-et-une.
Le magazine Europe Pensions vient de récompenser le savoir-faire d’Agicam, l’une des sociétés de gestion d’actifs du Groupe AG2R LA MONDIALE, ainsi que son engagement dans une démarche globale de développement durable. Désigné « Gérant de fonds ISR de l’année » pour sa première participation aux European Pensions Awards, cette distinction récompense la politique de responsabilisation des investissements menée par le Groupe depuis plus de 10 ans et confirme sa place d’acteur de référence et de contributeur majeur au développement et à la diffusion de l’ISR. La cérémonie des European Pensions Awards récompense les résultats obtenus dans le domaine de la gestion de fonds de pension européens ainsi que les sociétés d’investissement, cabinets de conseil et fournisseurs de fonds de pension de toute l’Europe qui font figure de référence pour répondre au mieux aux besoins des fonds de pension européens. Cette récompense s’inscrit dans la lignée des prix obtenus précédemment: le prix de l’investisseur responsable 2011 Natixis Asset Management, Amadéis et Les Echos, le Trophée d’or du magazine le Revenu obtenu dans la catégorie gestion obligataire euro sur 10 ans pour son fonds AG2R Obligation ISR.
Pour la première fois en 2011, les investisseurs institutionnels ont apporté en Suisse une contribution équivalente voire légèrement supérieure à celle des investisseurs privés (retail ou private banking) dans le secteur de l’investissement dit durable, ou socialement responsable (ISR), selon le rapport 2011 du pôle suisse du Forum sur les placements financiers durables FNG. Cette contribution légèrement supérieure des institutionnels rapproche ainsi la Suisse des pays limitrophes France et Allemagne, où le poids des investisseurs institutionnels était déjà plus important dans ce domaine. Une différence qui s’explique par le caractère plus fragmenté du marché institutionnel suisse d’une part et par le poids supérieur des grandes institutions de prévoyance dans les autres pays.
Ethos Académie a pour objectif de promouvoir un environnement socio-économique stable et prospère, au bénéfice de la société civile dans son ensemble et qui préserve les intérêts des générations futures. Tant les personnes privées que les institutions peuvent devenir membres d’Ethos Académie. Dick Marty préside Ethos Académie Dick Marty, ancien Conseiller aux Etats du canton du Tessin, préside le comité d’Ethos Académie. Dans le cadre de la création de l’association, il déclare: «Sensibiliser tous les acteurs économiques à une économie durable est urgent et important. Toutes les initiatives menant à un développement durable doivent être encouragées, afin de préserver les intérêts des générations futures.» Ethos s’ouvre aux personnes privées La prospérité commune dépend d’une politique économique globale inspirée du concept de développement durable. Pour atteindre ce but, l’engagement des personnes privées est absolument nécessaire. Kaspar Müller, Président de la Fondation Ethos, précise: «En fondant Ethos Académie, Ethos veut donner aux personnes privées la possibilité de contribuer à une économie saine et durable.» Economie durable au service de tous les participants Les cotisations des membres et les dons récoltés seront notamment utilisés pour des projets de sensibilisation de la société civile. Les points forts seront l’organisation de manifestations publiques, de conférences et débats sur des thèmes d’actualité en matière de responsabilité de l’entreprise et des investisseurs. Des études dans les domaines de compétence d’Ethos seront réalisées. Finalement, différentes activités d’Ethos, tel le soutien à l’exercice des droits de vote d’actionnaires seront également à disposition des personnes privées. La fondation Ethos contribue au lancement d’Ethos Académie par un financement de départ de 50???000 francs. En outre, Dominique Biedermann, Directeur de la fondation Ethos, versera à Ethos Académie la somme de 50'000 francs reçue dans le cadre du prix 2012, attribué par la Fondation Landis & Gyr. Cette distinction honore son rôle personnel de pionnier dans la mise en pratique des régles de gouvernement d’entreprise et des principes du développement durable dans la gestion de fortune.
