L’activité small cap d’Apax Partners, jusqu’à présent pilotée par Caroline Rémus, voit grimper l’associée Isabelle Hermetet en qualité de coresponsable. A terme, cette dernière pourrait donc être amenée à prendre les commandes d’une équipe qu’elle connaît de longue date. Cette professionnelle a en effet rejoint la bannière EPF Partners – devenue Apax Development lors de l’adossement opéré il y a cinq ans – en 1997. La clarification de la gouvernance d’Apax Development intervient au moment où le gérant annonce le lancement de la levée de son deuxième fonds, Apax Development Fund II. L’objectif a été fixé à 350 millions d’euros et la commercialisation devrait officiellement débuter au second semestre 2022.
Eurazeo a annoncé, jeudi, avoir mené à bien la cession à Safran de sa participation majoritaire dans le groupe Orolia, leader mondial des solutions et applications de R-PNT (resilient positioning, navigation and timing). L’opération a généré pour Eurazeo un produit de cession de 189 millions d’euros, soit un multiple cash-on-cash de 3,7x et un TRI (taux de rentabilité interne) de l’ordre de 25%. Selon Eurazeo, Orolia est une parfaite illustration de la stratégie d’investissement de son équipe small-mid buyout, qui consiste à accompagner le développement d’entreprises leaders sur leur marché, portées par la vision et l’engagement de leur équipe dirigeante.
Apax Development entre dans une phase de transition progressive. L’activité small cap d’Apax Partners, jusqu’à présent pilotée par Caroline Rémus, voit grimper l’associée Isabelle Hermetet en qualité de co-responsable. A terme, cette dernière pourrait donc être amenée à prendre les commandes d’une équipe qu’elle connait de longue date. Cette professionnelle a en effet rejoint la bannière EPF Partners – devenue Apax Development lors de l’adossement opéré il y a cinq ans – en 1997. Quant à Caroline Rémus, une page se tournera dans les prochaines années. La dirigeante de l’ex-EPF Partners est l’une des figures du capital-investissement français. Elle avait été la présidente du directoire d’iXEN Partners, puis la directrice générale déléguée de l’Idi, avant d’intégrer les rangs d’EPF il y a dix ans en tant qu’associée-gérante, aux côtés d’Olivier Gindre et de Christian d’Argoubet.
Résistance. Le private equity continue à faire preuve de robustesse. Sur les quinze dernières années, le taux de rendement interne (TRI net) de la classe d’actifs s’élève à 12,2 %, contre une performance de 5,1 % pour le CAC 40 (avec dividendes réinvestis) et 6,3 % pour l’immobilier, selon l’étude annuelle réalisée par France Invest (Association des investisseurs pour la croissance) et EY. Sur dix ans, la performance du non-coté reste très largement supérieure aux autres classes d’actifs, à 14,5 %. « C’est le résultat du travail d’accompagnement très actif des actionnaires professionnels que nous sommes », se félicite Claire Chabrier, présidente de France Invest. Toutefois, « la guerre en Ukraine, qui entraîne une inflation et des difficultés d’approvisionnement, va amener à des ajustements et nous travaillons auprès de nos participations pour les préparer à un temps moins clément », prévient-elle.
Pénalisé par les incertitudes économiques et la fin de l’argent gratuit, le marché du M&A doit s’adapter à la nouvelle donne. Un classement exclusif de L’Agefi.
Déjà actif dans l’Hexagone en décembre 2021, Waterland Private Equity lève le voile sur son projet de prise de contrôle de Boncolac et de Mag’M, deux acteurs français spécialisés dans la fabrication de pâtisseries et de produits traiteurs surgelés. Le fonds d’origine néerlandaise est entré en négociations exclusives avec Sodiaal et la famille Mathé, actionnaires respectifs de ces entreprises. Boncolac s’adresse aux marchés de la restauration, aux réseaux de magasins surgelés et à la grande distribution. Mag’M est une société spécialisée dans la fabrication de macarons surgelés. Le nouvel ensemble totalise plus de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires et prévoit de continuer à croître en misant sur une stratégie de croissance externe soutenue par Waterland.
