Mecadaq renforce ses positions aux Etats-Unis. Soutenu par Activa Capital depuis début 2016, le spécialiste de l’usinage de pièces mécaniques de précision pour l’aéronautique vient de boucler sa troisième opération de croissance externe en rachetant l’américain Hirschler Manufacturing. Réalisée grâce à une ligne de capex arrangée par la Société Générale, l’opération permet au groupe de porter son chiffre d’affaires à près de 60 millions d’euros et de consolider son expertise sur l’usinage de métaux durs (titane, inox, Inconel). Déjà implanté en Californie, Mecadaq va transférer ses salariés vers le site de Hirschler Manufacturing à Seattle, afin de rationaliser ses activités et de se rapprocher de Boeing. Le constructeur aéronautique se fournit auprès de la société américaine depuis quarante ans.
Le spécialiste des emballages Fellmann Cartonnages compte deux nouveaux actionnaires. Arkéa Capital et Idia Capital Investissement ont pris une participation minoritaire au capital du groupe alsacien afin de lui permettre d’accélérer sa croissance. Réalisant 80% de son chiffre d’affaires auprès d’industriels de l’agroalimentaire, Fellmann Cartonnages demeurera contrôlé par son actuel dirigeant, qui a repris les parts de la société familiale en 1996. Depuis, le groupe a réalisé plusieurs acquisitions, dont celle en 2006 d’une société picarde qui lui a apporté un deuxième site de production. Outre l’investissement dans son outil de production, Fellmann Cartonnages entend consolider un secteur qui compte encore une cinquantaine d’acteurs, notamment pour se développer dans l’ouest de la France.
In’Tech Medical complète ses savoir-faire. Après la PME française Pyxidis, qui lui a permis d’acquérir des capacités de production de contenants stériles, le fabricant d’instruments et d’implants chirurgicaux orthopédiques vient de prendre le contrôle de la société américaine Bradshaw Medical. Cette dernière apporte au nouvel ensemble une large gamme d’instruments propriétaires, ainsi qu’une technologie réputée de manches en silicone. In’Tech Medical, qui prévoit d’atteindre désormais 100 millions d’euros de revenus en rythme annuel, a financé l’opération grâce à un apport en fonds propres de ses actionnaires, dont 18 millions de la part d’Eurazeo PME et 6 millions d’Andera Partners (ex-Edrip). La société a aussi bénéficié d’un financement en dollars de la part des fonds Capzanine et Barings.
Carlyle mise sur le savoir-faire de HGH Systèmes Infrarouges. Le fonds de private equity est entré en négociation exclusive avec la PME française, avec l’objectif d’asseoir son développement international. Spécialiste des applications infrarouges, déclinées en deux familles de produits (métrologie et surveillance), le groupe a enregistré en trois ans un doublement de ses revenus, déjà issus à 50% d’Asie-Pacifique et à 25% d’Amérique du Nord. Carlyle fonde notamment beaucoup d’espoirs sur la caméra panoramique Spynel, qui permet de surveiller des infrastructures critiques civiles et militaires. L’objectif est désormais de structurer la présence à l’international de HGH, pour l’heure implanté en France à Igny et en Californie à Santa Barbara. Carlyle envisage des recrutements et des acquisitions.
Le fonds d’investissement d’origine belge Gimv a annoncé jeudi avoir bouclé un exercice 2017-2018 (clos fin mars) record en termes d’investissements. Ces derniers totalisent 246,2 millions d’euros, contre 179,6 millions sur l’exercice précédent. En ajoutant les co-investissements de tiers, le total monte à 295,3 millions d’euros, contre 195,8 millions sur l’exercice 2016-2017.
Développements réglementaires ou technologiques et faibles marges imposent aux intermédiaires de la distribution de fonds de gérer d’importants volumes.
Ascension. L’indice Argos Mid-Market, qui retrace l’évolution des valorisations des opérations de taille moyenne (entre 15 et 500 millions d’euros) sur le segment du non coté européen, a atteint un niveau record. Il s’établit ainsi à 9,5 fois l’Ebitda au premier trimestre 2018, contre un multiple de 9,1 trois mois plus tôt. Cette progression est tirée par les fonds, dont les multiples d’acquisition ont bondi à 10 fois l’Ebitda, ceux payés par les acquéreurs stratégiques atteignant 9,2. « Les prix sont soutenus pas la quantité toujours importante de « dry powder » (sommes restant à investir), par le niveau record des fonds levés en 2017 pour le capital investissement, par une utilisation accrue de la dette et par la forte concurrence sur les opportunités d’acquisition », souligne l’étude.
