C’est l’étude qui fâche en ce moment dans le private equity. Ludovic Phalippou, de l’université d’Oxford, s’est penché sur « l’usine à milliardaires » dans un papier iconoclaste pour les géants du non-coté. Sa thèse ? Depuis 2006, les fonds de capital-investissement ont servi à leurs souscripteurs une performance nette de frais équivalente à celle d’un bon vieil ETF. Bref, pour un fonds de pension, autant acheter un tracker qui lui coûtera quelques points de base. Dans le même temps, les gestionnaires du private equity auraient empoché 230 milliards de dollars d’intéressement sous forme de carried interest, et le nombre de multimilliardaires du secteur est passé de 3 à 22. Tollé chez Carlyle et KKR (photo), directement visés, qui contestent ces chiffrages.