Arrivé en juin 2019 à la direction générale de Wells Fargo Asset Management, Nico Marais n’a pas perdu de temps pour secouer la société de gestion, mettant la culture et les salariés au centre de ses priorités, écrit Financial News. La direction a aussi été remaniée et 70 % du management senior de WFAM a été renouvelé, suite à des recrutements et des promotions. «Lorsque vous avez les bonnes personnes à bord, il est bien plus facile d’exécuter le plan de changement», dit-il. Une semaine après l’interview, la presse a révélé que Wells Fargo envisageait de céder sa gestion d’actifs. Nico Marais avait indiqué avant même ces annonces que toutes les options étaient sur la table du nouveau patron de la banque. En attendant, Nico Marais veut transformer WFAM enfournisseur de solutions. «Nous ne serons jamais, et je ne veux pas être, dans le top 5 des fournisseurs d’ETF, de gestion passive ou de stratégies alternatives», affirme Nico Marais. «Mais nous pouvons certainement être l’un des cinq principaux acteurs dans les solutions». La technologie et les données font aussi partie du plan de transformation de Nico Marais. Selon Morningstar, WFAM a enregistré des souscriptions nettes de 87 milliards de dollars cette année.
Le gestionnaire d’actifs américain BlackRock a publié son rapport d’engagement actionnarial. La firme indique que son équipe BlackRock Investment Stewardship a eu plus de 3.000 interactions directes avec plus de 2.000 entreprises au cours des six derniers mois. Cette unité a également soutenu11 des 22 résolutions d’actionnaires dédiées aux questions de durabilité soumises au vote depuis juillet 2020, dont 8 des 9 résolutions portant sur les questions environnementales. BlackRock affirme qu’en 2021, le nombre d’entreprises avec lesquelles il entretiendra un dialogue direct concernant le risque climatique passera de 440 en 2020 à plus de 1000 entreprises.La société de gestion précise que ces 1.000 entreprises représenteront 90% des émissions de gaz à effet de serre de niveau 1 et 2 des entreprises du portefeuille de ses clients clients.
GAM Investments a annoncé ce 9 décembre la nomination de Stephanie Maier au poste de responsable globale de l’investissement durable et d’impact. Elle sera directement rattachée à Peter Sanderson, PDG du groupe, et fera partie de l’équipe de direction. Elle rejoindra la société le 4janvier prochain. Dans le cadre de cette nouvelle fonction d’envergure mondiale, Stephanie Maier sera chargée de diriger la stratégie de GAM en matière d’investissement durable et de questions ESG (environnementales, sociales et de gouvernance) ainsi que de renforcer l’offre ESG de la société auprès de ses clients. Stephanie Maier arrive de HSBC Global Asset Management, où elle était directrice de l’investissement responsable. Avant cela, elle a passé sept ans chez Aviva Investors, où elle fut notamment responsable de la stratégie d’investissement responsable et de la recherche. Elle était auparavant responsable de la recherche pour EIRIS, une agence de conseil et de recherche en matière d’ESG.
Appétit. C’est du moins ce qui ressort d’une nouvelle étude menée auprès de ses clients par BlackRock dans le monde : la crise n’a pas entamé l’appétit des investisseurs, ni les perspectives d’allocation, en matière d’investissement durable. De fait, les investisseurs interrogés prévoient de doubler leurs allocations aux produits durables au cours des cinq prochaines années. BlackRock a interrogé 425 investisseurs répartis dans 27 pays : des fonds de pension publics et privés, des fonds souverains, des assureurs, des gestionnaires d’actifs, des fonds de dotation, des fondations et des gestionnaires de fortune internationaux, représentant près de 25.000 milliards de dollars d’actifs sous gestion. Les investisseurs européens apparaissent comme pionniers sur le sujet : ils anticipent une accélération majeure et soutenue des allocations aux actifs ESG mais sont convaincus du rendement à long terme de cette gestion vers laquelle ils réaffectent des capitaux. Dans la région Asie-Pacifique, la demande des clients de BlackRock est la plus faible des trois régions : elle constitue un facteur clé d’adoption pour seulement 19 % des répondants.
Responsable. La Société française des analystes financiers (Sfaf) et les Principes pour l’investissement responsable (PRI) poursuivent leurs travaux sur le crédit et l’investissement responsable. L’an dernier, les deux s’étaient penchés sur le cadre de référence des enjeux ESG (environnement, social et gouvernance) pouvant avoir un impact sur la qualité de crédit des émetteurs. L’exercice a été renouvelé le 25 novembre dernier, à travers un atelier réunissant les PRI, les analystes de la commission Crédit de la Sfaf, des investisseurs, des originateurs, des agences de notation et cinq émetteurs high yield. L’objectif était de connaître les pratiques de ces émetteurs, la façon dont ils communiquent sur les facteurs ESG et la manière dont les analystes les utilisent. Les résultats seront publiés en début d’année prochaine.
Le fonds de pension danois LD a attribué un mandat d’approximativement 400 millions d’euros pour des actions mondiales de conviction. Il a sélectionné le britannique GuardCap Asset Management parmi six candidats. Le mandat porte sur un compte séparé, long-only et son approche consiste en une sélection active d’actions avec un horizon de long terme. L’objectif est de générer un alpha robuste, ajusté en fonction des facteurs tels que la valeur, la taille, le momentum, une faible volatilité et la qualité, en investissant dans les marchés cotés des pays développés. Le portefeuille devra être concentré et composé d’actions de tailles différentes, relativement neutre en beta et sans biais extrêmes (small cap, forte croissance, etc.). Les critères ESG seront totalement intégrés ainsi que la liste d’exclusions de LD.