L’investissement socialement responsable ne doit pas être analysé sous un angle purement financier, même si la littérature n’est pas conclusive sur l’éventuelle sous-optimalité de cette approche. L’investisseur poursuit en effet d’autres objectifs, et cherche notamment à influer sur les comportements des entreprises dans lesquelles il investit. L’analyse socialement responsable est également pertinente dans le cas des investissements en immeubles et en forêts d’un grand institutionnel. Il apparaît en revanche plus délicat de définir des critères efficaces appliqués aux investissements en instruments de dette gouvernementale.
Avec 40 % du marché, la France est le pays qui compte le plus grand nombre de fonds de partage en Europe, selon Axylia Conseil qui a recensé 112 OPCVM à vocation philanthropique dans 12 pays dans le cadre d’une étude sur « la finance altruiste ». Le pays représente un encours de 650 millions d’euros sur un total de 8,4 milliard d’euros sur le continent. Mais les fonds français n’ont reversé « que » 4,3 millions d’euros de dons en 2010, sur un total de 68 millions d’euros distribués en Europe, soit 0,75 % des encours. En volume de dons, le Royaume-Uni, avec seulement deux fonds, se place en tête. Ainsi, plus de 50 millions d’euros ont été alloués en 2010 grâce au seul hedge fund The Children’s Investment Fund (TCI). Si l’on exclut ce produit atypique britannique, les fonds suédois - qui représentent environ un tiers du marché en nombre avec 15 produits - sont les plus généreux, avec 8 millions d’euros de dons en 2010. Cette générosité est liée à l’originalité du mode de partage : en Suède - comme en Norvège -, il se fait sur l’actif net du fonds, commente l'étude d’Axylia. Autrement dit, les dons sont garantis, même si le produit perd de l’argent ! L’un de ces fonds est le Humanfonden géré par Swedbank Robur Fonder, qui pèse 250 millions d’euros. Son gérant, Ian Raftell, a expliqué lors des Ateliers de la Finance Responsable qui se sont tenus mardi à Paris que le fonds reverse 2 % des encours chaque année aux ONG choisies par les souscripteurs.
A l’occasion du Forum économique mondial, qui se tient à Davos jusqu’au dimanche 29 janvier, près de 40 chefs d’Etats, 200 membres de gouvernements et 1 000 entreprises débattent de nouveaux modèles économiques qui pourraient favoriser une croissance « juste et durable ». Au programme, notamment, la question de la croissance et de l’emploi. Sophie des Mazery, directrice de Finansol, propose de mettre la finance au service de l’utilité sociale. « S’il y avait une mesure à prendre en France, mais aussi au niveau européen, ce serait d’investir 1% de l'épargne financière dans l'épargne solidaire. Cela permettrait de financer des entreprises à fort impact social, dans le domaine de l’environnement, de la solidarité internationale ou encore du logement social. En France, l’encours de l'épargne solidaire ne représente que 3,1 milliards d’euros contre 3 500 milliards pour l'épargne traditionnelle. Ce 1% d’investissement en plus permettrait de multiplier par 10 l’encours actuel de l'épargne solidaire, et donc de créer des centaines de milliers d’emplois ».
