L’Arabie saoudite et l’Iran ont pratiquement réduit à néant hier l’espoir d’un accord rapide sur la limitation de la production pétrolière de l’Opep. Le ministre saoudien de l’Energie, Khalid al Falih, a déclaré que la réunion informelle prévue aujourd’hui à Alger n'était que consultative. Le ministre iranien du Pétrole, Bijan Zanganeh, espère «conclure un accord en novembre», lors la prochaine réunion ministérielle de l’Opep, prévue le 30 novembre à Vienne. Le prix du baril de pétrole a terminé en baisse de 2,7%, à 44,67 dollars pour le brut léger américain (WTI), contre un repli de 2,9% 45,97 dollars pour le Brent à la clôture du Nymex.
Le prix du pétrole chutait de 3,5% environ mardi vers 17h30, à 44,3 dollars pour le baril de WTI, alors que la perspective d’un accord cette semaine à Alger entre pays producteurs s'éloigne. L’Arabie Saoudite et l’Iran ont douché l’espoir d’un accord cette semaine entre les membres de l’Opep visant à limiter la production de pétrole, les pays membres de cette organisation et la Russie étant toujours en discussions afin de combler les différences de point de vue entre Riyad et Téhéran.
Amine Nasser, le PDG de Saudi Arabian Oil Company (Aramco), a indiqué hier qu’il avait fixé comme objectif d’introduire en Bourse le groupe pétrolier en 2018. Aramco sera coté sur le marché boursier saoudien et potentiellement à l'étranger, en fonction des études en cours, a ajouté Amine Nasser. Le gouvernement saoudien prévoit de vendre 5% du capital d’Aramco pour alimenter un fonds souverain de quelque 2.000 milliards de dollars (1.775 milliards d’euros) qui servira à financer la diversification de l'économie du pays, encore très dépendante des revenus du pétrole.
Après avoir bouclé le mois dernier l’acquisition du portugais Martifer Solar, le groupe français d’énergies renouvelables Voltalia s’est fixé de nouveaux objectifs à moyen terme. Alors qu’il prévoyait jusqu’ici d’atteindre une capacité électrique installée de 1 gigawatt en 2022, il compte désormais atteindre cet objectif dès 2019. A cet horizon, Voltalia table sur un excédent brut d’exploitation de 180 millions d’euros, soit une multiplication par six par rapport à l’exercice 2015. Il confirme aussi sa volonté d’instaurer une politique de distribution du dividende en 2018 au titre de l’exercice 2017, en visant un taux de distribution en croissance progressive jusqu’à 30% du résultat net part du groupe.
Malgré une très forte réduction de sa structure de coûts depuis 2014, le groupe pétrolier devrait relever ses objectifs jeudi lors de sa journée investisseurs.
Total est prêt à lancer la deuxième phase de développement du champ de gaz d’Incahuasi en Bolivie dès 2017 si les conditions sont réunies, a déclaré vendredi Michel Hourcard, le responsable de la zone Amériques du pétrolier français. Celui-ci a démarré en août la production de ce champ de gaz à condensats, dont la production doit atteindre 7 millions de mètres cubes par jour fin septembre, soit 10% de la production nationale bolivienne.
Total est prêt à lancer la deuxième phase de développement du champ de gaz d’Incahuasi en Bolivie dès 2017 si les conditions sont réunies, a déclaré vendredi Michel Hourcard, le responsable de la zone Amériques du pétrolier français. Celui-ci a démarré en août la production de ce champ de gaz à condensats, dont la production doit atteindre 7 millions de mètres cubes par jour fin septembre, soit 10% de la production nationale bolivienne.
La faiblesse des prix du pétrole, très loin des 100 dollars qui étaient la norme il y a deux ans, pèse sur les investissements réalisés dans l’exploration et la production de pétrole, indique l’Agence internationale de l’énergie (AIE) dans son premier rapport annuel sur l’investissement dans l’énergie, publié le 14 septembre. Pour la première fois depuis 40 ans, le secteur devrait connaître deux années consécutives de baisse des investissements, en 2015 et en 2016.
La modification de l’accord entre le Royaume-Uni et EDF concernant la future centrale nucléaire d’Hinkley Point C ne modifie par les équilibres financiers du projet, a assuré Jean-Bernard Lévy, le PDG du groupe français. «L’accord ne porte en rien sur les aspects économiques et juridiques du contrat», a affirmé le PDG d’EDF, notamment sur le prix de rachat de l'électricité produite par les deux réacteurs de la centrale.
Londres a fini par donner son feu vert, sous condition, au projet de nouvelle centrale nucléaire à Hinkley Point. «Après un examen approfondi du projet Hinkley Point C, et un accord révisé avec EDF, le gouvernement a décidé de lancer la première nouvelle centrale nucléaire», indique le ministère de l’Energie dans un communiqué. «EDF se réjouit de la décision», a réagi le groupe français.
L'opération permettra à sa filiale spécialisée dans les énergies renouvelables d'augmenter son capital de 10%. Le risque nucléaire sera cantonné chez RWE.
Total a annoncé vendredi qu’il exerçait son droit de préemption lui permettant de contrôler des actifs dans les gaz de schiste de la formation du Barnett au Texas. Il va acquérir les 75% détenus par Chesapeake dans des actifs dont il détenait déjà 25% depuis 2009. Chesapeake payera 334 millions de dollars (296 millions d’euros) à Williams, la compagnie qui traite 80 % du gaz issu des actifs visés, en vue de mettre fin à l’accord qui les lie. Total E&P USA effectuera de son côté un paiement complémentaire à Williams de 420 millions de dollars ainsi qu’un règlement de 138 millions pour être libéré d’engagements de réservation de capacité de transport.
Pénalisé par des provisions et des pertes de changes, Bourbon a essuyé une perte nette de 104,3 millions d’euros au premier semestre, contre -19 millions un an plus tôt. Le spécialiste des services maritimes pour l’offshore pétrolier et gazier a confirmé que la baisse de son chiffre d’affaires ajusté devrait être en 2016 « du même ordre» qu’au premier semestre (-21%) et que sa marge Ebitdar/chiffre d’affaires ajusté serait en « légère diminution ». Il estime que son marché a touché un point bas et espère rebondir en 2017.
Pénalisé notamment par des provisions et des pertes de changes, Bourbon a essuyé une perte nette de 104,3 millions d’euros au premier semestre, contre -19 millions un an plus tôt. Le spécialiste des services maritimes pour l’offshore pétrolier et gazier a confirmé que la baisse de son chiffre d’affaires ajusté devrait être en 2016 « du même ordre de grandeur » que celle enregistrée au premier semestre (-21,0%) et que sa marge Ebitdar/chiffre d’affaires ajusté s'établirait en « légère diminution » par rapport à 2015. Il estime que son marché a touché un point bas et espère bénéficier d’un environnement plus favorable en 2017.