Déjà actif dans l’Hexagone en décembre 2021, Waterland Private Equity lève le voile sur son projet de prise de contrôle de Boncolac et de Mag’M, deux acteurs français spécialisés dans la fabrication de pâtisseries et de produits traiteurs surgelés. Le fonds d’origine néerlandaise est en effet entré en négociations exclusives avec Sodiaal et la famille Mathé, les actionnaires respectifs de ces entreprises. Basée à Toulouse, Boncolac s’adresse aux marchés de la restauration, aux réseaux de magasins surgelés et à la grande distribution. Mag’M, située en Loire Atlantique, est une société en forte croissance spécialisée dans la fabrication de macarons surgelés qui connaît une expansion internationale. Le nouvel ensemble totalise plus de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires et prévoit de continuer à croître en misant sur une stratégie de croissance externe soutenue par Waterland.
Le fournisseur de recherches HFR a recensé le lancement de 185 nouveaux ‘hedge funds’ au premier trimestre 2022. Mais le contexte macroéconomique n’est pas favorable à toutes les stratégies.
Sicame Group maintient le statu quo autour de son actionnariat. Le spécialiste français des accessoires et services liés au transport et à la distribution d’énergie électrique est désormais détenu par un fonds de continuation d’Equistone Partners Europe, regroupant AlpInvest et plusieurs autres «limited partners». Par là même, la société de gestion présidée par Guillaume Jacqueau apporte une solution de liquidité aux investisseurs de son fonds V (un vintage de 2015 doté de 2 milliards d’euros), en valorisant sa participation près de 550 millions d’euros. L’histoire entre le gérant et l’industriel a commencé il y a une douzaine d’années. Equistone Partners Europe y avait investi près de 20 millions d’euros dans le cadre d’une opération de capital-développement, avant d’en prendre le contrôle en décembre 2015 pour un peu moins de 300 millions d’euros. Sicame s’est construit à coups de croissance externe, en rachetant des entreprises en France, en Turquie et aux Etats-Unis – comme en 2020 avec le californien Kortrick. Une recette que le groupe tricolore, fort d’un chiffre d’affaires de plus de 450 millions d’euros, entend continuer à suivre.
Sicame Group maintient le statu quo autour de son actionnariat. Le spécialiste français des accessoires et services liés au transport et à la distribution d’énergie électrique est désormais détenu par un fonds de continuation d’Equistone Partners Europe, regroupant AlpInvest et plusieurs autres « limited partners. » Par là même, la société de gestion présidée par Guillaume Jacqueau apporte une solution de liquidité aux investisseurs de son fonds V (un vintage de 2015 doté de 2 milliards d’euros), en valorisant sa participation près de 550 millions d’euros.
Quelque 42 % des capitaux privés mondiaux (soit 4.730 milliards de dollars) sont désormais gérés dans des fonds qui prétendent répondre à des principes d’investissement durable, selon Preqin. Or, les données et les publications sur les métriques environnementales, sociales et de gouvernance sont encore moins transparentes et standardisées dans le non coté que dans le coté, constate le Financial Times. «Il est totalement vrai que juger de l’intégration ESG dans les marchés non cotés est plus difficile que dans les marchés cotés», commente Arjun Raghavan, directeur général de Partners Capital. Pour lui, il existe un risque de vente abusive.
C’est la part des actifs détenus par les fonds de capital privé revendiquant une politique d’investissement active en matière d’ESG (environnement, social, gouvernance), selon Preqin. Cette part s’établit à 34 % dans le private equity, 50 % dans les ressources naturelles, 51 % dans l’immobilier, 59 % dans la dette privée et 64 % dans les infrastructures.