Le taux interbancaire au jour le jour à Hong Kong (HIBOR) s’est tendu de 388 points de base ce matin pour atteindre 5,45%, son plus haut niveau depuis les tensions du début d’année, et le taux à une semaine a explosé de 209 pb à 4,06%. La baisse des réserves de change chinoises au mois d’août révélée hier a ravivé les rumeurs d’intervention de la PBOC chinoise sur le marché des changes pour atténuer les pressions baissières sur le renminbi pendant la réunion du G20. Le cours de la devise cotée offshore (CNH) a néanmoins reculé de 0,7% depuis le début du mois d’août face au dollar.
La banque centrale turque a annoncé hier la mise en place d’une option supplémentaire permettant aux banques commerciales d’utiliser de l’or collecté auprès des particuliers à hauteur de 5% leurs réserves obligatoires auprès de l’institution. Cette mesure doit permettre «d’infuser l’or des résidents dans l’économie et d’augmenter les réserves de change», précise l’institution dans son communiqué.
Malgré une probabilité accrue de voir la Fed remonter ses taux dès septembre, le dollar n’a progressé que de 2% face aux autres grandes devises en deux semaines.
Le yuan est tombé hier pour la première fois depuis plus de cinq ans sous le seuil de 6,7 par dollar, alors que des banques publiques étaient intervenues auparavant pour soutenir la monnaie nationale au niveau de 6,6990 par dollar. Le yuan a perdu plus de 3% contre le dollar depuis le début de l’année, même si le gouvernement chinois dit vouloir une devise relativement stable et affirme qu’il n’emploiera pas le yuan en tant qu’arme commerciale.
Le yuan est tombé lundi pour la première fois depuis plus de cinq ans sous le seuil de 6,7 par dollar, alors que des banques publiques étaient intervenues auparavant pour soutenir la monnaie nationale au niveau de 6,6990 par dollar. Le yuan a perdu plus de 3% contre le dollar depuis le début de l’année même si le gouvernement chinois dit vouloir une monnaie nationale relativement stable et affirme qu’il n’emploiera pas le yuan en tant qu’arme commerciale.
Si le cours et la volatilité du yen se sont stabilisés depuis vendredi, un passage sous le seuil des 100 contre dollar pourrait justifier une intervention.
Si la réaction du marché des changes a été violente, la dégradation du déficit courant britannique risque de nourrir pour longtemps la dépréciation de la livre.
Le vote en faveur du Brexit a entraîné une forte hausse du dollar et du yen et pourrait inciter les banques centrales à intervenir davantage sur les marchés.
Outre la chute de la livre, dans des niveaux de volatilité équivalents à ceux de 2008, les rendements des Gilts et les marchés actions corrigent aussi.
Les volumes échangés sur les plates-formes de devises de Thomson Reuters et d’ICAP ont de nouveau baissé en mai, atteignant 94 milliards de dollars chez Thomson Reuters et 75,7 milliards chez ICAP, en baisse respectivement de 15% et 21% sur un an. Des membres de l’industrie blâment la proximité du Brexit pour la baisse en volume et en liquidité, même si une tendance baissière liée aux changements réglementaires est également à l’œuvre.