L’italien Trevi a choisi de se vendre à Bain Capital Credit pour plus de 900 millions d’euros afin d’assurer son avenir, selon Reuters, qui citait hier quatre sources proches du dossier. Le groupe d’ingénierie a fortement pâti du ralentissement des marchés des services pétroliers et de la construction, accumulant un endettement élevé qui l’a contraint à se restructurer. Bain Capital a remporté la procédure d’enchères face au fonds d’investissement américain Sound Point Capital, ont précisé ces sources. Quattro R, un fonds soutenu par la banque publique italienne CDP (Cassa Depositi e Prestiti), deuxième actionnaire de Trevi, a été un temps en lice également.
Alto Invest a annoncé le lancement du FCPR Alto Avenir. Ce fonds cible les PME-ETI françaises et européennes armées pour capter la croissance issue de grandes tendances structurelles. A travers Alto Avenir, dont le minimum de souscription (à 10.000 euros) est réduit par rapport aux FCPR traditionnels, Alto Invest compte démocratiser l’accès au capital investissement et permet aux investisseurs particuliers d’accéder à une classe d’actifs habituellement réservés aux investisseurs institutionnels.
Le fonds de capital-risque de l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi a réalisé cinq investissements en quatre mois pour un total de 50 millions de dollars (42,4 millions d’euros) et en prépare un autre pour la semaine prochaine, a indiqué hier François Dossa, le responsable du fonds. L’alliance avait annoncé en janvier la création de ce fonds avec pour objectif d’investir jusqu’à un milliard de dollars en cinq ans dans des start-up innovantes. Alliance Ventures est contrôlé à 40% par Renault, à 40% par Nissan Motor et à 20% par Mitsubishi Motors.
Le fonds britannique a annoncé hier la création d’une nouvelle plate-forme immobilière baptisée BC Partners Real Estate. Stéphane Theuriau, l’ancien PDG du promoteur Altarea Cogedim, a été nommé managing partner à Londres pour construire et diriger la nouvelle stratégie. Stéphane Theuriau avait quitté Altarea Cogedim en mars pour lancer un fonds immobilier européen, dont le nom n’était pas public à l’époque. Il est arrivé chez BC Partners ce mois-ci. La nouvelle plate-forme immobilière viendra compléter les activités d’investissement dans le non-coté de BC Partners et sa plate-forme de crédit opportuniste, BC Partners Credit, lancée en février 2017.
Le fonds britannique BC Partners a annoncé ce matin la création d’une nouvelle plate-forme immobilière baptisée BC Partners Real Estate. Stéphane Theuriau, l’ancien PDG du promoteur Altarea Cogedim, a été nommé managing partner à Londres pour construire et diriger la nouvelle stratégie.
Le fonds de capital-risque de l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi a réalisé cinq investissements en quatre mois pour un total de 50 millions de dollars (42,4 millions d’euros) et en prépare un autre pour la semaine prochaine, a annoncé lundi le responsable du fonds. L’alliance avait annoncé en janvier la création de ce fonds avec pour objectif d’investir jusqu'à un milliard de dollars (838 millions d’euros) en cinq ans dans des start-up innovantes. Alliance Ventures est contrôlé à 40% par Renault, à 40% par Nissan Motor et à 20% par Mitsubishi Motors.
Après plusieurs mois de réflexion, le fonds de pension californien a décidé de mettre sur pied une structure indépendante qui chapeautera deux véhicules.
Le groupe de capital-investissement a annoncé hier l’acquisition du groupe hôtelier LaSalle Hotel Properties pour 3,7 milliards de dollars (3,1 milliards d’euros), un prix supérieur aux 3,5 milliards de dollars offerts précédemment par Pebblebrook Hotel Trust. Le prix valorise LaSalle à 33,50 dollars par action, contre 31,75 dollars pour la dernière offre de Pebblebrook, soit une prime de 5% par rapport au cours de clôture de LaSalle vendredi. Le conseil d’administration de LaSalle, qui avait jugé insuffisante l’offre de Pebblebrook, pourtant relevée en avril, a recommandé aux actionnaires d’apporter leurs titres à Blackstone. Dans le cadre de sa revue stratégique, LaSalle a contacté 20 acquéreurs potentiels dont dix ont engagé des négociations. Blackstone, via ses fonds d’investissement immobilier, acquiert des hôtels et autres biens immobiliers qu’il restructure et revend en réalisant une plus-value. Le groupe a cédé vendredi sa participation de 5,8% dans Hilton Worldwide Holdings, après 11 ans de présence au capital, pour environ 1,32 milliard de dollars.