DYNAMIQUE Le rapport que Patrick de Cambourg vient de remettre au gouvernement sur l’information extra-financière livre des propositions concrètes pour faire converger les normes. Face au foisonnement d’initiatives privées sur ces informations, l’auteur préconise une normalisation publique donnant au dispositif une forme de consécration. L’information doit acquérir un niveau de fiabilité suffisant pour donner lieu à une supervision complète. Le rapport propose une action aux niveaux national, européen et international, en intégrant les multiples acquis existant déjà en matière d’information extra-financière. Le dispositif préconisé reposerait sur quatre piliers : des principes de qualité et de classification de l’information, une normalisation des contenus, une autre de la présentation et la responsabilité des entreprises livrant l’information. Le chantier est de grande ampleur mais la dynamique du marché semble réelle et l’Europe peut être la terre d’élection de l’information extra-financière, selon l’auteur du rapport.
KKR a annoncé la nomination de Jérôme Nommé en tant que partner et responsable des activités françaises à compter du 1er septembre 2019. Il remplace Nicolas Gheysens à ce poste et sera sous la responsabilité de Johannes Huth, président de KKR pour la zone EMEA. KKR a ouvert son bureau à Paris il y a plus de 10 ans et a déjà investi plus de 8 milliards d’euros en equity en France depuis 2002. En intégrant KKR, Jérôme Nommé devient le neuvième partner de l’équipe senior de private equity en Europe. Le groupe d’origine américaine rappelle que lson équipe européenne a réalisé plus de 60 investissements en Europe depuis 1999. Elle compte aujourd’hui plus de 60 managers qui sont dédiés à la recherche et au suivi des investissements, au sein de six bureaux européens. Basé à Paris,Jérôme Nommé dirigera les investissements en private equity en France et représentera KKR. Il travaillera avec l’ensemble des équipes spécialisées de KKR sur toutes les plateformes d’investissement, y compris les infrastructures, l’immobilier et le crédit. Jérôme Nommé rejoint KKR après avoir été Managing Director de Sun Capital où il a dirigé l’origination et la réalisation de plusieurs investissements en Europe de l’ouest. Avant de rejoindre Sun Capital en 2011, Jérôme était associé au sein de EY à Paris dans l'équipe de Corporate Finance. Franco-britannique, il est titulaire d’un CFA et d’un MBA international de la Columbia Business School et de la London Business School. Il est aussi diplômé de l’ESC Pau et d’un master en finance de l’ESCP.
Après Hong Kong et la Corée du Sud, un nouveau pays émergent vient de se lancer sur le marché des obligations vertes : le Chili a en effet finalisé hier une émission d’un montant de 861 millions d’euros, sur la base d’un livre d’ordres de 4 milliards. Il s’agit également de la première émission en euros d’un émetteur souverain non européen. L’offre de cette dette d’une maturité de 12 ans notée A1/A+/A est ressortie avec un rendement de 0,83% (soit 50 points de base au-dessus des taux mid-swap). Le Chili investira le produit de cette levée dans des projets pouvant être qualifiés de « dépenses vertes éligibles » dans le cadre de son Green Bonds Framework. Comme pour Hong Kong et la Corée du Sud, Crédit Agricole CIB a joué le rôle de conseil de la structuration sur cette opération, aux côtés de JPMorgan et SG CIB.
Dans une lettre ouverte aux « gouvernements du monde », des groupes représentant 477 investisseurs représentant plus de 34.000 milliards de dollars d’actifs demandent des mesures urgentes contre le changement climatique en vue de la réunion du G20 vendredi et samedi au Japon. Ils insistent sur «l’urgence d’une action décisive» contre le changement climatique pour atteindre l’objectif de l’Accord de Paris. «Il y a un écart d’ambition (qui) préoccupe grandement les investisseurs et doit être résolu de toute urgence», écrivent-ils dans un communiqué qui accompagne la lettre. «Il est essentiel pour nos décisions en matière de planification à long terme et d’allocation d’actifs que les gouvernements travaillent en étroite collaboration avec les investisseurs pour intégrer des scénarios climatiques en cohérence avec l’accord de Paris dans leurs cadres politiques et leurs trajectoires de transition énergétique.»
East Capital a recruté Sumeet Bhalla en tant que gérant de portefeuille adjoint à Hong Kong. L’intéressé vient de Goldman Sachs Asset Management où il était analyste actions. Il sera chargé de fournir de la recherche sur l’Inde et les pays ASEAN pour la stratégie Global Emerging Markets Sustainable. Sumeet Bhalla sera rattaché à François Perrin, le responsable Asie d’East Capital.