L’exclusion normative consiste à éliminer des investissements les entreprises les plus controversées pour violation de normes sociales ou environnementales internationales. Afin d'évaluer le degré d’avancement de ces pratiques Novethic a analysé les dispositions prises par un panel d’une trentaine d’investisseurs français et nord-européens, elles se développent progressivement en France, mais concernent un nombre très limité d’entreprises... Lire la suite: cliquez ici
Dans le cadre du développement de la Direction de son bureau de Genève, la fondation Ethos qui compte 122 fonds de pension suisses comme adhérents, est à la recherche d’un Head Environmental and Social Sustainability chargé(e) notamment des tâches suivantes : Diriger le secteur Environmental and Social Sustainability Coordonner et effectuer les analyses et les études dans le domaine de la responsabilité environnementale et sociale des entreprises Mener les activités de dialogue (engagement) d’Ethos en matière de responsabilité environnementale et sociale des entreprises Candidatures à faire parvenir à M. Dominique Biedermann, Directeur Ethos, Place Cornavin 2, Case postale, 1211 Genève 1
Si, en moyenne, les investisseurs européens interrogés assimilent l’investissement responsable à un triptyque qui allie la sélection d'émetteurs sur des critères ESG, l’attention portée à leurs pratiques de développement durable et les exclusions éthiques, ces dernières prennent une importance très variable d’un pays à l’autre. Elles sont mises en avant par plus de 75% des Allemands, des Hollandais, des Danois ou des Suédois et par moins de 40% des Français et des Britanniques. L’exclusion d’entreprises ou de secteurs en raison des risques ESG qu’ils représentent arrive ensuite puisqu’elle est citée par 43% des répondants européens. Cette dimension est très présente dans certains pays comme le Danemark (73%) ou la Finlande (75%), elle l’est beaucoup moins dans d’autres puisqu’en France, par exemple, elle n’est mentionnée que par 28% des répondants. Entre 2010 et 2011, deux facteurs incitatifs pour l’intégration des critères ESG ont pris de l’importance : la contribution au développement durable est passée de 46% à 51% et la maîtrise des risques de long terme a gagné 6 points pour atteindre 25 %. Cela se traduit plus particulièrement par une reconnaissance de l’apport de l’analyse ESG à l’analyse financière. 53% des répondants déclarent qu’elle leur semble nécessaire pour tous les émetteurs afin d'élargir leur appréhension des risques et opportunités. Pour mettre en oeuvre des politiques d’investissement responsable, la meilleure source d’information semble être, pour les investisseurs interrogés, les agences de notation spécialisées (45% achètent leurs notes), la pratique la plus répandue est la mise en place d’une charte (42% en ont déjà une et 18% la préparent) mais ils ne sont que 25% à disposer d’analystes ESG internes. Bien que les investisseurs européens semblent prendre conscience de certains enjeux, cela ne se traduit pas forcément en actes puisque moins d’un quart d’entre eux déclarent avoir révisé leur politique d’investissement à la suite d'événements comme l’explosion de la plate-forme de BP ou les changements de régime liés au Printemps arabe. Dans le cas de l’explosion de la centrale de Fukushima, seuls 16% des investisseurs interrogés disent avoir revu leur exposition au secteur du nucléaire. Risque de réputation L’investissement éthique, qui consiste à exclure certains secteurs pour des raisons morales ou religieuses, est très lié au sentiment que peuvent avoir les répondants d’un risque de réputation auprès de leurs clients ou bénéficiaires, c’est-à-dire celui d'être mis en cause médiatiquement ou de faire l’objet de campagnes d’ONG sur la nature de leurs investissements. Cette crainte est très répandue en Europe du Nord, beaucoup moins dans le Sud. Il est intéressant de noter malgré tout la progression fulgurante de certains sujets. Les armes controversées (mines antipersonnel ou bombes à sous-munitions) sont mises à l’index par 80% des investisseurs interrogés. Cette thématique était inexistante il y a une dizaine d’années. Les paradis fiscaux et les matières premières semblent moins problématiques mais sont quand même mentionnés par respectivement 42% et 34 % du panel. Pour éviter d’avoir en portefeuille des titres à risques à la fois pour leur réputation et aussi parce que les entreprises controversées peuvent le payer cher en termes de résultats financiers, il faut souligner la montée en puissance d’une nouvelle pratique : l’exclusion normative. Parmi les 40% du panel qui intègre une analyse ESG pour tous leurs placements en actions, 62% font de l’exclusion normative qui consiste à éliminer les entreprises coupables de violations avérées des grandes conventions internationales. Pour télécharger l'étude complète: cliquez ici