Le fonds américain de capital-investissement Brynwood Partners et Nestlé ont conclu un accord sur la vente de sa marque de pâtes Buitoni en Amérique du Nord, alors que le groupe agroalimentaire suisse se recentre sur des marques plus performantes dans le domaine des produits surgelés. L’opération valorise l’activité de Buitoni en Amérique du Nord à 115 millions de dollars, selon Reuters, qui cite une source proche du dossier. Cette activité sera renommée Buitoni Food Company après la réalisation de l’opération, qui comprend les droits sur la marque aux Etats-Unis, au Canada et dans les Caraïbes. Nestlé continuera d’exploiter la marque Buitoni sur certains marchés hors Amérique du Nord, notamment en Europe.
Mercredi, le ministère américain du travail, qui régit les comptes épargne retraite 401(k), a déclaré que le capital-investissement pouvait être utilisé dans le cadre de certains fonds gérés par des professionnels qui sont proposés aux épargnants, écrit le Financial Times. Tous ne sont pas autorisés, ce qui signifie que les gestionnaires de fonds de capital-investissement ne peuvent s’attendre à accéder qu'à une partie du marché des 401(k), d’une valeur de 6.500 milliards de dollars, mais qu’ils pourraient tout de même gagner jusqu'à 400 milliards de dollars en nouveaux actifs, selon les analystes d’Evercore cité par le quotidien britannique.
Le fonds Large Venture de Bpifrance, qui investit dans les fleurons de la tech française, maintient son rythme d’investissement malgré la crise, explique sa directrice.
Chaque pic du marché du capital-investissement a sa transaction emblématique des excès du moment. Le rachat de la division d’ascenseurs de ThyssenKrupp par les fonds Advent et Cinven est bien placé pour jouer ce rôle en 2020, en raison de son prix et du niveau de dette manifestement excessif qu’il comportait. Personne n’avait vu venir la pandémie et l’ampleur du choc récessif, mais chacun était prévenu du virage dangereux que prenait depuis plusieurs trimestres le monde du private equity. Valorisations soufflées, leviers trop élevés dans les gros LBO (leveraged buy-out), prêteurs peu regardants, indicateurs de gestion biaisés, comme ce fameux « Ebitda ajusté » que Warren Buffett et son vieux complice Charlie Munger couvrent d’opprobre… : la liste est longue des feux passés à l’orange ou au rouge vif. Pour certaines équipes, l’heure du retrait de permis a sonné.
Détenteur du record du plus grand fonds secondaire depuis la levée de 14 milliards de dollars (12,5 milliards d’euros) en 2016, Ardian remet le couvert. Le gérant de la place Vendôme a officialisé hier le closing final de sa plate-forme secondaire de huitième génération, en décrochant pas moins de 19 milliards de dollars. Le programme, qui comprend 5 milliards de dollars d’engagements de co-investissements, a attiré 275 investisseurs (LPs) de près de quarante pays. L’activité fonds de fonds d’Ardian totalise désormais 53 milliards de dollars d’actifs gérés et est exposée à plus de 1.600 fonds, répertoriant près de 10.000 sociétés en portefeuille.
Détenteur du record du plus grand fonds secondaire depuis la levée de 14 milliards de dollars en 2016, Ardian remet le couvert. Le gérant de la place Vendôme a officialisé aujourd’hui le closing final de sa plateforme secondaire de huitième génération, en décrochant pas moins de 19 milliards de dollars. Il y a deux mois, Bloomberg avait évoqué un montant de 18 milliards de dollars, sachant que ledit véhicule s’attendait à recevoir de nouveaux tickets d’investisseurs institutionnels.
Le spécialiste breton de la biosécurité et de la sécurité alimentaire vient de bouclser l’acquisition de son homologue britannique Holchem. Ce dernier avait été racheté par Ecolab en 2018, mais l’autorité de la concurrence du Royaume-Uni, la Competition & Markets Authority, s’y était opposée un an plus tard en raison des risques que faisait encourir un tel rapprochement sur le marché britannique. Une décision le contraignant à revendre Holchem. Dans le giron d’Ardian depuis quatre ans, le groupe tricolore absorbe un périmètre de 55 millions de chiffre d’affaires et devient le numéro deux européen de la sécurité alimentaire. Le groupe emploie désormais près de 1.500 collaborateurs et génère plus de 300 millions d’euros de revenus.
Kersia renforce sa stature européenne. Le spécialiste breton de la biosécurité et de la sécurité alimentaire vient de finaliser l’acquisition de son homologue britannique Holchem. Ce dernier avait été racheté par Ecolab en 2018, mais l’autorité de la concurrence du Royaume-Uni, la Competition & Markets Authority, s’y était opposée un an plus tard en raison des risques que faisait encourir un tel rapprochement sur le marché britannique. Une décision le contraignant à revendre Holchem, au plus grand bonheur de Kersia.
Placé en redressement judiciaire le 24 avril, Novares peut d’ores et déjà souffler. Ce 28 mai, le tribunal de commerce de Nanterre a approuvé l’accord trouvé entre l’équipementier automobile et une large majorité de ses créanciers. Ce faisant, le groupe de 12.000 collaborateurs se voit remettre une enveloppe de 146 millions d’euros, composée d’un prêt garanti par l’Etat de 71 millions d’euros, ainsi que d’un prêt de 45 millions et d’une injection de fonds propres de 30 millions provenant des actionnaires, Equistone Partners Europe et Bpifrance. Les banques vont quant à elles convertir 260 millions de dettes (sur un total de 330 millions porté par la holding) en capital, leur permettant de détenir in fine une participation de 25 %. Mais Equistone conservera la majorité des titres. En parallèle, une recherche de repreneurs potentiels avait été menée, aboutissant à la réception de sept offres de reprises. Un processus où les fonds américains Apollo et Atlas étaient sortis du lot, sans pour autant parvenir à un accord dans ce laps de temps.
Placé en redressement judiciaire le 24 avril, Novares peut d’ores et déjà souffler. Ce 28 mai, le tribunal de commerce de Nanterre a approuvé l’accord trouvé entre l’équipementier automobile et une large majorité de ses créanciers. Ce faisant, le groupe de 12 000 collaborateurs se voit remettre une enveloppe de 146 millions d’euros, composée d’un prêt garanti par l’Etat de 71 millions d’euros, ainsi que d’un prêt de 45 millions et d’une injection de fonds propres de 30 millions provenant des actionnaires, Equistone Partners Europe et Bpifrance. Les banques vont quant à elles convertir 260 millions de dettes (sur un total de 330 millions porté par la holding) en capital, leur permettant de détenir in fine une participation de 25 %. Mais Equistone conservera la majorité des titres.
Nouveau rebondissement dans l’affaire Advent International contre ForeScout Technologies. Le fonds d’investissement, qui a annoncé mi-mai renoncer à l’acquisition du groupe de cybersécurité, devra s’en expliquer devant les tribunaux début juin, selon Bloomberg. La vente avait été conclue en février pour 1,9 milliard de dollars. « Advent s’appuie sur des excuses infondées pour justifier sa décision », attaque ForeScout Technologies, ajoutant qu’en dépit de la crise, toutes les conditions de l’accord sont remplies et qu’Advent doit « honorer ses engagements et immédiatement finaliser l’acquisition en cours ». En cas de réalisation de l’opération, les relations de la société avec son actionnaire s’annoncent tendues.
L’ex-Capzanine va recruter une équipe dédiée à l’investissement en fonds propres, pour le compte de l’assureur, dans des entreprises familiales régionales.