Le fonds souverain norvégien a reçu le feu vert de la banque centrale du pays, qui le gère, pour investir dans plusieurs sociétés auparavant exclues de son périmètre pour des raisons d’éthique. Rio Tinto avait été exclu du périmètre d’investissement du fonds en 2008, après une évaluation des risques de dégâts environnementaux graves liés à la mine de Grasberg en Indonésie. Le groupe doit céder sa participation dans cette mine. Walmart et Wal-Mart de Mexico avaient été exclus en 2006, sur la base d’un examen ayant déterminé des violations des droits de l’homme. Selon la Norges Bank, le conseil d’éthique a conclu que ces motifs d’exclusion n’existaient plus. General Dynamics était exclu depuis 2005 en raison de la production d’armes à sous-munitions, mais dit avoir cessé cette activité.
L’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) a publié, lundi, un questionnaire visant à recueillir, d’ici au 29 juillet, des éléments de preuve sur les pressions «court-termistes» qui pèsent sur les sociétés du secteur financier. L’impact du court terme fait partie des travaux de l’Esma sur le financement durable et se rapporte au plan d’action de la Commission européenne sur le «financement de la croissance durable». D’ici à décembre 2019, l’Esma transmettra un rapport à la Commission européenne sur la base de ses conclusions. La Commission examinera les réponses à y donner.
L’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) a publié lundi un questionnaire visant à recueillir, d’ici au 29 juillet, des éléments de preuve sur les pressions « court-termistes » qui pèsent sur les sociétés du secteur financier. L’impact du court-terme fait partie des travaux de l’Esma sur le financement durable et se rapporte au plan d’action de la Commission européenne sur le « financement de la croissance durable ».
Le fonds souverain norvégien a reçu le feu vert de la banque centrale du pays, qui le gère, pour investir dans plusieurs sociétés auparavant exclues de son périmètre pour des raisons d'éthique, dont Rio Tinto et Walmart, ou bien encore le groupe américain de défense General Dynamics.
Arkéa Investment Services vient de nommer Jean-Baptiste Morel à la fonction de responsable de l'équipe Recherche ESG. Il sera rattaché à Carole Imbert, responsable de la Recherche financière et extra-financière d’Arkéa IS et aura pour mission de consolider et déployer la stratégie ESG de Federal Finance Gestion et Schelcher Prince Gestion.
La société de gestion genevoise Decalia a noué un accord de distribution avec la banque italienne Banca Intermobiliare. En vertu de cet accord, les banquiers privés de BIM auront à leur disposition les fonds de la gamme de la société suisse. Parmi ces produits figurent notamment les fonds actions thématiques Decalia Millenials, Decalia Silver Generation et Decalia Circular Economy. «L’accord représente un pas important pour le développement de Decalia en Italie», commente Xavier Guillon, associé et responsable de Decalia Funds. Pour Jurgen Mahler, directeur commercial de Decalia AM SIM, cela va permettre à la société genevoise de se renforcer sur le segment de la banque privée.
La plateforme de distribution et de services aux fonds d’investissement Moventum, implantée au Luxembourg depuis 2001, va être rachetée par un de ses concurrents, révèle leLuxembourg Times. Le média indique en effet que ProService Finteco, une plateforme de services aux fonds d’investissement basée en Pologne et détenue par la société de private equity Oaktree, est en train de finaliser l’acquisition de la plateforme luxembourgeoise, selon des sources proches du dossier. La transaction n’attendrait plus que le feu vert du régulateur luxembourgeois CSSF. Moventum, qui dispose également d’une société de gestion d’actifs Moventum AM depuis début janvier,est dirigé depuis 2015 par Roman Lewzsyk, lui-même de nationalité polonaise.
La société de gestion a d'ores et déja intégré les critères ESG dans le processus d’investissement de plus de 90 % de ses actifs sous gestion, dont trois fonds ayant obtenu le label ISR,
Le directeur des investissements obligataires de Franklin Templeton au Brésil, Rodrigo Borges, a quitté la société le 6 juin dernier, rapporte Citywire Selector. Son fonds, Franklin Brazil Opportunities, va être liquidé le 18 juillet 2019 en raison d’encours trop faibles (26,95M$ fin mai). Rodrigo Borges travaillait chez Franklin Templeton depuis2015. Les co-gérants du fondsFrederico Sampaioet Renato Pascon resteront au sein de la société.
