Les gérants de fonds, convaincus que l'économie mondiale est déjà en récession, ont recommandé en mars de porter la part des obligations dans les portefeuilles à un niveau jamais vu depuis au moins sept ans, montre une enquête Reuters. Le repli vers les actifs les plus sûrs s’est accompagné d’un renforcement des sommes non-investies (cash) au détriment des actions, selon l’enquête menée du 16 au 30 mars auprès de 34 gérants de fonds à travers le monde. Dans un portefeuille type, la part obligataire, qui reflète l’aversion des investisseurs pour le risque, a grimpé à 43,1%, au plus haut depuis le lancement de cette enquête début 2013, contre 41,4% en février. L’exposition aux actions est passée parallèlement à 45,9%, au plus bas depuis septembre, contre 49,1% en février, et la partie cash passait de 3,8% à 5,2%.