Aux côtés du Royaume-Uni et de l’Allemagne, la France tire bien son épingle du jeu avec 18 sociétés incluses dans la liste A du Carbon Disclosure Project en 2020.
La Commission européenne travaille sur la révision de la directive NFRD sur la publication des données ESG des entreprises d'ici à mars 2021. La France pousse pour une révision ambitieuse.
Bill Gross, le co-fondateur de Pimco aujourd’hui à la retraite, a proposé lundi de résoudre un litige avec son voisin du comté d’Orange, en Californie, en donnant les frais juridiques prévus à une œuvre de bienfaisance, rapporte le Wall Street Journal. Bill Gross et son voisin de Laguna Beach, Mark Towfiq, sont en désaccord au sujet d’une installation artistique que l’ex-investisseur vedette conservait dans son jardin. Mark Towfiq a déposé une plainte auprès de la ville, estimant que l'œuvre bloque partiellement sa vue sur l’océan Pacifique. Bill Gross a répondu en diffusant une chanson à plusieurs reprises, assez fort pour déranger ses voisins, selon une plainte déposée par Mark Towfiq. Bill Gross a également porté plainte, accusant Mark Towfiq de harcèlement et d’atteinte à la vie privée. Dans une lettre ouverte à Mark Towfiq lundi, Bill Gross a proposé de résoudre leur conflit en faisant don des frais juridiques de l’affaire à des «organisations caritatives fournissant une assistance en cette période de besoin». Jennifer Keller, l’avocate de Mark Towfiq, a rejeté l’offre de Bill Gross. «Si vous voulez régler une affaire, vous ne publiez pas de communiqué de presse», a déclaré Mme Keller. «Nous n’avons pas l’intention de participer à son coup de publicité.»
Les perspectives à court terme des stratégies alternatives liquides en Europe restent sombres, mais la promesse de rendements décorrélés devrait doper la demande sur le moyen terme, estime Cerulli Associates dans une nouvelle étude. «Les flux des stratégies alternatives liquides en Europe devraient être négatifs pour la deuxième année consécutive en 2020, même si les rachats devraient ralentir sur la fin de l’année», estime Andrius Dovydavicius, analyste au sein de l’équipe institutionnelle européenne de Cerulli Associates. Les actifs des stratégies alternatives liquides s’élevaient à 356 milliards d’euros fin septembre 2020, représentant une baisse de 15 % par rapport au début de l’année. Les rachats nets ont dépassé les 21 milliards d’euros sur l’année, même si les rachats ont ralenti à 1 milliard au troisième trimestre. Cerulli pense que le renforcement de la transparence fournie par les stratégies alternatives liquides, la baisse des niveaux de frais et la promesse de rendements décorrélés va doper la demande sur le moyen terme, dans un contexte de diversification des portefeuilles. De plus, la crise du Covid-19 va conduire à une plus forte dislocation des marchés financiers, créant des opportunités pour les gérants de stratégies alternatives liquides. Cerulli prédit un fort intérêt pour les fonds alternatifs liquides spécialisés sur l’immobilier. La demande devrait venir des banques privées et gestionnaires de fortune.
Engine No. 1, société d’investissement lancée par le spécialiste des hedge funds Chris James la semaine dernière, s’apprête à adresser un courrier au conseil d’administration d’Exxon Mobil, exhortant la major pétrolière américaine à se concentrer davantage sur les investissements dans les énergies propres et à réduire ses coûts pour préserver son dividende. Selon le Wall Street Journal qui cite une personne proche du dossier, Engine No. 1 bénéficie du soutien de l’important fonds de pension California State Teachers’ Retirement System (CalSTRS) et s’attend à ce que d’autres actionnaires soient sensibles à la cause, compte tenu de la frustration suscitée par le cours de Bourse d’Exxon.
Lumibird suit le Groupe Bertrand ou Korian en émettant de la dette privée assortie d'objectifs sociétaux. Cela pourrait devenir la norme sur ce marché.
Alan Møller, l’ancien responsable de la sélection de fonds de Danske Bank, a décidé de quitter la banque danoise. Aujourd’hui, cette équipe est dirigée par Susan Bolin Gärdner. Dernièrement, Alan Møller était analyste en chef. Il a travaillé au sein de la banque pendant 15 ans.
L’Asset Management Association Switzerland (ex-SFAMA) vient de nommer Adrien Schatzmann au poste de directeur général. Il remplace Marks Fuchs, qui occupait ce poste depuis 8 ans. Adrian Schatzmann est un ancien responsable mondial de la distribution de fonds et d’ETF chez UBS Wealth Management. Depuis 2017, il dirige Clear Minds Investment AG, société qu’il a fondée.
Nestlé a annoncé jeudi qu’il investirait 3,2 milliards de francs suisses (2,95 milliards d’euros) dans des initiatives visant à lutter contre le changement climatique au cours des cinq prochaines années. Sur ce total, le groupe suisse consacrera 1,2 milliard de francs suisses à stimuler l’agriculture régénératrice dans l’ensemble de sa chaîne d’approvisionnement. Ces investissements seront principalement financés grâce à des rendements opérationnels et structurels, pour que cela n’ait pas d’incidence sur les bénéfices. « L’entreprise a émis 92 millions de tonnes de gaz à effet de serre en 2018, une valeur qui servira de référence pour mesurer les progrès », a indiqué le groupe, qui vise zéro émission nette d’ici à 2050.