Audacia peut avoir le sourire. La société de gestion créée en 2006 par Charles Beigbeder a bouclé son fonds d’amorçage dédié aux technologies quantiques à 91 millions d’euros. Baptisé Quantonation Ventures, ce véhicule a ainsi dépassé son objectif initial de 50 millions d’euros. En trois ans, la holding amorcée en amont de ce fonds a constitué un portefeuille de 21 participations et compte déjà deux sorties. Elle a notamment investi dans des projets lancés par des universités comme le MIT, l’Ecole Polytechnique, l’Ecole normale supérieure, l’Institut d’Optique, Oxford, Waterloo ou Sherbrooke. Quantonation Ventures compte à ce jour deux lignes à son portefeuille : le développeur et producteur de processeurs quantiques Pasqal, qui a fusionné en fin d’année dernière avec Qu&Co, ainsi que le créateur du premier ordinateur quantique photonique Quandela.
Audacia peut avoir le sourire. La société de gestion créée en 2006 par Charles Beigbeder a bouclé son fonds d’amorçage dédié aux technologies quantiques à 91 millions d’euros. Baptisé Quantonation Ventures, ce véhicule a ainsi dépassé son objectif initial de 50 millions d’euros.
Evolution. Les fonds d’investissement ont encore du travail de pédagogie à faire auprès des PME. Une étude pilotée par In Extenso, Bee Up Capital et le Crédit Agricole Centre-Est et menée auprès de 365 PME de l’Ain, du Rhône et de Saône-et-Loire, révèle que seules 21 % des PME interrogées ont déjà eu recours à un investisseur en capital. Pour financer leurs projets, elles se tournent encore majoritairement vers le prêt bancaire (55 %). Toutefois, 54 % d’entre elles se déclarent favorables à ce qu’un investisseur en capital les accompagne, idéalement pour leur prochaine étape de développement (44 %), ou leur transmission (36 %). L’étude dresse le portrait-robot de l’investisseur souhaité : « Il s’agit d’un investisseur qui connaît le secteur de l’entreprise, qui est en phase avec ses valeurs, et qui est prêt à s’engager à long terme avec elle et qui, au-delà du retour sur investissement, peut contribuer au développement économique », précise Sophie Pourquéry, présidente de Bee UP Capital.
Après une fin juin difficile, qui a vu une sortie nette de plus de 40 milliards de dollars (39,6 milliards d’euros) entre le 23 et le 29 juin, les investisseurs ont remis un peu de carburant. Entre le 30 juin et le 6 juillet, ils ont notamment placé 62,6 milliards de dollars dans les fonds monétaires, selon le «Flow Show», le rapport hebdomadaire publié vendredi sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Les fonds obligataires sont également dans le vert, avec une collecte de 2,4 milliards de dollars, grâce à la bonne santé des fonds de dettes souveraines. A l’inverse, les retraits continuent sur les fonds actions (-4,6 milliards de dollars) et or (-2,1 milliards de dollars).
Le groupe financier japonais Sumitomo Mitsui Trust Holdings (SuMi Trust) et sa filiale bancaire Sumitomo Mitsui Trust Bank ont noué un partenariat stratégique avec le gestionnaire de private equity Apollo et sa filiale d’assurance-vie Athene pour investir, à leurs côtés, 1,5 milliard de dollars dans un portefeuille d’actifs alternatifs diversifiés.
L’activité small cap d’Apax Partners, jusqu’à présent pilotée par Caroline Rémus, voit grimper l’associée Isabelle Hermetet en qualité de coresponsable. A terme, cette dernière pourrait donc être amenée à prendre les commandes d’une équipe qu’elle connaît de longue date. Cette professionnelle a en effet rejoint la bannière EPF Partners – devenue Apax Development lors de l’adossement opéré il y a cinq ans – en 1997. La clarification de la gouvernance d’Apax Development intervient au moment où le gérant annonce le lancement de la levée de son deuxième fonds, Apax Development Fund II. L’objectif a été fixé à 350 millions d’euros et la commercialisation devrait officiellement débuter au second semestre 2022.
Eurazeo a annoncé, jeudi, avoir mené à bien la cession à Safran de sa participation majoritaire dans le groupe Orolia, leader mondial des solutions et applications de R-PNT (resilient positioning, navigation and timing). L’opération a généré pour Eurazeo un produit de cession de 189 millions d’euros, soit un multiple cash-on-cash de 3,7x et un TRI (taux de rentabilité interne) de l’ordre de 25%. Selon Eurazeo, Orolia est une parfaite illustration de la stratégie d’investissement de son équipe small-mid buyout, qui consiste à accompagner le développement d’entreprises leaders sur leur marché, portées par la vision et l’engagement de leur équipe dirigeante.
Apax Development entre dans une phase de transition progressive. L’activité small cap d’Apax Partners, jusqu’à présent pilotée par Caroline Rémus, voit grimper l’associée Isabelle Hermetet en qualité de co-responsable. A terme, cette dernière pourrait donc être amenée à prendre les commandes d’une équipe qu’elle connait de longue date. Cette professionnelle a en effet rejoint la bannière EPF Partners – devenue Apax Development lors de l’adossement opéré il y a cinq ans – en 1997. Quant à Caroline Rémus, une page se tournera dans les prochaines années. La dirigeante de l’ex-EPF Partners est l’une des figures du capital-investissement français. Elle avait été la présidente du directoire d’iXEN Partners, puis la directrice générale déléguée de l’Idi, avant d’intégrer les rangs d’EPF il y a dix ans en tant qu’associée-gérante, aux côtés d’Olivier Gindre et de Christian d’Argoubet.
Résistance. Le private equity continue à faire preuve de robustesse. Sur les quinze dernières années, le taux de rendement interne (TRI net) de la classe d’actifs s’élève à 12,2 %, contre une performance de 5,1 % pour le CAC 40 (avec dividendes réinvestis) et 6,3 % pour l’immobilier, selon l’étude annuelle réalisée par France Invest (Association des investisseurs pour la croissance) et EY. Sur dix ans, la performance du non-coté reste très largement supérieure aux autres classes d’actifs, à 14,5 %. « C’est le résultat du travail d’accompagnement très actif des actionnaires professionnels que nous sommes », se félicite Claire Chabrier, présidente de France Invest. Toutefois, « la guerre en Ukraine, qui entraîne une inflation et des difficultés d’approvisionnement, va amener à des ajustements et nous travaillons auprès de nos participations pour les préparer à un temps moins clément », prévient-elle.
Pénalisé par les incertitudes économiques et la fin de l’argent gratuit, le marché du M&A doit s’adapter à la nouvelle donne. Un classement exclusif de L’Agefi.