Amundi vient d’annoncer ce 3 mai le recrutement de trois responsables au sein de ses équipes d’investissement durable. La société de gestion parisienne a nommé Edouard Dubois, un ancien d’ISS ESG, au rang de responsable du vote, Alice Sireyjol, venue d’EY, comme responsable adjointe du développement ESG, et Hélène Champollion-Morel, de Mirova, au poste de responsable de l’advocacy. Edouard Dubois a commencé sa carrière en France comme analyste en gouvernance d’entreprise au sein d’ISS et puis de BNP Paribas Asset Management. Il a rejoint BlackRock en 2013 à San Francisco puis, en 2014, l’équipe de stewardship à Londres où il a été chargé du vote et de l’engagement sur différents marchés européens, basé à Londres. Depuis 2019, il conseillait des émetteurs et investisseurs dans leurs pratiques d’engagement, d’abord comme associé dans la société de conseil SquareWell Partners, puis comme responsable du stewardship et de l’engagement au sein d’ISS ESG. Alice Sireyjol a commencé sa carrière en 2012 à Londres chez Trucost comme analyste climat et biodiversité. Elle a rejoint ensuite l’équipe londonienne de PwC où elle s’est spécialisée dans la mesure d’impact sur le capital naturel et social. En 2018, Alice Sireyjol a intégré à Paris le cabinet EY où elle conseillait depuis lors les entreprises pour réduire leur empreinte environnementale, repenser leur chaine d’approvisionnement et transformer leur modèle d’affaires dans le but de générer une plus grande résilience et stimuler l’innovation. Elle a été experte pour de nombreuses initiatives telles que la TNFD (Taskforce on Nature Related Disclosures) ou VBA (Value Balancing Alliance). Hélène Champollion-Morel a commencé sa carrière en 2007 au sein du département d’analyse financière de Deloitte, puis a rejoint le groupe Leaders League en tant que journaliste financière en 2010. Elle a intégré en 2011 le coverage sectoriel de Natixis CIB, puis en 2015 a rejoint Mirova, la société de gestion dédiée à l’investissement durable du groupe Natixis, où elle y était directrice de la communication depuis 2017.
Un changement de paradigme doit nous conduire à nous débarrasser des énergies fossiles, mais aussi de faire un meilleur usage des terres et des forêts par exemple. Et la finance, accusée injustement de tous les maux, sera nécessaire pour accompagner et financer cette transition.
Face à la pression croissante pour accélérer les efforts des entreprises en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, le premier assureur européen a déclaré vendredi qu'à compter de l’an prochain il n'émettrait plus de nouveaux contrats d’assurance dommage pour financer de nouveaux projets pétroliers et gaziers, et qu’il cesserait de renouveler les contrats existants à partir de juillet 2023. A partir de janvier 2025, il n’assurera en outre que les entreprises pétrolières et gazières qui se sont engagées pour atteindre l’objectif ‘zéro émission nette’ d’ici à 2050, y compris les grandes compagnies responsables de la majeure partie des émissions.
A la fois superviseur, banque centrale et détenteur d’actifs, l’établissement accélère ses engagements pour la transition climatique dans ses portefeuilles.
Controverses, interrogations existentielles, capharnaüm des labels et avalanches de nouvelles réglementations : l’investissement socialement responsable cherche sa voie. Au risque de perdre l’épargnant en cours de route
Le pétrolier ne l’inscrira pas à l’ordre du jour de l’AG du 25 mai, mais invite au dialogue lors de l’assemblée. Follow This pousse les pétrolières à atteindre l’accord de Paris.
Le groupe de maisons de retraite a reporté la publication de ses comptes annuels audités et de ses ventes trimestrielles. Il souhaite également tenir son assemblée générale à la fin juillet 2022.
L’Union européenne (UE) va devoir organiser rapidement son approvisionnement en métaux liés à la transition énergétique, faute de quoi des difficultés débuteront dès 2030 et menaceront ses objectifs en matière d’autonomie comme de climat. C’est la conclusion d’un rapport publié lundi par les chercheurs de l’Université KU Leuven pour Eurométaux, l’association européenne des producteurs de métaux, et repris par l’AFP. Selon leurs estimations, pour remplacer les hydrocarbures et atteindre la neutralité carbone en 2050, l’UE aura besoin à cette date de : 35 fois plus de lithium qu’aujourd’hui (800.000 tonnes par an), 26 fois plus de terres rares (3.000 tonnes annuelles de néodyme, dysprosium, praséodyme...), 2 fois plus de nickel, 330% de plus de cobalt, 45% de plus de silicium, 35% de plus de de cuivre, 33% de plus d’aluminium, 10% à 15% de plus de zinc... Des éléments indispensables aux équipements de demain : voitures électriques, rotors d'éoliennes, unités de stockage, etc.