Le directeur général de H2O AM précise que les expositions actuelles de H2O Adagio, H2O Allegro et H2O MultiBonds aux obligations d’entreprises non notées représentent respectivement 4,3 %, 9,7 % et 8,3 % des actifs nets des fonds au 20 juin 2019.
Les sociétés de gestion Schelcher Prince Gestion, affiliée à Arkéa Investment Services, et IVO Capital Partners, lancent Schelcher - IVO Global Yield 2024, un fonds obligataire international high yield, à échéance 2024. Schelcher – IVO Global Yield 2024 est investi dansdes obligations high yield de pays développés et émergents. Son objectif de performance est de 4,5 % pour les parts institutionnelles et de 3,9% pour les parts particuliers, net de frais en prenant en compte le risque de défaut des émetteurs et le risque de change. La co-gestion de ce fonds reposera sur les expertises complémentaires des deux sociétés. Schelcher Prince Gestion est spécialisée dans le crédit high yield européen, les obligations convertibles et les fonds à échéance. IVO Capital Partners a une expérience «solide» en matière de dette émergente. Schelcher – IVO Global Yield 2024 sera destiné aux investisseurs institutionnels et aux particuliers (via CGP et autres distributeurs) en quête de diversification dans leur recherche de rendement.
La société de gestion a approfondi sa méthodologie propriétaire afin d’apprécier le degré d’engagement des entreprises envers leur personnel en situation de handicap.
La société de gestion Franklin Templeton a lancé mercredi 19 juin la commercialisation d’un nouvel ETF sur les green bonds européens. Appelé ETF Franklin Liberty Euro Green Bond UCITS, le fonds sera géré par David Zahn, responsable du fixed income européen, et Rod MacPhee, gérant de portefeuille,depuis Londres.Le nouvel ETF fournira une exposition aux obligations soutenant des projets qui sont alignés sur un avenir faible en carbone et visera à fournir une exposition au marché européen des obligations écologiques tout en optimisant les rendements totaux. Il estcoté à la bourse suisse (SIX) depuis le 19 juin, après avoir été coté à la Deutsche Börse (DB) le 30 avril, puis à la Bourse de Londres (LSE) et à la Bourse italienne. Le fonds complète une gamme de 13 smart beta et de FNB actifs obligataires et passifs dans la gamme d’UCITS de Franklin LibertySharesTM, domiciliés en Irlande. «En Europe, la demande de produits ESG à forte conviction est en hausse en raison de la pression croissante des investisseurs et des autorités réglementaires pour intégrer des facteurs écologiques, éthiques et de gouvernance dans les portefeuilles d’investissement», explique dans un communiqué Caroline Baron, responsable des ventes ETF EMEA. Franklin Liberty Euro Green Bond investira au moins 70% de ses actifs nets dans des obligations green-labellisées, le solde étant constitué d’obligations non labellisées et «climatiquement alignées», c’est-à-dire d’obligations qui ne sont pas labellisées green mais qui constituent néanmoins des solutions de financement contribuant à un avenir faible en carbone tout en réduisant leur propre intensité carbone, seront considérées comme éligibles. «L'équipe de placement utilisera une analyse fondamentale ascendante du crédit sur les obligations de sociétés, tout en s’inspirant du modèle ESG exclusif de Franklin Templeton sur les obligations souveraines. Bien que l’accent sera mis sur les titres d’obligations vertes admissibles, chaque placement sera assujetti à l’approbation interne du crédit. Le processus de sélection des émissions et d’autres techniques de gestion active telles que l’allocation sectorielle, la duration et la gestion des courbes seront utilisés afin de permettre au Fonds de surperformer l’indice Bloomberg Barclays MSCI Euro Green Bond», détaille la société de gestion.
Toutes les avancées de la finance verte ne se valent pas. Les restrictions annoncées par le groupe Crédit Agricole dans le secteur du charbon devraient faire progresser la cause de l’environnement. Elles sont saluées sans réserve par des ONG comme Les Amis de la Terre France et Oxfam France. Il n’en est que plus surprenant de voir qu’une conférence Green Finance va se tenir à Paris et sera introduite par un ex-président de la Commission européenne devenu président de Goldman Sachs International (photo). Cette prise de fonction avait été désapprouvée en son temps par le comité d’éthique de l’exécutif européen. En vain. Or, la finance verte implique un sens du bien commun, la prise en compte de l’intérêt général au détriment éventuel de celui personnel, la vision du futur avant la satisfaction immédiate… Nos dirigeants, y compris européens, devraient montrer l’exemple dans cette voie faite de renoncements…