L’Union européenne (UE) va devoir organiser rapidement son approvisionnement en métaux liés à la transition énergétique, faute de quoi des difficultés débuteront dès 2030 et menaceront ses objectifs en matière d’autonomie comme de climat. C’est la conclusion d’un rapport publié lundi par les chercheurs de l’Université KU Leuven pour Eurométaux, l’association européenne des producteurs de métaux, et repris par l’AFP.
L’injonction de décarboner brutalement l’économie fait muter les modèles économiques à une vitesse inédite. Reste aux investisseurs à déceler les entreprises à même de créer de la valeur dans cet environnement en pleine mutation.
A l'échelle mondiale, la population ayant plus de 60 ans aura quasiment doublé d'ici 20 ans. Une perspective démographique qui fait apparaître de nouveaux enjeux, tant économiques que sociétaux.
Vincent Auriac, président fondateur du cabinet de conseil Axylia, évoque dans une tribune pour Instit Invest les problématiques liées à l'investissement ESG et à la détention d'actifs émis par des pays autoritaires.
Après la présentation d’une résolution climat des investisseurs néerlandais menés par NM pour la prochaine assemblée générale de TotalEnergies le 25 mai, un deuxième groupe d’actionnaires français dépose sa résolution, portée par Meeschaert AM. Ce dernier avait été à l’origine de la première résolution externe en 2020 avec dix autres investisseurs. Cette année, Meeschaert AM est accompagné onze autres investisseurs, représentant 0,8% du capital, dont l’Erafp, Candriam, Egamo, La Financière de l’Echiquier, Mandarine Gestion, Messieurs Hottinguer & Cie Gestion Privée, OFI AM, Sanso IS,Sycomore AM. La résolution que nous avons pu consulter demande un changement de statut de l’entreprise pour que les actionnaires puissent se prononcer chaque année sur un rapport climat présentant «la stratégie de transition énergétique de la société et son application », comme ils le font pour les comptes financiers. Les investisseurs français réclament la présentation des données et des scénarios dont disposent TotalEnergies afin qu’ils puissent eux-mêmes apprécier «l’alignement au regard d’un scénario visant à limiter le réchauffement à 1,5°C, avec un dépassement nul ou faible et un volume limité d’émissions négatives». Les investisseurs ont besoin de disposer d’une information exhaustive de la part de TotalEnergies étant soumis eux-mêmes à des exigences de reporting dans le cadre de l’Article 29de la loi Energie Climat française et de son décret d’application ou encore à travers leurs engagements de neutralité carbone. «Ce projet fait aussi écho à la tribune diffusée par le Forum pour l’Investissement Responsable (FIR) le 24 mars 2022 et signée par plus de 40 investisseurs qui souhaitent faire du «Say on Climate» un outil de bonne gouvernance et un standard de Place », ajoutent-ils. Si la résolution recueille deux tiers des votes, elle permettrait aux investisseurs d’évoquer annuellement, au cours de l’assemblée générale, la stratégie climat et de proposer des avancées. Objectifs, mix-énergétique, capex, scénario.. «Les actionnaires ont retenu la leçon de 2020. Cette résolution qui demande plus de transparence de la part de Total présente moins d’incertitudes juridiques que la demande d’objectifs de réduction carbone et d’alignement 1,5 degré», explique un connaisseur du dossier. La résolution, portée par les gérants et fonds de pension néerlandais, pourrait, quant à elle, être davantage soumise à une contestation de TotalEnergies, comme celle de 2020, car elle vise des objectifs stratégiques, du ressort du conseil d’administration. Les porteurs de cette résolution reconnaissent «les avancées de TotalEnergies en matière de reporting et d’ambition exposées dans le dernier rapport climat de la société ». Ils maintiennent un dialogue avec l’entreprise jusqu'à son assemblée générale pour disposer d’informations sur «les objectifs de réduction en valeur absolue et relative sur les Scopes 1, 2 et 3 à court (3 à 5 ans) et moyen (8 à 10 ans) termes, couvrant l’ensemble des activités; l’évolution du mix énergétique et des volumes de productions cibles à ces échéances; le plan d’investissements à court et moyen-terme ventilés par activité économique et par orientation entre maintenance et développement des actifs de la société; la contribution éventuelle des volumes de gaz à effet de serre compensés et capturés à l’atteinte de ces objectifs; le scénario de référence utilisé pour définir les objectifs climatiques de la société et son articulation avec les connaissances scientifiques disponibles les plus récentes».
Face aux obligations des pouvoirs publics de sortir du parc, les logements les plus énergivores, la rénovation est envisagée par 56% des propriétaires, dont 73% des bailleurs, loin devant la revente accélérée de leur bien. L’après-présidentielle doit conduire à une politique plus favorable dans notre pays.